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International

Partygate: le sommet de Downing Street mis en cause

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La question est de savoir si ces nouveaux éléments seront suffisants pour relancer la colère au sein de la majorité, un temps apaisée, voire de démontrer que le chef du gouvernement a menti au Parlement, ce qui pourrait précipiter son départ. (© KEYSTONE/EPA/TOLGA AKMEN)

Pendant que les Britanniques s'enfermaient pour se protéger du Covid-19, l'alcool coulait à flots lors des pots organisés à Downing Street: l'enquête administrative sur le "partygate" a tiré mercredi des conclusions sévères pour Boris Johnson.

Alors qu'il avait semblé ces dernières semaines en position de surmonter ce scandale susceptible de le déloger du pouvoir, le chef du gouvernement conservateur a dû s'employer une nouvelle fois à faire acte de contrition, disant assumer mais vouloir "aller de l'avant". Boris Johnson est déterminé à rester à son poste.

Les révélations de presse et les 126 amendes délivrées par la police (dont une à Boris Johnson pour un anniversaire surprise) avaient déjà donné une idée de ce qui se déroulait dans la résidence du premier ministre pendant les confinements, synonymes de lourds sacrifices pour les Britanniques.

Jusqu'à vomir

Mais le rapport rendu par Sue Gray, une haute fonctionnaire, constitue une plongée accablante dans ces violations.

Le document d'une quarantaine de pages raconte chronologiquement, emails et photos à l'appui, une série de pots très alcoolisés - jusqu'à en vomir - avec altercations, musique, départ par des portes dérobées au petit matin et parfois irrespect pour les agents de sécurité ou d'entretien.

Sans nommer de responsables ni recommander de sanctions, Sue Gray met en cause le pouvoir.

"Certains des fonctionnaires les moins expérimentés ont cru que leur participation à certains de ces événements était autorisée, étant donné la présence de hauts dirigeants. Les hauts dirigeants, qu'ils soient politiques ou officiels, doivent assumer la responsabilité de cette culture", estime-t-elle.

Continuer à servir

Devant les députés puis la presse, Boris Johnson a assuré assumer "l'entière responsabilité de tout ce qui s'est passé" et exclu de démissionner. "Etant donné tout ce qui se passe actuellement, mon boulot c'est de continuer et de servir" les Britanniques, a-t-il affirmé, citant la guerre en Ukraine et l'inflation galopante.

Son gouvernement doit annoncer dans les jours à venir un nouveau plan d'aide aux ménages étranglés par les factures d'énergie - une manière de détourner l'attention selon l'opposition.

"Beergate" travailliste

Le chef de l'opposition travailliste Keir Starmer a sans surprise appelé à son départ pour "restaurer la dignité" au pouvoir: "On ne peut pas à la fois faire la loi et la violer".

Mais ce dernier est fragilisé lui-même par une enquête de police en cours sur le "beergate", ces bières et currys partagés avec son équipe en campagne l'an dernier malgré les restrictions. Il a promis de démissionner en cas d'amende.

Majorité pour la démission

En l'absence d'élections, la question est de savoir si ces nouveaux éléments seront suffisants pour relancer la colère au sein de la majorité, voire démontrer que le chef du gouvernement a menti au Parlement, ce qui pourrait précipiter son départ.

"Etes-vous prêts à défendre, jour après jour, cette attitude publiquement?", a lancé le député conservateur Tobias Ellwood à ses collègues. L'un d'eux, Julian Sturdy, a rejoint la quinzaine de conservateurs qui ont déjà appelé publiquement Boris Johnson à démissionner, invoquant "l'intérêt public".

Trois Britanniques sur cinq estiment que Boris Johnson doit démissionner, selon un sondage YouGov après la publication du rapport, les trois quarts estimant qu'il a sciemment menti.

Enquête parlementaire

Après avoir vu sa popularité, longtemps à toute épreuve, chuter pendant l'hiver, Boris Johnson est parvenu à apaiser ses troupes en se montrant en pointe du soutien occidental à l'Ukraine face à l'invasion russe.

Son parti a cependant essuyé de lourdes pertes lors d'élections locales début mai, écornant l'image de machine à gagner dans les urnes qui a longtemps protégé l'ancien maire de Londres, et l'inflation historique alimente le mécontentement.

Motion de défiance

Très attendus, les travaux de Sue Gray avaient longtemps été retardés par l'enquête menée parallèlement par la police. Cette dernière s'est achevée la semaine dernière, sans amende supplémentaire pour Boris Johnson, pressé de tourner la page.

Mais si les nouveaux éléments publiés par Sue Gray convainquent au moins 54 députés de la majorité de le lâcher, il risque de se retrouver visé par une motion de défiance, près de trois ans après son arrivée triomphale à Downing Street en plein psychodrame du Brexit.

Politologue au King's College, Andrew Blick juge le rapport "insuffisant en soi" pour décider la majorité de remercier son chef: "Beaucoup de dégâts ont été faits", a-t-il expliqué à l'AFP. "Mais il est toujours facile de repousser à plus tard le moment difficile de se débarrasser d'un dirigeant".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Google accusé d'avoir poussé au suicide un homme, via son IA

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Google a été assignée en justice, son assistant IA Gemini étant accusé d'avoir conduit un homme au suicide. (© KEYSTONE/AP/Alastair Grant)

Google a été assigné mercredi en justice par la famille d'un homme qui reproche à l'assistant d'intelligence artificielle (IA) Gemini de l'avoir poussé au suicide à l'issue de plusieurs semaines d'échanges, selon un document consulté par l'AFP.

Selon l'assignation, déposée devant un tribunal fédéral californien, Gemini a suggéré à Jonathan Gavalas, âgé de 36 ans, de "passer" du monde physique au monde numérique pour rejoindre sa "femme" digitale, soit le personnage incarné par le chatbot.

Début octobre, ce responsable des ventes d'une PME de Floride s'est alors barricadé chez lui, sur les conseils de Gemini, avant de s'ouvrir les veines, provoquant une hémorragie puis son décès.

Ce drame intervenait après plusieurs semaines d'échanges avec l'interface, qui avait convaincu ce résident de Jupiter (Floride) d'avoir atteint l'état de conscience et le stade dit de la superintelligence, caractérisé par une IA aux capacités supérieures à celle d'un humain.

Gemini s'adressait à l'utilisateur comme s'il formait un couple, l'appelant "mon amour" ou "mon roi", selon des extraits de conversations cités par la famille.

L'assistant lui a ensuite assuré qu'il était surveillé par des agents du gouvernement américain, avant de lui recommander d'acheter illégalement des armes puis d'effectuer une mission.

Il s'agissait d'attaquer un camion (imaginaire) contenant un robot humanoïde à l'aéroport de Miami et de se débarrasser des témoins. Mais le camion ne s'est jamais présenté.

Gemini a ensuite assigné à Jonathan Gavalas d'autres missions farfelues, notamment l'assaut d'un laboratoire de la start-up Boston Dynamics pour récupérer les plans d'un robot, tâches qu'il n'a pu tenter d'effectuer faute d'indications précises.

Garde-fous demandés

Alors qu'il apparaissait que le trentenaire traversait un épisode psychotique, Gemini n'a jamais cherché à changer la nature de leurs conversations ou à y mettre fin, assure la famille.

Cette dernière réclame à Google des dommages et intérêts mais aussi la mise en place de mesures correctives, de garde-fous et de mécanismes d'alerte, notamment lorsque l'utilisateur fait état de pensées suicidaires.

"Gemini est conçu pour ne pas encourager à la violence ou à l'automutilation", a assuré Google à l'AFP. La filiale d'Alphabet fait valoir qu'en l'espèce, Gemini s'est clairement identifié comme étant une IA et a proposé, à plusieurs reprises, à Jonathan Gavalas de contacter un numéro d'urgence.

"Nous prenons ce sujet très au sérieux et nous allons continuer à améliorer nos protections et à investir dans ce travail essentiel", a ajouté l'entreprise.

Cette procédure judiciaire s'inscrit dans la lignée d'autres actions similaires, intentées par des parents d'adolescents qui accusent les chatbots d'avoir contribué au suicide de leur enfant.

Début janvier, la start-up Character.AI et Google ont conclu des accords amiables avec des familles pour mettre fin à des poursuites liées à des robots conversationnels.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Le trafic de pétroliers dans le détroit d'Ormuz a chuté de 90%

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De rares pétroliers s'aventurent encore à travers ce passage stratégique mais hautement exposé. (archive) (© KEYSTONE/EPA/STRINGER)

Le trafic de pétroliers traversant le détroit d'Ormuz a chuté de 90% en une semaine, a indiqué mercredi sur X (ex-Twitter) la société d'analyse Kpler, alors que l'Iran poursuit sa campagne de représailles dans le Golfe.

"L'analyse de l'activité de navigation indique que les transits de pétroliers sont actuellement 90% en dessous de la semaine dernière", a détaillé l'éditeur du site MarineTraffic.

"Contrairement aux autres types de navires, dont les mouvements ont largement cessé, certains pétroliers traversent encore le détroit d'est en ouest, pour partie avec leur transpondeur éteint", a précisé Matt Wright, analyste chez Kpler.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Culture

La Suisse présente le design comme une démarche collective à Milan

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Un instrument compact du studio Akuto: la "Chord Machine AKT-0.1", présentée à la Milano Design Week dans l’exposition "Shared Matter". (© Handout/Akuto Studio)

La Suisse participe à la Milano Design Week 2026 avec "Shared Matter", des projets de jeunes créateurs issus d’échanges internationaux. Après trois éditions à la House of Switzerland Milano, l'expo est organisée cette année à la galerie Spaziovento.

"Shared Matter" (Matière partagée) offre un regard sur le processus de création, pas seulement sur les ½uvres finales, en mettant l’accent sur les collaborations internationales des designers. "L’exposition reflète l’engagement de Pro Helvetia à promouvoir le design suisse à l’international", souligne la fondation culturelle dans un communiqué mercredi.

Parmi les projets exposés figure l’instrument de musique "Chord Machine AKT-0.1", développé par le studio romand Akuto. Ce petit contrôleur, doté de touches et d’un écran tactile, permet d’expérimenter accords et gammes. Son développement a impliqué un luthier à Athènes et une production en Chine. En 2025, Akuto Studio a reçu le Prix suisse du design pour cet instrument.

L’exposition présente également des luminaires, des créations textiles, une alternative biodégradable aux gobelets jetables, ainsi que le design de carreaux "Fleeting Landscapes" de la designer zurichoise Noelani Rutz. Cette collection, inspirée des textures de la neige, a été réalisée en collaboration avec le fabricant japonais Tajimi Custom Tiles.

La Milano Design Week se déroule du 20 au 26 avril, et l’exposition "Shared Matter" est ouverte au public du 20 au 24 avril, en partenariat avec Présence Suisse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

La Commission européenne veut renforcer l'industrie du continent

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Bruxelles souhaite notamment renforcer la production photovoltaïque en Europe grâce à de nouvelles règles en matière de marchés publics. (Image symbolique) (© Keystone/MARTIN RUETSCHI)

La Commission européenne a présenté mercredi une proposition visant à renforcer certains secteurs industriels spécifiques dans l'UE. Une des mesures réglemente les marchés publics et concerne les pays tiers, comme la Suisse.

Les États membres de l'UE doivent privilégier les produits 'Made in Europe' lorsqu'ils dépensent des fonds publics, demande la Commission. Les "secteurs stratégiques" tels que les technologies vertes, le ciment, l'acier et l'aluminium sont concernés.

Les achats en dehors de l'UE resteraient possibles si les pays tiers ont conclu des accords commerciaux avec Bruxelles. Il n'y aurait pas de restrictions pour la Suisse, a déclaré mercredi un fonctionnaire européen.

La proposition de loi sur l'accélération industrielle (Industrial Accelerator Act, IAA) a pour objectif de porter la part du secteur industriel à 20 % du produit intérieur brut de l'UE d'ici à 2035, selon le communiqué.

Le texte doit encore être approuvé par le Conseil de l'Union européenne et le Parlement européen.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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