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International

Scandale 1MDB: Najib Razak condamné à 15 ans de prison

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Des partisans de l'ancien Premier ministre malaisien Najib Razak se sont réunis devant la Haute Cour de Kuala Lump, réunie à Putrajaya, la capitale administrative du pays, pour la lecture du verdict. (© KEYSTONE/EPA/FAZRY ISMAIL)

Déjà emprisonné, l'ex-Premier ministre malaisien Najib Razak a été reconnu coupable vendredi d'abus de pouvoir et de blanchiment d'argent. Il a été condamné à 15 ans de prison dans le tentaculaire scandale de corruption du fonds souverain malaisien 1MDB.

Fils de l'un des pères fondateurs de la Malaisie, l'ancien dirigeant de 72 ans, élevé pour le pouvoir dès le plus jeune âge, a été reconnu coupable des quatre chefs d'accusation d'abus de pouvoir en lien avec des pots-de-vin d'environ 2,28 milliards de ringgits (554 millions de dollars, 471 millions d'euros) provenant du fonds souverain malaisien 1Malaysia Development Berhad (1MDB), ainsi que des 21 chefs d'accusation de blanchiment d'argent.

Najib Razak a également été condamné vendredi à une amende de 11,4 milliards de ringgits (2,8 milliards de dollars, soit 2,4 milliards d'euros) pour son rôle dans le détournement de milliards de dollars du fonds 1MDB, aujourd'hui dissous.

Déjà condamné

Au pouvoir de 2009 à 2018, il purgeait déjà une peine de six ans de prison, après avoir été condamné dans une autre affaire liée à ce scandale.

Au terme d'une audience marathon de huit heures vendredi à Putrajaya, la capitale administrative de la Malaisie, le juge Collin Lawrence Sequerah a indiqué que l'exécution de la dernière peine ne débuterait qu'après celle de la précédente.

M. Najib, vêtu d'un costume bleu marine et d'une chemise blanche, a gardé le regard baissé, affalé sur son siège, tandis que le magistrat lisait le jugement.

Yacht et toiles de maîtres

Le détournement de centaines de millions de dollars du fonds 1MDB, censé oeuvrer au développement économique de la Malaisie, pour des dépenses privées comme des résidences de luxe, un yacht géant et des toiles de Monet et Van Gogh, avait déclenché des enquêtes aux États-Unis, en Suisse et à Singapour.

Le président de la cour, Collin Lawrence Sequerah, a écarté plusieurs des arguments de la défense, notamment que l'argent versé sur les comptes de l'ex-Premier ministre provenait de dons du Moyen-Orient ou qu'il avait été dupé par un proche associé, l'homme d'affaires interlope Low Taek Jho, plus connu sous le nom de Jho Low.

"Une erreur": appel prévu

L'ex-dirigeant a présenté des excuses pour le scandale 1MDB qui s'est déroulé pendant son mandat, mais maintient qu'il ignorait tout des transferts illégaux provenant du fonds, créé par M. Najib en 2009 peu après son arrivée au pouvoir.

Selon le parquet, Najib Razak a pourtant profité de ses positions de Premier ministre, ministre des Finances et président du conseil consultatif du fonds pour transférer d'importantes sommes de la société vers ses comptes personnels il y a plus de 10 ans.

L'avocat de M. Najib, Muhammad Shafee Abdullah, a déclaré qu'il ferait appel du jugement car le juge Sequerah avait "commis une erreur".

Cerveau en fuite

L'accusation a présenté des relevés bancaires, les déclarations de plus de 50 témoins et d'autres documents à charge, expliquant que Jho Low, financier aux nombreuses relations sans rôle officiel, avait aidé à créer le fonds et prenait les décisions financières stratégiques.

Plus de 4,5 milliards de dollars ont été détournés de 1MDB entre 2009 et 2015 par des responsables et des associés du fonds, dont M. Low, actuellement en fuite. Longtemps très proche de Najib Razak, il est considéré comme le cerveau du pillage du fonds d'investissement.

Le président de la cour a souligné vendredi que "les preuves (...) témoignent d'une relation dans laquelle Jho Low agissait comme un prête-nom ou un agent de l'accusé en ce qui concerne la gestion des affaires de 1MDB".

Défaite aux élections

Les avocats de Najib Razak ont assuré que leur client ignorait que la direction de 1MDB travaillait main dans la main avec Jho Low pour détourner d'importantes sommes d'argent du fonds.

L'ancien dirigeant avait déjà subi un revers judiciaire lundi, se voyant refuser sa demande de commutation de sa peine existante en assignation à résidence.

Le scandale a joué un rôle majeur dans la défaite aux élections de 2018 de Najib Razak et de l'Organisation nationale unifiée des Malais (Umno), le plus ancien parti de Malaisie, qui était au pouvoir depuis l'indépendance de cette ex-colonie britannique en 1957.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Minnesota: deux policiers suspendus pour avoir menti sur des tirs

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Image d'illustration de membres de la police de l'immigration en action, à Minneapolis. (© KEYSTONE/AP/Ryan Murphy)

Deux agents de la police fédérale de l'immigration américaine (ICE) ont été suspendus pour avoir fait des déclarations mensongères au sujet de l'ouverture du feu sur un immigré vénézuélien à Minneapolis en janvier, a annoncé vendredi le directeur de l'ICE, Todd Lyons.

Les faits sont survenus le 14 janvier devant une résidence à Minneapolis lors d'un contrôle routier d'un immigré vénézuélien en situation irrégulière, qui tentait de s'échapper.

Blessé par balle à la jambe par un des agents de l'ICE, il avait été arrêté et inculpé, de même qu'un compatriote venu lui prêter main forte, selon les autorités.

Mais jeudi, le parquet a abandonné les poursuites, expliquant que "de nouvelles preuves découvertes dans cette affaire contredisent matériellement les accusations" portées contre les deux hommes.

"Des images vidéo ont révélé que deux agents semblent avoir fourni dans leurs témoignages sous serment des déclarations mensongères", précise vendredi dans un communiqué le directeur de l'ICE.

"Ces deux agents ont été immédiatement placés en congé administratif jusqu'à la fin d'une enquête interne approfondie. Mentir sous serment est une grave infraction fédérale", souligne-t-il.

Au moment des faits, le ministère de la Sécurité intérieure avait affirmé que pendant que l'immigré poursuivi se débattait pour échapper à un agent de l'ICE, "deux individus étaient sortis d'un appartement voisin et avaient attaqué l'agent avec une pelle à neige et un manche de balai".

Le policier de l'ICE avait alors "tiré un coup de feu défensif pour protéger sa vie", touchant l'homme à la jambe, selon la même source.

En octobre, le ministère de la Sécurité intérieure avait déjà accusé une femme, en possession d'une arme semi-automatique, d'avoir percuté avec son véhicule une patrouille de la police des frontières à Chicago (nord).

Les policiers avaient été "contraints d'effectuer des tirs défensifs", blessant la femme, "qui s'est rendue elle-même à l'hôpital pour y faire soigner ses blessures".

Mais en novembre, le parquet avait abandonné sans explication les poursuites contre cette femme, Marimar Martinez, visée par cinq tirs, ainsi qu'un homme arrêté le même jour, après notamment la diffusion de vidéos montrant un policier percutant la voiture de celle-ci avec son véhicule.

Après notamment Los Angeles, Washington, Chicago, Memphis, et La Nouvelle-Orléans, Minneapolis est la dernière ville en date dirigée par des démocrates visée par une vaste opération d'arrestations d'immigrés en situation irrégulière lancée par l'administration Trump.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Minnesota: Lemon plaide non coupable pour avoir couvert une manif

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Don Lemon a plaidé non coupable, vendredi à St. Paul. (© KEYSTONE/AP/Tom Baker)

Le journaliste américain Don Lemon a plaidé vendredi non coupable d'atteinte à la liberté de culte. L'ancien présentateur de CNN est poursuivi pour avoir couvert une manifestation dans une église en janvier en marge de la contestation à Minneapolis.

Don Lemon faisait partie des neuf personnes, dont une autre journaliste indépendante, Georgia Fort, interpellées et inculpées à la suite d'une manifestation le 18 janvier dans une église à Saint Paul, ville jumelle de Minneapolis, dans le nord des Etats-Unis.

Les organisateurs avaient choisi de cibler ce lieu car un responsable local de la police de l'immigration (ICE) y officie en tant que pasteur.

La ministre de la Justice Pam Bondi avait annoncé fin janvier avoir personnellement ordonné plusieurs de ces arrestations, dont celles des deux journalistes, alors que Minneapolis était devenu l'épicentre de l'hostilité à la politique migratoire répressive de l'administration de Donald Trump.

Don Lemon avait diffusé en direct cette action militante au cours de laquelle les participants ont perturbé l'office dominical, scandant des slogans anti-ICE, selon l'acte d'accusation.

"Il ne s'agit pas seulement de moi, mais de tous les journalistes, en particulier ici aux Etats-Unis", a-t-il déclaré à l'issue de l'audience à Saint Paul.

"Comme vous tous ici, courageux habitants du Minnesota, je ne me laisserai pas intimider. Je ne cèderai pas. Je me défendrai de ces accusations sans fondement et je ne me laisserai pas réduire au silence", a affirmé Don Lemon.

Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) avait dénoncé "une attaque flagrante" contre la presse.

Les tensions à Minneapolis, visée par des opérations massives d'arrestations d'immigrés en situation irrégulière, avaient atteint leur paroxysme après la mort de 7 janvier de Renee Good, une mère de famille de 37 ans, puis le 24 janvier d'Alex Pretti, un infirmier du même âge, tués par des agents fédéraux.

Le président Donald Trump avait dépêché à Minneapolis à la suite de cette seconde mort son responsable de la politique d'expulsions, Tom Homan, pour tenter de ramener le calme.

M. Homan a annoncé jeudi que l'opération lancée fin décembre était sur le point de se terminer, faisant état d'un bilan de "4.000 étrangers en situation irrégulière arrêtés" en plus de deux mois.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Hockey

La Suisse battue par le Canada avec les honneurs

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Akira Schmid s'est offert un arrêt incroyable sur un tir de Crosby (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

L'équipe de Suisse masculine s'est logiquement inclinée vendredi face au Canada à Milan pour son deuxième match du tournoi olympique. Une défaite 5-1 un peu trop lourde.

Beaucoup de fans suisses attendaient ce match depuis des années. Ce n'est en effet pas tous les jours que l'on peut affronter une équipe composée de Sidney Crosby et Connor McDavid, deux des plus grands joueurs de l'histoire du hockey, ensemble pour la première fois dans un tournoi estampillé IIHF. Au final, le Canada a montré sa superiorité, mais la Suisse n'a pas démérité. Elle aurait pu espérer mieux si le tir de Niederreiter à la 47e n'avait pas attrapé le poteau.

Premier tiers de feu

Le début du match fut très animé. Dès la première minute, Akira Schmid a été sauvé par sa transversale sur un tir lointain des Canadiens. Dans la foulée, c'est Nino Niederreiter qui fut proche d'ouvrir le score. Mais cette ouverture du score fut l'oeuvre du Canada à la 6e. Une bête pénalité de Dean Kukan a conduit au premier power-play des hommes de Jon Cooper qui n'ont mis que 19 secondes à trouver la faille par Connor McDavid.

Moins d'une minute plus tard, Sidney Crosby a cru avoir doublé la mise sur un backhand dont lui seul a le secret, mais Akira Schmid a sorti un coup du scorpion pour détourner le puck du patin! Le 2-0 est tout de même tombé à la 11e grâce à Harley, servi par McDavid. Loin de paniquer, les Suisses ont su revenir à la marque à la 13e grâce à Pius Suter en avantage numérique et après qu'Andrighetto a trouvé la transversale. Quelques instants plus tard, c'est Kevin Fiala qui s'est cassé les dents sur Logan Thompson.

Ce que l'on peut retenir de cette partie, c'est que la moindre petite imprécision ou absence se paie cash. A la 25e, Macklin Celebrini a inscrit le 3-1 sur une belle passe de MacKinnon. La Suisse ne s'est pas écroulée. Hischier à eu sa chance à 4 contre 5 à la 28e et Kurashev deux opportunités de réduire la marque à la 40e.

Trois blessés suisses

Dans l'enchaînement ou presque du raté de Niederreiter, les Canadiens ont enfoncé le clou par Crosby d'une habile déviation. A la 54e, c'est MacKinnon qui y est allé du 5-1. Les trois têtes du cerbère à la Feuille d'érable, Crosby-McDavid-MacKinnon, ont une nouvelle fois montré qu'ils évoluaient sur une autre planète.

Patrick Fischer a malheureusement perdu trois de ses soldats durant ce match. Andrea Glauser, Denis Malgin et Kevin Fiala n'ont pas terminé la rencontre. Le joueur des Los Angeles Kings a même quitté la glace sur une civière, visiblement touché à la jambe gauche après que Tom Wilson lui est tombé dessus. Toute l'équipe canadienne est restée sur la glace pour saluer le St-Gallois.

Après deux rencontres, le Canada est déjà assuré d'être premier du groupe avant même le dernier match contre la France. La Suisse jouera son troisième match de poule dimanche (12h10) contre la Tchéquie.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Lukas Britschgi 14e, Mikhail Shaidorov sacré

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Lukas Britschgi a terminé au 14e rang (© KEYSTONE/AP/Ashley Landis)

Le Schaffhousois Lukas Britschgi doit se contenter d'une 14e place aux JO de Milan-Cortina, loin du top 8 espéré.

Le titre est revenu au Kazakhe Mikhail Shaidorov, qui a profité des malheurs du grand favori américain Ilia Malinin. Celui-ci a totalement craqué vendredi.

Auteur d'un bien décevant programme court, Lukas Britschgi a parfaitement relevé la tête durant le libre. Le Schaffhousois de bientôt 28 ans a toutefois manqué les deux derniers éléments de saut de son programme, après avoir pourtant bien maîtrisé les deux quadruples qu'il avait placés au début de son exercice.

Le champion d'Europe 2025 a montré sa satisfaction à l'issue de sa prestation. Mais il n'a récolté que 165,77 points, soit près de 5 points de moins que lors de son meilleur libre de la saison, pour un total de 246,64 points. Il fait certes bien mieux qu'aux JO de Pékin 2022, où il s'était classé 23e, mais visait plus haut encore.

Le cauchemar de Malinin

En tête après le programme court, Ilia Malinin a vécu un véritable cauchemar vendredi en multipliant les chutes. L'Américain de 21 ans, double champion du monde en titre, a reculé au 8e rang final. Il n'a réalisé que le 15e score sur le libre, Britschgi faisant d'ailleurs mieux dans ce programme.

Cinquième après le court, Mikhail Shaidorov a remporté ce libre pour s'offrir un sacre inattendu avec 291,58 points. Le Kazakhe de 21 ans, vice-champion du monde en 2025, a devancé les Japonais Yuma Kagiyama (2e avec 280,06 points) et Shun Sato (3e avec 274,90 points).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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