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International

Trump donne "10 à 12 jours" à Poutine pour arrêter la guerre

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De son club de golf à Turnberry, en Ecosse, Donald Trump a réduit lundi de cinquante à une douzaine de jours le délai de son ultimatum à Vladimir Poutine pour mettre un terme à la guerre en Ukraine. (© KEYSTONE/AP/Christopher Furlong)

Donald Trump a haussé le ton lundi contre Vladimir Poutine, à l'occasion d'une rencontre en Ecosse avec le premier ministre britannique Keir Starmer. Il a donné "10 ou 12 jours" à Vladimir Poutine pour mettre fin au conflit en Ukraine, sous peine de sévères sanctions.

Le président américain, qui jusqu'ici ne s'était pas beaucoup étendu sur la catastrophe humanitaire à Gaza, a dit voir des signes d'une "vraie famine", et promis plus d'aide, notamment avec l'ouverture de "centres de distribution alimentaire."

A Vladimir Poutine, il a fixé "une nouvelle date limite d'environ 10 ou 12 jours à partir d'aujourd'hui". "Il n'y a aucune raison d'attendre. Nous ne voyons aucun progrès", a déploré le républicain, qui avait donné le 14 juillet un délai de 50 jours à son homologue russe.

Il a notamment dit envisager des sanctions "secondaires", c'est-à-dire touchant les pays qui achètent des produits russes, par exemple des hydrocarbures, afin d'assécher les revenus de Moscou.

Le milliardaire, s'exprimant sur le perron d'un luxueux complexe de golf que détient sa famille à Turnberry en Ecosse, s'est dit "très déçu" par son homologue russe.

Kiev a immédiatement salué son message de "fermeté".

Gaza

Concernant Gaza, Donald Trump a jugé lundi qu'un cessez-le-feu était "possible" et reconnu que "beaucoup de gens mouraient de faim".

Evoquant des images d'enfants de Gaza vus à la télévision, il a dit: "C'est une réelle famine", en ajoutant: "ce n'est pas possible de simuler ça."

"Nous allons mettre en place des centres alimentaires où les gens pourront entrer librement, sans limites. Nous n'aurons pas de clôtures," a-t-il déclaré aux journalistes en Ecosse, où il passe un séjour mi-diplomatique, mi-privé.

Keir Starmer a lui parlé d'une "totale catastrophe" humanitaire à Gaza et ajouté: "Il faut arriver à ce cessez-le-feu".

Conférence de presse

Le président américain s'est ensuite lancé dans une interminable conférence de presse, de plus d'une heure.

Il a, en vrac, chanté les louanges de la femme du premier ministre britannique, vanté la rénovation du golf de Turnberry, qu'il avait racheté en 2014, repris sa diatribe récurrente contre les éoliennes qualifiées de "monstruosités", et contre l'immigration....

Le tout au côté d'un Keir Starmer pour l'essentiel silencieux, qui a toutefois pris la parole de temps en temps, par exemple pour défendre le choix au Royaume-Uni d'un "mix" entre énergies renouvelables et sources conventionnelles.

Commerce

Devant la presse du moins, les deux dirigeants n'ont pas beaucoup parlé de commerce, ce qui devait être un élément essentiel de leur conversation. Londres bénéficie déjà d'un sort plus favorable que les autres partenaires internationaux, avec des droits de douane généralement limités au plancher de 10%.

L'Union européenne s'est résignée dimanche à un taux de 15%, après une visite de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen à Turnberry.

Mais le gouvernement britannique négocie toujours d'arrache-pied des exemptions durables pour l'acier et l'aluminium. Ils sont actuellement taxés à 25%, soit deux fois moins que le taux de 50% appliqué au reste du monde, mais l'arrangement annoncé en mai prévoyait qu'ils soient ramenés à zéro.

Malgré les compliments dont il a inondé Keir Starmer, Donald Trump n'a jusqu'ici pas cédé.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Israël a rempli plus 50% de ses objectifs en Iran, dit Netanyahou

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Benyamin Netanyahou refuse de fixer un calendrier de fin de guerre en Iran (archives). (© KEYSTONE/AP/Ronen Zvulun)

Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a estimé lundi avoir atteint plus de la moitié de ses objectifs de guerre contre l'Iran, au cours d'un entretien accordé à la chaîne télévisée Newsmax. Il n'a toutefois pas annoncé un calendrier plus précis.

"La moitié du chemin est clairement dépassée. Mais je ne veux pas fixer de calendrier", a répondu le dirigeant politique, au 31e jour de la guerre contre l'Iran.

Il a estimé que le pouvoir iranien finirait par "s'effondrer de l'intérieur", même s'il a répété que ce n'était pas l'objectif de la guerre déclenchée par Israël et les Etats-Unis.

"Mais pour l'instant, à ce moment même, ce que nous faisons c'est simplement altérer leur capacité militaire, leur capacité balistique, leur capacité nucléaire et aussi les affaiblir de l'intérieur", a-t-il ajouté à la chaîne de télévision conservatrice américaine.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Brésil: Bolsonaro nie toute violation de son assignation à domicile

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Condamné à 27 ans de réclusion pour tentative de coup d'Etat, l'ancien président brésilien Jair Bolsonaro a été autorisé la semaine dernière à purger sa peine à domicile pour raison de santé (archives). (© KEYSTONE/AP/LUIS NOVA)

La défense de l'ex-président brésilien Jair Bolsonaro a nié lundi toute violation de l'interdiction d'utiliser un téléphone portable durant son assignation à résidence. Cette infraction pourrait le faire retourner en prison.

Les avocats ont été sommés de fournir des explications par un juge de la cour suprême après des déclarations d'Eduardo Bolsonaro, un des fils de l'ancien chef d'Etat d'extrême droite (2019-2022).

Au cours de la CPAC, la conférence annuelle du mouvement conservateur américain, qui s'est déroulée ces derniers jours au Texas, il a affirmé devant le public qu'il était en train de "montrer" la réunion à son père en la filmant avec son téléphone.

Condamné à 27 ans de réclusion pour tentative de coup d'Etat, l'ancien président a été autorisé la semaine dernière à purger sa peine à domicile pour raison de santé. Il est rentré chez lui vendredi, après deux semaines d'hospitalisation pour une bronchopneumonie.

Bracelet électronique

Or, en vertu des règles encadrant cette résidence surveillée, M. Bolsonaro, 71 ans, n'a pas le droit d'utiliser de téléphone portable ou tout autre moyen de communication avec l'extérieur, y compris par l'intermédiaire d'autres personnes.

Dans leur réponse lundi à la cour suprême, les avocats de Jair Bolsonaro affirment que leur client "respecte rigoureusement, intégralement et en permanence les règles fixées".

Pour la défense de Jair Bolsonaro, "aucune donnée objective n'indique une communication, directe ou indirecte (...), ou l'utilisation de tout moyen (de communication) interdit selon les règles de l'assignation à résidence".

L'épouse de l'ex-chef de l'Etat, Michelle Bolsonaro, a pour sa part déclaré dans un communiqué posté sur le réseau social Instagram n'avoir reçu "aucune vidéo filmée au CPAC par Eduardo Bolsonaro".

M. Bolsonaro a été condamné en septembre par la cour suprême, qui l'a reconnu coupable d'avoir conspiré pour se maintenir au pouvoir malgré sa défaite électorale de 2022 face à l'actuel président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva.

Après avoir passé une première période assigné à résidence, il avait été incarcéré en novembre pour avoir tenté d'endommager son bracelet électronique avec un fer à souder, un geste interprété par le juge comme une tentative de fuite.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Céline Dion annonce son retour sur scène avec dix concerts, à Paris

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Céline Dion a vendu près de 260 millions d'albums en quatre décennies de carrière (archives). (© KEYSTONE/AP Invision/EVAN AGOSTINI)

La star québécoise à l'aura mondiale Céline Dion a officialisé lundi soir son retour sur scène avec dix concerts en septembre et octobre dans la plus grande salle d'Europe, près de Paris, après six ans loin du public.

"Cette année, je vais recevoir le meilleur cadeau de toute ma vie. Je vais avoir la chance d'aller vous voir et de pouvoir encore chanter pour vous", a déclaré dans un message vidéo diffusé sur Instagram et sur France 2 la chanteuse qui fête ses 58 ans.

Elle se produira à Paris La Défense Arena du 12 septembre au 14 octobre.

"Je suis tellement contente. Je me sens bien, forte, super excitée, évidemment aussi un peu nerveuse bien sûr, mais surtout, je suis tellement reconnaissante envers vous tous. J'ai vraiment trop hâte de vous revoir", a ajouté la star, mettant fin à une semaine de suspense et de campagne de communication millimétrée.

260 millions d'albums

L'interprète de "Pour que tu m'aimes encore" et "My heart will go on", qui a vendu près de 260 millions d'albums en quatre décennies de carrière, a choisi un format résidence: deux concerts par semaine, les samedis et mercredis, dans une arène couverte capable d'accueillir environ 40'000 spectateurs.

Après des préventes à partir du 7 avril, la mise en vente générale des billets ouvrira le 10 avril, selon un communiqué officiel.

Céline Dion avait dû interrompre sa dernière tournée, lancée en 2019, pour cause de pandémie puis de problèmes de santé. Elle est atteinte du syndrome de la personne raide, une maladie neurologique incurable.

Ses derniers concerts en France datent de 2017.

La star avait toutefois créé la surprise lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris, en juillet 2024: depuis la tour Eiffel, elle avait repris l'intemporel "Hymne à l'amour" d'Edith Piaf, dans un final en apothéose.

Mystérieuses affiches

L'excitation de ses fans était à son comble depuis le 23 mars, entre mystérieuses affiches publicitaires apparues dans la capitale, détails distillés dans la presse et message sibyllin sur ses réseaux sociaux.

Artiste multirécompensée - cinq Grammy Awards - et au destin hors du commun, Céline Dion bénéficie d'un amour sans faille du public français, qui l'a définitivement adoptée en 1995 avec le succès de l'album "D'eux".

Conçu avec la complicité de Jean-Jacques Goldman, l'opus demeure le disque francophone le plus vendu au monde, avec environ 10 millions d'exemplaires écoulés.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Israël: le Parlement adopte une loi décriée sur la peine de mort

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Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a voté en faveur du texte (archives). (© KEYSTONE/AP/Alex Brandon)

Le Parlement israélien a adopté lundi soir une loi décriée instaurant "la peine de mort pour les terroristes". Un texte qui ne devrait dans les faits s'appliquer qu'à des Palestiniens reconnus coupables d'attaques ou d'attentats anti-israéliens.

Le texte a été adopté en troisième lecture par 62 voix contre 48 (avec une abstention). Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, chef du Likoud (droite) a voté en sa faveur.

Le projet de loi, introduit par des députés d'extrême droite, avait été adopté en première lecture en novembre et a été dénoncé par le Conseil de l'Europe ainsi que Berlin, Londres, Paris, et Rome, qui avaient appelé les députés à renoncer à un projet susceptible de "remettre en cause les engagements d'Israël en matière de principes démocratiques".

Le cadre général de la loi prévoit que toute personne "qui cause intentionnellement la mort d'une (autre) dans le but de porter atteinte à un citoyen ou résident israélien, avec l'intention de mettre fin à l'existence de l'Etat d'Israël, sera condamnée à mort ou à la prison à perpétuité", précise le texte.

Mais, pour les Palestiniens de Cisjordanie occupée, le texte prévoit que la peine de mort soit la sanction par défaut si l'homicide est qualifié d'acte de terrorisme par la justice militaire israélienne.

Dans ce territoire occupé par Israël depuis 1967, les Palestiniens qui commettent des infractions relèvent de tribunaux militaires israéliens, quand les colons israéliens sont jugés par le système judiciaire civil.

Selon la nouvelle loi, la peine de mort serait applicable dans un délai de 90 jours après la condamnation définitive, avec un possible report allant jusqu'à 180 jours.

Quelques minutes après son adoption à la Knesset, l'Association pour les droits civils en Israël (ACRI) a annoncé avoir déposé un recours en urgence devant la Cour suprême "demandant l'annulation de la loi", qu'elle qualifie d'"inconstitutionnelle, discriminatoire par nature et, pour les Palestiniens de Cisjordanie, adoptée sans base juridique".

Le Parlement "n'a pas le pouvoir de légiférer pour la Cisjordanie" où Israël "n'exerce aucune souveraineté", fait-elle valoir.

"Entrés dans l'histoire"

"Nous sommes entrés dans l'histoire!!!" a écrit sur X le ministre de la Sécurité intérieure, Itamar Ben Gvir (extrême-droite) dans la foulée de l'adoption de la loi. Avant le scrutin, les députés ont longuement débattu au Parlement.

La députée Limor Son Har Melekh, membre du parti d'extrême droite Otzma Yehudit (Force juive), qui a survécu à une attaque palestinienne en Cisjordanie pendant la Seconde Intifada (le soulèvement palestinien de 2000-2005) au cours de laquelle son mari a été tué, a exhorté les députés à approuver le projet de loi.

"Je porte en moi le souvenir de mon mari (...), le regard des terroristes alors qu'ils nous tiraient dessus avec un sang-froid effrayant", a déclaré cette représentante du camp des colons juifs les plus radicaux.

Le vote de la Knesset est intervenu alors qu'un cessez-le-feu fragile entre Israël et le Hamas est entré en vigueur le 10 octobre, plus de deux ans après le début de la guerre dans la bande de Gaza déclenchée par l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien le 7 octobre 2023.

Indignation

Ram Ben Barak, député de l'opposition et ancien directeur adjoint du Mossad (les services secrets extérieurs israéliens), a lui exprimé son indignation face au texte.

"Comprenez-vous, a-t-il demandé, ce que cela signifie qu'il y ait une loi pour les Arabes de Judée-Samarie (Cisjordanie, NDLR), et une loi différente" pour les citoyens israéliens?

"Cela signifie que le Hamas nous a vaincus. Il nous a vaincus parce que nous avons perdu toutes nos valeurs (et que) nous commençons malheureusement à nous comporter comme eux. Pleins de haine. Et de vengeance", a-t-il scandé devant les députés.

Le principal chef de l'opposition, Yair Lapid, a dénoncé "un coup de pub tordu qui exploite cyniquement la douleur et la colère légitimes des citoyens israéliens afin de mener à bien une manoeuvre politique".

En février, Amnesty International avait exhorté les députés israéliens à rejeter ce texte, estimant qu'il "permettrait aux tribunaux israéliens d'élargir leur recours à la peine de mort avec une application discriminatoire à l'encontre des Palestiniens".

La peine de mort existe en Israël, mais n'a été appliquée qu'à deux reprises: en 1948, peu après la création de l'Etat, contre un capitaine de l'armée accusé de haute trahison et en 1962, lorsque le criminel de guerre nazi Adolf Eichmann a été pendu.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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