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International

OpenAI achète des puces par millions sans en avoir les moyens

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La fièvre acheteuse d'OpenAI sur le marché des puces risque de laisser des séquelles sur la santé financière du développeur de ChatGPT. (archive) (© KEYSTONE/DPA/HENDRIK SCHMIDT)

Lancé ventre à terre dans la course à l'intelligence artificielle (IA), OpenAI passe commandes de puces à coup de centaines de milliards de dollars. Ces montants, déconnectés des revenus actuels du groupe, inquiètent une partie des investisseurs.

En moins d'un mois, le géniteur de ChatGPT vient de s'engager auprès de Nvidia, AMD et Broadcom à acquérir des processeurs d'une puissance de 26 gigawatts (GW), ce qui représente au moins dix millions d'unités au total, nécessitant la production électrique de plus d'une vingtaine de réacteurs nucléaires.

"Il va leur falloir des centaines de milliards de dollars pour tenir leurs engagements", résume Gil Luria, de la société de conseil financier D.A. Davidson.

Mais OpenAI ne prévoit de réaliser qu'environ 13 milliards de dollars de chiffre d'affaires en 2025, perd plusieurs milliards chaque année et ne s'attend pas à être rentable avant 2029.

Sollicité par l'AFP, le groupe s'est refusé à communiquer sur le financement de ce shopping effréné. Lors d'un entretien à la chaîne CNBC, le président d'OpenAI, Greg Brockman, a évoqué "différents mécanismes", sans plus de précision.

Egalement contactés par l'AFP, Nvidia, AMD et Broadcom n'en disent pas plus sur les modalités de paiement de ces processeurs essentiels dans le développement de l'IA.

Dans le cas de Nvidia, le mastodonte de Santa Clara (Californie) s'est engagé à acquérir, sur plusieurs années, pour 100 milliards de dollars d'actions OpenAI, un apport d'argent frais qui peut permettre à l'enfant chéri de l'IA d'absorber une partie du coût des puces.

Ce mécanisme est souvent qualifié de financement circulaire, un fournisseur offrant les moyens à un client de lui acheter ses biens ou services.

AMD a, lui, accepté de donner des titres à son client, dont la valeur pourrait atteindre des dizaines de milliards de dollars, une opération très atypique car elle n'inclut aucune contrepartie.

"C'est un autre exemple de comportement malsain", pointe Gil Luria, qui témoigne, au passage, du fait qu'"AMD est prêt à tout pour écouler ses puces IA".

Le patron d'OpenAI Sam Altman "a le pouvoir de faire dérailler l'économie mondiale pour une décennie ou de nous emmener jusqu'à la terre promise", a écrit l'analyste de Bernstein Stacy Rasgon. "Et à ce stade, nous ne savons pas comment ça se terminera."

"Anticiper l'avalanche"

Lever du capital, auprès de Nvidia notamment, "ne sera pas du tout suffisant" pour régler la facture, estime Gil Luria, même avec une valorisation actuelle de 500 milliards de dollars, "donc il va surtout falloir s'endetter".

Certains évoquent des véhicules financiers ad hoc, qui emprunteraient les sommes nécessaires en apportant les puces comme garantie, une formule que vont utiliser Nvidia et xAI, concurrent d'OpenAI, dans le cadre d'un autre partenariat.

La stratégie est d'autant plus osée que la start-up a notamment pour concurrent Google ou Meta qui, eux, dégagent des dizaines de milliards de dollars de trésorerie chaque année et ont une toute autre puissance de feu.

Le terme de bulle spéculative revient de plus en plus souvent ces dernières semaines, de même que les comparaisons avec les investissements colossaux dans les infrastructures internet à la fin des années 90, le câble en particulier, en décalage avec le trafic encore modéré à l'époque.

"Cela semble un peu différent cette fois", tempère néanmoins Josh Lerner, professeur de finance à l'université d'Harvard, parce qu'il "est clair qu'il y a une vraie demande pour l'IA sous de nombreuses formes".

"Ils ont la croissance la plus forte qu'on ait jamais vue pour un éditeur de logiciels", rappelle Angelo Zino, analyste de CFRA, au sujet d'OpenAI, avec plus de 800 millions d'utilisateurs hebdomadaires de ChatGPT, et "un écosystème qui grandit très rapidement".

"Nous cherchons avec cette industrie (des processeurs) comment anticiper l'avalanche de demande qui nous arrive", a avancé Greg Brockman.

"Le problème", reconnaît Angelo Zino, "c'est leur manque de revenus, qui rend très difficile un financement classique. Donc nous pensons que ces partenariats font sens et nous ne les voyons pas comme problématiques."

Malgré des voix dissonantes, Wall Street garde, pour l'instant, le cap et continue de parier massivement sur les fleurons de l'IA.

"C'est un dilemme", selon Josh Lerner. "Comment se déterminer entre le potentiel futur (...) et le côté spéculatif de ces revenus anticipés?"

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Football

France: Rolland Courbis est décédé à l'âge de 72 ans

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Rolland Courbis lors de son bref passage au FC Sion (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Figure bien connue du football français, Rolland Courbis est décédé à l'âge de 72 ans, ont annoncé sa famille et RMC. Cet ancien défenseur et entraîneur avait aussi brillé comme consultant.

Comme joueur, Courbis a fêté trois titres de champion de France avec Marseille (1972) et Monaco (1978, 1982), ainsi qu'un titre de champion de Grèce avec Olympiakos (1974). Il s'est ensuite lancé dans une longue carrière d'entraîneur et a notamment dirigé Toulon, Bordeaux, Toulouse, Marseille et Montpellier. A l'étranger, il a aussi notamment entraîné très brièvement le FC Sion (deux matches en 2012).

Cet homme - qui avait une gouaille, un humour et une voix qui ont marqué les esprits - a longtemps aussi été une figure médiatique reconnue, notamment sur les antennes de la radio RMC. Il avait aussi sa part d'ombre, ayant été impliqué dans plusieurs affaires judiciaires qui lui ont valu plusieurs condamnations, dont de la prison ferme.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Trump prêt à rencontrer la présidente par intérim du Venezuela

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Donald Trump que les échanges avec les autorités vénézuéliennes se passent bien. (© KEYSTONE/AP/Julia Demaree Nikhinson)

Le président américain Donald Trump s'est dit ouvert dimanche à une entrevue avec la dirigeante par intérim du Venezuela Delcy Rodriguez. Il a estimé que son gouvernement travaillait "vraiment bien" avec Caracas.

A la question de savoir s'il prévoyait de rencontrer Mme Rodriguez, Donald Trump a répondu aux journalistes: "A un moment donné, je le ferai", à bord de son avion Air Force One.

La vice-présidente du Venezuela, investie comme cheffe de l'Etat par intérim, après la capture du président Nicolás Maduro et de son épouse le 3 janvier, négocie sur plusieurs fronts avec Washington, qui souhaite notamment profiter des immenses réserves de pétrole vénézuéliennes.

Son gouvernement a décidé d'entamer "un processus exploratoire" en vue de rétablir les relations diplomatiques avec les Etats-Unis, rompues depuis 2019, tout en répétant qu'il n'est pas "soumis" à Washington.

Après une visite de diplomates américains à Caracas vendredi, l'exécutif américain "reste en contact étroit avec les autorités intérimaires", a indiqué samedi un responsable du département d'Etat. M. Trump a affirmé avoir "annulé" une nouvelle attaque américaine sur le Venezuela du fait de la "coopération" de Caracas.

Cuba dans le viseur

Le président américain, qui veut en finir avec la collaboration entre Caracas et la Havane, a néanmoins durci le ton contre Cuba et exhorté le pays caribéen à accepter "avant qu'il ne soit trop tard" un "accord" dont il n'a pas précisé la nature, suscitant la colère de son homologue à La Havane.

"Personne ne dicte quoi faire" à Cuba, a répondu sur le réseau social X le président cubain Miguel Diaz-Canel. Cuba est "une nation libre, indépendante et souveraine", a-t-il ajouté.

Aux Etats-Unis, dans le centre de détention de Brooklyn, à New York, où il est incarcéré, le président vénézuélien Nicolás Maduro s'est montré confiant. "Nous allons bien. Nous sommes des combattants", a-t-il déclaré selon son fils, dans une vidéo publiée samedi par le PSUVA, le parti au pouvoir au Venezuela.

Accusés notamment de trafic de drogue, l'ancien dirigeant socialiste et son épouse Cilia Flores ont plaidé non coupables lors de leur présentation lundi dernier devant la justice américaine, avant une prochaine audience prévue le 17 mars.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Les Golden Globes conquis par "Une bataille après l'autre"

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"Une bataille après l'autre" a raflé les prix de la meilleure comédie, du meilleur scénario, du meilleur second rôle féminin pour Teyana Taylor (à gauche) et du meilleur réalisateur pour Paul Thomas Anderson. (© KEYSTONE/EPA/CHRIS TORRES)

La fresque sur les dérives extrémistes des Etats-Unis, "Une bataille après l'autre", a triomphé aux Golden Globes dimanche, avec quatre récompenses. Le film du réalisateur Paul Thomas Anderson a confirmé son statut de favori en vue des Oscars dans deux mois.

Il a remporté les prix de la meilleure comédie, du meilleur scénario, du meilleur second rôle féminin pour Teyana Taylor et du meilleur réalisateur. "Vous êtes tellement généreux avec l'affection que vous me portez, à moi et à ce film [...] J'adore ce que je fais. Donc, c'est juste du plaisir", a remercié le cinéaste américain de 55 ans.

Plébiscitée pour sa capacité à saisir les fractures contemporaines des Etats-Unis, sa tragicomédie met en scène la traque d'ex-révolutionnaires d'extrême gauche par un suprémaciste blanc.

"A mes soeurs de couleur et aux petites filles de couleur qui regardent ce soir [...] notre lumière n'a pas besoin de permission pour briller", a lancé Teyana Taylor, qui y campe une héritière politique du Black Power complètement exaltée.

"Hamnet" surprend "Sinners"

Tête d'affiche du film, Leonardo DiCaprio s'est, en revanche, incliné pour le prix du meilleur acteur dans une comédie face à Timothée Chalamet, remarquable en joueur de ping-pong à l'ambition insatiable dans "Marty Supreme".

"Merci infiniment du fond du coeur. Je suis en lice avec de très grands noms. Cette catégorie est ultra relevée", a lâché l'acteur franco-américain de 30 ans.

Cette saison, "Sinners" passait pour le concurrent le plus sérieux d'"Une bataille après l'autre" pour l'Oscar du meilleur film. Mais ce film d'époque audacieux de Ryan Coogler, qui raconte la blessure profonde des Noirs dans le sud ségrégationniste des Etats-Unis des années 1930, sur fond de contes de vampires et de rythmes de blues, est reparti avec du plomb dans l'aile.

Il a été récompensé par le Globe de la meilleure performance au box-office et celui de la meilleure bande originale, mais a échoué à remporter le prix du meilleur film dramatique face à "Hamnet".

"L'Agent Secret", l'autre gagnant

La tragédie explore de manière fictive le deuil d'Agnes et William Shakespeare après la mort de leur fils. L'actrice irlandaise Jessie Buckley, qui y interprète l'épouse du dramaturge britannique, a été sacrée meilleure actrice.

Du côté des comédies, c'est l'Australienne Rose Byrne qui a été élue meilleure actrice, grâce à son rôle de mère au bout du rouleau, épuisée par la maladie de sa fille et les embûches de la vie, dans "If I Had Legs I'd Kick You".

Le film brésilien "L'Agent Secret" a été l'autre grand vainqueur de la cérémonie, avec deux trophées. Il a non seulement battu le représentant de la France aux Oscars, "Un simple accident", pour le prix du meilleur film international, mais a aussi permis à Wagner Moura d'être élu meilleur acteur dans un film dramatique.

Il y interprète un ex-universitaire traqué par des tueurs à gages sous la dictature brésilienne des années 1970, pendant qu'il tente de renouer avec son fils.

Il s'agit d'"un film sur la mémoire, ou l'absence de mémoire, et sur les traumatismes générationnels", a souligné le comédien brésilien. "Je pense que si ce traumatisme peut se transmettre de génération en génération, les valeurs le peuvent aussi. Alors ceci s'adresse à ceux qui restent fidèles à leur valeur dans les moments difficiles".

Une tonalité politique

Ce discours à la tonalité politique s'est avéré en accord avec le reste de la soirée: plusieurs célébrités portaient des badges "Be Good", du nom de Renee Good, une Américaine tuée cette semaine à Minneapolis par un agent de la police de l'immigration.

La maîtresse de cérémonie Nikki Glaser s'est également moquée du "ministère de la justice" américain, à qui elle a attribué "le Golden Globe du meilleur montage", pour la publication partielle du dossier Epstein, boulet politique du président américain Donald Trump.

Le palmarès a été complété par Stellan Skarsgard, élu meilleur second rôle masculin pour son incarnation d'un cinéaste en froid avec ses deux filles dans "Valeur sentimentale".

Le phénomène Netflix "KPop Demon Hunters" a lui remporté le Globe du meilleur film d'animation et celui de la meilleure chanson, pour un tube au titre prédestiné: "Golden".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Trump affirme que l'Iran veut "négocier"

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La répression des manifestations en Iran par les autorités a déjà fait près de 200 morts, selon une ONG (archives). (© KEYSTONE/AP)

Le président américain Donald Trump a affirmé dimanche que l'Iran, aux prises avec une vaste contestation, "veut négocier". Selon lui, une réunion est en préparation avec les dirigeants de la République islamique. Il n'a toutefois pas écarté des options militaires.

A bord de l'avion Air Force One, le président américain a estimé que Téhéran commençait à dépasser la ligne rouge qu'il avait fixée concernant les morts de protestataires lors de ce mouvement d'une ampleur inédite depuis trois ans, précisant que l'armée étudiait des "options très fortes".

L'ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, a déclaré dimanche avoir confirmé la mort d'au moins 192 manifestants, mais averti que le nombre réel de victimes pourrait être beaucoup plus lourd, dénonçant un "massacre" et un "crime [...] majeur contre le peuple iranien". L'IHR a aussi estimé à plus de 2600 les manifestants arrêtés.

Donald Trump a ajouté que Téhéran avait appelé samedi pour "négocier" et qu'une rencontre était "en cours de préparation". Il a cependant laissé planer la menace d'une action avant toute entrevue.

Appel du fils du shah

Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, avait auparavant affirmé que l'Iran riposterait à toute frappe américaine en ciblant des sites militaires et le transport maritime des Etats-Unis.

Le fils de l'ancien shah d'Iran et figure de l'opposition iranienne en exil aux Etats-Unis, Reza Pahlavi, a exhorté sur les réseaux sociaux les forces armées et de sécurité à "se tenir au côté du peuple".

Déclenchée à Téhéran le 28 décembre par des commerçants furieux contre la cherté de la vie, la contestation s'est largement étendue et représente pour la République islamique l'un de ses plus grands défis depuis sa proclamation en 1979.

Les autorités ont imposé une coupure d'Internet, en vigueur depuis plus de 72 heures, selon l'ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks.

"Deuil national"

Le gouvernement a décrété trois jours de deuil national pour les "martyrs de la résistance", en référence notamment aux membres des forces de sécurité tués. Si les autorités disent comprendre les revendications économiques des manifestants, elles fustigent de plus en plus des "émeutiers" instrumentalisés, selon elles, par l'étranger, les Etats-Unis et Israël en tête.

Le président Massoud Pezeshkian a exhorté la population à participer lundi à une "marche de résistance" dans tout le pays, pour dénoncer les violences commises, selon lui, par des "criminels terroristes urbains". La télévision d'Etat a diffusé des images de bâtiments en feu, dont une mosquée, ainsi que de cortèges funèbres d'agents des forces de l'ordre.

Dimanche, une vidéo largement partagée montrait de nouveau des manifestants se rassemblant dans le quartier de Pounak, à Téhéran, en scandant des slogans en faveur de la monarchie déchue.

La télévision d'Etat s'est efforcée de montrer une forme de retour au calme, diffusant des images d'une circulation fluide. Le gouverneur de Téhéran, Mohammad-Sadegh Motamedian, a affirmé à la télévision que "le nombre de manifestations [était] en baisse".

Dizaines de corps enveloppés

Des images publiées sur les réseaux sociaux - probablement par des moyens satellitaires - avaient montré de grandes foules défilant dans la nuit de samedi à dimanche dans plusieurs villes iraniennes, notamment la capitale Téhéran et Machhad, dans l'est du pays.

Dans une autre vidéo authentifiée par l'AFP, on voit des dizaines de corps enveloppés dans des sacs noirs devant une morgue de la capitale et ce qui semble être des Iraniens à la recherche de leurs proches disparus.

Le centre pour les droits de l'homme en Iran (CHRI), dont le siège est à New York, a affirmé que les hôpitaux étaient "débordés" par l'afflux de manifestants blessés et que les réserves de sang diminuent.

A Téhéran, un journaliste de l'AFP décrit une quasi-paralysie de la vie quotidienne. La mobilisation en Iran survient dans un pays affaibli par une guerre avec Israël en juin et les coups portés à plusieurs de ses alliés régionaux, ainsi que par les sanctions liées à son programme nucléaire rétablies en septembre par l'ONU.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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