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Trump annonce au moins 25% de surtaxe sur les produits de 14 pays

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Les nouveaux droits de douane annoncés par Donald Trump vont de 25% pour le Japon, la Corée du Sud et la Tunisie notamment à 40% (archives). (© KEYSTONE/AP/Mark Schiefelbein)

Le président américain Donald Trump a promis lundi une surtaxe douanière d'au moins 25% à plusieurs pays, dont le Japon et la Corée du Sud, nouvelle étape dans son offensive bouleversant les échanges économiques internationaux.

Le dirigeant a distillé pendant la journée, sur sa plateforme Truth Social, 14 lettres quasiment identiques envoyées à des pays essentiellement asiatiques.

Trump avait précédemment programmé l'entrée en vigueur de ces droits de douane additionnels à mercredi, mais a repoussé l'échéance au 1er août via un décret présidentiel publié lundi soir. Nouvelle échéance sur laquelle il a aussitôt laissé planer un doute: "Je dirais qu'elle est ferme, mais pas ferme à 100%", a-t-il répondu aux journalistes qui l'interrogeaient sur cette date lors du dîner avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Le montant de la surtaxe qu'il menace d'appliquer sur les produits de ces 14 pays, à compter du 1er août, varie: de 25% (Japon, Corée du Sud, Tunisie notamment) à 40% (Laos et Birmanie) en passant par 36% (Cambodge et Thaïlande).

Parmi les quatre pays non asiatiques destinataires d'un courrier, l'Afrique du Sud est visée par une surtaxe de 30%.

Les lettres soulignent que si des biens sont estampillés en provenance de ces pays, mais proviennent en réalité d'ailleurs, une surtaxe "plus élevée" s'appliquera. Il n'a donné aucun montant ni cité aucun pays directement, mais les produits chinois transitant par ces pays semblent être visés.

Il a aussi assuré que toute riposte serait sanctionnée par une surtaxe additionnelle de même ampleur.

Pressé de dire si les lettres constituaient son offre finale, Trump s'est également montré évasif : "Je dirais finale, mais s'ils appellent avec une autre offre et qu'elle me plaît, alors nous le ferons".

Les droits de douane, payés par les importateurs, renchériront vraisemblablement les prix sur le sol américain.

Donald Trump avait annoncé qu'il enverrait lundi une première série de 12 à 15 lettres, à autant de partenaires commerciaux, mentionnant la surtaxe qu'il compte mettre en place sur leurs produits.

Une partie des annonces ont été faites alors que la Bourse de New York était ouverte. Wall Street a terminé en baisse sans pour autant s'effondrer.

Sus aux déficits

Depuis son retour à la Maison Blanche en janvier, le milliardaire républicain a fait des droits de douane un axe central de sa politique économique: levier de négociation pour obtenir des concessions de l'extérieur, moyen de défendre l'industrie nationale ou encore source de nouvelles recettes publiques.

Il déteste l'idée que les Etats-Unis aient des déficits commerciaux, c'est-à-dire qu'ils importent plus de marchandises en provenance d'un pays qu'ils n'exportent vers ce pays.

Il menace ainsi, depuis avril, des dizaines de partenaires commerciaux de droits de douane punitifs pour rééquilibrer les échanges.

Et il a déjà instauré une surtaxe plancher de 10% sur la plupart des produits entrant aux Etats-Unis, et des droits de douane spécifiques sur certains secteurs (50% sur l'acier et l'aluminium, 25% sur l'automobile).

Pas "d'empereur"

Le ministre américain des Finances Scott Bessent, en première ligne des négociations à Washington, a assuré sur la chaîne de télévision CNBC que "plusieurs accords" seraient annoncés "dans les prochaines 48 heures".

"Ma messagerie était pleine de nouvelles propositions" des partenaires commerciaux des Etats-Unis dimanche soir, a-t-il affirmé lundi.

Lors d'une réunion à Washington lundi entre le secrétaire d'Etat Marco Rubio et le conseiller sud-coréen à la sécurité nationale Wi Sung-lac, les Etats-Unis ont dit espérer qu'un accord commercial soit conclu avec Séoul avant le 1er août grâce à une "communication étroite", selon un communiqué de la présidence sud-coréenne.

Le Premier ministre thaïlandais par intérim, Phumtham Wechayachai, a pour sa part indiqué mardi qu'il souhaitait un "meilleur accord" avec les Etats-Unis, qui menacent d'appliquer une surtaxe de 36% sur les produits thaïlandais.

L'Union européenne (UE) a rapporté lundi qu'un "bon échange" téléphonique s'était tenu la veille entre la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et Donald Trump.

L'Indonésie a annoncé de son côté qu'elle s'engageait à importer au moins un million de tonnes de blé américain par an pendant les cinq prochaines années, pour un montant de 1,25 milliard de dollars.

Elle risque malgré tout de voir ses produits frappés d'une surtaxe de 32%, prévue par Washington depuis avril et confirmée lundi dans la lettre de Donald Trump.

Celui-ci avait annoncé la semaine dernière un accord avec Hanoï, présenté comme favorable aux intérêts américains: surtaxe de 20% sur les produits vietnamiens (au lieu des 46% affichés en avril) entrant aux Etats-Unis, et en échange "zéro" droit de douane au Vietnam sur les biens en provenance des Etats-Unis.

Le président américain a par ailleurs menacé les pays des Brics (dont Brésil, Chine, Inde, Russie et Afrique du Sud), réunis à Rio de Janeiro, d'une surtaxe supplémentaire de 10%, après qu'ils eurent critiqué son offensive douanière.

Les Brics ne veulent pas d'un "empereur", a réagi le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva.

Les pays de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean), réunis dans la capitale malaisienne, Kuala Lumpur, devraient euxexprimer leur "préoccupation" vis-à-vis des droits de douane américains, selon un projet de déclaration consulté mardi par l'AFP.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Plus de trente navires iraniens coulés par les Etats-Unis

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Selon Washington, le porte-drones iranien a été bombardé et est en feu (archives). (© KEYSTONE/SEPAHNEWS/SEPAHNEWS HANDOUT)

L'armée américaine a coulé "plus de trente navires" iraniens depuis le lancement de son offensive il y a cinq jours, a déclaré jeudi l'amiral Brad Cooper. "Nos frappes contre la marine iranienne se sont intensifiées", a-t-il ajouté.

"Vous avez peut-être entendu le président [américain Donald Trump] dire il y a quelques minutes que nous avons coulé ou détruit 24 navires. C'était vrai à ce moment-là. Nous en sommes maintenant à plus de trente et dans les toutes dernières heures, nous avons frappé un porte-drones, un navire à peu près de la taille d'un porte-avions de la seconde guerre mondiale. Il est en feu au moment où nous parlons", a détaillé celui qui est à la tête du commandement américain pour la région.

Les tirs de missiles balistiques et les attaques de drones depuis l'Iran poursuivent eux leur tendance fortement à la baisse. "Sur les 24 dernières heures, les attaques de missiles balistiques ont diminué de 90% par rapport au premier jour et les attaques de drones de 83%", a chiffré le haut responsable militaire, en soulignant "rester vigilant".

Démanteler la production

La veille, le chef d'état-major de l'armée américaine Dan Caine avait fait état d'une diminution respective de 86% et 73%. Il avait estimé que Téhéran avait lancé "plus de 500 missiles balistiques et plus de 2000 drones à travers la région" depuis le lancement de l'offensive israélo-américaine samedi.

"A mesure que nous entrons dans la phase suivante de cette opération, nous allons systématiquement démanteler les capacités de production de missiles de l'Iran pour l'avenir", s'est projeté l'amiral Brad Cooper

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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L'Ukraine accuse la Hongrie d'avoir pris des Ukrainiens "en otage"

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Selon Kiev, les Ukrainiens pris en otages à Budapest convoyaient dans deux véhicules 35 millions d'euros et 9 kg d'or (cliché symbolique/Keystone archives). (© KEYSTONE/AP/Denes Erdos)

Le chef de la diplomatie ukrainienne a accusé vendredi la Hongrie d'avoir "pris en otage" sept employés d'une banque ukrainienne à Budapest, selon l'institution. Ils convoyaient plusieurs dizaines de millions d'euros depuis l'Autriche.

"A Budapest, les autorités hongroises ont pris en otage sept citoyens ukrainiens", tous des employés de la banque d'Etat Oschadbank qui opéraient deux véhicules bancaires" depuis l'Autriche, a écrit Andriï Sybiga sur le réseau social X.

"Il s'agit de terrorisme et de racket d'Etat" commis par la Hongrie, a dénoncé le ministre, affirmant avoir déjà envoyé une note officielle pour exiger "la libération immédiate" de ses compatriotes.

Oschadbank a indiqué dans un communiqué que deux de ses véhicules transportaient jeudi "35 millions d'euros et 9 kg d'or" depuis la Raiffeisen Bank en Autriche, "en accord avec les règles de transport internationales et les procédures douanières européennes en vigueur".

Oléoduc

Les deux véhicules transporteurs de fonds "se trouvent actuellement dans le centre de Budapest", a déclaré la banque ukrainienne, mais la localisation des employés reste inconnue. Le gouvernement hongrois n'a pour l'heure pas répondu aux sollicitations de l'AFP.

La Hongrie est l'un des rares pays de l'OTAN et de l'Union européenne à avoir renforcé ses liens avec Moscou depuis son offensive à grande échelle lancée en 2022 en Ukraine.

Budapest bloque notamment l'adoption d'un 20e paquet de sanctions de l'UE contre Moscou et le versement d'un prêt de 90 milliards d'euros à Kiev, tant qu'elle n'aura pas obtenu la reprise des livraisons via un oléoduc qui traverse l'Ukraine.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Etats-Unis et Venezuela vont rétablir des relations diplomatiques

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La présidente par intérim du Venezuela Delcy Rodriguez a reçu jeudi le ministre américain de l'intérieur Doug Burgum à Caracas. (© KEYSTONE/EPA/MIGUEL GUTIERREZ)

Deux mois après la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro par l'armée américaine, les Etats-Unis et le Venezuela vont rétablir des "relations diplomatiques", a annoncé jeudi le département d'Etat américain. Elles avaient été rompues en 2019.

"Les Etats-Unis et les autorités intérimaires vénézuéliennes se sont mis d'accord pour rétablir des relations diplomatiques et consulaires" pour "faciliter les efforts conjoints" vers la relance économique et la réconciliation, indique un communiqué du département d'Etat, sans autre précision.

Concluant jeudi une visite de deux jours au Venezuela, le ministre américain de l'intérieur Doug Burgum a affirmé avant son départ de Caracas que le Venezuela assurerait la sécurité des compagnies minières opérant au Venezuela. Il s'est dit certain de l'augmentation de sa production pétrolière, dans un climat de tensions sur le prix du brut en raison de la guerre au Moyen-Orient.

"Je suis donc très optimiste quant à un environnement dans lequel les investissements vont affluer, non seulement vers le pétrole et le gaz en mer, non seulement vers Caracas, mais aussi vers l'intérieur du pays, là où se trouvent réellement ces ressources considérables", a déclaré M. Burgum à la presse.

Pétrole et or

Sous pression des Etats-Unis, la présidente par intérim Delcy Rodriguez, qui a déjà accueilli plusieurs officiels américains, a procédé à une révision de la loi sur les hydrocarbures ouvrant le secteur au privé, promulgué une amnistie devant permettre la libération de tous les prisonniers politiques et annoncé une réforme judiciaire.

Elle a aussi promis une révision du code minier, précisant à M. Burgum qu'elle a rencontré mercredi, que le Parlement travaillerait sur le texte lundi.

Le Venezuela est un pays riche en minerais comme l'or, le diamant mais aussi la bauxite, le coltan et d'autres minerais rares rentrant notamment dans la production d'ordinateurs et de téléphones portables.

L'activité dans ce domaine est concentrée sur un territoire de 112'000 km2, baptisé arc minier, une zone très instable avec la présence de groupes armés, dont des guérillas et des gangs organisés. M. Burgum a estimé que l'instabilité était due aux problèmes économiques.

Pétrole contrôlé par Trump

Le ministre américain de l'intérieur, également président du conseil national pour la domination énergétique des Etats-Unis, s'est aussi montré très optimiste sur la production pétrolière du Venezuela après la révision de la loi sur les hydrocarbures.

"Quels que soient les objectifs fixés pour 2026 en matière de production de pétrole et de gaz, je suis convaincu que le Venezuela va non seulement les atteindre mais même les dépasser", a-t-il dit.

Washington a imposé des sanctions aux secteurs pétrolier et aurifère de ce pays après la réélection de M. Maduro en 2018 à l'issue d'un scrutin boycotté par l'opposition.

Depuis la capture de Nicolás Maduro, le président américain Donald Trump a pris le contrôle du secteur pétrolier et a quelque peu allégé les sanctions contre le Venezuela.

La visite de M. Burgum intervient deux semaines après celle du ministre américain de l'énergie Chris Wright qui s'était rendu des sites pétroliers, juste après la révision de la loi sur les hydrocarbures qui devrait permettre d'attirer de nombreux investisseurs.

"Une victoire" pour Washington

"Le Venezuela n'est qu'à quelques heures des Etats-Unis", a fait remarquer le ministre de l'intérieur. "Il faut quatre jours à un pétrolier transportant du pétrole vénézuélien pour atteindre [les Etats-Unis d]'Amérique. Un pétrolier met parfois 40 jours pour arriver d'Asie. C'est une opportunité immense."

"Les gens s'inquiètent des prix du pétrole et du gaz [aux Etats-Unis d']Amérique [...] Le Venezuela, avec les ressources dont il dispose, c'est incontestablement une énorme victoire pour le Venezuela, une énorme victoire" pour Washington, s'est félicité M. Burgum.

Le Venezuela, qui dispose des plus grandes réserves pétrolières au monde, entend augmenter sa production de brut de 18% en 2026. Il a produit 1,2 million de barils par jour (b/j) en 2025, après un plus bas historique d'environ 360'000 b/j en 2020, un nombre encore loin des trois millions extraits quotidiennement au début du siècle.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Anthropic classé entreprise à risque par le gouvernement américain

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Anthropic refuse de voir ses modèles servir à de la surveillance de masse ou à l'automatisation d'attaques mortelles (archives). (© KEYSTONE/AP/Patrick Sison)

La start-up d'IA Anthropic a été informée jeudi par le ministère américain de la défense qu'elle avait été ajoutée à sa liste des entreprises "à risque", selon plusieurs médias. Les conséquences de cette désignation sont potentiellement dramatiques pour Anthropic.

Le président américain Donald Trump avait ordonné vendredi à son gouvernement de "cesser immédiatement toute utilisation" des logiciels d'Anthropic, sanction liée au refus de l'entreprise de lever des restrictions d'usage à son IA. La jeune société californienne refuse de voir ses modèles servir à de la surveillance de masse ou à l'automatisation d'attaques mortelles.

Les entreprises considérées comme représentant "un risque pour les approvisionnements" par le gouvernement américain sont théoriquement privées de tout contrat public.

"Désamorcer" le contentieux

Outre un engagement du département fédéral américain de la défense, signé en juillet, et qui portait sur 200 millions de dollars, Anthropic était aussi liée à plusieurs ministères et agences gouvernementales, notamment le trésor, qui a annoncé lundi la résiliation de son partenariat.

Mais la classification "à risque" interdit aussi théoriquement à tout autre fournisseur de l'Etat fédéral américain de faire affaire avec l'entreprise concernée.

Or, tous les géants de l'informatique à distance (cloud) travaillent avec le gouvernement américain. Une rupture éventuelle de leur relation avec Anthropic priverait la start-up de la puissance de calcul sans laquelle elle ne peut développer et faire fonctionner son IA.

Ne figurent actuellement sur la liste que des sociétés étrangères, dont l'équipementier chinois Huawei ou le spécialiste russe des logiciels antivirus Kaspersky.

Lors d'une intervention dans le cadre d'une conférence organisée mardi par la banque Morgan Stanley, le patron d'Anthropic, Dario Amodei, a déclaré être toujours en contact avec le ministère de la défense et tenter de "désamorcer" le contentieux et de "trouver un accord".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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