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International

Le Nigeria évoque d'autres frappes lors d'opérations avec les USA

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Des personnes visitent vendredi le site d'une attaque américaine à Jabo, dans le nord-ouest du pays. (© KEYSTONE/AP/Tunde Omolehin)

Le Nigeria a laissé entendre vendredi que d'autres frappes contre les groupes jihadistes étaient à prévoir après celles menées le jour de Noël par les forces américaines dans le nord du pays. Selon Donald Trump, "tous les camps jihadistes visés ont été décimés".

Ce pays d'Afrique occidentale est confronté à plusieurs crises sécuritaires interdépendantes, avec des jihadistes menant une insurrection dans le nord-est depuis 2009 et des gangs armés pillant des villages et organisant des enlèvements dans le nord-ouest.

Ces frappes ont eu lieu après qu'Abuja et Washington se sont retrouvés dans une impasse diplomatique au sujet de ce que le président américain Donald Trump a qualifié de massacre de chrétiens dans le contexte des innombrables conflits armés qui secouent le Nigeria.

"Tous les camps jihadistes décimés"

"Tous les camps" jihadistes visés par l'armée américaine lors de frappes au Nigeria ont été "décimés", a déclaré Donald Trump dans une interview diffusée vendredi par le média Politico.

"J'ai dit (...) 'donnons leur un cadeau de Noël' (...). Ils ne voyaient pas ça arriver, mais on les a frappés fort. Tous les camps ont été décimés", a affirmé le septuagénaire.

"Approuvées par le Nigeria"

Interrogé sur la possibilité de nouvelles frappes, le ministre des Affaires étrangères Yusuf Tuggar a répondu à la chaîne de télévision locale ChannelsTV: "c'est un processus en cours, et nous travaillons avec les États-Unis. Nous collaborons également avec d'autres pays".

"C'est le Nigeria qui a fourni les renseignements" à Washington, a déclaré M. Tuggar, précisant qu'il était au téléphone avec le secrétaire d'État américain Marco Rubio.

"Nous avons parlé deux fois. Nous avons discuté pendant 19 minutes avant l'attaque, puis nous avons parlé à nouveau pendant cinq minutes avant qu'elle ne commence", a dit Yusuf Tuggar.

A Washington, un responsable du Pentagone a confirmé que "le ministère de la Guerre" (US) "a collaboré avec le gouvernement du Nigeria pour mener ces frappes. Ces frappes ont été approuvées par le gouvernement nigérian".

Le chef de la diplomatie nigérian a également assuré que le président Bola Tinubu avait donné son "feu vert" aux frappes américaines.

Cibles pas connues

"Les autorités nigérianes restent engagées dans une coopération de sécurité structurée avec des partenaires internationaux, dont les États-Unis, afin de lutter contre la menace persistante du terrorisme et de l'extrémisme violent", avait auparavant déclaré la diplomatie nigériane dans un communiqué.

On ignore encore quelles cibles parmi les nombreux groupes armés du Nigeria ont été visées. Les jihadistes nigérians sont principalement concentrés dans le nord-est du pays, mais ont fait des incursions dans le nord-ouest.

"Tout le monde a eu peur"

Les habitants des villages reculés de l'État de Sokoto, qui borde le Niger dirigé par la junte, se sont dits choqués par les frappes.

"Nous avons entendu une forte explosion qui a secoué toute la ville et tout le monde a eu peur", a déclaré Haruna Kallah, un habitant de Jabo, à environ 100 kilomètres de la capitale de l'État, Sokoto, dans le district de Tambuwal.

"Au début, nous avons pensé qu'il s'agissait d'une attaque de Lakurawa (un groupe armé lié à l'État islamique au Sahel)", a ajouté ce témoin.

"Mais nous avons appris par la suite qu'il s'agissait d'une attaque de drones américains, ce qui nous a surpris car cette région n'a jamais été une enclave de Lakurawa et nous n'avons jamais subi d'attaques ces deux dernières années", a-t-il poursuivi.

La religion ne jouerait aucun rôle

M. Tuggar a souligné que l'approche du Nigeria dans la lutte contre le terrorisme n'était pas influencée par la religion des victimes, "qu'elles soient musulmanes ou chrétiennes, et quel que soit le type de terrorisme".

Le gouvernement nigérian et des analystes indépendants refusent de parler de persécution religieuse, un argument longtemps utilisé par la droite chrétienne aux États-Unis, en Europe et par des séparatistes nigérians qui conservent une influence à Washington.

"J'avais précédemment prévenu ces terroristes que s'ils n'arrêtaient pas le massacre de chrétiens, ils allaient le payer cher, et ce soir, ils ont payé", a déclaré jeudi Donald Trump sur sa plateforme Truth Social, ajoutant que le "ministère de la Guerre (avait) réalisé de nombreuses frappes parfaites" le jour de Noël.

Une vidéo d'une dizaine de secondes ensuite postée par le ministère américain de la Défense semble montrer le lancement, de nuit, d'un missile depuis le pont d'un navire de guerre battant pavillon américain.

"Trump n'aurait pas accepté un refus"

Le commandement américain en Afrique a précisé sur X qu'il avait frappé "à la demande des autorités nigérianes (...), tuant plusieurs terroristes de l'EI" dans l'État de Sokoto.

Ces assauts marquent la première intervention militaire américaine dans le pays le plus peuplé d'Afrique sous Donald Trump. Affirmant que les chrétiens y étaient sous une "menace existentielle" de l'ordre d'un "génocide", il avait menacé le mois dernier de recourir à l'option armée.

"Je pense que Trump n'aurait pas accepté un refus de la part du Nigeria", a déclaré à l'AFP Malik Samuel, un analyste basé à Abuja pour l'ONG Good Governance Africa.

Face à la pression diplomatique, les autorités nigérianes tiennent à montrer qu'elles coopèrent avec les États-Unis, a ajouté M. Samuel, même si "les auteurs (des attaques) et les victimes dans le nord-ouest sont en grande majorité musulmans".

Le Nigeria est divisé de manière à peu près égale entre le sud à majorité chrétienne et le nord à majorité musulmane. Il est le théâtre de nombreux conflits qui tuent aussi bien des chrétiens que des musulmans, souvent sans distinction.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Administration Trump: démission de la cheffe du renseignement

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Tulsi Gabbard a expliqué devoir quitter son poste en raison de l'état de santé de son mari (archives). (© KEYSTONE/AP/Alex Brandon)

La cheffe du renseignement américain Tulsi Gabbard a annoncé vendredi sa démission pour des raisons personnelles. La responsable a pu apparaître en désaccord avec le président Donald Trump à propos de la guerre en Iran.

"Malheureusement, je dois soumettre ma démission effective au 30 juin", a-t-elle écrit dans une lettre adressée au président et postée sur le réseau social X. Elle a expliqué devoir le faire en raison de l'état de santé de son mari, qui a été diagnostiqué avec un cancer des os.

Mme Gabbard, une ancienne militaire, dirige la Direction nationale du Renseignement.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Le Real Madrid annonce le départ d'Alaba

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David Alaba va quitter le Real Madrid cet été (© KEYSTONE/EPA/MAX SLOVENCIK)

Le Real Madrid a officialisé vendredi le départ de son défenseur David Alaba. L'international autrichien de 33 ans vient de boucler sa cinquième saison à Madrid.

En fin de contrat, l'ex-joueur du Bayern Munich va quitter le géant espagnol après trois saisons minées par des blessures successives. Dans un communiqué, le Real a fait part de sa "gratitude et toute son affection à un joueur qui a fait partie d'une équipe ayant brillé durant l'une des périodes les plus fastes de notre histoire".

Arrivé à Madrid en 2021 après avoir tout gagné au Bayern, le capitaine de l'équipe d'Autriche (112 sélections) a disputé 131 rencontres sous le maillot merengue et remporté onze trophées, dont deux Ligues des champions, deux Ligas et une Coupe du Roi. Il s'apprête à disputer sa première Coupe du monde.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Bettiol remporte la 13e étape du Giro

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Alberto Bettiol a remporté en solitaire la 13e étape du Giro (© KEYSTONE/EPA/LUCA ZENNARO)

L'Italien Alberto Bettiol, sorti de l'échappée en vieux renard, a remporté en solitaire la 13e étape du Tour d'Italie, vendredi à Verbania. Afonso Eulalio reste quant à lui en rose.

Alberto Bettiol (32 ans), a devancé de 26 secondes le Norvégien Andreas Leknessund, qu'il a contré juste avant le sommet de la principale difficulté du jour, la côte d'Ungiasca, dont le sommet était placé à 13 km de l'arrivée sur les bords du Lac Majeur.

Les deux hommes faisaient partie d'une échappée de 15 coureurs qui ont pris jusqu'à 12 minutes d'avance sur le peloton qui a laissé filer avant une grosse étape de montagne samedi. Un Suisse figurait dans cette échappée, Johan Jacobs, 15e de l'étape à 4'13.

C'est la neuvième victoire chez les pros pour Bettiol, vainqueur du Tour des Flandres 2019, et la troisième dans ce Giro pour son équipe Astana après celles de l'Italien Davide Ballerini à Naples et de l'Uruguayen Thomas Silva à Veliko Tarnavo, en Bulgarie.

Le Portugais Afonso Eulalio (Bahrain) conserve la tunique rose de leader du général avec une marge de 33'' sur le favori pour la victoire finale, le Danois Jonas Vingegaard. Mais il sera sous pression samedi: la 14e étape comprend cinq ascensions, dont la difficile montée finale vers Pila (16,5 km à 7,1 % de moyenne).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Le moral des consommateurs américains à un plus bas historique

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Sans grande surprise, l'impact des prix du pétrole, qui se sont envolés à cause de la guerre lancée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran fin février, sur l'inflation est largement mentionné par les répondants de l'enquête. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le moral des consommateurs américains est plus faible en mai qu'anticipé, à un plus bas historique, selon les données publiées vendredi par l'Université du Michigan. L'indicateur a été plombé par les craintes sur le coût de la vie et le climat des affaires.

Selon l'estimation finale, l'indice mesurant leur confiance s'établit à 44,8 points, contre 48,2 points lors de la première estimation, publiée le 8 mai. L'indice ressort ainsi bien en deçà de son plus bas historique, atteint en juin 2022. Il a été créé il y a plus de 70 ans, en novembre 1952.

Sans grande surprise, l'impact des prix du pétrole, qui se sont envolés à cause de la guerre lancée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran fin février, sur l'inflation est largement mentionné par les répondants de l'enquête. "Le coût de la vie reste la première des préoccupations avec 57% des consommateurs mentionnant spontanément que la hausse des prix avait des conséquences pour leurs finances personnelles, contre 50% le mois dernier", selon le communiqué de l'Université.

"Les consommateurs semblent inquiets de voir l'inflation progresser, s'étendre au-delà des prix de l'énergie et se maintenir sur le long terme", est-il aussi indiqué. Les personnes interrogées anticipent désormais une inflation à 4,8% d'ici un an, contre 4,7% attendu un mois plus tôt et 3,4% avant le début de la guerre.

A plus long terme l'inflation est désormais attendue à 3,9%, contre 3,4% un mois plus tôt. La baisse de l'indice concerne en particulier les plus bas revenus et les personnes sans diplôme, naturellement plus sensibles à la hausse des prix de l'essence.

Dans un pays fortement polarisé politiquement, la confiance des consommateurs se définissant comme républicains ou indépendants est également en forte baisse, pour atteindre leur niveau le plus faible depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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