International
Procès libyen: Sarkozy pointe une "erreur" de Guéant et Hortefeux
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"Une erreur" et même "une faute" de Claude Guéant et Brice Hortefeux: devant la cour d'appel de Paris, Nicolas Sarkozy a jugé mardi que ses collaborateurs s'étaient rendu "coupables d'imprudence" en rencontrant, à son insu selon lui, un dignitaire libyen fin 2005.
La justice soupçonne que ces rencontres occultes avec Abdallah Senoussi, N.2 du régime de Mouammar Kadhafi, ont servi à nouer un "pacte de corruption", avec la bénédiction de celui qui était alors ministre de l'Intérieur: un financement illégal de sa campagne présidentielle de 2007 en échange de la promesse de contreparties économiques, diplomatiques et judiciaires au moment où la Libye opérait un retour sur la scène diplomatique.
C'est dans un style bien plus sobre que lors du procès en première instance que l'ancien président (2007-2012), rejugé au côté de neuf autres prévenus, s'exprime, air grave, visage fermé. Mais le fond n'a pas changé: "Il n'y a pas eu le moindre pacte", "je le dirai jusqu'à mon dernier souffle parce que c'est la vérité."
Ces rencontres avec Abdallah Senoussi, condamné à perpétuité par la justice française pour avoir commandité cet attentat qui, en 1989, avait coûté la vie à 170 personnes, dont 54 Français, au-dessus du Niger, encadraient une visite officielle de Nicolas Sarkozy en octobre 2005. Elles sont précisément ce qui a valu à celui-ci d'être condamné en première instance en septembre 2025 à cinq ans de prison ferme avec exécution provisoire.
Sous contrôle judiciaire
Le tribunal correctionnel de Paris, qui l'a relaxé de trois des quatre chefs pour lesquels il comparaissait, l'a jugé coupable d'association de malfaiteurs et l'a contraint de passer une vingtaine de jours en prison avant d'être libéré sous contrôle judiciaire, une première pour un ancien président de la République.
Tout d'abord invité par le président de la cour à réagir aux témoignages des proches des victimes de l'attentat, qui ont dénoncé la semaine dernière "le déni" et "le mensonge" des prévenus, Nicolas Sarkozy le reconnaît: à leur place, "j'aurais eu la même colère, le même chagrin".
"Injustice"
Mais "on ne répond à une souffrance aussi indicible que par la vérité" et "on ne répare pas une souffrance par une injustice: je suis innocent", poursuit-il, sous les yeux de son épouse Carla Bruni-Sarkozy, venue dans la matinée pour la première fois à ce procès qui doit s'achever fin mai.
"La vérité c'est qu'il n'y a pas un centime d'argent libyen dans ma campagne", "la vérité c'est que jamais, jamais, je n'ai promis ou agi en faveur de M. Senoussi" qu'il n'a jamais rencontré, à qui il n'a jamais parlé, et qui était en quête d'une grâce ou d'une amnistie après sa condamnation, a encore martelé l'ex-président. Et de rappeler son rôle moteur pour mettre en place une coalition internationale qui a contribué à la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.
"Une erreur"
En revanche, en laissant l'intermédiaire franco-libanais Ziad Takieddine - décédé en septembre dernier - s'immiscer dans l'organisation de son déplacement en octobre 2005, quelques jours avant son propre voyage officiel, Claude Guéant, qui était alors son directeur de cabinet au ministère de l'Intérieur, "commet une erreur", "alors qu'il me représente", "la ligne est franchie à ce moment-là", estime l'ancien chef de l'Etat.
M. Guéant, qui n'assiste pas à ce nouveau procès pour raisons de santé, avait expliqué en première instance être tombé dans un "piège", fomenté par Takieddine.
"Je ne comprends pas pourquoi il a accepté ce dîner" avec Senoussi lors de sa visite préparatoire, dit encore Nicolas Sarkozy. "Mon analyse c'est que M. Guéant a surestimé les connaissances et l'entregent de M. Takieddine", "il a dû lui dire qu'il connaissait tout le monde en Libye" pour le "guider dans les entrelacs de la politique libyenne".
Quant à son ami Brice Hortefeux, "c'est une erreur, il n'avait pas à faire ça", estime l'ancien président. Celui qui était alors ministre délégué aux Collectivités territoriales avait aussi rencontré Abdallah Senoussi en décembre 2005, quelques semaines après la visite de Nicolas Sarkozy.
A la barre, où il a souvent semblé en difficulté, Brice Hortefeux avait maintenu avoir été lui aussi piégé par Ziad Takieddine, assuré qu'il n'avait absolument pas été question de financement de campagne lors de cette entrevue de 40 minutes avec le dignitaire libyen, et répété ne pas en avoir informé Nicolas Sarkozy. Celui-ci s'est dit convaincu que son ami s'était "vraiment fait piéger".
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Économie
Zone euro: l'inflation accélère en mai, à 3,2% sur un an
L'inflation a accéléré en mai au sein de la zone euro, la hausse des prix atteignant 3,2% sur un an, contre 3% le mois précédent, selon des données publiées mardi par Eurostat.
Selon cette première estimation de l'institut européen de statistiques, les prix à la consommation ont été tirés par l'envolée des prix de l'énergie, en raison des répercussions du conflit au Moyen-Orient, mais aussi des services et des biens industriels.
Cette augmentation est conforme aux attentes des économistes interrogés par Bloomberg.
En revanche, l'inflation sous-jacente, qui exclut les biens les plus volatils (dont l'énergie et l'alimentation) a augmenté un peu plus fortement qu'attendu, à 2,5% sur un an, là où les économistes tablaient sur 2,4%.
D'après Eurostat, c'est la Bulgarie qui a enregistré le niveau le plus élevé d'inflation en mai, à 6,3% sur un an (+0,3 point), alors qu'elle n'atteint que 2,1% à Malte.
L'augmentation des prix en Europe risque d'obliger la Banque centrale européenne à relever son principal taux directeur, resté bloqué depuis l'été dernier à 2%, avec une hausse qui pourrait intervenir la semaine prochaine, selon certains économistes.
L'institution monétaire s'y est refusée jusqu'ici, compte tenu notamment du ralentissement de la croissance en zone euro, tombée à seulement 0,1% au premier trimestre, et de l'énorme incertitude quant à la durée et l'ampleur du "choc énergétique" lié au conflit au Moyen-Orient.
Malgré ce contexte délicat, Carsten Brzeski d'ING Research table sur une hausse des taux lors de la réunion de politique monétaire prévue la semaine prochaine, qui constituerait selon lui un "geste symbolique" de la BCE pour prouver aux marchés "sa détermination à agir".
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
International
Mirjam Puchner met un terme à sa carrière
Mirjam Puchner met un terme à sa carrière à l'âge de 34 ans. Spécialiste de vitesse, l'Autrichienne a annoncé qu'elle prenait sa retraite après 14 ans de participation à la Coupe du monde.
Médaillée d'argent aux Jeux olympiques d'hiver de 2022 (en super-G) et aux Championnats du monde de 2025 (en descente), Puchner est l'une des skieuses autrichiennes les plus titrées en vitesse ces dernières années.
"Pour concourir au plus haut niveau de la Coupe du monde, il faut être prêt à prendre le maximum de risques. L'hiver dernier, cependant, j'ai senti que quelque chose avait changé en moi. L'engagement total et la volonté inconditionnelle de prendre des risques n'étaient plus aussi présents qu'auparavant", a expliqué Puchner pour justifier sa retraite.
La skieuse de 34 ans avait effectué ses débuts en Coupe du monde à St. Anton en janvier 2013 et, trois ans plus tard, elle remportait sa première victoire. Au total, Puchner a disputé 178 courses de Coupe du monde, montant neuf fois sur le podium et remportant deux succès.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Climat
Climat: l'ONU juge "probable à 80%" un épisode El Niño cet été
Le développement d'un épisode El Niño est probable à 80% entre juin et août. Cela augmente le risque d'événements météorologiques extrêmes dans les prochains mois, a alerté mardi l'Organisation météorologique mondiale (OMM).
Selon la dernière mise à jour de cette agence de l'ONU, les températures "exceptionnellement chaudes" des eaux du Pacifique tropical favorisent les conditions de la formation d'un épisode El Niño qui "devrait influencer les régimes de température et de précipitations à l'échelle mondiale".
L'OMM table ainsi sur une probabilité de 80% qu'un épisode El Niño se produise "entre juin et août 2026". "Les probabilités que cet épisode se maintienne au moins jusqu'en novembre avoisinent ou dépassent les 90%", ajoute l'organisation, tablant sur un "épisode au moins modéré, voire fort".
Selon Météo-France, El Niño, et sa phase opposée La Niña, sont les noms donnés à une variation naturelle du climat, qui induit une variation marquée de la température des eaux de l'océan Pacifique équatorial, une modification de la circulation atmosphérique mondiale et peut occasionner certains événements extrêmes sur un grand nombre de régions.
Entre fin avril et mi-mai, la température de surface de la mer dans la partie centre-est du Pacifique équatorial s'est rapprochée des seuils caractérisant ce phénomène, une hausse alimentée par des températures "exceptionnellement élevées" sous la surface, dépassant de plus de 6°C les normales saisonnières, note l'OMM.
Parallèlement, les valeurs de l'indice d'oscillation australe, qui est la composante atmosphérique d'El Niño, "concordent" avec la mise en place de conditions d'apparition du phénomène, ajoute l'organisation.
Sécheresse et fortes pluies
"Nous devons nous préparer à un épisode El Niño potentiellement puissant, qui exacerbera la sécheresse et les fortes pluies et augmentera le risque de vagues de chaleur à la fois sur les terres émergées et dans les océans", a prévenu la secrétaire générale de l'OMM, Celeste Saulo, citée dans un communiqué.
El Niño se caractérise par une hausse des températures de surface dans le centre et l'est du Pacifique équatorial. Il se produit d'ordinaire tous les deux à sept ans et dure environ neuf à douze mois.
Le dernier épisode El Niño, en 2023 et 2024, avait fait de ces années les deux plus chaudes jamais enregistrées. Le phénomène cyclique affecte par effet domino le climat mondial pendant plusieurs mois.
"Urgence climatique"
Pour la période juin-juillet-août, l'OMM prévoit déjà un ensemble de conditions favorisant "une prédominance de températures supérieures à la normale dans presque toutes les régions du globe", avec un risque accru de stress thermique, de sécheresse dans certaines régions et d'événements extrêmes tels que les inondations ou les sécheresses sévères.
Elle rappelle ainsi que les centres de prévision régionaux prévoient des précipitations "inférieures à la normale" durant la saison des pluies de juin à septembre dans la Corne de l'Afrique, une mousson moins abondante que la moyenne en Asie du Sud et des conditions plus chaudes et plus sèches en Amérique centrale au cours de l'été.
Pendant l'été de l'hémisphère Nord, les eaux chaudes liées à El Niño peuvent aussi favoriser la formation d'ouragans dans le Pacifique central et oriental, tout en limitant leur développement dans l'Atlantique, ajoute l'organisation.
"Nous devons tous accorder à cette situation le degré d'urgence climatique qu'elle représente", a alerté le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, dans une déclaration vidéo.
"Les conditions El Niño jetteront de l'huile sur le feu d'une planète qui se réchauffe. Les impacts seront encore plus forts et ressentis encore plus loin. Ils traverseront les frontières à une vitesse dévastatrice", a-t-il poursuivi, appelant encore une fois à "mettre fin à la dépendance aux combustibles fossiles".
Selon l'OMM, "il n'est pas prouvé que le changement climatique augmente la fréquence ou l'intensité des épisodes El Niño".
Par le passé, l'OMM avait également indiqué que "les phénomènes climatiques à grande échelle d'origine naturelle, tels qu'El Niño et La Niña, s'inscrivent dans un contexte plus large de changement climatique d'origine anthropique".
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Décès de Rick Adelman, ex-entraîneur de Portland
L'association des coaches nord-américaine a annoncé lundi le décès de Rick Adelman, à l'âge de 79 ans. Il avait mené deux fois Portland en finale NBA, sans jamais la gagner.
"Les membres de l'Association nationale des entraîneurs de basketball se joignent à la famille NBA pour rendre hommage au légendaire et +Hall of Famer+ Rick Adelman, qui nous a quittés", a écrit la NABC dans un communiqué.
Intronisé en 2021 au panthéon du basket en tant que coach, Adelman a compilé 1042 victoires en 23 saisons sur les bancs de la NBA, établissant ainsi le dixième meilleur total de l'histoire.
Il avait notamment mené les Blazers de Clyde Drexler à la finale NBA en 1990 et 1992, mais Portland y avait été battu par Detroit et ses "Bad Boys", puis par les Bulls de Michael Jordan alors sur la route de leur triplé.
Sous sa direction, les Blazers avaient également rejoint la finale de conférence Ouest en 1991, perdue contre les Lakers. Cependant, des échecs au premier tour des play-off en 1993 puis 1994 ont conduit à sa chute, la franchise de l'Oregon entamant ensuite une longue reconstruction.
Adelman a pris sa retraite en 2014, après trois dernières saisons avec les Minnesota Timberwolves. Il fut aussi joueur, pendant sept saisons, entre 1968 et 1975, évoluant sous les couleurs des Trail Blazers de 1970 à 1973.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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