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Coronavirus

Pour Donald Trump, le Covid-19 est "pire que Pearl Harbor"

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Donald Trump estime que le coronavirus est "l'attaque la pire à laquelle son pays a jamais été confronté". (©AP PHOTO/ALEX BRANDON)

Avec plus de 73'000 morts aux Etats-Unis, la pandémie due au coronavirus est "pire" que l'attaque sur Pearl Harbor et les attentats du 11 septembre, a affirmé mercredi le président américain. Le pays a encore enregistré plus de 2000 décès supplémentaires en 24 heures.

"Ce fut la pire attaque à laquelle notre pays a jamais été confronté. C'est pire que Pearl Harbor", a déclaré Donald Trump en évoquant l'attaque surprise du Japon contre la base militaire américaine à Hawaï en 1941, qui avait poussé les Etats-Unis à entrer dans la Seconde Guerre mondiale.

"C'est pire que le World Trade Center", a-t-il ajouté, en référence aux attentats du 11 septembre 2001, qui ont fait près de 3000 morts. Le président américain s'en est encore pris à la Chine, berceau de la pandémie, en estimant que "cela n'aurait jamais dû arriver".

Invectives

Pékin et Washington ont continué leurs échanges d'invectives. Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a de nouveau affirmé disposer de "preuves significatives" que le Covid-19 s'était propagé depuis un laboratoire de Wuhan, dans le centre de la Chine, même s'il a admis n'avoir "pas de certitudes".

Le matin même, le pouvoir chinois avait catégoriquement rejeté ces accusations, de même que l'idée - avancée par Washington et soutenue par plusieurs pays occidentaux - d'une enquête internationale.

Depuis son apparition officiellement déclarée en décembre à Wuhan, le nouveau coronavirus a fait plus de 260'000 morts dans le monde, selon un bilan très certainement sous-estimé. Il a contraint plus de la moitié de l'humanité à rester confinée.

Les Etats-Unis, pays le plus touché, ont encore déploré plus de 2000 morts mercredi, avec un bilan de plus de 73'000 décès au total. Les autres pays les plus affectés sont le Royaume-Uni (30'076 morts), l'Italie (29'684), l'Espagne (25'857) et la France (25'809).

Enfants américains sous-nutris

Les mesures de restriction imposées aux Etats-Unis ont un effet sur la nutrition des enfants, selon un rapport publié mercredi par un cercle de réflexion américain, la Brookings Institution. Près d'un enfant sur cinq n'y mange pas à sa faim depuis le début de la pandémie due au coronavirus.

Le centre de réflexion a analysé les résultats de deux études nationales menées récemment pour mesurer l'impact de la crise du Covid-19 dans le pays. Dans l'une de ces deux études, 17,4% des mères d'enfants de 12 ans et moins interrogées disent ne pas pouvoir suffisamment nourrir leur progéniture par manque d'argent.

"Il est évident que les enfants les plus jeunes souffrent d'insécurité alimentaire à un degré sans précédent à l'époque contemporaine", note Lauren Bauer, qui a compilé le rapport pour la Brooking Institution. "L'insécurité alimentaire des foyers comptant des enfants de 18 ans et moins a augmenté de 130% par rapport à 2018", appuie-t-elle.

Repas sautés et portions réduites

Certains parents, alerte la chercheuse, sont contraints de réduire les portions dans les assiettes, voire carrément de faire sauter des repas à leurs enfants. En cause notamment: l'interruption de programmes de distribution de repas dans les écoles, fermées à cause de la pandémie, explique-t-elle. Elle appelle les autorités à venir en aide à ces populations défavorisées.

Au moins 30 millions d'Américains ont fait une demande d'allocation chômage depuis le début de la pandémie. Le taux de chômage du mois d'avril, qui doit être annoncé vendredi, pourrait approcher les 20%, un niveau jamais atteint dans le pays depuis la grande dépression des années 1930.

Les Etats-Unis ont enregistré au total plus de 1,2 million de cas de nouveau coronavirus, pour près de 73'000 décès, selon le comptage, actualisé en continu, de l'université Johns Hopkins.

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L'OFSP défend la stratégie de la Suisse durant la pandémie de Covid

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Lors d'une pandémie, il vaut mieux avoir trop que pas assez de doses de vaccin, estime Anne Lévy, directrice de l'OFSP (archives). (© Keystone/GEORGIOS KEFALAS)

La directrice de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) Anne Lévy a défendu la commande de 61 millions de doses de vaccin contre le Covid-19 à l'époque de la pandémie. Elle est également revenue sur l'affaire Patrick Fischer.

"Au début de la pandémie, la concurrence pour l'approvisionnement était rude", rappelle-t-elle dans une interview au SonntagsBlick. "On ne savait pas clairement quelle entreprise disposait des meilleurs vaccins". "Imaginez si on avait misé sur le mauvais produit ou commandé trop peu de doses", lance la responsable.

La Suisse a administré 17 millions des doses sur son territoire et en a envoyé 8 millions à d’autres pays. Le reste a été en partie détruit, en partie non livré, mais payé.

Le SonntagsBlick relève que plus de 70% des doses de vaccin payées en Suisse n'ont ainsi pas été utilisées. "La Suisse a suivi une stratégie axée sur la sécurité", explique Mme Lévy. La haute surveillance du Parlement a du reste constaté que les mesures prises étaient justifiées. En cas de pandémie, il vaut mieux commander trop que pas assez.

Jusqu'au début 2026, la Confédération a reçu 408 demandes d’indemnisation pour des dommages liés à la vaccination. Selon Anne Lévy, 300 d’entre elles ont été rejetées après un premier examen, deux ont été acceptées et deux autres ont été refusées, tandis que d’autres sont encore en suspens.

Quarantaine pour Patrick Fischer

La majorité de la population suisse mise sur la vaccination. Pendant la pandémie, près de 70% des personnes se sont fait vacciner, et ce chiffre dépasse même les 90% chez les plus de 65 ans. "Se faire vacciner ou non est une décision personnelle", a rappelé Mme Lévy à propos de Patrick Fischer, l’entraîneur national de hockey sur glace licencié.

En 2022, celui-ci s’était rendu aux Jeux olympiques d’hiver de Pékin avec un certificat Covid falsifié. "Il aurait pu participer aux Jeux olympiques en Chine même sans vaccination; cela aurait été possible en passant par la quarantaine. D'autres athlètes l'ont fait", a déclaré la directrice de l’OFSP.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Covid: enquête américaine sur de possibles décès liés aux vaccins

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Robert Kennedy Jr avait suggéré, lors d'un événement devant la presse, que le virus SARS-CoV-2 était "ethniquement ciblé" pour nuire aux personnes noires et aux personnes blanches tout en épargnant les "Ashkénazes et les Chinois " (archives). (© KEYSTONE/EPA/YURI GRIPAS / POOL)

L'agence américaine du médicament (FDA) mène une large enquête sur de possibles morts liées aux vaccins contre le Covid-19, chez des enfants et les adultes, a indiqué le ministère américain de la santé. Le ministre en charge du département est un vaccino sceptique.

Cet examen survient au moment où de plus en plus de voix s'élèvent pour dénoncer la politisation croissante des agences sanitaires par le ministre Robert Kennedy Jr, qui a lancé une profonde refonte de la politique vaccinale américaine.

"La FDA mène une enquête approfondie sur plusieurs groupes d'âge à propos de décès potentiellement liés aux vaccins contre le Covid", a indiqué Andrew Nixon, un porte-parole du ministère à l'AFP, confirmant des informations de Bloomberg et du Washington Post.

L'efficacité et la sécurité des vaccins anti-Covid ont été documentées par de nombreuses études, tout comme l'existence de cas très rares d'effets secondaires graves ne remettant pas en cause l'intérêt de la vaccination dans la plupart des tranches d'âge, selon diverses autorités sanitaires à travers le monde.

Fausses informations

Interrogé par l'AFP, le porte-parole n'a pas souhaité préciser la date à laquelle les conclusions de cette enquête, dont les méthodes et les données employées restent floues, seraient présentées.

Ce réexamen, qui devait initialement se concentrer sur de possibles morts d'enfants, a suscité une polémique ces dernières semaines après la fuite d'un document interne à la fin novembre. Attribuée à un haut responsable de la FDA, cette note affirmait que ces vaccins sont liés à au moins 10 décès infantiles sans fournir de preuves.

Une dizaine d'anciens responsables de la FDA ont depuis lors manifesté leur inquiétude et appelé à la prudence, rappelant qu'"aucune explication sur le processus et les analyses qui ont conduit à ce nouveau jugement rétrospectif" n'ont été dévoilées.

Et le ministre de la santé Robert Kennedy Jr est par ailleurs connu pour avoir relayé des fausses informations et théories complotistes sur le sujet. Lors de la pandémie, il avait qualifié ces vaccins des "plus mortels jamais fabriqués" et avait suggéré, lors d'un événement devant la presse, que le virus était "ethniquement ciblé" pour nuire aux personnes noires et aux personnes blanches tout en épargnant les "Ashkénazes et les Chinois". Il avait ensuite démenti ses propos.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Covid-19: la fuite de laboratoire privilégiée par la Maison-Blanche

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Le virus du SARS-CoV-2 a fait plus d'un million de morts aux Etats-Unis et des millions d'autres dans le monde (archives). (© KEYSTONE/AP CDC/HANNAH A. BULLOCK, AZAIBI TAMIN)

La thèse de la fuite de laboratoire présentée comme la "véritable origine" du Covid-19 est désormais promue dans la version remaniée de la page Internet de la Maison-Blanche sur le virus, dévoilée vendredi. Cette théorie est fortement contestée.

Une image du président américain Donald Trump et des critiques de la réponse à la pandémie de son prédécesseur à la Maison-Blanche Joe Biden s'affichent aussi sur cette page, qui présentait jusque-là des informations sur la vaccination ou les tests.

Le site Covid.gov cible aussi l'ex-architecte de la stratégie de Washington contre le virus, le docteur Anthony Fauci, pour avoir défendu "le scénario privilégié selon lequel le Covid-19 est d'origine naturelle".

La page liste désormais cinq arguments en faveur de la théorie de la fuite de laboratoire, soulignant notamment que les premiers cas connus de la maladie se sont déclarés à Wuhan, en Chine, où est hébergé un institut de virologie réputé pour ses recherches sur les coronavirus.

FBI et CIA

"S'il existait des preuves d'une origine naturelle, elles seraient déjà apparues. Mais ce n'est pas le cas", peut-on y lire aussi. L'hypothèse de la fuite d'un laboratoire, qualifiée un temps de complotiste, a récemment gagné en popularité aux Etats-Unis.

Des agences américaines comme le FBI ou le ministère de l'énergie la soutiennent désormais à des degrés divers de certitude, bien que la question de l'origine du Covid-19 demeure un mystère largement débattu par les scientifiques.

Principale agence de renseignement des Etats-Unis, la CIA avait aussi estimé en janvier "avec un faible degré de confiance [...] qu'une origine de la pandémie de Covid-19 liée à des recherches est plus probable qu'une origine naturelle". Cette hypothèse a été jugée d'"extrêmement improbable" par la Chine.

Désormais engagée dans une guerre commerciale majeure avec Washington, Pékin avait également accusé les Etats-Unis "de politiser et d'instrumentaliser la question de la recherche des origines" de la pandémie.

Dans une rubrique intitulée "désinformation", le site accuse également M. Biden d'avoir discrédité des "traitements alternatifs" et de s'être entendu avec les grandes plateformes pour censurer les discours dissidents sur les réseaux sociaux, un reproche fréquemment adressé par les conservateurs.

Plus d'un million de personnes sont mortes du Covid-19 aux Etats-Unis et des millions d'autres dans le monde.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Covid: la Suisse a éliminé des vaccins pour 1,3 milliard de francs

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La Suisse a utilisé pour 0,57 milliard de francs de vaccins contre le Covid-19. (© KEYSTONE/DPA/SVEN HOPPE)

La Confédération a éliminé des vaccins contre le Covid-19 non utilisés pour une valeur de plus de 1,3 milliard de francs. Le matériel effectivement utilisé en Suisse a atteint moins de la moitié de cette somme, selon les données des autorités.

Interrogée par l'agence de presse Keystone-ATS, l'Administration fédérale des finances (AFF) a confirmé les calculs effectués par la "Sonntagszeitung" et "Le Matin Dimanche".

Entre 2020 et 2023, la Suisse a acheté du matériel sanitaire contre le Covid-19 pour une valeur d'environ 2,3 milliards de francs. Elle en a utilisé pour 0,57 milliard et envoyé des vaccins à l'étranger au titre de l'aide humanitaire pour une valeur de 0,27 milliard de francs.

Le reste du matériel, d'une valeur de 1,45 milliard de francs, a fait l'objet de "corrections de valeur", selon l'administration des finances.

90% de ces "corrections de valeur" concernent des vaccins qui ont dû être éliminés après leur date de péremption, selon l'AFF. Cela correspond à plus de 1,3 milliard de francs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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