International
Manifestations contre les violences faites aux femmes en France
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Des milliers de manifestants à travers toute la France ont bravé le froid samedi pour exprimer leur colère face à la persistance des violences contre les femmes et réclamer un plus grand effort public, notamment budgétaire, contre ce fléau.
Les cortèges ont rassemblé 17'000 personnes à Paris et 17'200 en région, selon des chiffres de la police samedi soir.
"On est en 2025, est-ce qu'il est encore normal de compter nos mortes?" a dénoncé juste avant le départ de la manifestation parisienne Sylvaine Grévin, présidente de la Fédération nationale des victimes de féminicides qui a perdu sa soeur en 2017.
À Paris, les manifestants - 50'000 selon les organisateurs - ont défilé dans un froid glacial à l'appel du collectif "Grève féministe", qui regroupe une soixantaine d'organisations.
À Bordeaux, les manifestants étaient au total 1300 sur deux rassemblements selon la préfecture, tandis qu'à Lille ils étaient environ 300, avec partout la couleur violette symbole du féminisme.
Prendre exemple sur l'Espagne
"On a le droit à la vie, on a le droit au bonheur, on a le droit à l'amour, passionnel et pas obsessionnel (...) On a le droit d'être aimée sans être violentée", a indiqué à Lille Juliette, étudiante de 20 ans.
"Il faut une vraie volonté politique comme en Espagne où les mouvements féministes ont vraiment été entendus, alors que le pays revenait de loin avec 40 ans de franquisme", a déclaré à Bordeaux Dolores Perez, 70 ans.
"Là-bas, les féminicides font les premiers titres des journaux télévisés", a pointé cette retraitée de l'Education nationale, qui vit six mois de l'année de l'autre côté des Pyrénées.
Les associations à l'origine des manifestations réclament l'adoption d'une loi-cadre intégrale contre les violences, un budget de 3 milliards d'euros pour la mettre en oeuvre.
Elles demandent également l'effectivité des séances d'éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité (Evars) dans les établissements scolaires ou encore l'arrêt de la baisse des financements des associations qui accompagnent les victimes.
"Réels moyens financiers"
L'annonce d'une prochaine loi par Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l'Égalité femmes-hommes, est accueillie avec scepticisme ou méfiance par les associations qui demandent "de réels moyens financiers" pour accompagner le texte.
"On sait que c'est une récupération politique. C'est bien beau d'annoncer des mesures autour de dates importantes, comme le 25 novembre (ndlr, la journée internationale contre les violences faites aux femmes), quand on voit que les politiques publiques pour lutter contre les violences de genre depuis des années ne sont pas mises en place", a estimé dans le cortège parisien Yelena Mandengué, membres de #Noustoutes.
Le budget de l'État actuellement en discussion au Parlement, "s'il était adopté, se traduirait par des reculs massifs pour les droits des femmes, parce que de nombreuses associations verraient leurs crédits remis en cause", a averti de son côté Sophie Binet, la secrétaire générale de la CGT, venue défiler à Paris en compagnie notamment de Marilyse Léon, son homologue de la CFDT, et de Murielle Guilbert, co-déléguée générale de Solidaires.
Hausse des féminicides
Selon les derniers chiffres officiels publiés jeudi par la Mission interministérielle pour la protection des femmes (Miprof), le nombre de féminicides conjugaux a augmenté de 11% entre 2023 et 2024 avec 107 femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint.
Une femme est victime toutes les deux minutes de viol, tentative de viol ou d'agression sexuelle et toutes les 23 secondes de harcèlement sexuel, d'exhibition sexuelle ou d'envoi non sollicité de contenus à caractère sexuel, selon la Miprof.
La Fondation des femmes estime à 2,6 milliards par an le budget minimum que l'État devrait consacrer à la protection des victimes de violences conjugales, sexistes et sexuelles en France, "soit 0,5% du budget de l'État".
Dans un communiqué, le collectif "Grève féministe" a regretté après la manifestation une intervention des policiers de la Brav-M (brigade de la répression de l'action violente motorisée).
"Nous dénonçons les charges de la Brav-M sur des manifestants en fin du cortège parisien pour faire avancer la manifestation alors que celle-ci était arrêtée pour dénoncer son instrumentalisation par l'extrême-droite", a indiqué le collectif.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Un homme meurt après une attaque de requin dans le Queensland (AUS)
Un homme de 39 ans est mort dimanche dans le nord-est de l’Australie après une attaque de requin survenue dans l’État du Queensland. La victime a succombé à ses blessures après avoir été sortie de l’eau.
Les services d’urgence sont intervenus peu avant midi à Hull River Heads, dans le Queensland, selon la police locale. L’attaque s’est produite au niveau du banc de sable Kennedy, où l’homme se trouvait dans l’eau.
La victime a été ramenée sur une rampe de mise à l’eau après l’attaque, mais n’a pas survécu à ses blessures. Le service de secours Queensland Ambulance a indiqué qu’il était décédé sur place.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Les controversés "Jeux du dopage" débarquent à Las Vegas
La première édition des "Enhanced Games", compétition où le dopage est autorisé et encadré, a lieu dimanche à Las Vegas.
Des nageurs, des sprinters et des haltérophiles ayant tourné le dos au monde du sport traditionnel, qui vilipende de son côté ces "Jeux du dopage", vont en découdre.
La compétition - pour les uns une exploration des limites humaines et technologiques, pour les autres un cirque dangereux destiné à vendre des produits miracles à base de testostérone - a fait couler beaucoup d'encre depuis l'annonce en 2023 du projet de l'homme d'affaires australien Aron D'Souza, dont l'entreprise est entrée en bourse début mai.
Dimanche, 42 athlètes (29 hommes et 13 femmes) participeront donc à ces "Jeux améliorés" dans un casino de Las Vegas avec 2500 spectateurs. Au programme: de l'athlétisme (100 m), de la natation (nage libre, papillon) et de l'haltérophilie (arraché, épaule-jeté et soulevé de terre).
Si un athlète bat un record du monde - qui ne sera évidemment pas homologué -, il décrochera une prime d'un million de dollars. Chaque vainqueur recevra un chèque de 250'000 dollars.
"Les Enhanced Games sont une opportunité de toucher bien plus d'argent que ce que je pouvais imaginer dans l'athlétisme traditionnel, où tout peut vite s'arrêter. J'ai signé un contrat de plusieurs années. Je ne vois pas comment on peut refuser ça, à part pour le regard des gens", affirmait à l'AFP en novembre le sprinter Mouhamadou Fall.
"Ca change la donne"
Actuellement suspendu pour dopage, l'athlète de 34 ans (le seul Français à participer aux Enhanced Games) a décidé de tourner le dos au sport traditionnel, motivé par les primes, curieux "du point de vue performance" et rassuré par les "garanties" reçues en terme de santé.
Il sera au départ du 100 m au côté de l'Américain Fred Kerley, médaillé de bronze olympique sur 100 m à Paris en 2024 et lui aussi sous le coup d'une suspension pour dopage.
Les participants, parmi lesquels également le Britannique Ben Proud vice-champion olympique du 50 m nage libre, ont suivi un protocole encadré par des médecins au cours duquel ils ont reçu - dans des quantités variables qui n'ont pas été communiquées - des stéroïdes anabolisants, de la testostérone ou encore des hormones de croissance.
Les résultats sont "fous", a assuré à l'AFP le nageur irlandais Max McCusker, qui dit "nager plus vite qu'avant les Jeux 2024" et ce alors qu'il a arrêté la natation pendant un an après les JO. "Ca change la donne, a-t-il ajouté. Des records vont forcément tomber."
Persuadé que "le sport propre n'existe pas", il considère qu'il faut vivre "avec son temps": "les gens veulent voir des chronos qui s'affolent, des athlètes qui battent des records et qui ont des corps impressionnants".
"Dangereux" et "irresponsable"
La compétition a reçu le soutien d'hommes d'affaires influents dans la tech, comme le milliardaire libertarien, ultraconservateur et transhumaniste Peter Thiel, ou encore du fils du président américain Donald Trump Jr.
La Fédération internationale de natation a interdit tout retour dans son circuit à quiconque participerait aux Enhanced Games. Le président de la Fédération internationale d'athlétisme Sebastian Coe avait quant à lui qualifié en 2024 la compétition de "foutaises".
Pour l'Agence mondiale antidopage, les Enhanced Games sont "dangereux" et "irresponsables".
Les organisateurs, qui vendent en parallèle des produits à base de testostérone, affirment que seuls les produits approuvés par l'agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux ont été autorisés et que tout a été contrôlé par une équipe médicale indépendante.
"C'est de la science, ce n'est pas fait n'importe comment. D'un point de vue commercial, ils ont tout intérêt à faire attention. S'il arrive un problème, ils vendraient moins", estime Mouhamadou Fall.
Le professeur à l'université de Birmingham spécialisé dans les questions de dopage Ian Boardley a toutefois affirmé à l'AFP que les athlètes "se mettaient en danger", évoquant des complications possibles au niveau du coeur, du foie ou des reins.
Aucun diffuseur traditionnel n'a accepté de retransmettre la compétition, qui sera diffusée en direct sur YouTube et sur la plateforme de streaming Roku.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Sinner pour une première à Roland-Garros, Wawrinka pour sa der'
En l'absence du tenant du titre Carlos Alcaraz, Jannik Sinner est le grandissime favori de Roland-Garros. Vainqueur en 2015, Stan Wawrinka sera une dernière fois sous les feux de la rampe à Paris.
A partir de dimanche, le deuxième tournoi du Grand Chelem de l'année débutera sur la terre battue de la Porte d'Auteuil. Voici les faits marquants de la 125e édition du "French Open".
Alcaraz, le grand absent
Cela fait longtemps qu'un tournoi majeur n'avait plus eu de favori aussi évident. Depuis près de trois ans, Carlos Alcaraz (5 sacres) et Jannik Sinner (4) se sont partagé tous les grands titres. L'Espagnol est absent en raison d'une blessure au poignet. L'an dernier, il avait battu l'Italien dans une finale épique, la plus longue de l'histoire du tournoi en 5h29, au cours de laquelle il avait sauvé trois balles de match.
Sinner pour le Grand Chelem de carrière
En janvier en Australie, Alcaraz est devenu le plus jeune joueur à réaliser le Grand Chelem de carrière. Sinner semble idéalement placé pour devenir le dixième homme à accomplir cet exploit. Cette année, l'Italien de 24 ans n'a perdu que deux fois, à l'Open d'Australie contre Novak Djokovic et à Doha contre Jakub Mensik. Il a remporté ses cinq derniers tournois, enchaînant ainsi 29 victoires consécutives avec notamment le "hat trick" dans les Masters 1000 joués sur terre battue (Monte-Carlo, Madrid, Rome).
Challengers peu nombreux
Le statut de favori de Sinner est si évident qu'il est difficile d'identifier des challengers sérieux. Les mieux placés pour le défier sont sans doute Alexander Zverev et Novak Djokovic, respectivement no 3 et 4 mondial. Nole a remporté son 24e titre du Grand Chelem à l'US Open 2023, mais depuis, il a dû céder la place au duo "Sincaraz". A Melbourne, il a battu Sinner en demi-finale, mais de gros points d'interrogation subsistent quant à la capacité physique du Serbe, qui fêtera ses 39 ans ce vendredi, à tenir la distance sur deux semaines au meilleur des cinq sets. A fortiori sur terre battue. Pour Zverev, c'est le mental qui pose problème: c'est dans ce domaine que l'Allemand a péché lors de ses trois finales de Grand Chelem, toutes perdues. Il y a deux ans, il s'était incliné face à Alcaraz en finale à Paris après avoir mené deux sets à un.
La dernière danse de Wawrinka
Pour la troisième fois consécutive, Stan Wawrinka est le seul Suisse admis directement dans le tableau principal masculin. Cette fois-ci, il s'agira de sa dernière apparition, onze ans après cette finale somptueuse remportée face à Novak Djokovic. Ses adieux seront sans doute particulièrement émouvants: le Vaudois de 41 ans est presque aussi populaire en France qu'en Suisse. Son 1er tour face au no 1 français Arthur Fils (ATP 19) aura à coup sûr les honneurs d'un grand court.
"RG", pas un tournoi suisse
Chez les Suissesses, les espoirs reposent sur les épaules de Belinda Bencic, tête de série no 11. Peu à l'aise sur terre battue, elle n'a toutefois jamais dépassé le 3e tour à Paris. D'une manière générale, Roland-Garros est, ces dernières années, tout sauf un tournoi suisse. Au cours des huit dernières éditions, Jil Teichmann (en 2022) est la seule représentante de Swiss Tennis à s'être hissée en deuxième semaine (8es de finale). De retour après avoir mis le tennis entre parenthèses, la gauchère peut d'ailleurs à nouveau rêver d'exploit.
Tableau ouvert chez les femmes
Le tableau féminin s'annonce totalement ouvert. Les cinq derniers tournois du Grand Chelem ont été remportés par cinq joueuses différentes. Les quatre grands tournois sur terre battue de l'année ont également vu quatre vainqueures différentes. Dernièrement, à Rome, la tenante du titre Coco Gauff et surtout l'Ukrainienne Elina Svitolina se sont montrées en grande forme. No 1 mondial, Aryna Sabalenka est quant à elle en quête de son premier titre à Paris.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
International
Coups de feu près de la Maison Blanche, le tireur est mort
Un homme a ouvert le feu samedi soir contre un poste de contrôle de sécurité près de la Maison Blanche à Washington. Il a été mortellement blessé par les policiers du Secret Service qui ont riposté, selon les autorités.
Le président américain Donald Trump, déjà visé par trois tentatives d'assassinat présumées au cours des deux dernières années, se trouvait dans la Maison Blanche au moment de la fusillade, après avoir annulé tous ses déplacements du week-end pour cause de crise avec l'Iran. Il n'a pas été affecté par l'incident, a affirmé dans un communiqué Anthony Guglielmi, porte-parole du Secret Service, une agence de police chargée de la protection de la présidence et de la vice-présidence.
Peu après 18h00 (minuit en Suisse), un homme qui se trouvait près du périmètre de sécurité de la Maison Blanche "a sorti une arme de son sac et a ouvert le feu", a écrit M. Guglielmi.
"Les agents de police du Secret Service ont riposté et touché le suspect, qui a été transporté dans un hôpital de la région où son décès a été constaté. Au cours de la fusillade, un passant a également été touché par des balles", a ajouté ce responsable, sans donner de détails sur l'état de santé de ce passant.
Aucun agent du Secret Service n'a été blessé.
"Merci à nos formidables agents du Secret Service et des forces de l'ordre pour l'intervention rapide et professionnelle menée ce soir contre un homme armé près de la Maison Blanche, qui avait des antécédents de violence et semblait obsédé par le bâtiment le plus cher à notre pays", a écrit M. Trump sur son réseau social Truth.
Plusieurs médias américains ont identifié le suspect comme étant un homme de 21 ans. Selon eux, cet homme originaire de l'Etat du Maryland, près de Washington, avait des antécédents de troubles mentaux et était déjà connu du Secret Service pour avoir rôdé autour de la Maison Blanche à plusieurs reprises.
Un touriste canadien, Reid Adrian, a déclaré à l'AFP qu'il se trouvait dans le quartier lorsque "nous avons entendu entre 20 et 25 détonations qui ressemblaient à des feux d'artifice, mais c'étaient des coups de feu, et tout le monde s'est alors mis à courir".
Périmètre bouclé
La police a bouclé l'accès à la Maison Blanche et des soldats de la Garde nationale ont empêché un journaliste de l'AFP de pénétrer dans la zone. Des journalistes qui se trouvaient sur la pelouse nord à ce moment-là ont rapporté sur X qu'on leur avait ordonné de courir se mettre à l'abri dans la salle de presse de la Maison Blanche.
La correspondante d'ABC News, Selina Wang, était en train d'enregistrer une vidéo destinée aux réseaux sociaux lorsque des coups de feu ont apparemment retenti. Elle a capturé le bruit des détonations alors qu'elle se jetait à terre.
"On aurait dit des dizaines de coups de feu", a-t-elle déclaré sur X.
Donald Trump, 79 ans, a été la cible de trois tentatives d'assassinat présumées, dont la plus récente a eu lieu le 25 avril lorsqu'un homme armé a pris d'assaut un portique de sécurité près de la salle de bal où le président participait à un dîner avec les médias.
En juillet 2024, alors qu'il faisait campagne pour la présidence, Donald Trump a été pris pour cible lors d'un meeting à Butler, en Pennsylvanie, par un jeune homme qui a tiré plusieurs coups de feu, tuant un spectateur et blessant légèrement le candidat à l'oreille avant d'être abattu par les forces de sécurité.
Quelques mois plus tard, un autre homme armé a été arrêté sur un terrain de golf de West Palm Beach où Trump jouait une partie.
"Dieu merci, le président Trump est sain et sauf", ont écrit les républicains de la Chambre des représentants sur X après la fusillade de samedi soir. "Nous exprimons notre infinie gratitude aux services secrets pour leur intervention immédiate et héroïque. La violence politique doit cesser", ont-ils ajouté.
Donald Trump a justifié par des raisons de sécurité son projet de 400 millions de dollars pour construire une nouvelle salle de bal à la Maison Blanche, après avoir fait raser au bulldozer l'aile est du bâtiment historique. Les travaux comprennent une base antidrone sur le toit et un hôpital militaire souterrain.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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