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International

A Munich, les Européens appellent les Etats-Unis à la raison

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"Réparons et ravivons ensemble la confiance transatlantique", a appelé en anglais le chancelier allemand Friedrich Merz en direction des "amis américains" de l'Europe. (© KEYSTONE/EPA/RONALD WITTEK)

Les Européens ont appelé vendredi les Etats-Unis à la raison, au premier jour vendredi de la Conférence de Munich sur la sécurité. Le président français a proposé de prendre l'Europe en "exemple", le chancelier allemand de "raviver" la confiance transatlantique.

"L'Europe a été vilipendée comme une construction vieillissante, lente et fragmentée, reléguée par l'histoire. Comme une économie surréglementée et apathique qui se détournerait de l'innovation. Comme une société en proie à des migrations barbares qui corrompraient ses précieuses traditions", a déclaré dimanche soir Emmanuel Macron en anglais à Munich, appelant à cesser de "caricaturer" le vieux continent.

L'Europe est même décrite "dans certains milieux comme un continent répressif où la parole ne serait pas libre", a-t-il ajouté, dans une réponse au discours offensif contre le vieux continent prononcé il y a un an à la même tribune par le vice-président américain JD Vance.

"Réparons et ravivons ensemble la confiance transatlantique", avait avant lui déclaré, en anglais également, le chancelier Merz, en direction des "amis américains" de l'Europe, lors de l'ouverture de la conférence qui réunit plus de 60 chefs d'Etat et de gouvernement.

Mais "à l'ère de la rivalité entre grandes puissances, même les Etats-Unis ne seront pas assez puissants pour faire cavalier seul", a mis en garde le chancelier allemand.

Le président finlandais Alexander Stubb a abondé en ce sens : "Il y a des questions sur lesquelles nous pouvons travailler avec les Américains - l'Otan, la défense, la technologie, les minéraux, dans notre cas les brise-glaces (...). Il y a donc beaucoup de choses que nous pouvons faire, tout en étant en désaccord cordial sur des choses liées à l'UE ou aux institutions internationales, à l'ordre international libéral et au changement climatique", a-t-il dit.

Le chancelier allemand a de son côté également indiqué avoir "entamé des discussions confidentielles avec le président français au sujet de la dissuasion nucléaire européenne", que la France est le seul pays en Europe, avec le Royaume-Uni qui dispose également de la bombe atomique, à être en mesure de fournir.

"Une Europe forte dans une Otan forte"

"L'Europe assume davantage un rôle de leadership au sein de l'Otan", a avancé le secrétaire général de l'Alliance atlantique, Mark Rutte, qui estime qu'"une Europe forte dans une OTAN forte signifie que le lien transatlantique sera plus fort que jamais".

La relation "est au milieu de beaucoup d'incertitude. Mais nous, on a à clarifier ce qu'on veut pour nous-mêmes et ce qu'on a à faire. Et les Etats-Unis ont à clarifier ce qu'ils sont prêts à faire pour les Européens", avait dit M. Macron à des journalistes à son arrivée.

Outre les débats officiels, le rendez-vous de Munich qui se déroule jusqu'à dimanche autour de deux hôtels dans le centre historique de la capitale bavaroise sous haute surveillance policière est l'occasion d'échanges informels et de réunions secrètes.

Le chef de la diplomatie ukrainienne Andriï Sybiga a écrit sur X avoir déjà discuté à Munich avec son homologue chinois Wang Yi "des efforts de paix et du rôle important de la Chine pour faciliter la fin du conflit" avec la Russie.

M. Wang a de son côté affirmé que la position de la Chine est "constante, (...) promouvant activement les pourparlers de paix".

Les gouvernements occidentaux et Kiev accusent Pékin de fournir à la Russie un soutien économique crucial à son effort de guerre, notamment des composants militaires pour son industrie de défense.

Ukraine, Groenland, Iran

"Il est bon d'avoir un partenariat solide avec les Américains", a déclaré en marge de la conférence le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Mais l'Europe "a besoin d'une industrie de défense indépendante, très forte (en) partenariat avec les États-Unis", a-t-il insisté. "C'est notre continent".

Des dirigeants européens, dont MM. Merz et Macron, ainsi que les dirigeants du Canada, de l'Otan et de l'UE, ont eu une réunion avec M. Zelensky sur l'Ukraine. Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio, qui s'est notamment entretenu vendredi avec son homologue chinois, ne participait pas à cette rencontre en raison d'un emploi du temps chargé, selon un responsable américain.

Emmanuel Macron a récemment souhaité une reprise du dialogue avec Vladimir Poutine. Interrogé à Munich, le chancelier allemand s'est dit vendredi "prêt à parler" lui aussi avec la Russie "si cela apporte quelque chose", mais a observé de son côté que la Russie n'avait "pas encore la volonté d'avoir une discussion sérieuse".

Le prochain cycle de négociations entre Moscou, Kiev et Washington pour tenter de trouver une issue diplomatique à la guerre en Ukraine se tiendra mardi et mercredi à Genève, a annoncé le Kremlin.

Emmanuel Macron a souligné à Munich que l'Europe devrait "définir ses règles de coexistence" avec la Russie une fois qu'un accord de paix serait trouvé. Et s'ils veulent être en "position de force" pour discuter avec la Russie à l'avenir, les pays du Vieux Continent doivent "développer activement" leur "boîte à outils" en matière de défense, notamment en matière de systèmes de "frappes de précision en profondeur", a-t-il estimé.

Au centre des débats de Munich, les organisateurs ont fait figurer "l'ordre international ravagé à coups de boutoir". Avec notamment le Groenland, convoité par le président Donald Trump. Marco Rubio a rencontré à ce propos la Première ministre danoise Mette Frederiksen et son homologue groenlandais Jens-Frederik Nielsen, des discussions décrites comme "constructives" par Mme Frederiksen.

M. Rubio, considéré comme moins idéologue que JD Vance, conduit la délégation américaine cette année, et prendra la parole publiquement samedi.

Enfin, également présent à Munich, le secrétaire général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Rafael Grossi a estimé que trouver un accord entre l'Agence et Téhéran sur les inspections du programme nucléaire iranien était "complètement possible", mais qu'il fallait "marcher sur un fil" pour faire avancer le dialogue.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Unicef: près de la moitié des enfants exposés aux aléas climatiques

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Le passage d'un ouragan a détruit la plage et les palmiers à Saint Martin (Septembre 2017). (© KEYSTONE/AP/AMANDINE ASCENSIO)

Alors que le réchauffement climatique multiplie sécheresses, ouragans ou canicules, plus d'un milliard d'enfants sont déjà exposés à au moins trois types d'aléas climatiques majeurs qui se superposent, alerte l'Unicef lundi.

Parmi les quelque 2,4 milliards d'enfants dans le monde, la quasi-totalité (environ 2,3 milliards) sont exposés à au moins un des huit aléas les plus fréquents (inondation côtière, inondation fluviale, sécheresse, tempête tropicale, canicule, chaleur extrême, incendie et tempête de sable), 2 milliards sont exposés à au moins deux aléas, 1,1 milliard à au moins trois, 364 millions à au moins quatre, 53 millions à au moins cinq, 4 millions à au moins six et 123'000 à au moins sept, estime le rapport de l'agence onusienne.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Mondial: L'Uruguay bute sur l'Arabie saoudite

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Maximiliano Araujo a égalisé en toute fin de rencontre entre l'Uruguay et l'Arabie saoudite. (© KEYSTONE/EPA/CRISTOBAL HERRERA-ULASHKEVICH)

L'Arabie saoudite a accroché l'Uruguay 1-1 lundi à Miami à l'occasion de son entrée en lice dans le Mondial 2026. Les Faucons ont mené jusqu'à 10 minutes du terme, avant de concéder l'égalisation.

Dans la torpeur du chef-lieu floridien, l'Arabie saoudite a cru pendant 80 minutes réitérer son exploit de l'édition 2022, où elle avait infligé une défaite retentissante à l'Argentine (2-1). Malgré une excellente prestation de son gardien Mohammed Al Owais, la sélection saoudienne a fini par céder sur une réussite de par Maximiliano Araujo, mais obtient un match nul inattendu.

Après un début de rencontre où la Celeste est restée inoffensive malgré la possession de balle, le coéquipier de Cristiano Ronaldo à Al-Nassr Abdulelah Al Amri a ouvert la marque à la 41e, profitant d'un ballon relâché par le portier uruguayen Fernando Muslera. Surprise, la sélection de Marcelo Bielsa s'est cependant montrée plus en verve au retour des vestiaires.

Al Owais en sauveur

Le milieu de terrain de Manchester United Manuel Ugarte a d'abord trouvé le poteau à l'heure de jeu, avant qu'Al Owais ne finisse par céder après plusieurs arrêts décisifs (47e/67e). Ce dernier a encore eu la main ferme pour résister aux coups de butoirs uruguayens dans les derniers instants sur les tentatives de Nicolas de la Cruz (90e) puis du capitaine de la Celeste Federico Valverde dans le temps additionnel.

Après le match nul surprise entre l'Espagne championne d'Europe et le Cap-Vert (0-0), toutes les équipes du groupe H se retrouvent à égalité. L'Arabie saoudite, 61e nation mondiale selon le classement FIFA, peut espérer se qualifier pour la phase à élimination directe pour la première fois depuis la Coupe du monde de 1994.

Désormais, les Faucons vont retrouver une Espagne forcément revancharde dimanche à Atlanta, tandis que les protégés de Marcelo Bielsa restent en Floride pour affronter le Cap-Vert.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Réseaux sociaux et plateformes dépassent les médias traditionnels

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Les réseaux sociaux et les plateformes vidéo sont plus utilisés pour s'informer dans le monde que les médias traditionnels, selon un rapport annuel publié mardi. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Pour la première fois, les réseaux sociaux et les plateformes vidéo sont davantage utilisés pour s'informer au niveau mondial que les médias traditionnels, selon un rapport annuel de référence publié mardi.

"2026 marque une étape importante: pour la première fois, les réseaux sociaux et les plateformes vidéo dépassent les autres sources d'information et deviennent le premier moyen de s'informer à l'échelle mondiale", écrit Jim Egan, auteur principal du rapport de l'institut Reuters pour l'étude du journalisme.

Publié chaque année par cet institut rattaché à l'université britannique d'Oxford, ce rapport sur l'information numérique est considéré comme une référence pour analyser les transformations des médias. Il s'appuie sur des sondages en ligne menés en début d'année par la société YouGov sur près de 100'000 personnes dans 48 pays.

Cette année, 54% des répondants disent avoir utilisé les réseaux sociaux et les plateformes vidéo pour s'informer dans la semaine précédant le sondage (et même 56% si on inclut les agents conversationnels d'intelligence artificielle comme ChatGPT).

Cette proportion descend à 52% pour la télévision, 51% pour les sites et applications de journaux et 21% pour la radio.

Cette tendance n'est pas nouvelle, puisque dans certains pays pris individuellement, réseaux et plateformes arrivaient déjà en tête les années précédentes. Mais c'est la première fois que ce mode de consommation de l'info est majoritaire sur la moyenne de l'ensemble des marchés étudiés (les pays où les sites et applis de médias restent en tête étant quasiment tous en Europe).

Au niveau mondial, réseaux sociaux et plateformes vidéo sont la principale source d'info pour 3 sondés sur 10, et même plus de 1 sur 2 chez les 18-24 ans. Les seules classes d'âge pour lesquelles la télévision arrive encore en tête sont les 45-54 ans et les plus de 55 ans.

Et pour les sites et applis de médias traditionnels, le couperet tombe encore plus durement: aucune classe d'âge ne les cite comme leur premier moyen d'information.

Tout cela "a des conséquences évidentes sur la capacité" des médias "à toucher le public et à générer des revenus", souligne M. Egan, ancien haut dirigeant de la BBC.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Match nul 1-1 entre Belgique et Egypte

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L'Egypte de Mohamed Salah (au centre) a fait trembler la Belgique (© KEYSTONE/EPA/STEPHEN BRASHEAR)

La Belgique a dû se contenter d'un nul (1-1) face à l'Egypte lundi à Seattle dans la 1re journée du groupe G de la Coupe du monde.

Le spectacle fut au rendez-vous dans une rencontre où les deux équipes ont cherché jusqu'au bout le K.O.

Les Belges n'ont pas montré grand chose en première période dans la fournaise de Seattle, où le thermomètre affichait plus de 30°C. Ils n'ont d'ailleurs pas cadré le moindre tir avant le retour aux vestiaires. A l'inverse, les Pharaons égyptiens ont témoigné - dans un premier temps - d'une belle efficacité.

Bien servi par la superstar Mohamed Salah, Emam Ashour a ainsi ouvert la marque d'une superbe frappe du pied droit (20e), profitant sur cette action des largesses défensives belges. Le portier belge Thibaut Courtois n'a effectué son premier arrêt qu'à la 33e, sur un tir de Zico.

Mais la Belgique, qui avait été éliminée dès la phase de groupes dans le Mondial 2022, a haussé le ton après la pause. Les hommes du sélectionneur Rudi Garcia ont frisé la correctionnelle sur plusieurs actions de rupture égyptiennes, avant de voir leurs efforts récompensés à la 66e minute sur un autogoal de Mohamed Hany.

Mis sous pression par Romelu Lukaku, entré en jeu 22 secondes plus tôt, le défenseur d'Al Ahly a catapulté au fond de ses propres filets un centre parfait de Thomas Meunier. Ce but a redonné confiance aux Belges, de plus en plus entreprenants. Mais l'Egypte aurait également pu passer l'épaule en fin de partie.

Un premier succès qui se fait attendre

Entraînée par l'ancien attaquant de Neuchâtel Xamax Hossam Hassan, l'Egypte est donc toujours dans l'attente d'un premier succès en Coupe du monde. Le septuple champion d'Afrique, qui ne dispute que sa quatrième phase finale, affiche un bilan de trois nuls et cinq défaites.

Mais les Pharaons devraient logiquement débloquer leur compteur dans ce tournoi. S'ils évoluent dans le même registre, ils devraient pouvoir battre tant la Nouvelle-Zélande que l'Iran, leurs deux prochains adversaires, et devraient donc pouvoir se hisser en 16es de finale.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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