International
Possible intervention au Niger: le compte à rebours a commencé
- Share
- Tweet /home/clients/a0d505b655321b17f8ff9c921bca9d03/lfm/wp-content/plugins/mvp-social-buttons/mvp-social-buttons.php on line 72
https://www.lfm.ch/wp-content/uploads/2023/08/manifestants-anti-francais-et-pro-putschistes-a-niamey-1000x600.jpg&description=Possible intervention au Niger: le compte à rebours a commencé', 'pinterestShare', 'width=750,height=350'); return false;" title="Partager sur Pinterest">
La pression de la communauté internationale s'accentuait samedi sur les putschistes qui ont pris le pouvoir au Niger, à la veille de la fin d'un ultimatum du bloc ouest-africain (Cedeao) qui s'est dit prêt à intervenir militairement.
Le ministère français des Affaires étrangères a indiqué appuyer "avec fermeté et détermination" les efforts de la Cedeao pour faire échouer la tentative de putsch.
"Il en va de l'avenir du Niger et de la stabilité de toute la région", a souligné le Quai d'Orsay dans un communiqué.
Vendredi, les chefs d'état-major de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest ont "défini les contours d'une "éventuelle intervention militaire" contre la junte nigérienne, selon un responsable de l'organisation régionale.
UIltimatum
"Tous les éléments d'une éventuelle intervention ont été élaborés lors de cette réunion, y compris les ressources nécessaires, mais aussi la manière et le moment où nous allons déployer la force", a déclaré le commissaire chargé des Affaires politiques et de la Sécurité, Abdel-Fatau Musah, à l'issue d'une réunion à Abuja.
Le 30 juillet, quatre jours après le coup d'Etat qui a renversé le président élu Mohamed Bazoum, la Cedeao avait donné sept jours aux putschistes, soit jusqu'à dimanche soir, pour le rétablir dans ses fonctions, sous peine d'utiliser "la force".
Plusieurs armées ouest-africaines comme le Sénégal se sont dites prêtes à envoyer des soldats, tout comme la Côte d'Ivoire, selon une source proche de la délégation ivoirienne à Abuja qui n'a pas précisé le nombre éventuel d'hommes mobilisés.
"La décision d'intervenir est entre les mains des politiques", a ajouté cette source.
"Coup d'Etat de trop"
La cheffe de la diplomatie française Catherine Colonna a affirmé samedi matin sur France info qu'il fallait "prendre très au sérieux la menace de recours à une intervention" de la Cedeao.
Dans une autre interview, à RFI, elle a indiqué que les putschistes "ont jusqu'à demain (dimanche) pour renoncer à cet aventurisme, ces aventures personnelles, et restaurer la démocratie au Niger", estimant qu'il s'agissait "du coup d'Etat de trop".
D'autres pays ouest-africains, le Mali et le Burkina, gouvernés par des militaires putschistes et suspendus des instances de la Cedeao, ont eux prévenu qu'ils seraient solidaires du Niger et que toute intervention militaire serait considérée comme "une déclaration de guerre" à leur encontre.
Le Tchad, importante puissance militaire africaine et pays voisin du Niger a d'ores et déjà indiqué qu'il ne participerait à aucune intervention.
"Le Tchad n'interviendra jamais militairement. Nous avons toujours prôné le dialogue. Le Tchad est un facilitateur", a déclaré Daoud Yaya Brahim, le ministre de la Défense de ce pays qui n'est toutefois pas membre de la Cedeao.
Les putschistes de Niamey, dirigés par le général Abdourahamane Tiani, ont de leur côté promis une "riposte immédiate" à "toute agression".
La solution diplomatique continue toujours d'être privilégiée selon M. Musah, rejoint sur ce point par le Bénin, pays voisin du Niger et membre de la Cedeao.
Plusieurs chancelleries occidentales ont également prôné le dialogue, notamment l'Allemagne qui a appelé à poursuivre les "efforts de médiation".
"Veille" citoyenne
Les relations entre la junte au Niger et l'ancienne puissance coloniale française se sont dégradées ces derniers jours.
Les putschistes ont dénoncé jeudi soir des accords de coopération dans le domaine de la sécurité et de la défense avec la France, qui déploie au Niger un contingent militaire de 1.500 soldats pour la lutte antiterroriste.
Selon Mme Colonna, interrogée samedi sur RFI, la remise en cause du dispositif antiterroriste français au Niger n'est "pas à l'ordre du jour", même si la coopération est "suspendue" du fait de la tentative de putsch.
Après la France, l'Allemagne et les Pays-Bas, les Etats-Unis, partenaire important du Niger, ont suspendu des programmes d'aide tout en maintenant leur aide humanitaire "vitale".
A Niamey, plusieurs manifestations rassemblant tantôt des centaines tantôt des milliers de pro-putschistes, ont eu lieu ces derniers jours.
"Le Niger sera le tombeau de la Cedeao des chefs d'Etat au profit de la Cedeao des peuples", déclarait vendredi devant environ 200 étudiants le secrétaire général de l'Union des scolaires nigériens, Bakin Batoure Almoustapha, en appelant les étudiants à soutenir sans réserve les putschistes.
Samedi, les rues de capitale étaient calmes.
Parmi les habitants interrogés par l'AFP, nombre d'entre eux appelaient à la désescalade pour éviter une "catastrophe".
Des "brigades de veille" citoyennes ont également été mises en place sur plusieurs ronds-points de Niamey pour "surveiller la menace extérieure".
Dans un décret lu jeudi soir à la télévision, la junte avait appelé "la population nigérienne à la vigilance à l'égard des espions et des forces armées étrangères", et invité les citoyens à transmettre aux autorités "toute information relative à l'entrée ou au mouvement d'individus suspects".
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Prêt à l'Ukraine: le sommet européen échoue à rallier Orban
Dont acte. En dépit de leurs pressions, les dirigeants européens ne sont pas parvenus jeudi à faire fléchir le premier ministre hongrois Viktor Orban, imperturbable dans son refus de débloquer un prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine.
Au terme d'une matinée où chacun y est allé de son discours de responsabilité, le dirigeant hongrois est resté inflexible, obligeant ses pairs, réunis à Bruxelles en sommet européen, à renvoyer le sujet à un prochain rendez-vous.
"La position de la Hongrie est très simple: nous aiderons l'Ukraine quand nous aurons notre pétrole", avait-il déclaré jeudi, avant même le début d'un sommet des 27.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, devenu ennemi juré de M. Orban à quelques semaines des élections hongroises du 12 avril, n'est pas non plus parvenu à le faire changer d'avis, lors de son intervention, en visioconférence, devant les 27.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Économie
La BCE sonne l'alerte mais maintient ses taux
La Banque centrale européenne BCE a averti jeudi que la flambée des prix de l'énergie due à la guerre au Moyen-Orient risquent d'alimenter sur la durée l'inflation et de peser sur la croissance en zone euro, tout en maintenant ses taux inchangés.
"La guerre au Moyen-Orient a considérablement accentué l'incertitude entourant les perspectives, créant des risques à la hausse pour l'inflation et des risques à la baisse pour la croissance économique", selon le communiqué de décisions du jour de l'institut monétaire.
La BCE estime que cela aura une "incidence significative" sur l'inflation à court terme via les prix de l'énergie, avec des effets à moyen terme dépendant de l'intensité et de la "durée du conflit" ainsi que de leur impact sur l'économie, est-il expliqué.
Dans l'immédiat, les gardiens de l'euro ont choisi de ne pas changer le cap monétaire : le taux de dépôt, qui sert de référence, reste fixé à 2%, comme depuis juillet, tandis que l'inflation évolue ces derniers mois autour de l'objectif de 2%.
Le conflit a entraîné une quasi-paralysie du détroit d'Ormuz par l'Iran - passage clé par lequel transitent environ 20% du pétrole mondial - ainsi que des attaques contre des infrastructures énergétiques du Golfe faisant bondir les prix de l'or noir et du gaz.
L'impact se fait sentir en Europe, fortement dépendante des importations d'énergies fossiles, et ainsi vulnérable aux retombées du conflit opposant les alliés que sont les États-Unis et Israël à l'Iran.
Les prix des carburants à la pompe ont nettement monté et les entreprises, en particulier celles énergivores, vont payer le prix fort.
De quoi fragiliser davantage une croissance déjà poussive en zone euro et gonfler l'inflation, le pire des scénarios pour la BCE.
"Naviguer à vue"
Le Conseil des gouverneurs de la BCE se dit toutefois en "bonne position pour faire face à cette incertitude".
En l'absence de signes d'une accélération de l'inflation sous-jacente, qui exclut les prix volatils de l'énergie et des matières premières, la BCE n'a "pas vraiment d'argument pour une hausse de taux", a indiqué à l'AFP Reinhard Pfingsten, directeur des investissements d'ApoBank. "Ils vont simplement naviguer à vue", a-t-il ajouté.
D'autres banques centrales ont déjà opté pour la prudence.
La Réserve fédérale américaine (Fed) a maintenu mercredi ses taux inchangés pour la deuxième réunion consécutive, expliquant que "les implications des événements au Moyen-Orient pour l'économie américaine sont incertaines".
La Banque d'Angleterre (BoE) a également laissé jeudi son taux directeur inchangé, à 3,75%, comme l'avaient fait plus tôt la Banque du Japon (BoJ) et la Banque nationale suisse (BNS).
Ces banques centrales ont jugé que l'inflation globale sera plus élevée dans les mois à venir en raison du choc causé par le conflit au Moyen-Orient.
Nouvelles projections
La BCE a publié jeudi de nouvelles projections économiques à l'horizon 2028 qui ont partiellement tenu compte des hausses du prix du Brent et du gaz observées depuis fin février.
La banque centrale a taillé dans ses prévisions de croissance revue à 0,9% pour 2026, contre 1,2% en décembre. Côté inflation, l'institution attend un taux de 2,6% pour cette année, contre 1,9% auparavant, puis 2% en 2027 et 2,1% en 2028.
La BCE dit avoir évalué l'impact du conflit sur la croissance et l'inflation via plusieurs "scénarios alternatifs" qui seront publiés dans l'après-midi. Elle avait déjà fait un tel exercice en juin 2025, après la guerre commerciale lancée par Donald Trump.
Les marchés, qui ont nettement avancé leurs anticipations de première hausse des taux de la BCE cette année en raison de la flambée du pétrole, scruteront tout signal susceptible de les confirmer.
Mme Lagarde pourrait aussi relativiser les comparaisons avec la forte inflation qui avait suivi l'invasion russe de l'Ukraine en 2022, période durant laquelle la BCE avait été critiquée pour sa réaction jugée trop lente.
Le contexte était alors "très différent", selon Jack Allen-Reynolds, économiste Europe chez Capital Economics: un mélange de politiques monétaire et budgétaire accommodantes, de choc énergétique et de chaînes d'approvisionnement perturbées crée un "cocktail explosif pour l'inflation". "Nous ne sommes plus dans ce monde-là aujourd'hui", conclut-il.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
International
L'OMC prévoit une croissance de 1,9% sans l'ombre du Moyen-Orient
Le commerce mondial de marchandises devrait progresser de 1,9% cette année, selon l'OMC. Mais ces prévisions annoncées jeudi à Genève pourraient être revues vers le bas avec la guerre au Moyen-Orient.
Ce ralentissement s'explique par la normalisation du commerce après de nouveaux produits liés à l'intelligence artificielle (IA) et les importantes importations en 2025 au moment des menaces de tarifs douaniers. Mais si les prix du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié, avec la guerre au Moyen-Orient, venaient à rester élevés, la prévision pourrait même être encore inférieure de 0,5 point cette année. Et 1 point dans les régions importatrices des énergies.
Les Etats peuvent diminuer l'impact "en maintenant des politiques commerciales prévisibles et en renforçant les filières d'approvisionnement mondiales", a estimé la cheffe de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) Ngozi Okonjo-Iweala avant la ministérielle de l'institution. Pour 2027, la croissance devrait être relancée à 2,6%.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
La BCE maintient son taux directeur
La Banque centrale européenne (BCE) a maintenu jeudi pour la sixième fois d'affilée depuis juillet son principal taux directeur à 2%, malgré la flambée des prix liée à la guerre au Moyen-Orient.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : awp / ats / afp
-
LausanneIl y a 23 heures
Fin de l’aventure Doodah après 23 ans au centre-ville
-
SuisseIl y a 2 jours
Manor ferme trois magasins, 100 collaborateurs sur la sellette
-
LausanneIl y a 2 jours
Vaud: refus de couper la rente à vie en cas de condamnation
-
LausanneIl y a 2 jours
Sport associatif: nouvelles formations pour soutenir le bénévolat
-
VaudIl y a 2 jours
Un conducteur décède à Château-d'Oex (VD)
-
CultureIl y a 2 jours
Katy Perry, Gorillaz et The Cure à Paléo
-
SuisseIl y a 24 heures
La chute d'une télécabine fait une victime au-dessus d'Engelberg
-
LausanneIl y a 2 jours
Plus de 40 évènements contre le racisme dans l'espace public


