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Russes et Ukrainiens s'accordent sur un échange de prisonniers

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Les négociations se déroulent au palais de Ciragan à Istanbul. (© KEYSTONE/EPA/MUHAMMED KURTAR HANDOUT)

Russes et Ukrainiens ont conclu mercredi soir une troisième session de négociations directes à Istanbul en constatant l'"éloignement" de leurs positions pour mettre fin à la guerre déclenchée en 2022 et ne s'accordant au final que sur un nouvel échange de prisonniers.

Après à peine une heure de discussions au palais de Çiragan, les négociateurs ont constaté que leurs "positions" respectives étaient "assez éloignées les unes des autres," a dit Vladimir Medinski, le chef de la délégation russe, lors d'une déclaration à la presse.

Dans la journée, le Kremlin avait déjà douché les espoirs d'avancées pour mettre fin au conflit lancé en février 2022 par Moscou chez son voisin et qui a fait des dizaines de milliers de morts et de blessés.

"Personne ne s'attend à un chemin facile. Bien entendu, ce sera une discussion très compliquée", avait ainsi indiqué le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, répétant que les propositions respectives des belligérants pour arrêter le conflit étaient "diamétralement opposées".

Seule mesure concrète: les négociateurs se sont mis d'accord pour un nouvel échange de 1200 prisonniers de chaque côté, selon Vladimir Medinski, comme cela a déjà été le cas à plusieurs reprises. Moscou a également proposé à Kiev de lui remettre 3000 corps de soldats ukrainiens, ainsi que des trêves de "24 à 48 heures" sur le front pour que les deux armées puissent récupérer leurs tués et leurs blessés, a poursuivi M. Medinski.

L'Ukraine a de son côté suggéré une rencontre entre les présidents russe Vladimir Poutine et ukrainien Volodymyr Zelensky d'ici à la fin du mois d'août, potentiellement en présence des présidents américain et turc, selon le négociateur de Kiev Roustem Oumerov.

"Mémorandums" et échanges de prisonniers

En préambule à ces négociations, une source au sein de la délégation envoyée par Kiev avait dit à l'AFP espérer une "position constructive" de la Russie et qu'elle renonce à "ses ultimatums".

Ces pourparlers directs intervenaient une nouvelle fois à la suite de pressions exercées par le président américain Donald Trump qui a donné à Moscou, mi-juillet, 50 jours pour parvenir à un accord avec l'Ukraine, sous peine de sanctions sévères.

Kiev et ses alliés occidentaux accusent le Kremlin de bloquer les négociations en maintenant des demandes maximalistes, tandis que l'armée russe, plus nombreuse et mieux équipée, poursuit ses attaques sur le front, où elle grignote chaque jour du terrain.

Mercredi, le ministère russe de la défense a ainsi revendiqué la conquête d'un nouveau village, Varatchyné, dans la région ukrainienne de Soumy (nord-est) où, au cours de la nuit, des frappes de drones russes ont entraîné des coupures d'électricité chez plus de 220'000 clients, selon M. Zelensky.

Les positions des deux camps semblent actuellement irréconciliables. Comme mercredi soir, les discussions à Istanbul de mai et juin n'avaient débouché que sur des accords d'échanges de prisonniers et de corps de soldats tués.

Selon le porte-parole de la présidence russe Dmitri Peskov, les pourparlers devaient porter principalement sur les "mémorandums" échangés en juin par les deux camps et comprenant leurs propositions de paix.

Kiev voulait de son côté se focaliser sur un nouvel échange de prisonniers, le rapatriement des enfants ukrainiens emmenés en Russie et la préparation d'une rencontre Poutine-Zelensky.

Moscou réclame que l'Ukraine lui cède quatre régions partiellement occupées de l'est et du sud de son territoire, en plus de la Crimée annexée en 2014, renonce aux livraisons d'armes occidentales et à toute adhésion à l'OTAN.

Des conditions inacceptables pour Kiev, qui veut le retrait des troupes russes et des garanties de sécurité occidentales dont la poursuite des livraisons d'armes et le déploiement d'un contingent européen, ce à quoi s'oppose la Russie.

Pression de Trump

L'Ukraine réclame aussi, de concert avec ses alliés européens, un cessez-le-feu de 30 jours, auquel se refusent les Russes, dont les forces ont l'avantage sur le terrain.

Sur le terrain, les opérations militaires se poursuivent. Dans la nuit, 71 drones russes ont visé l'Ukraine, selon l'armée de l'air. Trois personnes ont été tuées dans la région de Kherson (sud), d'après les autorités locales qui ont également fait état de neuf blessés.

Pour sa part, l'armée russe a affirmé avoir neutralisé pendant la nuit 33 drones ukrainiens et plusieurs dizaines au cours de la journée, lancés contre la Russie.

Depuis son retour au pouvoir en janvier, Donald Trump a repris le contact avec Moscou pour tenter, sans grands résultats, d'arrêter la guerre. Ces dernières semaines, le président américain a exprimé sa frustration à l'égard de la Russie et a affirmé que des équipements militaires américains, payés par des Etats européens membres de l'OTAN, seraient envoyés à l'Ukraine.

Washington a justement annoncé mercredi soir (en Europe) avoir approuvé une vente d'armements à l'Ukraine visant notamment à renforcer sa défense antiaérienne, pour un montant de 322 millions de dollars.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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France: plainte pour apologie du terrorisme contre Mélenchon

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Le leader de LFI, Jean-Luc Mélenchon, est visé par une plainte pour apologie du terrorisme. (© KEYSTONE/EPA/YOAN VALAT)

Jean-Luc Mélenchon est visé par une plainte pour apologie du terrorisme. Le leader de La France insoumise (LFI), a estimé récemment possible de questionner le caractère terroriste des massacres du 7-Octobre. Trois victimes françaises des attaques ont déposé plainte.

Deux sont des survivants du festival Nova, lieu du plus grand massacre de cette journée près de la frontière avec Gaza, avec plus de 370 morts. Le troisième rescapé est un policier, hors service à ce moment-là, qui était tombé sur un barrage, avait tiré sur des assaillants et été touché par cinq balles.

Jean-Luc Mélenchon s'est exprimé la semaine dernière lors d'un rassemblement de soutien au militant d'extrême gauche Anasse Kazib, convoqué par la justice à Paris pour apologie du terrorisme pour avoir célébré la "résistance palestinienne" le 7 octobre 2023, jour de l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël, qui a déclenché la guerre dans la bande de Gaza.

Le leader de LFI a fait un long développement pour contester l'inscription dans le droit pénal de la notion "d'apologie du terrorisme" décidée pendant le quinquennat Hollande.

Cela "peut faire croire qu'en effet, il y aurait parmi nous des gens qui se réjouiraient du terrorisme, à supposer que les actes dont on parle soient bien du terrorisme", a déclaré le candidat à la présidentielle dans cette intervention filmée et publiée sur le site Révolution permanente, l'organisation d'Anasse Kazib.

"Car la question de la forme de la résistance que l'on oppose à une oppression et à une occupation, quel que soit l'avis qu'on puisse avoir entre nous et chacun pour soi, est une affaire qui se discute parce que le droit international sur ce point permet que cela soit discuté", a-t-il ajouté.

Cette "séquence vise à annuler le caractère criminel des actes commis le 7-Octobre pour leur donner la coloration de faits de résistance", a dénoncé Nathanaël Majster, avocat des trois victimes françaises, dans la plainte.

Ce "procédé constitue le délit d'apologie du terrorisme : transformation d'un crime en son contraire, sa transmutation en objet d'admiration assumé et la tentative de faire partager cette admiration et cet assentiment donné au crime par le plus grand nombre", conclut l'avocat.

"Les violences terroristes ne sont jamais acceptables, quelles que soient les victimes ou les circonstances. Les justifier un jour, c'est les justifier toujours. Permettre à un seul de le faire, c'est l'autoriser à tous", a aussi fustigé Me Majster dans un communiqué.

Sollicitée par l'AFP, LFI n'avait pas réagi dans l'immédiat.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp / belga

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Cisjordanie: le chef de l'ONU condamne l'expansion des colonies

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Le secrétaire-général de l'ONU, Antonio Guterres, condamne fermement l'expansion et l'accélération implacables des colonies israéliennes en Cisjordanie. (© KEYSTONE/AP/Omar Havana)

Le secrétaire général de l'ONU a condamné "l'expansion et l'accélération implacables" des colonies israéliennes en Cisjordanie, qui contribuent à la plus importante crise de déplacement depuis 1967 dans le territoire occupé, selon un rapport consulté lundi par l'AFP.

Dans ce rapport trimestriel sur la situation en Cisjordanie occupée par Israël depuis 1967, Antonio Guterres "condamne fermement l'expansion et l'accélération implacables des colonies israéliennes en Cisjordanie, y compris la croissance continue des avant-postes de colonisation, qui ont lieu en parallèle d'une augmentation des violences liées aux colons et aux restrictions d'accès des Palestiniens à leurs terres".

"Ces développements alimentent les tensions, enracinent encore plus l'occupation israélienne illégale, sapent le droit des Palestiniens à l'auto-détermination et menacent la viabilité d'un Etat palestinien totalement indépendant, souverain et en un seul tenant", ajoute-t-il.

Le secrétaire général de l'ONU met en particulier en garde contre le projet de développement E1 qui "présente une menace existentielle à la solution à deux Etats", israélien et palestinien en prévoyant de couper en deux la Cisjordanie.

"Je suis très inquiet concernant l'ampleur du déplacement des Palestiniens en Cisjordanie, où des communautés entières, y compris des communautés de Bédouins, sont déplacées, parfois plusieurs fois", ajoute-t-il.

"La violence des colons, les restrictions d'accès, les démolitions et les opérations de sécurité prolongées se sont intensifiées ces dernières années, provoquant la plus importante crise de déplacement en Cisjordanie depuis 1967", a-t-il insisté.

Le rapport dénonce également l'augmentation des violences des colons israéliens "souvent à proximité et avec le soutien des forces de sécurité israéliennes", et qui, en outre, rendent "rarement" des comptes pour leurs attaques.

Dans une déclaration commune à la presse avant une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU sur le sujet, cinq membres européens du Conseil (France, Royaume-Uni, Grèce, Lettonie, Danemark) se sont eux aussi inquiétés de la "détérioration de la situation en Cisjordanie", condamnant "fermement" la poursuite de la colonisation.

"Nous appelons le gouvernement israélien à mettre un terme à son expansion des colonies et à ses pouvoirs administratifs, à s'assurer que des colons commettant des violences rendent des comptes et à enquêter sur les accusations contre les forces israéliennes", a déclaré l'ambassadeur français à l'ONU Jérôme Bonnafont au nom des cinq.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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TdF: Decathlon CMA CGM avec Paul Seixas mais sans Stefan Bissegger

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Pas de 5e Tour de France pour Stefan Bissegger. (© KEYSTONE/MAXIME SCHMID)

L'équipe Decathlon CMA CGM a dévoilé lundi que Paul Seixas sera le leader de sa formation pour le classement général du Tour de France. En revanche, le Suisse Stefan Bissegger n'a pas été retenu.

Pour ses grands débuts dans le Tour qui s'élance samedi de Barcelone, Seixas pourra compter sur Aurélien Paret-Peintre, Nicolas Prodhomme et Matthew Riccitello pour l'épauler en montagne. Il devra en revanche se passer de l'expérience du rouleur thurgovien Bissegger, qui avait déjà disputé la Grande Boucle à quatre reprises. Huitième du dernier Paris-Roubaix, le coureur de 27 ans a encore terminé ce week-end à la 2e place des Championnats de Suisse du contre-la-montre derrière Jan Christen.

Le prodige français de 19 ans n'aura pas une équipe complètement à son seul service, comme c'était la tendance pendant un moment. Olav Kooij a été désigné co-leader pour les victoires d'étape, selon la sélection dévoilée lundi. Si le sprinteur a raté tout le début de saison sur maladie, le Néerlandais a finalement été retenu et il aura aussi des hommes pour l'aider dans les sprints, à commencer par le Néerlandais Cees Bol.

Le vétéran belge Tiesj Benoot et le rouleur néerlandais Daan Hoole, qui avaient leur place assurée, complètent l'effectif.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Allemagne: 6 morts lors d'une fusillade, tragédie familiale évoquée

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Enquêteurs et services de secours sont à pied d'oeuvre à Stade, ville proche d'Hambourg, après une fusillade mortelle. (© KEYSTONE/EPA/Fabian Hoefig)

Une fusillade lundi après-midi à Stade, dans le nord de l'Allemagne, a fait six morts adultes et un blessé, a annoncé un porte-parole de la police locale à l'AFP, évoquant une "tragédie familiale au sens large" du terme, après l'arrestation du tireur.

"Il ne s'agit pas ici d'un féminicide ni rien de ce genre", a ajouté le porte-parole, évoquant, sans plus le préciser, un lien avec "le centre d'aide aux jeunes" où la fusillade a eu lieu, et qui abrite aussi un lieu d'accueil pour mères et enfants.Alors que la police avait rapidement annoncé l'arrestation de deux suspects, elle a par la suite indiqué que "le suspect principal a été arrêté". "Deux autres (personnes) font l'objet de mesures policières" car une éventuelle "participation au crime fait l'objet d'investigations", indique un communiqué diffusé en fin d'après-midi.

Selon un porte-parole de la police interrogé par l'AFP, le tireur présumé a été arrêté en compagnie d'une femme. Il n'a rien dit de la troisième personne.

Il n'a pas souhaité apporter plus de précisions, notamment sur le motif précis du crime. Une conférence de presse des autorités est attendue vers 17H30 GMT (19H30 locale).

La personne blessée est dans un état "stable", a précisé le porte-parole à l'AFP, qui indique en outre que tous les morts sont des adultes, et que les victimes sont des deux sexes.

Selon un communiqué des policiers, il n'existe plus aucun "danger pour la population".

Des plots numérotés de couleur jaune ont été placés dans la rue aux abords des lieux du crime, pour marquer l'emplacement des indices retrouvés. Des agents de la police scientifiques, en combinaisons blanches, se sont également rendus sur place.

"Dans le cadre des opérations de recherche et d'intervention mises en place, deux personnes, suspectées d'être impliquées dans les faits, dont le tireur présumé, ont pu être arrêtées", ont annoncé les forces de l'ordre.

Arrestation filmée

Le site du quotidien le plus lu d'Allemagne, Bild, a diffusé une vidéo présentée comme étant celle de l'arrestation de deux personnes.

On y voit une voiture, un pneu arrière crevé, forcée à l'arrêt par un déploiement massif de forces de l'ordre. Des policiers à pied interviennent, tandis qu'un barrage policier est visible en bout de route.

Mis en joue, le conducteur sort de la voiture et se couche sur la route avant d'être maîtrisé par les agents. Une autre personne est allongée dans l'herbe du bas-côté.

Plus tôt, un représentant de la mairie avait déclaré qu'un jardin d'enfants et une école étaient situés dans ce même quartier de Stade, et que ces sites n'avaient pas été visés.

"Nous sommes heureux que nos collaborateurs, les enfants du jardin d'enfants et de l'école primaire aillent bien, et je remercie les policières et policiers pour leur intervention", a affirmé dans un communiqué l'élu, Carsten Brokelmann, au nom de l'administration de la ville.

En début d'après-midi, la police avait annoncé "une importante opération de police en cours" dans le centre-ville de Stade, au niveau de la Dankersstrasse, avant d'annoncer que plusieurs personnes avaient été tuées.

Fusillades et attaques

L'Allemagne a connu plusieurs fusillades mortelles ces dernières années.

En mars 2023, un homme de 35 ans, ancien membre des Témoins de Jéhovah, a tué six personnes dans son ancienne communauté à Hambourg en Allemagne, avec qui il était en conflit, avant de se donner la mort.

En février 2020, un extrémiste de droite a tué neuf personnes dans la ville de Hanau, au centre du pays.

Le pays a également été endeuillé par de nombreuses attaques à la voiture-bélier ou au couteau, certaines motivées politiquement, qu'il s'agisse d'extrémisme de droite ou de jihadisme.

L'auteur saoudien de l'attaque à la voiture-bélier contre le marché de Noël de Magdebourg, qui avait fait 6 morts et plus de 300 blessés fin 2024, a été condamné la semaine dernière à la réclusion criminelle à perpétuité. Ses motivations étaient islamophobes et nourries par des idées liées à l'extrême-droite.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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