International
Peter Magyar promet un "changement complet de régime"
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Peter Magyar a promis lundi de tout faire pour "garantir une nouvelle ère en Hongrie", au lendemain de sa victoire écrasante contre le parti Fidesz du dirigeant nationaliste Viktor Orban. L'homme d'Etat hongrois régnait en maître sur le pays depuis 16 ans.
Le futur Premier ministre hongrois, âgé de 45 ans, a estimé que "le peuple hongrois" n'avait pas voté "pour un simple changement de gouvernement, mais pour un changement de régime complet".
Pour accélérer l'alternance, il a appelé le président Tamas Sulyok à convoquer la nouvelle assemblée issue des élections "le plus vite possible". M. Sulyok, un proche de Viktor Orban, dispose de 30 jours pour le faire. En attendant, le gouvernement actuel est censé ne continuer à gérer que les affaires courantes.
Le conservateur pro-européen a affirmé qu'il rétablirait l'Etat de droit, mais pas par des mesures "qui le bafouent", se félicitant d'avoir obtenu la majorité des deux tiers des sièges au Parlement qui lui permettent de réviser la Constitution.
Ascension fulgurante
Désireux de se distancer encore de Viktor Orban, dont il a comparé la gouvernance à celle d'un roi-soleil, Peter Magyar a promis d'agir "en capitaine qui coordonne (...) et tient compte des avis" de ses ministres.
Ce novice en politique, et ancien membre du Fidesz, a surgi sur le devant de la scène politique début 2024 et réussi en deux ans à construire un mouvement d'opposition capable de terrasser un Viktor Orban qui avait pourtant forgé le système électoral à son avantage et mis au pas les médias.
Dans la nuit, juché sur une estrade installée sur les bords du Danube, il avait affirmé que ses électeurs et lui avaient "libéré la Hongrie", sous les acclamations de dizaines de milliers de personnes. Viktor Orban, 62 ans, a rapidement concédé sa défaite, prenant acte de résultats "douloureux mais sans ambiguïté".
Fonds européens en vue
Cette déroute de celui qui a érigé son pays de 9,5 millions d'habitants en modèle de démocratie illibérale, porte également un coup aux mouvements nationalistes à travers le monde, pour qui il était devenu un modèle.
C'est le cas en particulier du camp "MAGA" du président américain Donald Trump, qui n'avait pas ménagé ses efforts pour le soutenir. "Il s'agit d'une défaite retentissante pour l'autoritarisme, dont l'écho dépasse largement les frontières de la Hongrie", analyse le centre de réflexion américain Center for American Progress.
Plusieurs dirigeants européens ont félicité le vainqueur, dont le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre polonais Donald Tusk, à qui Peter Magyar compte réserver sa première visite début mai. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s'est elle réjouie que la Hongrie ait "choisi l'Europe".
Selon Robert Laszlo, du centre de réflexion Political Capita, l'une des tâches les plus urgentes de Peter Magyar est "de sauver les fonds de l'Union européenne actuellement gelés" en raison notamment des attaientes à l'Etat de droit par Viktor Orban. "Il fera tout son possible pour les débloquer", avant une première échéance en août.
"Pas un agneau"
S'il est prêt à renouer des liens apaisés avec Bruxelles, après les tensions de la période Orban qui maniait régulièrement son droit de veto pour bloquer les politiques européennes, dont fin mars contre un prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine, "cela ne veut pas dire que Peter Magyar sera un agneau", en particulier sur la question de l'Ukraine, ajoute l'analyste.
Peter Magyar, qui n'a jamais caché son opposition à une procédure accélérée en faveur de Kiev, a d'ailleurs signifié dès lundi qu'il était "exclu" d'admettre ce pays en guerre dans le bloc des 27.
Il a aussi affirmé que toute normalisation des relations avec l'Ukraine "devra être précédée du règlement de la question des droits de la minorité hongroise qui y vit".
Avant le scrutin, Viktor Orban avait mis en avant ses amitiés solides à travers le monde, "des Etats-Unis à la Chine, en passant par la Russie et le monde turc".
Peter Magyar a tenu lui à remercier la Russie et la Chine d'avoir "accepté avec respect" sa victoire et d'être "ouverts à une coopération pragmatique".
Lassitude du peuple
Outre son charisme, il doit sa victoire à la lassitude de la population face à "la corruption au plus haut niveau, l'inflation la plus élevée de toute l'Europe, la dégradation du niveau de vie", estime M. Laszlo.
Il a aussi "réussi à mobiliser la génération Z avec des messages positifs, fondés sur l'espoir", a estime la politologue Edit Zgut-Przybylska, de l'Académie polonaise des sciences.
"Enfin, c'est tellement bon d'être hongrois. C'est comme un poids en moins sur nos épaules", a déclaré à l'AFP Csilla Bekesi, 25 ans, au milieu d'une foule en liesse dans la nuit.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Trump "est toujours en excellente santé", selon son médecin
Le président américain Donald Trump "est toujours en excellente santé", selon un rapport médical rendu public vendredi. Les examens annuels de routine du milliardaire républicain de 79 ans ont eu lieu mardi.
"Le président Trump [...] présente des fonctions cardiaques, pulmonaires, neurologiques et physiques générales solides", a déclaré le médecin, le capitaine de la marine Sean Barbabella. Il a jugé M. Trump "pleinement apte à exercer toutes les fonctions de commandant en chef et de chef de l'Etat".
Le rapport de trois pages rend compte de l'examen médical et des tests diagnostiques effectués mardi sur Donald Trump à l'hôpital militaire Walter Reed, près de Washington.
"Des conseils préventifs ont été prodigués, notamment des recommandations en matière d'alimentation, la prise d'aspirine à faible dose, une augmentation de l'activité physique et la poursuite de la perte de poids", indique le texte.
M. Trump, qui aura 80 ans le 14 juin, prend trois médicaments, dont deux destinés à contrôler son taux de cholestérol et le troisième, de l'aspirine, à des fins de "prévention cardiaque".
Hématome à la main droite
L'examen de mardi est le troisième depuis son investiture le 20 janvier 2025, soit un rythme semestriel de visites médicales jusqu'ici, plutôt que la cadence annuelle habituelle.
"Tout s'est parfaitement bien passé", avait écrit M. Trump mardi après ces examens.
Depuis son retour au pouvoir en janvier 2025, le dirigeant américain arbore à la main droite un hématome persistant, recouvert de maquillage, que le rapport rendu public vendredi attribue "à des poignées de main fréquentes" alliées à "la prise d'aspirine à des fins de prévention cardiovasculaire".
Le président a réduit le rythme de ses déplacements aux Etats-Unis par rapport à son premier mandat, mais maintient une cadence plutôt soutenue de voyages à l'étranger et répond fréquemment à la presse.
Pendant son premier mandat, il avait été accusé de manquer de transparence sur sa santé, en particulier au moment où il avait été hospitalisé après avoir contracté le Covid-19 en octobre 2020.
L'état de forme du président américain ne suscite pas dans l'opinion publique des interrogations aussi soutenues que celui de son prédécesseur à la Maison-Blanche Joe Biden à la fin de son mandat, quand le démocrate multipliait les chutes ou les confusions.
Mais de nombreux Américains ont des doutes sur les facultés de M. Trump. Dans un récent sondage Washington Post/ABC News/Ipsos, 59% des personnes interrogées jugent que Donald Trump n'a pas les capacités mentales de diriger le pays et 55% qu'il n'a pas la santé physique nécessaire.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Washington "s'alarme" face au renforcement militaire chinois
Le secrétaire américain à la défense, Pete Hegseth, a affirmé samedi qu'il y avait "de quoi légitimement s'alarmer" face au renforcement militaire chinois en Asie-Pacifique. Il a cependant assuré que les Etats-Unis souhaitaient un "équilibre stable" dans la région.
"En regardant la région aujourd'hui, il y a de quoi légitimement s'alarmer face à l'ampleur historique du renforcement militaire de la Chine", a déclaré M. Hegseth à Singapour lors du Dialogue de Shangri-La, un grand forum consacré aux questions de défense. Son discours tranchait avec les propos intransigeants sur la Chine qu'il avait tenus au même endroit, un an plus tôt.
Les Etats-Unis ne veulent pas de "confrontation inutile dans la région", a-t-il souligné devant un parterre d'experts militaires et de ministres. "Ce que nous recherchons [...] c'est véritablement un équilibre stable, qui fonctionne à la fois pour les Américains et pour nos alliés", a par ailleurs dit Pete Hegseth.
"Un rapport de forces favorable mais durable, dans lequel aucun Etat, y compris la Chine, ne peut imposer son hégémonie ni menacer la sécurité ou la prospérité de notre nation et de nos alliés", a-t-il indiqué.
Taïwan
La venue à Singapour de Pete Hegseth intervient deux semaines après une visite du président américain Donald Trump en Chine. Le locataire de la Maison-Blanche avait revendiqué la conclusion à Pékin d'accords commerciaux "fantastiques" et avait sous-entendu que les ventes d'armes américaines à Taïwan pouvaient être utilisées comme moyen de pression sur le géant asiatique.
Il n'y a eu "aucun changement" dans la position de Washington sur Taïwan, mais "toute décision concernant de futures ventes d'armes à Taïwan [...] relèvera" de M. Trump, a précisé M. Hegseth.
Le Dialogue de Shangri-La réunit pendant trois jours et jusqu'à dimanche de hauts responsables politiques et militaires, ainsi que des experts et chercheurs d'environ 45 pays.
Ce forum annuel alterne discours, tables rondes et entretiens privés dans le cadre du luxueux hôtel Shangri-La. Cet environnement est propice aux discussions, même entre pays rivaux, que ce soit en sessions publiques ou dans l'intimité de salons feutrés, à l'abri des microphones.
Le chef du Pentagone est à la tête d'une imposante délégation américaine. Mais la Chine, que Washington considère comme sa grande rivale, a pour la deuxième année consécutive dépêché une simple équipe d'experts militaires et de chercheurs, sans envoyer son ministre de la défense, Dong Jun.
AUKUS
Pour des analystes, l'envoi par Pékin d'une délégation de faible niveau, constituée principalement d'experts militaires, est le signe de la puissance croissante du géant asiatique, qui ne s'embarrasse plus d'y dépêcher ses hauts responsables.
Sans haut représentant sur place, la Chine prend toutefois le risque de ne pas pouvoir répliquer si elle est attaquée sur la question de Taïwan, île qu'elle revendique, ni défendre sa position sur la guerre américano-israélienne contre l'Iran.
Dans son discours d'ouverture du Dialogue de Shangri-La vendredi soir, le président vietnamien To Lam a appelé les participants à faire de ces discussions "des outils véritablement efficaces dédiés à la réduction des risques" et non un simple lieu où "réaffirmer leurs positions".
Sans citer nommément les Etats-Unis ou la Chine, il a exhorté les puissances "à l'intérieur et à l'extérieur de la région" à faire preuve d'une attitude "responsable".
En marge du Dialogue de Shangri-La, Pete Hegseth doit également rencontrer ses homologues britannique et australien, dans le cadre du partenariat trilatéral de sécurité nommé "AUKUS". L'objectif de cette alliance est de renforcer la stabilité en Asie-Pacifique, mais la Chine y voit une tentative de contrer son développement économique et militaire.
Selon des médias australiens citant des sources anonymes, les trois pays membres d'AUKUS pourraient annoncer durant le forum un projet d'envergure, peut-être relatif à des drones sous-marins sans équipage.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Culture
Etats-Unis: défections en chaîne pour les concerts des 250 ans
Le projet de la Maison-Blanche d'organiser une grande célébration musicale pour le 250e anniversaire de l'indépendance des Etats-Unis a essuyé un nouveau revers vendredi, après le retrait de trois artistes supplémentaires. Ils ont invoqué des tensions politiques.
Il ne reste désormais plus que quatre artistes parmi les neuf initialement annoncés mercredi par le comité en charge des célébrations.
Vendredi, le rocker Bret Michaels, vedette du rock des années 1980, et la chanteuse de country Martina McBride ont annoncé qu'ils ne participeraient pas aux festivités prévues entre le 25 juin et le 10 juillet sur le National Mall à Washington. Ils rejoignent ainsi les Commodores, qui avaient annoncé leur désistement jeudi soir, ainsi que deux autres formations.
Bret Michaels, chanteur du groupe Poison, connu notamment pour le titre "Every Rose Has Its Thorn", a justifié sa décision sur le réseau social Facebook: " Mes concerts n'ont jamais été politiques. Ils visent à offrir aux gens un moment de rassemblement, pour passer du bon temps et oublier les tensions du quotidien pendant quelques heures", a-t-il expliqué.
"Trompeur"
"Malheureusement, ce qui nous avait été présenté comme une célébration de notre pays a évolué vers quelque chose de bien plus clivant que ce à quoi j'avais accepté de participer".
Martina McBride a, elle aussi, expliqué sur le réseau social X qu'on lui avait proposé de se produire "lors d'un événement non partisan, mais cela s'est avéré trompeur". Quant aux Commodores, ils ont annoncé leur non-participation en assurant soutenir "l'amélioration du sort de tous les Américains".
Interrogée par l'AFP sur ces désistements, la Maison-Blanche s'est défendue d'organiser cet événement et a renvoyé les questions vers les organisateurs des célébrations. Le comité "Freedom 250" a insisté de son côté sur son statut d'organisation apolitique et non partisane.
Mais le président américain Donald Trump a clairement cherché à marquer de son empreinte cet anniversaire estival, en programmant notamment un tournoi d'arts martiaux mixtes (MMA) sur les pelouses de la Maison-Blanche le 14 juin, jour de ses 80 ans.
Face à cette série de désistements, le parti démocrate a ironisé vendredi sur l'événement, publiant une image des neuf artistes annoncés, avec les noms des cinq ayant annulé barrés.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Iran: Trump ne signera que si ses "lignes rouges sont satisfaites"
Tout accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre ne sera signé par le président américain Donald Trump que si ses "lignes rouges sont satisfaites", a assuré vendredi la Maison-Blanche. La réunion décrite comme décisive par M. Trump n'a débouché sur aucune annonce.
Après des affrontements cette semaine, les plus graves depuis l'entrée en vigueur de la trêve le 8 avril, des sources à Washington avaient évoqué jeudi un cadre d'accord prévoyant une extension de 60 jours du cessez-le-feu.
Mais le président américain temporise et a tenu une réunion à la Maison-Blanche vendredi après-midi lors de laquelle il devait prendre une "décision finale" sur un possible accord avec Téhéran. La réunion, qui a duré deux heures, n'a toutefois débouché sur aucune annonce dans l'immédiat.
"L'Iran doit accepter qu'il n'aura jamais d'arme nucléaire. Le détroit d'Ormuz doit être ouvert immédiatement" et Téhéran doit s'engager à le déminer, a énuméré le dirigeant avant la réunion sur son réseau social Truth Social. Donald Trump a également demandé, tout en lettres capitales, à ce que le stock d'uranium hautement enrichi de l'Iran soit "détruit".
"Les échanges se poursuivent"
Dans la soirée, un responsable de la Maison-Blanche a affirmé que "le président Trump ne signera un accord que s'il est bon pour [les Etats-Unis d']Amérique et que ses lignes rouges sont satisfaites". "L'Iran ne peut pas avoir d'arme nucléaire", a réitéré cette source dans une déclaration transmise à l'AFP.
"Les échanges se poursuivent, mais aucun accord final n'a encore été conclu", avait affirmé le porte-parole du ministère iranien des affaires étrangères, en réaction aux propos de Donald Trump.
Il a par ailleurs démenti toute discussion à ce stade sur la question nucléaire et a défendu "la situation spéciale" du détroit d'Ormuz, en raison de sa localisation géographique dans les eaux territoriales de l'Iran et d'Oman.
"Trump a affirmé que l'Iran était tenu d'ouvrir le détroit d'Ormuz sans frais de péage, alors qu'aucune clause de ce type ne figure dans le texte de l'accord", selon les sources citées par Fars. La destruction des matières nucléaires de l'Iran n'y figure pas non plus, ont-elles ajouté.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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