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Une école ukrainienne endeuillée par une frappe russe

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Le territoire russe est désormais quasi quotidiennement visé par des drones, à l'image de Moscou et de sa région. (© KEYSTONE/AP)

Au moins quatre employés ont été tués mercredi dans une frappe russe ayant détruit une école ukrainienne à une dizaine de jours de la rentrée des classes, une nouvelle journée meurtrière alors que l'Ukraine va entrer dans son 19e mois de guerre.

Par ailleurs, Moscou était mercredi pour le 6e jour consécutif la cible de drones perturbant son trafic aérien et provoquant des dégâts matériels sans faire de victimes.

L'armée russe a poursuivi mercredi ses frappes quotidiennes sur son voisin, souvent très loin du front. A quelque 400 kilomètres des premières lignes, à Romny, dans la région de Soumy (nord-est), quatre personnes ont péri dans une attaque de drone qui a touché le bâtiment d'une école.

"Les sauveteurs ont retrouvé les corps de la directrice de l'école, de la directrice adjointe, d'un secrétaire et d'un bibliothécaire", a indiqué sur Telegram le ministre de l'Intérieur Igor Klymenko.

Trois civils ont aussi été tués près de Lyman, dans la région de Donetsk (est), selon les autorités locales, alors que la Russie a encore visé les installations portuaires ukrainiennes d'Izmaïl (sud) sur le Danube.

270'000 tonnes de céréales détruites

Le fleuve est devenu une porte de sortie des produits agricoles ukrainiens depuis que Moscou a mis fin en juillet à un accord sur les céréales. Des silos à grains et des entrepôts ont été endommagés, selon le parquet.

Dressant un premier bilan de ces attaques, le ministre ukrainien des Infrastructures Oleksandre Koubrakov a déploré la perte pour les clients étrangers de "270'000 tonnes de céréales" en un mois.

Kiev a par contre démenti la perte de l'un de ses navires militaires en mer Noire, revendiquée la veille par Moscou.

"En fait, le missile russe est tombé à l'eau", a affirmé le ministère de la Défense.

Mardi, la Russie avait assuré avoir "détruit" deux navires militaires ukrainiens en mer Noire.

Et puis le renseignement militaire ukrainien a affirmé avoir détruit mercredi matin un système de défense anti-aérienne russe dans la péninsule de Crimée, annexée par la Russie en 2014.

Les autorités russes n'ont rien dit de cette frappe, mais d'influents blogs militaires russes ont eux fait état de l'attaque, elle aussi loin du front et qui montre que la défense anti-aérienne est également mise à l'épreuve.

Trois morts côté russe

Les soldats russes font face à une contre-offensive qui touche également le territoire de la Russie. Ainsi, un engin explosif lâché par un drone a provoqué la mort de "trois civils" à Lavy, un village de la région russe de Belgorod, a écrit sur Telegram le gouverneur Viatcheslav Gladkov.

Maria Zakharova, la porte-parole de la diplomatie russe, a pointé "le rôle des services de renseignement occidentaux dans ces crimes", car "ils fournissent aux néo-nazis ukrainiens des informations permettant de tracer les itinéraires de ces drones".

Ces appareils pénètrent de plus en plus souvent et toujours plus profondément en Russie. Ainsi, Moscou a fait face à de tels drones pour le sixième jour consécutif.

Mercredi à l'aube, l'un d'entre eux est arrivé jusque dans le centre de la capitale avant d'être "neutralisé" et de heurter un bâtiment en construction dans le quartier d'affaires de Moscou City, a annoncé le ministère russe de la Défense.

Au niveau d'une arête d'un gratte-ciel, une fenêtre apparaissait détruite et les vitres autour noircies, a constaté une photographe de l'AFP.

Deux autres engins ont, quant à eux, été détruits par la défense antiaérienne à Mojaïsk et à Khimki, deux villes de la région de Moscou, selon le ministère de la Défense.

Vladislav Chapcha, le gouverneur de la région de Kalouga, située au sud-ouest de Moscou, a aussi affirmé sur Telegram "qu'une attaque de drone a été repoussée sur le territoire du district de Kirovsky".

Une fois encore, le trafic aérien aux aéroports internationaux Domodedovo, Cheremetievo et Vnoukovo a été brièvement interrompu.

Fête de l'indépendance

A la veille de la fête de l'indépendance jeudi, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a reçu le Premier ministre finlandais, Petteri Orpo, le président lituanien Gitanas Nauseda et le Premier ministre moldave Dorin Recean.

Vladimir Poutine a pour sa part assisté par visioconférence à un sommet des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) auquel il n'a pas pu se rendre, étant visé par un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale.

Une fois encore, alors que l'invasion qu'il a ordonnée entre jeudi dans son 19e mois, le président russe en a rejeté mardi la faute sur les Occidentaux, jugeant qu'Américains et Européens ont commencé la guerre en soutenant une révolution pro-occidentale en 2014.

"Nos actions en Ukraine sont dictées par une chose: la volonté de mettre fin à la guerre déclenchée par l'Occident et ses satellites en Ukraine", a-t-il dit.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Vers la "pire crise industrielle de mémoire" selon Denton

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La Chambre du commerce internationale (CCI) demande le rétablissement rapide d'un "passage sûr" dans le détroit d'Ormuz (archives). (© KEYSTONE/AP/Altaf Qadri)

Les conséquences des perturbations à Ormuz pourraient provoquer "la pire crise industrielle de mémoire", selon le secrétaire général de la Chambre de commerce internationale (CCI) John Denton. De nombreuses entreprises sont affectées, a-t-il dit mercredi.

S'exprimant à Yaoundé à la veille du début de la ministérielle de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), le secrétaire général a relevé que les difficultés ne sont pas dues seulement aux prix énergétiques. Mais à la production industrielle elle-même qui subit la pénurie du pétrole et du gaz.

"Des entreprises importantes appliquent un cas de force majeure" et coupent leurs contrats d'approvisionnement, a ajouté le représentant d'environ 50 millions de sociétés dans plus de 170 pays. Et "les conséquences ne se limitent pas aux industries", dit-il.

Les effets sur les exportations d'engrais depuis le Golfe menacent d'aboutir à des rendements agricoles très bas en Afrique et de provoquer d'importants impacts pour la sécurité alimentaire. Pour cette raison, M. Denton implore la communauté internationale de faire tout son possible "pour restaurer un passage sûr" dans le détroit d'Ormuz.

Il a lui-même rejoint l'initiative du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres sur cette voie maritime. "Seule une réponse internationale concertée et active" peut améliorer la situation, selon lui.

Pas séparé du défi à l'OMC

Raison pour laquelle il exhorte les membres de l'OMC à avancer vers une réforme de l'organisation. Les deux questions ne sont pas séparées, tant les entreprises ont besoin d'un système multilatéral efficace, selon lui.

"Chaque mois" où la réforme est différée, l'OMC est fragilisée. Et il serait "presque impossible" de le rétablir en cas de démantèlement, ajoute M. Denton. Selon une étude de la CCI, un ce scénario pourrait coûter 5% de leur Produit intérieur brut (PIB) aux pays en développement.

Cette organisation veut la possibilité de coalitions volontaires à l'OMC et une solution permanente pour le moratoire sur les transactions électroniques. Elle veut aussi être associée aux discussions sur la réforme. Les entreprises veulent un format permanent pour être entendues, a ajouté M. Denton.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Royaume-Uni: l'interdiction de réseaux sociaux testée pour les ados

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Le Royaume-Uni envisage d'interdire les réseaux sociaux pour les adolescents (image d'illustration). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Quelque 300 adolescents britanniques vont être soumis à des restrictions d'utilisation des réseaux sociaux, a annoncé mercredi le gouvernement. Le Royaume-Uni envisage une législation en la matière.

Les adolescents testés dans ce projet pilote, âgés de 13 à 17 ans, vont être soumis à diverses restrictions pendant six semaines afin d'en évaluer l'impact sur leur travail scolaire, leur sommeil et leur vie familiale.

Pour certains, les applications de réseaux sociaux seront complètement désactivées tandis que d'autres n'y auront plus accès pendant la nuit, a indiqué le ministère des Sciences, de l'Innovation et de la Technologie.

Un troisième groupe se verra imposer une limite d'une heure par jour pour les applications les plus populaires auprès des adolescents, comme Instagram, TikTok et Snapchat.

Les résultats seront comparés à ceux d'un quatrième groupe d'enfants qui, eux, continueront à bénéficier d'un accès illimité. Ce projet fournira "les données dont nous avons besoin pour passer à l'étape suivante, en nous appuyant sur les expériences des familles elles-mêmes", a déclaré la secrétaire d'Etat à la Technologie, Liz Kendall.

Suivre l'Australie

L'Australie est devenu en décembre le premier pays à interdire aux moins de 16 ans l'utilisation des réseaux sociaux. D'autres pays envisagent des mesures similaires, comme la France. L'Assemblée nationale a adopté fin janvier une proposition de loi visant à interdire l'utilisation des réseaux sociaux aux moins de 15 ans.

La consultation lancée par le gouvernement britannique examine l'option d'une interdiction comme l'Australie, mais aussi de fonctionnalités addictives comme le "scrolling", soit le défilement ininterrompu de contenus.

Résultats attendus fin mai

Au début du mois, les députés britanniques ont rejeté les propositions de la Chambre des lords, la chambre haute, visant à interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans, dans l'attente des résultats de cette consultation qui doit s'achever le 26 mai.

Des personnalités britanniques, dont l'acteur Hugh Grant, ont exhorté le gouvernement à soutenir une interdiction, affirmant que les parents ne peuvent pas, à eux seuls, lutter contre les dangers des réseaux sociaux.

Certains experts estiment toutefois que les restrictions peuvent facilement être contournées et plaident pour que les plateformes contrôlent davantage leurs contenus.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Allemagne: quatre membres du Hamas condamnés à pour caches d'armes

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Quarte membres du Hamas en Allemagne écopent de peines allant de quatre à six ans pour caches d'armes (image d'illustration). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Quatre membres du mouvement islamiste palestinien Hamas ont été condamnés mercredi en Allemagne. Ils écopent à plusieurs années de prison pour avoir mis en place un réseau logistique destiné à de potentiels attentats contre des sites juifs ou israéliens en Europe.

Le tribunal régional supérieur de Berlin a prononcé des peines d'emprisonnement allant de quatre à six ans pour appartenance à une organisation terroriste étrangère et d'autres infractions.

"Sur la base du rapport de l'expert et de l'analyse de diverses publications, il est apparu assez rapidement et sans ambiguïté que le Hamas remplit depuis des décennies les critères d'une organisation terroriste opérant à l'étranger", a indiqué la présidente du tribunal Doris Husch.

"Pas d'attentats déjà planifiés"

"Nous n'avons pas constaté de preuves de projets d'attentats déjà concrètement planifiés", a-t-elle précisé, "mais nous partons du principe que le Hamas a pris des dispositions en vue de pouvoir commettre, dans des pays européens, des attaques visant des cibles juives et israéliennes et a, à cette fin, constitué des dépôts d'armes".

Parmi les cibles potentielles figuraient l'ambassade d'Israël et la zone autour de l'ancien aéroport de Tempelhof à Berlin ainsi que la base aérienne américaine de Ramstein en Rhénanie-Palatinat (ouest).

Abdelhamid Al A. et Ibrahim El-R., tous deux nés au Liban, l'Egyptien Mohammed B. et Nazih R., de nationalité néerlandaise, avaient été arrêtés le 14 décembre 2023. Agés de 36 à 58 ans, trois ont principalement vécu en Allemagne.

L'un d'entre eux a été reconnu coupable, au-delà de son appartenance à une organisation terroriste, d'"usage de la violence à l'aide d'armes de guerre et "détention d'armes à feu".

Dans son réquisitoire, l'accusation avait demandé, dans le cadre de ce procès commencé en février 2025 et qui s'est déroulé sous haute sécurité, des peines de prison allant de cinq à sept ans.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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L'or et l'argent ont chuté avec la guerre au Moyen-Orient

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L'argent s'échange à environ 73 dollars, loin de son pic de plus de 120 dollars atteint il y a deux mois. (archive) (© KEYSTONE/AP/MATTHIAS SCHRADER)

Traditionnellement considérés comme des valeurs refuges, l'or et l'argent ont vu leurs prix chuter nettement avec le conflit au Moyen-Orient.

Les deux précieux métaux ont ainsi effacé la majeure partie des gains record accumulés depuis le début de l'année. Une dynamique à première vue paradoxale... mais qui a ses explications. Face à l'incertitude provoquée par la guerre, les investisseurs ont vendu rapidement certains actifs pour récupérer du cash et compenser leurs pertes ailleurs. Ils se sont tournés vers l'or en premier, "compte tenu de l'ampleur de sa hausse" avant le conflit, explique Joshua Mahony, analyste chez Scope Markets. Le métal précieux a en effet frôlé fin janvier 5600 dollars l'once (31,1 g), un record historique.

En liquidant l'or et l'argent, ils ont pu récupérer des dollars, la devise dans laquelle s'échangent les hydrocarbures comme le pétrole, dont les cours ont explosé avec le blocage du détroit d'Ormuz et les frappes sur les infrastructures énergétiques au Moyen-Orient. "Après des années de constitution de stocks, on s'attend à ce que les pays du Moyen-Orient, en particulier, se débarrassent d'une grande partie de leurs réserves (d'or, ndlr) alors que leurs revenus provenant de l'énergie s'écroulent", ajoute aussi M. Mahony.

Aujourd'hui, l'once d'or ne se négocie plus qu'autour de 4.580 dollars. L'argent s'échange à environ 73 dollars, loin de son pic de plus de 120 dollars atteint il y a deux mois.

Sur le plus long terme, la crainte d'une inflation dopée par la flambée du prix des hydrocarbures devrait contraindre la Réserve fédérale américaine --tout comme d'autres grandes banques centrales, d'ailleurs-- à relever ses taux d'intérêt. De telles hausses feraient du dollar et des obligations d'État américaines, des valeurs refuges plus attractives que les métaux précieux.

"L'or ne rapporte aucun rendement et est donc moins intéressant", là "où les liquidités pourraient bientôt offrir des retours plus élevés", explique Russ Mould, analyste chez AJ Bell. L'argent, aussi utilisé pour construire des panneaux solaires, des batteries de véhicules électriques ou encore des centres de données nécessaires au secteur de l'intelligence artificielle, a aussi souffert des craintes d'un ralentissement de la croissance mondiale, synonyme d'une moindre demande industrielle.

Vols bloqués, demande fragilisée

La guerre bloque le transport en avion de l'or et de l'argent en provenance et à destination de Dubaï, plaque tournante de 20% des flux mondiaux du métal, notamment vers l'Inde, relevait récemment le Conseil mondial de l'or (CMO), interrogé par l'AFP. Le "marché physique" est ainsi "temporairement court-circuité". "Le flux traditionnel de Londres vers l'Asie est bloqué, les principaux centres de transit perturbés et les acheteurs régionaux mis hors jeu", explique Stephen Innes, analyste chez SPI AM.

Le Moyen-Orient, avec 270 tonnes d'or achetées l'an dernier par des particuliers (bijoux, barres, pièces), représentait près de 10% de la demande privée mondiale, plus que les États-Unis ou l'Europe, selon les calculs de l'AFP basés sur les chiffres du CMO. Même si la demande locale n'est que "retardée", le prix s'ajuste à la baisse à court terme, selon M. Innes.

Un actif toujours prisé

Les investisseurs avaient déjà engrangé des bénéfices sur l'or et l'argent en janvier, plombant brièvement leurs cours. Cette "deuxième chute brutale des prix en deux mois risque de fragiliser la réputation de l'or comme valeur refuge", déjà entamée par les spéculations récentes des acheteurs sur le métal jaune, en Chine en particulier, souligne Hamad Hussain, analyste chez Capital Economics.

Stephen Innes constate un "changement fondamental": si le marché a été initialement "contraint de vendre de l'or pour survivre", "choisir d'en posséder à nouveau" n'est pas une obligation. À plus long terme, si la dette publique et la stagflation persistent, l'or pourrait cependant redevenir "une protection contre l'instabilité économique et la dépréciation monétaire", souligne Ole Hansen, de Saxo Bank. Et la demande mondiale pourra alors repartir.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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