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Le meurtrier présumé d'une députée s'est rendu chez quatre élus

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Un mémorial a été dressé à Melissa Hortman, représentante de l'État du Minnesota, et à son mari, abattus dans leur maison samedi. (© KEYSTONE/EPA/CRAIG LASSIG)

Le meurtrier présumé d'une élue du Minnesota et de son mari s'est rendu la nuit du crime aux domiciles de quatre élus différents, tous démocrates, "avec l'intention de les tuer", a révélé lundi le procureur fédéral de cet Etat américain.

Vance Boelter, 57 ans, arrêté dimanche soir après quasiment deux jours de chasse à l'homme, est visé par six chefs d'accusation au niveau fédéral, dont deux de meurtre par arme à feu, "passibles de la prison à perpétuité, voire de la peine capitale", a précisé Joe Thompson lors d'une conférence de presse.

Le suspect est accusé de s'être déguisé en policier pour tuer, à leur domicile respectif dans la banlieue de Minneapolis, Melissa Hortman et son époux, Mark Hortman. Il est aussi accusé d'avoir gravement blessé un autre élu, John Hoffman, ainsi que sa femme, dont la vie n'était plus en danger, selon les autorités.

Cette double attaque contre deux responsables démocrates, élus respectivement à la Chambre des représentants et au Sénat de cet Etat plutôt tranquille frontalier du Canada, a choqué la classe politique, déjà plombée par des tensions partisanes extrêmement pesantes.

"C'était un assassinat politique, un mot que nous n'utilisons pas très souvent aux Etats-Unis, et encore moins ici au Minnesota", a souligné le procureur fédéral, insistant sur le caractère "terrifiant" du crime.

"J'espère que cela sera une piqûre de rappel pour tout le monde", a ajouté M. Thompson. "Les gens peuvent ne pas être d'accord avec vous sans qu'il faille pour autant les tuer ou leur faire du mal".

Aux toutes premières heures du 14 juin, le suspect "s'est rendu aux domiciles de quatre élus de l'Etat du Minnesota avec l'intention de les tuer", a affirmé M. Thompson.

Mais deux de ces tentatives ont échoué, l'une parce que l'élue visée était partie en vacances avec sa famille et l'autre grâce à la présence sur les lieux d'une voiture de police, a-t-il expliqué.

Liste de plus de 45 élus

Vance Boelter est également visé au niveau de l'Etat du Minnesota par deux chefs d'accusation de meurtre et deux de tentative de meurtre. Mais la procureure générale du comté de Hennepin, à Minneapolis, Mary Moriarty a annoncé lundi son intention d'engager des poursuites pour assassinat.

S'il est reconnu coupable, il encourt la "perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle", a-t-elle souligné.

La procédure fédérale devrait prendre le pas sur celle du Minnesota qui se poursuivra parallèlement, a indiqué Joe Thompson.

Le suspect a été présenté pour la première fois lundi après-midi à un juge fédéral qui a ordonné son maintien en détention jusqu'à une nouvelle audience le 27 juin et lui a assigné un avocat commis d'office, rapportent les médias américains.

Sa cavale a pris fin dimanche soir dans la localité de Green Isle, à plus d'une heure à l'ouest de Minneapolis.

La chasse à l'homme, la plus importante de l'histoire du Minnesota, selon les autorités, a mobilisé une centaine de policiers, assistés notamment de drones.

Une liste de plusieurs élus

Melissa Hortman, 55 ans, mère de deux enfants, était une ancienne présidente de la Chambre des représentants du Minnesota. Elle avait fait de la protection du droit à l'IVG sa grande priorité.

Mais le procureur fédéral a estimé qu'il était encore trop tôt pour se prononcer sur les motivations du crime. Les enquêteurs ont retrouvé sur des carnets appartenant à Vance Boelter "une liste de plus de 45 élus du Minnesota, au niveau de l'Etat ou au niveau fédéral", a relevé M. Thompson.

Le gouverneur démocrate du Minnesota, Tim Walz, colistier de Kamala Harris à l'élection présidentielle remportée par Donald Trump, a appelé à ce que "cet acte odieux" ne "devienne pas la norme".

"Cela ne peut pas être la manière de régler nos différences politiques", a ajouté Tim Walz, qui connaissait bien Melissa Hortman.

Donald Trump, qui a rapidement condamné l'attaque "terrible" contre les élus du Minnesota, a lui-même échappé à deux tentatives d'assassinat, dont une de justesse le 13 juillet 2024 lors d'un meeting de campagne en Pennsylvanie (nord-est).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

L'avion offert à Trump par le Qatar bon pour le service

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Le Boeing 747, qui appartenait à la famille royale du Qatar, doit permettre de transporter le président des Etats-Unis en attendant la livraison, en 2028, du nouvel appareil fabriqué par Boeing (archives). (© KEYSTONE/AP/Brandon Lingle)

Le Boeing 747 offert par le Qatar au président américain Donald Trump a achevé ses vols d'essai, a annoncé vendredi l'armée de l'air américaine. Il devrait faire ses débuts cet été.

Ce cadeau, qui doit servir d'Air Force One temporaire au président des Etats-Unis, a été qualifié de pot-de-vin par l'opposition démocrate lorsqu'il a été dévoilé il y a un an. Ce don est estimé à 400 millions de dollars.

"Les modifications et les vols d'essai ont été achevés et l'appareil est en phase de peinture", a annoncé l'US Air Force dans un communiqué. "L'avion est dans les temps pour faire ses débuts cet été dans sa nouvelle livrée rouge, blanche et bleue".

Cet avion, qui appartenait à la famille royale du Qatar, doit permettre de transporter le président des Etats-Unis en attendant la livraison, en 2028, du nouvel appareil fabriqué par Boeing, en remplacement des actuels appareils, frappés d'obsolescence.

Cadeaux interdits par la constitution

La constitution américaine interdit aux dépositaires de l'autorité publique d'accepter des cadeaux "de la part d'un roi, d'un prince ou d'un Etat étranger".

Mais Donald Trump a fermement défendu son choix d'accepter le Boeing du Qatar, assurant qu'il serait "stupide" de refuser un tel cadeau. "C'est un beau geste venant du Qatar. Je suis très reconnaissant", avait-il souligné l'an dernier.

"Ce n'est pas seulement de la pure corruption, c'est également une menace grave à la sécurité nationale", avait déclaré le chef de file des démocrates au Sénat, Chuck Schumer, qui a déposé une proposition de loi pour empêcher Donald Trump d'utiliser cet appareil.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Hostilités "terminées": Trump contourne le Congrès sur l'Iran

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Donald Trump affirme que la guerre contre l'Iran est terminée, en raison du cessez-le-feu en vigueur depuis le 7 avril. (© KEYSTONE/AP/Matt Rourke)

Le président américain Donald Trump a annoncé vendredi qu'il se passait du feu vert du Congrès des Etats-Unis pour la guerre en Iran. La limite de 60 jours fixée par la loi pour obtenir une autorisation parlementaire au déclenchement des hostilités expire vendredi.

Deux mois tout juste après le début de l'offensive israélo-américaine contre Téhéran, le président américain a estimé dans une lettre au Congrès que les hostilités étaient "terminées", le dispensant de solliciter l'aval du pouvoir législatif.

"Le 7 avril 2026, j'ai ordonné un cessez-le-feu de deux semaines. Le cessez-le-feu a depuis été prolongé. Il n'y a pas eu d'échange de tirs entre les forces des Etats-Unis et l'Iran depuis le 7 avril 2026. Les hostilités qui ont commencé le 28 février 2026 sont terminées", a-t-il écrit dans une lettre envoyée à des responsables parlementaires.

"Pas constitutionnel"

Selon la constitution américaine, seul le Congrès a le pouvoir de "déclarer" la guerre. Une loi adoptée en 1973 permet cependant au président de déclencher une intervention militaire limitée pour répondre à une situation d'urgence créée par une attaque contre les Etats-Unis. Le même texte exige que le président, s'il engage des troupes plus de 60 jours, obtienne une autorisation du pouvoir législatif, différente d'une déclaration de guerre.

Le conflit avec l'Iran a débuté le 28 février, mais la notification officielle de la Maison-Blanche au Congrès concernant le début des hostilités n'est intervenue que deux jours après. Le 1er mai représentait donc la date limite de 60 jours pour obtenir l'autorisation des parlementaires.

Depuis le déclenchement du conflit, les démocrates ont tenté à plusieurs reprises de faire adopter un texte prévoyant de limiter les pouvoirs militaires de Donald Trump contre l'Iran, en vain.

"Je ne pense pas que ce qu'ils demandent est constitutionnel. Ceux qui le demandent ne sont pas des patriotes", a déclaré le président américain vendredi matin lors d'un échange avec des journalistes. "Personne ne l'a jamais réclamé auparavant. Personne ne l'a jamais demandé", a-t-il poursuivi, "alors pourquoi devrions-nous le faire?"

Démocrates impuissants

L'opposition démocrate a contesté la position du président concernant la fin supposée des hostilités. "La déclaration du président Trump selon laquelle la guerre en Iran est terminée ne reflète pas la réalité des dizaines de milliers de soldats américains en danger dans la région, des menaces perpétuelles de l'administration d'accroître les hostilités, de la fermeture du détroit d'Ormuz et de la flambée des prix" aux Etats-Unis, a dénoncé Jeanne Shaheen, membre de la commission des affaires étrangères du Sénat.

"Le président Trump a déclenché cette guerre sans stratégie et sans autorisation légale et l'annonce d'aujourd'hui n'y change rien", a-t-elle estimé dans un communiqué.

Certains élus républicains ont prévenu que, passé le délai de 60 jours, ils pourraient commencer à exiger de l'exécutif qu'il obtienne une autorisation du Congrès. Mais sans l'appui de suffisamment de conservateurs, les démocrates ne disposent pas de réels recours pour que le gouvernement respecte la date limite.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Le pape Léon XIV nomme un ancien sans-papiers évêque aux Etats-Unis

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Evelio Menjivar-Ayala a immigré aux Etats-Unis, sans papiers, dans les années 90. Il est aujourd'hui évêque. (© KEYSTONE/AP/Luis Andres Henao)

Le pape Léon XIV a nommé vendredi évêque de Virginie-Occidentale un ancien migrant sans papiers aux Etats-Unis, après avoir critiqué la guerre en Iran et la politique de Donald Trump sur l'immigration.

Le Vatican a annoncé dans un communiqué la nomination d'Evelio Menjivar-Ayala, 56 ans, actuellement évêque auxilliaire à Washington, évêque du diocèse de Wheeling-Charleston, en Virginie-Occidentale.

Né au Salvador, Evelio Menjivar-Ayala a émigré aux Etats-Unis en 1990, selon le site internet du diocèse de Washington.

Il a raconté être né dans la pauvreté et avoir fui le conflit armé dans son pays en émigrant aux Etats-Unis.

D'abord arrêté au Mexique alors qu'il tentait d'entrer aux Etats-Unis, il a dit dans une interview l'année dernière avoir versé un pot-de-vin pour être relâché, et avoir franchi la frontière à Tijuana.

Il a été ordonné prêtre en 2004.

Le pape Léon XIV, né aux Etats-Unis, a essuyé le mois dernier les critiques de Donald Trump - qui l'a qualifié de "faible" - après avoir qualifié d'"inacceptable" sa menace de détruire l'Iran.

Il a également qualifié la politique du président américain à l'égard des migrants d'"extrêmement irrespectueuse", appelant à "traiter les gens avec humanité".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Partage de virus et vaccins: négociations à l'OMS prorogées d'un an

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Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus a affirmé que des "avancées réelles" ont été observées cette semaine dans les négociations à Genève pour un système de partage des virus et des vaccins (PABS) (archives). (© KEYSTONE/EPA/MARTIAL TREZZINI)

Les membres de l'OMS admettent leurs divisions dans les négociations sur un système de partage des virus et des vaccins en cas de pandémie (PABS). Vendredi soir à Genève, incapables de consensus en un an, ils ont décidé de proroger les discussions d'un an additionnel.

Au terme d'une nouvelle semaine de pourparlers, pays riches et pays en développement n'ont pu arriver à un accord. La prolongation devra être formellement approuvée lors de l'Assemblée mondiale de la santé qui démarre le 18 mai à Genève. La prochaine série de discussions aura lieu en juillet.

"Vous avez montré un engagement fort", a affirmé le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus. "Des avancées réelles ont été observées" mais "des différences importantes" subsistent, a-t-il ajouté.

Les Etats doivent aboutir à une annexe à l'accord historique arraché l'année dernière. Celle-ci est importante parce qu'elle conditionne le processus de ratification de cet arrangement.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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