International
Siemens: début d'année solide grâce à l'essor de l'IA
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Le géant industriel allemand Siemens a entamé son exercice décalé 2025/2026 avec un bénéfice net meilleur que prévu, dopé par l'essor de l'intelligence artificielle et le redressement de sa branche "industrie numérique", et a confirmé ses prévisions annuelles.
D'octobre à décembre, le bénéfice net du groupe de Munich est ressorti à 2,2 milliards d'euros (environ 2,01 milliards de francs), en nette chute annuelle de 43% sur un an à cause d'un effet de base défavorable, selon un communiqué paru jeudi.
Au premier trimestre 2024/2025, Siemens avait en effet bénéficié d'un gain de 2,1 milliards d'euros tiré de la vente de sa filiale de moteurs Innomotics au fonds américain KPS.
Les analystes sondés par la plateforme Factset tablaient même sur un bénéfice net nettement moins élévé, à 1,6 milliard d'euros.
"L'intelligence artificielle est un puissant moteur de croissance pour nos activités", assure le directeur général Roland Busch dans un communiqué, saluant une "solide performance" au premier trimestre.
Les commandes à Siemens ont bondi de 10% sur un an, à 21,4 milliards d'euros, avec un niveau record atteint dans la branche d'infrastructures connectées.
Le groupe qui produit aussi bien des trains, des turbines, des machines à IRM que des logiciels a aussi enregistré une hausse de 8% de son chiffre d'affaires, à 19,1 milliards d'euros.
Autre point positif, le fort dynamisme de sa branche "industrie numérique" au premier trimestre, dont l'activité d'automatisation d'usine a longtemps pâti d'une conjoncture faible en Chine et d'une concurrence accrue.
Siemens mise de plus en plus désormais sur la transformation numérique des usines, pilotées à l'aide de logiciels, de données et d'IA.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
International
Merz appelle à "réparer" la confiance transatlantique
Friedrich Merz a appelé vendredi à "réparer" et "raviver" la confiance transatlantique mise à mal par le président américain Donald Trump, lors de l'ouverture de la Conférence de Munich sur la sécurité. Elle réunit plus de 60 chefs d'Etat et de gouvernement.
"Réparons et ravivons ensemble la confiance transatlantique", a appelé en anglais le chancelier allemand vendredi, en direction des "amis américains" de l'Europe. Il a été rejoint plus tard par le président finlandais Alexander Stubb, qui a appelé, en dépit des difficultés dans les relations transatlantiques, à "ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain".
Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump a l'Europe dans le collimateur, comme en témoigne sa nouvelle Stratégie de sécurité nationale où il s'est livré comme jamais à une attaque en règle contre les Européens.
"À l'ère de la rivalité entre grandes puissances, même les États-Unis ne seront pas assez puissants pour faire cavalier seul", a déclaré le chancelier allemand, un an après le discours conflictuel prononcé au même endroit par le vice-président américain JD Vance, qui avait reproché aux Européens de ne pas prendre suffisamment en main leur propre défense.
"Il y a des questions sur lesquelles nous pouvons travailler avec les Américains - l'Otan, la défense, la technologie, les minéraux, dans notre cas les brise-glaces(...) Il y a donc beaucoup de choses que nous pouvons faire, tout en étant en désaccord cordial sur des choses liées à l'UE ou aux institutions internationales, à l'ordre international libéral et au changement climatique", a abondé plus tard le président finlandais.
Le chancelier allemand a de son côté également indiqué avoir "entamé des discussions confidentielles avec le président français au sujet de la dissuasion nucléaire européenne". La France est le seul pays en Europe, avec le Royaume-Uni, à être doté de la bombe atomique et à pouvoir faire bénéficier d'autres pays européens de sa dissuasion nucléaire.
"Une Europe forte dans une Otan forte"
Selon le secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, qui s'exprimait lors du Transatlantic Forum, il y a un "changement d'état d'esprit" au sein de l'Otan et "l'Europe assume davantage un rôle de leadership au sein de l'OTAN". "Une Europe forte dans une OTAN forte signifie que le lien transatlantique sera plus fort que jamais", veut-il croire.
Le président français Emmanuel Macron, qui est arrivé à Munich dans l'après-midi, clôturera la journée à 19h00. La relation "est au milieu de beaucoup d'incertitude. Mais nous, on a à clarifier ce qu'on veut pour nous-mêmes et ce qu'on a à faire. Et les Etats-Unis ont à clarifier ce qu'ils sont prêts à faire pour les Européens", a dit M. Macron à des journalistes à son arrivée.
Outre les débats officiels, le rendez-vous de Munich qui se déroule jusqu'à dimanche autour de deux hôtels dans le centre historique de la capitale bavaroise sous haute surveillance policière est l'occasion d'échanges informels et de réunions secrètes.
Le chef de la diplomatie ukrainienne Andriï Sybiga a écrit sur X avoir déjà discuté à Munich avec son homologue chinois Wang Yi "des efforts de paix et du rôle important de la Chine pour faciliter la fin du conflit" avec la Russie.
M. Wang a de son côté affirmé que la position de la Chine est "constante, (...) défendant l'objectivité et l'équité et promouvant activement les pourparlers de paix".
Les gouvernements occidentaux et Kiev accusent Pékin de fournir à la Russie un soutien économique crucial à son effort de guerre, notamment des composants militaires pour son industrie de défense.
Ukraine, Groenland, Iran
"Il est bon d'avoir un partenariat solide avec les Américains", a déclaré en marge de la conférence le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Mais l'Europe "a besoin d'une industrie de défense indépendante, très forte (en) partenariat avec les États-Unis", a-t-il insisté. "C'est notre continent".
Une réunion des dirigeants européens est prévue vendredi après-midi avec M. Zelensky sur l'Ukraine, en présence de responsables de l'Otan. Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio, qui s'est notamment entretenu vendredi avec son homologue chinois, ne participe pas à cette rencontre sur l'Ukraine en raison d'un emploi du temps chargé, selon un responsable américain.
Le président français Emmanuel Macron a récemment souhaité une reprise du dialogue avec Vladimir Poutine. Interrogé à Munich, le chancelier allemand s'est dit vendredi "prêt à parler" avec la Russie "si cela apporte quelque chose", mais a observé de son côté que "la Russie n'a pas encore la volonté d'avoir une discussion sérieuse".
Le prochain cycle de négociations entre Moscou, Kiev et Washington pour tenter de trouver une issue diplomatique à la guerre en Ukraine se tiendra mardi et mercredi prochains à Genève, a annoncé le Kremlin.
Au centre des débats de Munich, les organisateurs ont fait figurer "l'ordre international ravagé à coups de boutoir". Avec notamment le Groenland, convoité par le président Donald Trump. Le gouvernement danois va d'ailleurs rencontrer à Munich le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio. Cette année, c'est le secrétaire d'Etat Marco Rubio, considéré comme moins idéologue, qui conduit la délégation américaine. Il prendra la parole publiquement samedi.
Enfin, également présent à Munich, le secrétaire général de l'AIEA Rafael Grossi a estimé que trouver un accord entre l'Agence internationale de l'énergie atomique et Téhéran sur les inspections du programme nucléaire iranien était "complètement possible", mais qu'il fallait "marcher sur un fil" pour faire avancer le dialogue.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Le TAS rejette l'appel de l'Ukrainien Heraskevych
Le TAS a rejeté l'appel de Vladislav Heraskevych, disqualifié du skeleton des JO de Milan-Cortina. L'Ukrainien voulait porter un casque honorant ses coéquipiers tués dans le conflit avec la Russie.
"La chambre ad hoc du TAS a rejeté la requête et estimé que la liberté d'expression est garantie aux Jeux olympiques, mais pas sur le lieu de compétition, ce qui est un principe sacré", a déclaré vendredi à la presse Matthieu Reeb, secrétaire général de la juridiction.
L'Allemande Annett Rombach, arbitre unique désignée par le TAS pour trancher le litige, "a tenu à préciser qu'elle est pleinement sensible à la commémoration de M. Heraskevych et à sa volonté de sensibiliser au deuil et aux ravages subis par le peuple ukrainien, ainsi que par les athlètes ukrainiens en raison de la guerre", a développé le tribunal dans un communiqué.
"Propagande politique"
Mais, poursuit le TAS, elle "est liée par les lignes directrices du CIO concernant l'expression des athlètes". Or la Charte olympique prévoit que les participants aux Jeux sont libres de leurs propos en conférence de presse ou en zone mixte mais doivent s'abstenir de toute "propagande politique" sur le terrain ou les podiums.
"L'arbitre unique estime que ces lignes directrices assurent un équilibre raisonnable entre l'intérêt des athlètes à exprimer leurs opinions et l'intérêt des athlètes à recevoir une attention sans partage pour leur performance sportive sur le terrain de jeu", poursuit la juridiction.
Elle a notamment relevé "les autres possibilités offertes aux athlètes" pour attirer l'attention sur les sujets de leur choix, "ou, dans le cas de M. Heraskevych, en portant le casque lors des quatre entraînements", comme le lui avait permis le CIO. "L'objectif est de maintenir l'attention des Jeux olympiques sur les performances et le sport, intérêt commun à tous les athlètes", a insisté la juge arbitre.
Une longue audience
L'athlète de 27 ans, entendu pendant deux heures et demie vendredi à Milan, demandait à la juridiction suprême du monde sportif d'annuler sa disqualification, à ses yeux "disproportionnée, non fondée sur une violation technique ou de sécurité", et qui "lui cause un préjudice sportif irréparable", avait expliqué le TAS jeudi soir.
Après avoir tenté de convaincre Heraskevych de rendre hommage à ses compatriotes en portant un simple brassard noir, le CIO et la Fédération internationale de bobsleigh et skeleton l'ont disqualifié jeudi matin.
L'affaire a rapidement pris une tournure politique, le président ukrainien Volodymir Zelensky accusant le CIO de "faire le jeu" de la Russie. Le chef de la diplomatie ukrainienne a estimé lui que cette décision était une "honte" et que l'instance olympique avait "disqualifié sa propre réputation".
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Sprint: Quentin Fillon Maillet en or, les Suisses autour du top 15
Le biathlète français Quentin Fillon Maillet est devenu champion olympique du sprint (10 km), vendredi à Anterselva. Les Suisses ont réussi un joli tir groupé autour de la 15e place.
"QFM" décroche à 33 ans son quatrième titre olympique, après la poursuite et l'individuel en 2022 et le relais mixte en 2026. Auteur d'un 10/10 derrière la carabine, il a devancé les Norvégiens Vetle Christiansen et Sturla Laegreid.
Dans le camp suisse, Joscha Burkhalter (14e) et Sebastian Stalder (15e) ont tous deux réussi un sans-faute au tir, mais ils n'ont pas été assez rapides sur les skis. Niklas Hartweg (17e) était quant à lui à la lutte pour une médaille avant de commettre deux erreurs fatales au tir couché.
Le Genevois Jérémy Finello est lui passé à côté de sa course, ratant quatre fois la cible et se classant 76e sur 90 athlètes.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
International
La Bernoise Noemie Wiedmer au pied du podium en snowboardcross
Noemie Wiedmer n'est pas passée loin d'un exploit au snowboardcross olympique, vendredi à Livigno. La Bernoise de 18 ans s'est frayé un chemin jusqu'en finale, mais a finalement échoué à la 4e place.
La jeune snowboardeuse du Simmental a terminé au pied du podium au terme d'une finale remportée par l'Australienne Josie Baff, devant la Tchèque Eva Adamczykova et l'Italienne Michela Moioli. La Suissesse a pris de loin le meilleur départ, mais a fini par se faire rattraper par ses concurrentes, meilleures glisseuses.
"C'était une journée incroyable. C'est dommage d'avoir terminé à la 4e place, ça fait un peu mal. Mais je suis satisfaite et j'ai hâte de continuer", a déclaré Noemie Wiedmer après la course.
Alors qu'on attendait davantage Sina Siegenthaler pour un éventuel coup d'éclat - la Bernoise a été éliminée en quart de finale -, c'est sa jeune compatriote qui s'est fait un nom au Snow Park de Livigno. A 18 ans, elle aura sans doute maintes occasions d'oublier cette frustrante 4e place olympique.
D'autant plus que Noemie Wiedmer revenait à peine de blessure après s'être cassé un poignet en décembre. Elle a d'ailleurs fait ses débuts en Coupe du monde il y a à peine plus d'un an, sans parvenir à monter sur le podium, mais ses résultats prometteurs, couplés à cette 4e place aux JO, lui offrent de belles perspectives d'avenir.
En attendant, Tanja Frieden, improbable médaillée d'or en Turin 2006, et Olivia Nobs, médaillée de bronze quatre ans plus tard à Vancouver, restent les deux seules Suissesses à avoir décroché une breloque olympique dans la discipline.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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