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International

Mexique, Etats-Unis et Canada promettent plus de coopération

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Les ministres des affaires étrangères (canadienne Melanie Joly, mexicain Marcelo Ebrard et américain Antony Blinken) ont signé une Déclaration pour l'égalité raciale et la justice. (© KEYSTONE/AP/Adrian Wyld)

Des assurances de coopération, mais pas vraiment d'annonces concrètes: les dirigeants américain, canadien et mexicain, réunis à Mexico mardi pour le sommet dit des "trois amis", ont promis de travailler ensemble sur l'économie, le climat et l'immigration.

La journée a commencé par une réunion bilatérale du président américain Joe Biden avec le premier ministre canadien Justin Trudeau.

Viendra ensuite la réunion trilatérale proprement dite avec le président mexicain Andrés Manuel Lopez Obrador (surnommé "AMLO"), suivie d'une conférence de presse des trois dirigeants.

Haïti

Le président américain, dans ses remarques préliminaires au côté du dirigeant canadien, a déclaré qu'ils allaient notamment discuter ensemble "des moyens d'aider à stabiliser Haïti."

Américains et Canadiens dialoguent depuis un moment sur l'envoi possible d'une force d'intervention internationale dans le pays caribéen, ravagé par l'insécurité et les problèmes sanitaires.

"Nous pouvons construire ici des choses formidables", a renchéri Justin Trudeau, rappelant que le Canada, les Etats-Unis et le Mexique, liés par un traité commercial, étaient "le plus gros bloc de libre-échange du monde."

Le président américain a lui salué ses voisins en disant qu'il était "chanceux d'avoir le Canada au nord, le Mexique au sud et deux océans autour" de son pays.

"On va faire le travail ensemble", a abondé, en passant au français, le premier ministre canadien.

Avant la réunion tripartite avec le président mexicain, la Maison Blanche a publié une longue liste d'engagements pris par les trois pays, sans mesure contraignante toutefois ni annonce de financements précis.

Les trois dirigeants veulent ainsi lancer un format de discussion trilatéral sur l'approvisionnement en semi-conducteurs et lancer un système d'échanges universitaire.

Environnement

Sur l'environnement, ils "reconnaissent l'urgence de prendre des mesures rapides, coordonnées et ambitieuses".

Les trois pays s'engagent à réduire les émissions de méthane et le gaspillage alimentaire.

Ils entendent aussi installer à leurs frontières des bornes pour voitures électriques et développer un marché de l'hydrogène "propre".

Sur l'immigration, pas d'annonces réellement spectaculaires. Les trois pays vont notamment lancer un site internet commun sur les procédures et restrictions en vigueur.

Quant à la lutte contre le trafic de drogue, d'armes et d'êtres humains, Etats-Unis, Mexique et Canada se promettent également de dialoguer davantage.

Libre-échange

Au-delà des déclarations officielles de bonne volonté, ce "sommet des dirigeants d'Amérique du Nord", relancé par Joe Biden en 2021 après cinq années d'hiatus, sera certainement l'occasion d'évoquer un certain nombre de sujets économiques contentieux.

Les trois pays sont liés par un traité de libre-échange, l'AEUMC (accord Etats-Unis, Mexique, Canada), en vigueur depuis le 1er juillet 2020.

Mais depuis la signature de ce texte, voulu par l'ancien président américain Donald Trump (2017-2021), le principe même du libre-échange a beaucoup perdu en attrait dans le monde.

La pandémie a conduit nombre de pays à vouloir plutôt renforcer leur indépendance énergétique et industrielle.

C'est vrai en particulier pour "AMLO", qui se veut l'un des leaders de la gauche en Amérique latine. Ses projets en matière d'énergie, qui donnent la primeur aux entreprises publiques du secteur, font grincer des dents les Canadiens comme les Américains.

Mais Joe Biden lui-même affiche un patriotisme économique décomplexé, et a fait adopter des investissements gigantesques pour favoriser les véhicules électriques "Made in USA".

Autres sujets compliqués: les produits laitiers, source de contentieux entre les Etats-Unis et le Canada, mais aussi la décision du Mexique d'interdire le maïs OGM, au grand dam des géants agricoles américains.

Echange tendu

Joe Biden et "AMLO" ont également eu lundi une réunion bilatérale, marquée par un échange quelque peu tendu devant les journalistes.

Le chef d'Etat mexicain a demandé à son homologue de mettre fin au "dédain envers l'Amérique latine", ce à quoi le président américain a répondu en soulignant les énormes sommes dépensées par les Etats-Unis au profit du continent.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Climat

Le changement climatique, coupable "sans équivoque" de la canicule

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L'Europe de l'Ouest, notamment Rome, subit depuis plus d'une semaine des températures extrêmes. (© KEYSTONE/AP/Andrew Medichini)

Le changement climatique est responsable "sans équivoque" de l'intensité de la canicule qui frappe l'Europe de l'Ouest, indique vendredi le World Weather Attribution (WWA). Des températures aussi élevées auraient été pratiquement impossibles il y a 50 ans.

Les chercheurs du WWA, qui étudient la responsabilité du dérèglement climatique d'origine humaine dans des événements météorologiques extrêmes, se sont penchés sur une canicule exceptionnelle à cette période de l'année en 1976. La température aurait été moins chaude de 3,5 degrés Celsius pendant la journée et de 2,4 degrés pendant la nuit, ont-ils calculé dans une étude publiée vendredi.

"Nous avons conclu qu'au cours de ces 50 dernières années, pendant lesquelles la planète s'est réchauffée de 1,1 degré, la probabilité d'une canicule comme celle-ci a changé immensément", a souligné Theodore Keeping, de l'Imperial College de Londres, l'un des auteurs. "Cet épisode n'aurait pas été possible en juin sans changement climatique", a-t-il affirmé.

L'Europe de l'Ouest, dont la Suisse, subit depuis plus d'une semaine des températures extrêmes, conséquence de la présence au-dessus de l'Europe de l'Ouest d'une immense masse d'air chaud en provenance d'Afrique et comprimée par de hautes pressions en altitude.

Températures exceptionnelles

"Le phénomène climatique n'est pas particulièrement inhabituel, mais les températures le sont, ou en tout cas l'étaient avant le changement climatique d'origine humaine", a commenté Friederike Otto, de l'Imperial College de Londres.

Ce changement climatique d'origine humaine découle de l'utilisation massive des énergies fossiles - charbon, pétrole et gaz fossile - ainsi dans une moindre mesure de la déforestation.

Pour leur étude, les scientifiques basés dans plusieurs pays européens ont comparé des données d'observation météorologiques actuelles, mais aussi des prévisions pour les prochains jours, puisque l'épisode est toujours en cours, avec les données d'observation de 2003 et de 1976.

Ce travail publié très rapidement n'a pas été revu par d'autres chercheurs extérieurs comme c'est normalement le cas pour les publications scientifiques. Mais la méthodologie utilisée a déjà été validée par la communauté scientifique, soulignent les auteurs.

En termes de probabilités, les nuits chaudes ont été rendues environ 100 fois plus probables aujourd'hui que lors de la canicule historique de 2003. Les pics de chaleur pendant la journée sont devenus environ 10 fois plus probables, ont calculé les chercheurs.

"Désagréable et dangereuse"

Ils ont aussi écarté toute responsabilité du phénomène naturel El Niño, qui réchauffe les températures de surface dans le centre et l'est de l'océan Pacifique équatorial, entraînant des épisodes de sécheresses, inondations et températures records dans le monde. Il n'a joué "aucun rôle" dans la vague de chaleur.

Le "stress thermique", qui regroupe températures élevées et niveau d'humidité, rend aussi cette canicule "particulièrement désagréable et dangereuse", remarque Friederike Otto.

Selon l'étude, près de 45% des 854 villes analysées dans 30 pays européens ont déjà battu, ou sont sur le point de battre, leur record historique de stress thermique.

Cette conclusion se réfère à un indice de température (dit "au thermomètre-globe mouillé" ou WBGT) qui prend en compte la température mais aussi l'humidité, l'ensoleillement ou la couverture nuageuse. Il est notamment très utilisé dans le monde sportif.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Les discussions entre le Liban et Israël à Washington prolongées

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La session de pourparlers entre Liban et Israël cette semaine à Washington est la cinquième. (© KEYSTONE/AP/Rod Lamkey)

La cinquième session de pourparlers entre Israël et le Liban sous médiation américaine censée se terminer jeudi va finalement se poursuivre vendredi à Washington, a annoncé le département d'Etat américain.

"Les discussions entre Israël et le Liban sont toujours en cours alors que nous continuons à les faciliter. Les deux parties reprendront demain à 09h00 pour continuer leur travail en vue d'un accord", a déclaré le département d'Etat à l'AFP jeudi.

Le Hezbollah pro-iranien a à nouveau accusé jeudi Israël de "violation flagrante" du cessez-le-feu après qu'une frappe de drone a fait trois morts. L'armée israélienne a affirmé avoir tué des combattants de la formation chiite.

Le protocole d'accord irano-américain signé le 17 juin prévoit la cessation des hostilités, y compris au Liban. L'Iran a imposé que cette question soit incluse dans le protocole d'accord.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Séisme au Venezuela: recherche effrénée des disparus

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Le double séisme au Venezuela a provoqué l'effondrement de dizaines de bâtiments. (© KEYSTONE/AP/Pedro Mattey)

Les recherches se poursuivaient jeudi soir au Venezuela dans les décombres d'immeubles effondrés pour tenter de secourir des personnes, au lendemain d'un double séisme extrêmement puissant. La catastrophe a fait au moins 235 morts, selon le dernier bilan officiel.

"Malheureusement, nous avons accueilli environ 235 patients qui sont arrivés sans signes vitaux ou qui sont décédés dès leur arrivée dans nos établissements de santé", a déclaré le ministre vénézuélien de la santé Carlos Alvarado à la télévision d'Etat. Il n'a pas précisé le nombre de blessés, que les autorités avaient auparavant chiffré à 1520.

Bâtiments aplatis, montagnes de gravats où des familles en détresse tentent de retrouver des personnes ensevelies: à l'épicentre du tremblement de terre, les équipes de l'AFP ont constaté d'impressionnantes scènes de destruction qui font craindre un bilan bien plus lourd.

La zone la plus durement touchée est celle de La Guaira, au nord de la capitale Caracas, où se trouvent l'aéroport international de Maiquetia qui, endommagé, a été fermé, et la ville côtière de Catia la Mar, où plusieurs immeubles se sont écroulés.

Aide internationale

L'assistance internationale s'organise. Les Etats-Unis ont promis une réponse "importante", "rapide et efficace", par la voix de leur secrétaire d'Etat, Marco Rubio. Le département d'Etat a également annoncé l'envoi de secouristes et le déblocage d'une aide de 150 millions de dollars. L'armée américaine a fait savoir qu'elle déploierait des navires militaires, des avions et des hélicoptères en soutien aux secours.

Une équipe suisse de secours, composée de 80 membres, de huit chiens de recherche et de 18 tonnes de matériel humanitaire, devait s'envoler de Zurich dans la nuit de jeudi à vendredi pour le Venezuela. Leur arrivée à Caracas est prévue vers 10h00 locales (16h00 en Suisse).

Le Brésil, dont deux ressortissants ont trouvé la mort lors du séisme, selon Brasilia, a annoncé l'envoi d'aide à son voisin. De même que la Chine, l'Inde, de nombreux autres pays européens et latino-américains et même l'Iran, un allié traditionnel de Caracas ravagé par la guerre contre les Etats-Unis et Israël.

Des pillages

La présidente par intérim, Delcy Rodriguez, a décrété l'état d'urgence peu après la double secousse de magnitude 7,2 et 7,5, qui s'est produite mercredi à 18h04.

D'après les données du service géologique des Etats-Unis (USGS), le tremblement de terre de 7,5 est le plus fort depuis 1900 à avoir frappé le Venezuela, un pays de près de 30 millions d'habitants à l'économie en crise depuis des années.

La première secousse s'est produite à une profondeur de 21,9 km, à environ 200 km à l'ouest de Caracas. Elle a été suivie d'une seconde à 10 km de profondeur, enregistrée 39 secondes plus tard à 45 km de là, puis d'une vingtaine de répliques, selon l'USGS.

Dans la capitale, où de nombreux immeubles se sont effondrés, des rues sont jonchées de débris de verre et beaucoup de gens ont passé la nuit dehors, souvent dans leur voiture, tremblant à chacune des répliques.

Les lieux sinistrés ont également été victimes de pillages. A Catia la Mar, des hommes et des femmes sortaient les bras chargés de sacs remplis de victuailles d'un commerce d'alimentation en partie incendié, ont constaté des journalistes de l'AFP.

"Ça tremble"

Des coupures d'électricité ont été signalées et le ministre de l'intérieur, Diosdado Cabello, a dit avoir ordonné la coupure de l'alimentation en gaz pour "éviter tout accident".

Jeudi matin, quasiment aucun commerce n'était ouvert et la circulation automobile était dense, de nombreux habitants de Caracas cherchant à se réfugier loin des immeubles en péril.

"Ça tremble. Ça tremble en ce moment", se sont mis à crier au moment d'une réplique des personnes rassemblées autour d'un immeuble déjà à terre.

"Avant même ces séismes, près de huit millions de personnes au Venezuela avaient besoin d'une aide humanitaire", a rappelé le secrétaire général adjoint de l'ONU aux affaires humanitaires, Tom Fletcher.

Si l'aéroport international de Maiquetia a été fermé en raison de "graves dommages dans ses infrastructures" selon Mme Rodriguez, Caracas pourra disposer de l'aéroport militaire de La Carlota, situé en pleine zone métropolitaine, pour l'aide internationale.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

La Russie annonce avoir abattu 660 drones ukrainiens durant la nuit

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L'Ukraine vise les infrastructures énergétiques russes, dans le but de priver le Kremlin d'une source de revenus vitale pour financer son effort de guerre (archives). (© KEYSTONE/EPA/STRINGER)

La défense antiaérienne russe a abattu 660 drones ukrainiens dans la nuit de jeudi à vendredi, a annoncé le ministère russe de la défense. Plusieurs dizaines d'entre eux se dirigeaient vers Moscou.

Les drones ont été détruits au-dessus de plus d'une dizaine de régions, ainsi que dans la péninsule de Crimée annexée, en mer Noire et en mer d'Azov, a indiqué le ministère.

Selon le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, au moins 47 drones qui se dirigeaient vers la capitale ont été interceptés. "Les spécialistes des services d'urgence travaillent là où les débris sont tombés", a écrit M. Sobianine sur le réseau social Telegram, sans faire état de victime ou de dégâts.

Infrastructures énergétiques visées

Une attaque "massive" de drones a également frappé la région de Toula, à environ 180 km au sud de Moscou, selon le gouverneur régional, Dimitri Milaïev. "Une maison particulière a été endommagée dans un hameau du district de Chtchekino, blessant une femme", a indiqué sur Telegram M. Milaïev.

Ces derniers mois, l'Ukraine a intensifié sa campagne de frappes de drones à longue portée contre la Russie, notamment contre des infrastructures énergétiques, dans le but de priver le Kremlin d'une source de revenus vitale pour financer son effort de guerre.

La semaine dernière, une attaque ukrainienne avait entraîné un impressionnant incendie dans une raffinerie dans le sud-est de Moscou.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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