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Économie

Pékin signe l'une des croissances les plus faibles depuis 30 ans

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Une crise inédite dans l'immobilier et un chômage record des jeunes comptent parmi les raisons de cette faible croissance. (© KEYSTONE/EPA/MARK R. CRISTINO)

La Chine a connu en 2023 la croissance la plus faible depuis trois décennies hors période de Covid. Une crise dans l'immobilier et les incertitudes fragilisent la reprise pour la deuxième puissance mondiale.

Le géant asiatique, pénalisé par trois années de restrictions sanitaires contre le Covid, a levé ces mesures fin 2022, ce qui a largement permis à son économie de repartir en début d'année dernière.

Mais le rebond s'est essoufflé et bute sur plusieurs obstacles dont une confiance morose des ménages et des entreprises, qui pénalise la consommation. Une crise inédite dans l'immobilier, un chômage record des jeunes et le ralentissement mondial grippent également des moteurs traditionnels de la croissance chinoise.

Dans ce contexte, le pays a malgré tout vu en 2023 son produit intérieur brut (PIB) croître sur un an de 5,2%, a annoncé mercredi le Bureau national des statistiques (BNS). Ce rythme, qui ferait bien des envieux dans la plupart des grandes puissances économiques, n'en reste pas moins le plus faible pour la Chine depuis 1990 (3,9%), hors période de Covid.

Un groupe d'économistes interrogés par l'AFP avaient anticipé lundi ce taux de croissance (+5,2%), un chiffre que le Premier ministre chinois Li Qiang a confirmé mardi au Forum de Davos (Suisse). En revanche, entre le troisième et quatrième trimestres, comparaison plus fidèle à la conjoncture, le rythme est bien plus modeste (+1%).

Pression sur l'emploi

En 2023, "promouvoir le développement" de l'économie a été "une tâche ardue", a souligné devant la presse un responsable du BNS, Kang Yi. En décembre, les ventes au détail, principal indicateur des dépenses des ménages, ont ainsi ralenti (+7,4% sur un an), après une nette accélération en novembre (+10,1%).

Des analystes sondés par l'agence Bloomberg tablaient sur un rythme plus rapide (+8%). De son côté, la production industrielle a légèrement accéléré en décembre (+6,8% sur un an), après une hausse de 6,6% un mois plus tôt.

Quant au taux de chômage, il a légèrement augmenté en décembre à 5,1%, contre 5% en novembre. Ce chiffre dresse toutefois un tableau incomplet de la conjoncture, car il n'est calculé que pour les seuls travailleurs urbains. Il exclut de fait des millions de travailleurs migrants des zones rurales, une population davantage vulnérable au ralentissement économique et dont la situation est aggravée par la crise de l'immobilier.

Ce secteur a longtemps représenté au sens large plus du quart du PIB de la Chine et constituait un important vivier d'emplois. L'immobilier souffre depuis 2020 d'un durcissement par Pékin des conditions d'accès au crédit pour les promoteurs immobiliers, afin de réduire leur endettement.

Les déboires financiers de groupes emblématiques (Evergrande, Country Garden...) alimentent depuis la défiance des acheteurs, sur fond de logements inachevés et de chutes des prix du mètre carré. Les mesures de soutien de Pékin au secteur n'ont eu pour le moment que peu d'effets.

Economie vacillante

"Un soutien plus ferme aux promoteurs pourrait apaiser les inquiétudes" sur leur santé financière et faire repartir ce secteur crucial, indique à l'AFP Michelle Lam, économiste pour la banque Société Générale. Eminemment politique et sujet à caution, le chiffre officiel du PIB de la Chine n'en reste pas moins très scruté, compte tenu du poids du pays dans l'économie mondiale.

"Les données officielles soulignent à quel point le quatrième trimestre 2023 a été meilleur que celui de 2022, mais l'économie a été vacillante jusqu'à la fin de l'année", relève l'analyste Shehzad Qazi, du cabinet d'études China Beige Book.

"L'an dernier, la Chine a connu la reprise la plus décevante imaginable. Mais c'est néanmoins une reprise", concède-t-il, ajoutant qu'un soutien plus robuste à l'économie sera nécessaire en 2024. Cette année, la Chine devrait voir son PIB ralentir à 4,5%, selon des prévisions de la Banque mondiale.

Le pouvoir va devoir "renforcer son soutien" en faveur de la croissance, notamment par le biais de "mesures fiscales pour soutenir l'investissement", estime auprès de l'AFP Brian Coulton, économiste pour l'agence de notation Fitch. Le groupe d'experts interrogés par l'AFP table pour sa part sur 4,7% de croissance. Le gouvernement doit annoncer l'objectif officiel en mars.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Les tarifs de l'énergie ont occupé le surveillant des prix

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Le surveillant des prix Stefan Meierhans a été fortement mis à contribution en 2025. (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

En 2025, le surveillant des prix s'est principalement occupé des tarifs de l'énergie, de la santé et des services postaux. La majorité des réclamations des citoyens concernait ces trois domaines.

Des allégements notables ont pu être obtenus dans plusieurs domaines centraux, a-t-on appris lundi lors d'une conférence de presse du surveillant des prix. Ses interventions ont permis d'économiser plusieurs centaines de millions de francs.

Monsieur Prix a pu conclure des accords à l'amiable avantageux pour la clientèle avec les exploitants de réseaux de gaz à haute pression, avec un fournisseur de chaleur à distance, avec la Poste, avec le principal fournisseur de services de paiements sans numéraire et avec plusieurs plateformes numériques.

En revanche, il n'a pas trouvé de solution avec la plateforme Booking.com. Il a donc rendu une décision imposant à la plateforme de réservation hôtelière d'abaisser ses taux de commission de près d'un quart. Une procédure judiciaire est en cours.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Le moral des industriels helvétiques toujours morose en février

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La disponibilité des composants électroniques notamment s'étiole, alors que leur prix emprunte le chemin des cimes. (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Les industriels en Suisse ont fait montre en février d'une persistante méfiance vis-à-vis de l'avenir.

L'indice PMI des directeurs d'achat compilé par le cabinet procure.ch et diffusé lundi par UBS a reculé de 1,4 point pour s'établir à 47,4 points, s'éloignant d'un seuil de croissance de 50 points qui n'a plus été franchi depuis désormais 38 mois.

Les économistes démarchés par l'agence AWP anticipaient une valeur comprise entre 48,5 et 50,6 points.

Les volumes d'achats notamment se sont contractés, dans un contexte d'inflation et de retards de livraison pour les composants électroniques. La composante production, positive en janvier, est repassée à 47 points nettement sous la barre fatidique.

La réduction des stocks s'est poursuivie, tant pour les matières premières que pour les produits finis. Nonobstant une embellie, la situation demeure tendue sur le front de l'emploi.

Si le secondaire fait grise mine, le tertiaire poursuit sa progression avec un indice pour les services en hausse de 0,4 point à 54,2 points, pour un troisième mois d'affilée dans la zone de croissance. La composante emploi tutoie désormais les 50 points, s'étant enrobée de 4 points pleins à 49,6 points. Demande et carnets de commandes par contre ont eu tendance à s'émacier.

Les inquiétudes concernant les barrières commerciales se sont quelque peu estompées et la grande majorité des entreprises interrogées n'anticipent toujours aucun changement des tendances protectionnistes au cours de l'année.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Voyage compliqué mais pas d'impact prévu pour le premier GP

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Tout sera prêt pour le GP d'Australie malgré le conflit au Moyen-Orient (© KEYSTONE/EPA AAP/JAMES ROSS)

Des dizaines de vols annulés et des centaines de modifications de trajets pour gagner l'Australie en raison du conflit au Moyen-Orient: la Formule 1 fait face à un casse-tête logistique.

Mais tout devrait être prêt pour le premier Grand Prix de la saison, ce week-end à Melbourne.

"Les dernières 48 heures ont nécessité des réorganisations de vols", a souligné lundi le directeur du Grand Prix d'Australie Travis Auld. "D'après ce que j'ai compris, tout est désormais réglé, tout le monde sera présent pour la course et les fans ne remarqueront aucune différence".

"Certains pilotes sont déjà en Australie, tout comme certains membres des équipes. Mais il y en a un certain nombre encore au Royaume-Uni et un peu partout en Europe qui doivent encore arriver ici. Ils ont donc dû trouver un autre moyen, cela a été tout un processus pour eux, et je suis sûr que cela leur a demandé beaucoup de travail", a ajouté Auld en assurant que "tout le monde sera là, prêt pour la course".

D'ores et déjà, "tout le fret est là" les voitures sont dans leurs conteneurs sur le circuit, prêtes à être déchargées dans les garages des équipes, a-t-il souligné auprès de la chaîne Channel Nine.

M. Auld a précisé que près de 1000 membres du personnel de la F1 avaient été contraints de réorganiser leurs vols en raison du chaos créé par les frappes sur l'Iran, et qu'environ 500 d'entre eux, venant d'Europe, allaient être acheminés par trois avions spécialement affrétés pour l'occasion.

Pilotes, ingénieurs, chefs d'écurie, mécaniciens: la plupart sont basés en Europe et le Moyen-Orient est en temps normal un hub important pour les vols en direction de l'Australie. Avec la première course ce week-end, tous ces personnels ont été pris dans le plus grand chaos touchant le transport aérien mondial depuis la pandémie de Covid-19, avec un fort impact à Dubaï, Bahreïn ou Doha.

Moins d'impact ensuite

Après Melbourne, la F1 se rendra en Chine, puis au Japon, pour lesquels le conflit au Moyen-Orient ne devrait pas avoir d'impact. Mais des questions se posent concernant la quatrième manche à Bahreïn, prévue du 10 au 12 avril, et la cinquième en Arabie saoudite une semaine plus tard.

"Ces courses n'auront pas lieu avant plusieurs semaines. Comme toujours, nous suivons de près toute situation de ce type et travaillons en étroite collaboration avec les autorités compétentes", a déclaré un porte-parole de la F1.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Le commerce de détail trébuche en janvier

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Les enseignes alimentaires spécialisées figurent parmi les rares gagnantes du commerce de détail début 2026. (archive) (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Les recettes du commerce de détail en Suisse ont débuté l'année sur un recul. En janvier, les chiffre d'affaires, ajustés des effets calendaires, ont baissé de 1,8% en termes nominaux, ou de 1,1% en tenant compte de l'inflation (termes réels).

Hors carburants et effets du renchérissement, l'évolution aurait atteint -1,1%, rapporte l'Office fédéral de la statistique (OFS) dans son point de situation périodique lundi.

Dans les grandes lignes, le commerce de détail sur éventaires et marchés - vente par correspondance ou via internet a affiché la plus forte baisse de 15,8%, loin derrière le commerce de détail d'équipements de l'information et de la communication (-4,6%).

Les seules progressions revenaient à la catégorie Autre commerce de détail en magasin non spécialisé (+3,2%) et commerce de détail alimentaire en magasin spécialisé (+2,2%). Le commerce de détail en magasin non spécialisé à prédominance alimentaire se maintenait avec +0,2%.

Les carburants perdaient de leur côté 3,4%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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