International
L'ex-cheffe de la Cour suprême à la tête du gouvernement népalais
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L'ancienne cheffe de la Cour suprême du Népal, Sushila Karki, 73 ans, a été désignée pour diriger la transition ouverte par les émeutes anti-gouvernementales du début de la semaine, qui ont fait au moins 51 morts.
"Le président Ram Chandra Paudel va nommer (...) Sushila Karki Première ministre, après accord de toutes les parties", a déclaré à l'AFP le conseiller du chef de l'Etat pour la presse, Kiran Pokharel.
L'ex-plus haute magistrate du pays, dont le nom était régulièrement cité pour succéder au Premier ministre démissionnaire KP Sharma Oli, doit prêter serment en soirée (15h15 GMT), a précisé M. Pokharel.
"Un conseil de ministres sera formé ensuite", a-t-il ajouté.
"Nous avons un accord", s'est réjoui auprès de l'AFP un des représentants des manifestants, Nimesh Shrestha. "Le Parlement sera dissous et Sushila Karki sera Première ministre", a-t-il ajouté.
La nomination de cette magistrate réputée pour son indépendance intervient après deux jours de tractations intenses organisées par le chef d'état-major de l'armée, le général Ashok Raj Sigdel, avec le président Paudel.
La crise - la plus meurtrière survenue au Népal depuis l'abolition de la monarchie en 2008 - a débuté lundi, lorsque la police a ouvert le feu sur des jeunes manifestants qui dénonçaient le blocage des réseaux sociaux et la corruption des élites.
Une vingtaine de manifestants ont été tués, des centaines d'autres blessés, nourrissant l'indignation et la colère de la population.
Le lendemain, le chef du gouvernement a tenté de reprendre la main en ordonnant le rétablissement de Facebook, Youtube et X et promis une enquête "indépendante" sur les violences policières.
Mais rien n'y a fait: des jeunes réunis sous une bannière "Génération Z" ont investi les rues de la capitale Katmandou et mis à sac de nombreux bâtiments publics, résidences de dirigeants politiques et autres symboles du pouvoir.
"Très tendu"
Le Parlement a été incendié, comme la résidence du Premier ministre, qui n'a eu d'autre choix que de présenter sa démission.
Agé de 73 ans, le chef du Parti communiste (maoïste) népalais, qui a dirigé quatre fois le gouvernement depuis 2015, menait depuis 2024 une coalition avec un parti de centre gauche.
Il incarnait l'élite dont la jeunesse du pays, largement privée d'emploi et lassée de la corruption, exigeait le départ.
Les troubles ont fait "au moins 51 morts (...) dont 21 manifestants et 3 policiers", a déclaré vendredi à l'AFP un porte-parole de la police, Binod Ghimire.
L'armée a repris le contrôle de la capitale. Ses soldats en armes, accompagnés de véhicules blindés et de chars, continuaient vendredi à patrouiller dans les rues désertes de Katmandou sous couvre-feu.
Ses habitants ont été autorisés à sortir vendredi matin quelques heures pour se ravitailler, alors que se poursuivait le grand nettoyage engagé pour effacer les traces des destructions de mardi, ont constaté des journalistes de l'AFP.
"Notre priorité, c'est de faire le plein de carburant parce qu'on a besoin de notre moto pour aller travailler", a déclaré à l'AFP Laxmi Thapa, 32 ans, ravie de pouvoir mettre le nez dehors.
"Exigences"
"On est sorti aujourd'hui car la situation s'améliore", s'est-elle réjouie aux côtés de son mari. "C'était très tendu, on est resté à l'abri chez nous".
La gigantesque chasse à l'homme lancée pour retrouver les quelque 13.500 détenus qui ont profité des troubles pour s'évader de leur prison continuait à battre son plein dans tout le pays.
Moins d'un millier ont été rattrapés à ce jour, certains sur le sol de l'Inde voisine, a précisé vendredi le porte-parole de la police: "12.533 sont toujours en cavale".
Le président du Népal, Ramchandra Paudel, avait promis jeudi de faire "tous les efforts" pour trouver "aussi vite que possible" une "issue à la situation difficile que connaît le pays".
Les discussions ont été animées dans les rangs des représentants de la "Génération Z", qui souhaitent une transition radicale avec les gouvernements précédents.
"Nous voulons que ça change", a exhorté jeudi une des têtes de la contestation, Sudan Gurung. "La fin de la corruption doit être une priorité absolue".
"Nous voulons la transparence du gouvernement, une éducation de qualité, des opportunités d'emploi et une vie digne", a énuméré un autre, James Karki, 24 ans, devant la presse. "Je veux croire que l'armée va nous entendre".
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Les discussions entre le Liban et Israël à Washington prolongées
La cinquième session de pourparlers entre Israël et le Liban sous médiation américaine censée se terminer jeudi va finalement se poursuivre vendredi à Washington, a annoncé le département d'Etat américain.
"Les discussions entre Israël et le Liban sont toujours en cours alors que nous continuons à les faciliter. Les deux parties reprendront demain à 09h00 pour continuer leur travail en vue d'un accord", a déclaré le département d'Etat à l'AFP jeudi.
Le Hezbollah pro-iranien a à nouveau accusé jeudi Israël de "violation flagrante" du cessez-le-feu après qu'une frappe de drone a fait trois morts. L'armée israélienne a affirmé avoir tué des combattants de la formation chiite.
Le protocole d'accord irano-américain signé le 17 juin prévoit la cessation des hostilités, y compris au Liban. L'Iran a imposé que cette question soit incluse dans le protocole d'accord.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Séisme au Venezuela: des bateaux militaires américains envoyés
L'armée américaine va déployer deux navires militaires et des avions et hélicoptères afin d'apporter un soutien logistique aux opérations de secours menées après le double séisme au Venezuela. La catastrophe a fait au moins 235 morts, selon un nouveau bilan.
"Ces forces fourniront des services de transport spécialisés et un soutien au personnel américain, aux équipes de recherche et de secours ainsi qu'aux partenaires institutionnels américains, afin de leur permettre d'évaluer les dégâts, de localiser les blessés et d'apporter une aide cruciale", a détaillé jeudi l'armée américaine dans un communiqué.
Les Etats-Unis vont également débloquer 150 millions de dollars d'aide, a annoncé plus tôt le département d'Etat américain. La somme sera répartie à hauteur de 50 millions de dollars à destination d'organisations humanitaires sur place et de 100 millions de dollars pour le bureau de l'ONU pour les affaires humanitaires (OCHA).
Deux équipes de secours et de recherche de disparus vont également être déployées sur place, a précisé le département d'Etat dans un communiqué. L'une d'elles, originaire de l'Etat de Virginie, a annoncé sur le réseau social X mobiliser "une équipe de 80 personnes et de six chiens" spécialisée dans la recherche en milieu urbain.
Le bilan du double séisme de mercredi atteint 235 morts, a annoncé jeudi le ministre vénézuélien de la santé, Carlos Alvarado. "Malheureusement, nous avons accueilli environ 235 patients qui sont arrivés sans signes vitaux ou qui sont décédés dès leur arrivée dans nos établissements de santé", a-t-il déclaré à la télévision d'Etat. Le précédent bilan était de 188 morts.
Rubio téléphone à Rodriguez
Le secrétaire d'Etat, Marco Rubio, avait promis une réponse "à l'échelle de l'ensemble du gouvernement" pour ce séisme meurtrier. Notre réponse sera "importante. Elle sera rapide et elle sera efficace", a-t-il affirmé à des journalistes lors d'une visite à Bahreïn, précisant que le ministère américain de la défense jouerait "un rôle logistique majeur".
Le chef de la diplomatie américaine a confirmé s'être entretenu avec la présidente par intérim vénézuélienne, Delcy Rodriguez, qui a salué la "solidarité" des Etats-Unis.
Interrogé par l'AFP pour savoir si cela pouvait affecter le processus de stabilisation en cours au Venezuela, Marco Rubio a répondu: "Evidemment, c'est un revers à cet égard, mais nous allons surmonter cela et je pense que le Venezuela en sortira plus fort, malgré la tragédie à laquelle il est confronté en ce moment."
Washington et Caracas se sont rapprochés depuis la capture par les Etats-Unis du président vénézuélien, Nicolás Maduro, et le gouvernement américain appuie fortement la présidente par intérim.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
La Russie dit avoir abattu 28 drones volant vers Moscou
Au moins 28 drones lancés vers Moscou ont été abattus en l'espace d'une heure dans la nuit de jeudi à vendredi, a annoncé le maire de la capitale russe. Kiev a intensifié ces derniers mois sa campagne de frappes de drones à longue portée contre la Russie.
"Les spécialistes des services d'urgence travaillent là où les débris sont tombés", a écrit le maire Sergueï Sobianine sur le réseau social Telegram.
Dans sa campagne de frappes de drones à longue portée contre la Russie, l'Ukraine vise notamment les infrastructures énergétiques, dans le but de priver le Kremlin d'une source de revenus vitale pour financer son effort de guerre.
La semaine dernière, une attaque ukrainienne avait entraîné un impressionnant incendie dans une raffinerie dans le sud-est de Moscou.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Football
Procès Maradona: une infirmière pointe une logistique défaillante
Une infirmière au chevet de Maradona avant sa mort en 2000, a déclaré jeudi au procès sur les responsabilités de l'équipe médicale, que "la logistique" autour de l'hospitalisation à domicile de l'ex-vedette du football argentin "n'était pas claire".
Maradona est décédé le 25 novembre 2020, à 60 ans, d'une crise cardiorespiratoire couplée à un oedème pulmonaire, seul sur son lit d'une maison louée pour sa convalescence à Tigre, dans le nord de Buenos Aires.
Sept professionnels de santé (médecin, psychiatre, psychologue, infirmiers) sont jugés à San Isidro, près de Buenos Aires, pour "homicide avec dol éventuel", soit des négligences commises sachant qu'elles peuvent entraîner la mort. Ils encourent jusqu'à 25 ans de prison.
"Pas de matériel d'urgence"
"Il manquait des choses pour pouvoir travailler face à une urgence, comme un numéro de téléphone pour savoir qui appeler. Evidemment, j'aurais appelé le 911, mais la logistique n'était pas claire", a déclaré Tamara Mansilla qui n'a travaillé qu'une seule journée lors des 14 jours d'hospitalisation à domicile de Maradona avant sa mort.
L'infirmière a également souligné qu'"il n'y avait même pas de matériel pour contrôler les signes vitaux. C'était une maison tout à fait ordinaire. Pas de DAE [défibrillateur, ndlr] ni de matériel d'urgence en cas d'arrêt cardiaque", a-t-elle égrené.
Ses remarques autour des défaillances sur l'équipement médical s'ajoutent à la dizaine de témoignages déjà entendus déplorant des manques.
"Il n'y avait pas d'ambulance et on ne m'a pas informé s'il y en avait dans les environs", ce qui, selon la famille de Maradona, avait été promis par l'équipe médicale, a-t-elle encore ajouté.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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