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Climat

Sept morts et 62 disparus dans un glissement de terrain

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Depuis janvier, les fortes pluies ont déjà fait 22 morts et 346 sans-abri dans le pays. Plus de 6900 maisons ont été endommagées et 72 ont été détruites, selon les autorités. (© KEYSTONE/EPA/Jose Jacome)

Soixante-deux personnes sont portées disparues et sept autres sont mortes dans le sud de l'Equateur, dans un glissement de terrain provoqué par de fortes pluies dans la nuit de dimanche à lundi. C'est ce qu'a annoncé lundi soir le président équatorien Guillermo Lasso.

"Cinq (membres de ma famille) sont enterrés ici", explique à l'AFP Manuel Upai, un agriculteur et maçon de 40 ans, qui continuait lundi de chercher ses beaux-parents dans les décombres à Alausi, dans le sud de l'Equateur.

Plusieurs dizaines de maisons ont été ensevelies dans cette localité de la province de Chimborazo, à environ 300 km au sud de Quito, dans une zone andine frappée la semaine dernière par un tremblement de terre qui a fait 15 morts, dont un au Pérou voisin.

"Je déplore que sept personnes soient mortes et que 62 personnes soient toujours portées disparues", a déclaré lundi soir le président Guillermo Lasso à son arrivée dans la localité d'Alausi. "Nous continuerons de mener des opérations de sauvetage", a assuré M. Lasso. Dans la zone sinistrée, quelque 600 maisons épargnées par la coulée ont été évacuées sur ordre des autorités.

Les images diffusées par les médias locaux ont montré des dizaines de secouristes et de civils s'affairant autour des débris pour tenter de dégager des personnes ensevelies, dans un ballet d'ambulances à gyrophares et sirènes hurlantes. Une énorme coulée de boue brunâtre est descendue soudainement des montagnes verdoyantes qui entourent Alausi, où vivent quelque 45'000 habitants. Dans la zone sinistrée, les rescapés en larmes et aux visages éplorés attendent des nouvelles de leurs proches disparus.

"Nez du Diable"

Dès les premières heures de la matinée de lundi, des équipes de secours étaient à pied d'oeuvre à la recherche du moindre signe de vie sous les décombres. Le "bruit fatal" du pan de la montagne qui s'est détaché résonne encore dans l'esprit de Maria Villa, 46 ans, qui s'est échappée de sa maison par une fenêtre avec son mari et sa fille.

"J'étais en train de préparer à manger (...) et j'ai entendu un bruit", raconte-t-elle à l'AFP, apeurée. Son mari a aussitôt crié: "La colline est en train de s'écrouler". Maria reconnaît que les autorités avaient recommandé à sa famille de quitter la zone, celle-ci ayant été classée en "alerte jaune" en février en raison de risques de glissements de terrain après de fortes intempéries.

"Cette semaine, ils nous ont conseillé de partir, mais la vérité c'est que cela fait de la peine de laisser nos affaires derrière nous. Je sais que la vie a plus de valeur, mais c'est une douleur si forte", confie-t-elle. Les autorités avaient également mis en garde contre un possible effondrement de la route E35 dans le secteur de Casual, où une partie de la montagne s'était détachée.

Selon le Secrétariat national à la gestion des risques (SNGR), près de 500 personnes au total ont été affectées par la coulée. Le bureau du gouverneur de Chimborazo a indiqué qu'il préparait des centres de collecte de nourriture pour aider les personnes touchées. Les forces armées participent aux opérations de secours et à l'acheminement de matériel pour construire des abris temporaires.

De son côté, la Croix-Rouge locale a fourni des "soins préhospitaliers" aux victimes. Des habitants des villages voisins sont également arrivés dès les premières heures de la matinée pour participer aux opérations de sauvetage. La ville d'Alausi est connue dans le monde entier pour le "Nez du Diable", une pente abrupte par laquelle passe la ligne ferroviaire transandine de l'Équateur, un tronçon surnommé le "train le plus difficile du monde" en raison de sa dangerosité.

Depuis janvier, les fortes pluies ont déjà fait 22 morts et 346 sans-abri dans le pays. Plus de 6.900 maisons ont été endommagées et 72 ont été détruites, selon les autorités. Quelque 987 incidents ont été causés par les intempéries, tels que des inondations et des glissements de terrain. En février, les pluies ont entraîné une suspension de cinq jours du pompage du pétrole brut car un oléoduc menaçait de se rompre après l'effondrement d'un pont.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Climat

Inde: fermeture des écoles en raison d'une vague de chaleur

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Lundi, il faisait 47,8°C à Najafgarh en banlieue de Delhi, soit la température la plus élevée de tout le pays. (© KEYSTONE/AP/Channi Anand)

Les autorités de Delhi ont ordonné la fermeture anticipée des écoles de la capitale indienne pour les vacances d'été, avec "effet immédiat", selon la presse locale mardi, en raison de températures torrides. Un pic de 47,8°Celsius a été atteint lundi.

Le service météorologique indien a prévu une "vague de chaleur sévère" cette semaine. Lundi, il faisait 47,8°C à Najafgarh en banlieue de Delhi, soit la température la plus élevée de tout le pays.

Les autorités de plusieurs États, dont l'Haryana, le Madhya Pradesh, le Punjab et le Rajasthan, dans le nord et centre du pays, ont également ordonné la fermeture des écoles, selon Indian Today. En mai 2022, certains quartiers de Delhi ont connu des températures montant jusqu'à 49,2°C.

Pluies au sud

En revanche, les États du sud de l'Inde, notamment le Tamil Nadu et le Kerala, ont subi de fortes pluies ces derniers jours. De violentes tempêtes ont également frappé certaines parties du pays la semaine dernière, notamment la capitale financière Bombay, où la puissance du vent a entraîné la chute d'un panneau d'affichage sur une station-service. Seize personnes ont été tuées et plusieurs dizaines d'autres blessées.

Le mois dernier, une vague de chaleur exceptionnelle a affecté l'Asie du Sud et du Sud-Est, notamment les Philippines et le Bangladesh où des milliers d'écoles ont suspendu leurs cours. Selon les recherches scientifiques, les vagues de chaleur sont plus longues, plus fréquentes et plus intenses en raison du réchauffement climatique.

Elections

En ce moment, 968 millions d'Indiens, soit plus que la population totale des Etats-Unis, de l'Union européenne et de la Russie réunis, sont appelés à élire les 543 membres de la chambre basse. La sixième phase de ces élections générales, qui en comptent sept et se déroulent jusqu'au 1er juin, aura lieu samedi, notamment à Delhi.

La commission électorale indienne a déclaré le mois dernier avoir formé un groupe de travail chargé d'examiner l'impact des vagues de chaleur et de l'humidité avant chaque phase du scrutin.

La participation aux élections générales est inférieure à celle de 2019, des analystes imputant ce recul aux fortes chaleurs et d'autres à "un certain désintérêt" des électeurs pour un scrutin sans surprise.

Le Premier ministre nationaliste hindou Narendra Modi, qui brigue un troisième mandat, a été donné vainqueur par les analystes politiques bien avant le début des élections le 19 avril.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Climat

Avalanche mortelle au Piz Palü, dans les Grisons

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Le randonneur à ski a été emporté par l'avalanche dimanche midi au Piz Palü. (© Police cantonale grisonne)

Un randonneur à ski de 38 ans est décédé dimanche après avoir été emporté par une avalanche au Piz Palü, dans les Grisons. La coulée l'a entraîné dans une chute de plusieurs centaines de mètres et l'a enseveli. Son partenaire de randonnée est indemne.

La victime faisait partie d'un groupe de quatre randonneurs à ski italiens qui avaient gravi dimanche matin le Piz Palü par la voie normale depuis la Diavolezza, a indiqué lundi la police cantonale grisonne.

Arrivé au sommet, le groupe s'est séparé pour descendre. Deux alpinistes ont choisi de redescendre par où ils sont montés tandis que les deux autres ont opté pour le versant nord. Une avalanche s'est déclenchée vers midi lors de l'entrée du premier alpiniste sur le versant nord et l'a emporté.

Les secours n'ont pu que dégager le corps sans vie de l'homme de la coulée.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Climat

De nouvelles inondations font 66 morts en Afghanistan

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Dans la province de Ghor, dans l'ouest du pays, de fortes précipitations vendredi ont fait 55 morts, selon un bilan provisoire officiel, tandis que plus de 3000 maisons ont été détruites (© KEYSTONE/AP/Omid Haqjoo)

Des inondations ont fait 66 morts dans la province de Faryab, dans le nord de l'Afghanistan, a annoncé dimanche un porte-parole du gouvernorat. Le pays est actuellement confronté à une série de violentes précipitations très meurtrières.

De fortes pluies samedi soir dans de nombreux districts "ont tué 66 personnes à Faryab", a déclaré Asmatullah Muradi, dans une vidéo sur WhatsApp. "Cinq personnes ont été blessées, huit sont portées disparues et plus de 1500 maisons ont été endommagées", a-t-il précisé.

Dans la province de Ghor, dans l'ouest du pays, de fortes précipitations vendredi ont fait 55 morts, selon un bilan provisoire officiel, tandis que plus de 3000 maisons ont été détruites.

La province de Baghlan (nord) a connu le 10 mai des crues subites extrêmement dévastatrices ayant fait au moins 300 morts et de très nombreux disparus.

Difficulté d'accès

Les agences de l'ONU comme le gouvernement taliban ont indiqué que le bilan allait probablement s'alourdir mais n'ont fourni aucun nouveau chiffre actualisé depuis une semaine. L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a expliqué que le dysfonctionnement d'internet empêchait toujours de connaître la situation véritable de certains villages très isolés.

"Les organisations humanitaires continuent de rencontrer des problèmes majeurs d'accès aux zones touchées en raison des dommages étendus aux infrastructures, notamment les routes et les ponts", a déclaré l'OMS.

Ceci vaut pour toutes les provinces de ce pays qui figure parmi les plus pauvres du monde et où les secours par ailleurs souffrent d'un cruel manque de moyens financiers.

"Catastrophe sur catastrophe"

L'Afghanistan, pays très exposé aux changements climatiques, connait un printemps anormalement pluvieux, après un hiver exceptionnellement sec. "Avec ces situations météorologiques erratiques, cela a été catastrophe sur catastrophe, qui ont plongé les villageois dans l'extrême pauvreté", a déclaré mardi dernier Timothy Anderson, chargé de l'Afghanistan au Programme alimentaire mondial (PAM).

Environ 80% des 40 millions d'Afghans dépendent de l'agriculture pour leur survie et les précipitations actuelles ont submergé des surfaces considérables de terres et détruit de nombreuses récoltes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Climat

Deux morts dans une avalanche au Pigne d'Arolla (VS)

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L'avalanche s'est produite au Pigne d'Arolla, qui culmine à 3781 mètres (image symbolique). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Deux ressortissants italiens sont décédés dimanche dans une avalanche au Pigne d'Arolla (VS). Une troisième personne, qui n'a pas été touchée par la coulée, a pu alerter les secours.

Les trois alpinistes effectuaient l'ascension du Pigne d'Arolla, au-dessus d'Evolène, quand, vers 07h30, une avalanche s'est déclenchée, emportant deux des trois personnes, a indiqué la police cantonale valaisanne dans un communiqué. Ces dernières ont fait une chute de près de 800 mètres. Immédiatement alertés par la troisième, indemne, les secouristes n'ont pu que constater le décès des deux alpinistes au pied de la face nord.

L'identification formelle des deux victimes est en cours, ajoute la police valaisanne qui précise que le Ministère public cantonal a ouvert une enquête. Selon l'agence de presse italienne Ansa, les victimes sont deux ressortissants italiens âgés de 30 et 50 ans qui pratiquaient le ski-alpinisme.

Connus dans le monde lombard du sport de montagne, l'un était administrateur du Soccorso Alpino, au siège du Bione, tandis que l'autre était l'âme du groupe d'alpinistes Asen Park. Le maire de Lecco, Mauro Gattinoni a exprimé les condoléances de la ville, rappelant que les deux hommes étaient "très estimés, connus et appréciés".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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