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Zelensky près du front, nouvelle frappe au drone sur une base russe

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Un soldat ukrainien prend un selfie avec le président Volodymyr Zelensky, qui s'est rendu mardi près du front, non loin de Bakhmout. (© KEYSTONE/AP)

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est rendu mardi près du front, non loin de Bakhmout, le principal champ de bataille de l'Est de l'Ukraine où l'armée ukrainienne résiste depuis des mois à une offensive russe.

Ce déplacement intervient également au moment où la Russie accuse son voisin de multiplier les attaques de drones contre des aérodromes sur son territoire, que Washington a toutefois déclaré "ne pas encourager".

Des frappes que Kiev ne revendique pas, mais qui illustrent les difficultés que rencontre l'invasion déclenchée le 24 février par Vladimir Poutine.

"Nous ne permettons pas à l'Ukraine d'organiser des frappes au-delà de ses frontières, nous n'encourageons pas l'Ukraine à lancer des frappes au-delà de ses frontières", a assuré à la presse, à Washington, le porte-parole de la diplomatie américaine Ned Price. "Tout ce que nous faisons, tout ce que le monde fait pour soutenir l'Ukraine, vient en soutien à l'indépendance de l'Ukraine".

L'ONU inquiète

Les Ukrainiens continuent quant à eux de subir des coupures de courant, au lendemain d'une nouvelle série de bombardements sur les infrastructures énergétiques de leur pays.

Ces attaques provoquent "un nouveau niveau de besoins" humanitaires pour la population, s'est alarmé à New York le chef de l'agence humanitaire de l'ONU.

"Depuis octobre, les attaques prolongées contre les infrastructures énergétiques de l'Ukraine ont créé un nouveau niveau de besoins qui touche tout le pays et aggrave les besoins provoqués par la guerre", a déclaré Martin Griffiths devant le Conseil de sécurité de l'ONU.

Pour sa part, le président Volodymyr Zelensky a diffusé trois vidéos de lui dans le Donbass, une région dont Moscou a revendiqué l'annexion en septembre, sans pour autant la contrôler totalement.

Axe du front "le plus difficile"

"L'est de l'Ukraine est l'axe (du front) le plus difficile", a dit M. Zelensky à des militaires, à l'occasion de la journée des forces armées. "Merci pour votre résilience", a-t-il ajouté, avant de remettre des décorations.

Non loin de là, dans le bastion prorusse de Donetsk, six civils ont été tués dans des frappes ukrainiennes, selon les autorités locales.

Volodymyr Zelensky se rend régulièrement près du front, chose que le maître du Kremlin n'a jusqu'ici jamais faite, préférant les visio-conférences de son bureau ou de sa résidence.

Vladimir Poutine n'a effectué que de rares déplacements, comme lundi, en Crimée annexée, où des images l'ont montré en train de conduire un véhicule sur le pont reliant cette péninsule à la Russie, qui avait été partiellement détruit début octobre par une attaque attribuée par Moscou à Kiev.

Le président ukrainien n'était ainsi mardi qu'à 45 kilomètres de Bakhmout, que les forces russes tentent de conquérir depuis l'été au prix de destructions considérables, sans y parvenir pour le moment.

Moscou y a déployé non seulement des soldats, mais aussi le groupe paramilitaire Wagner qui a recruté des repris de justice.

Retraites

La prise de Bakhmout constituerait enfin un succès pour les Russes, qui, depuis l'automne, essuient les revers, forcés à des retraites dans le nord-est et le sud.

Face à la multiplication de ces défaites, le Kremlin a décidé, depuis octobre, de concentrer les attaques sur les installations énergétiques ukrainiennes, privant la population d'électricité, voire d'eau et de chauffage, au moment où l'hiver arrive avec ses températures négatives.

Mardi encore, le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, a expliqué ces "frappes massives" par la nécessité de "réduire le potentiel militaire de l'Ukraine".

Si le Kremlin ne cesse de jurer qu'il viendra à bout de la résistance ukrainienne, les derniers mois se sont avérés très difficiles pour les militaires russes, face à des Ukrainiens motivés et armés par leurs alliés occidentaux.

Attaques au drone

Moscou a en outre dénoncé ces deux derniers jours des attaques ukrainiennes sur des aérodromes militaires, dont deux, ciblés lundi, qui se situent à plusieurs centaines de kilomètres de la frontière. Kiev n'a pas admis officiellement une quelconque responsabilité dans ces actions.

Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov les a pour sa part qualifiées de "facteur dangereux", ajoutant, sans fournir de précisions, que "des mesures nécessaires seront prises".

Le journal russe Kommersant écrit que l'Ukraine a utilisé des drones soviétiques TU-141 pour frapper notamment, lundi, la base d'Engels, abritant des bombardiers stratégiques et située à 500 km de la frontière ukrainienne la plus proche.

Le ministère britannique de la Défense a estimé mardi que si Kiev avait pu mener une telle opération, Moscou doit la considérer comme "l'échec stratégique le plus significatif de protection de ses forces depuis l'invasion de l'Ukraine".

De plus, mardi matin, une autre attaque au drone, dans la zone de l'aérodrome de Koursk, près de la frontière ukrainienne cette fois-ci, a mis le feu à un réservoir de carburant.

Enfin, Kiev et Moscou ont procédé à un nouvel échange de prisonniers, a annoncé le ministère russe de la Défense, notant dans un communiqué que "60 militaires russes" avaient dans ce cadre été libérés mardi.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Rémy Cointreau: ventes en baisse au troisième trimestre

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La vente de Cognac, l'activité la plus importante, a notamment reculé aux Etats-Unis. (Archives) (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Rémy Cointreau a annoncé une baisse des ventes au troisième trimestre, mais sur les neuf premiers mois de 2022 les recettes sont en hausse de 20,2% à 1,3 milliard d'euros (quasiment autant en francs), incluant un effet "très positif" des devises.

Dans un communiqué, le groupe français de spiritueux aux 14 marques affirme que ses objectifs annuels sont "confirmés".

Sur le seul troisième trimestre (d'octobre à décembre), les ventes ont reculé de 0,7% et de 6% à données comparables (hors effets de changes et de périmètre) sur un an, après deux années très dynamiques.

Le chiffre d'affaires du cognac, son activité la plus importante, a baissé de 11% sur le trimestre à données comparables, avec une "normalisation de la consommation" aux Etats-Unis. En revanche, le groupe a observé une "forte hausse des expéditions vers la Chine en amont du Nouvel An chinois".

Rémy Cointreau vise au total une nouvelle année de "forte croissance" à données comparables en 2022-2023, évoquant toutefois "une poursuite de la normalisation de la consommation au quatrième trimestre".

Il s'attend à un effet "favorable" de l'évolution des devises, et précise que l'amélioration de sa marge opérationnelle courante attendue sur l'exercice se fera principalement grâce au premier semestre.

Le groupe veut par ailleurs "poursuivre sa stratégie centrée sur le développement de ses marques à moyen terme, et portée par une politique d'investissement soutenue en marketing et communication".

Rémy Cointreau avait annoncé un bénéfice net en très forte hausse de 67% à 223,8 millions d'euros au premier semestre de son exercice décalé 2022-2023.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Un astéroïde de la taille d'un camion a frôlé la Terre

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L'astéroïde est passé à 3600 km de la surface de la Terre. (© KEYSTONE/AP)

Un petit astéroïde de la taille d'un camion, qui a soudainement surgi de l'obscurité il y a quelques jours avec la Terre en ligne de mire, nous a frôlés sans faire de dégâts jeudi, a indiqué la NASA. Il s'est approché à 3600 km de la surface terrestre.

Contrairement à ce qui a été vu maintes fois dans les films hollywoodiens, aucune mission mondiale visant à le faire exploser ou dévier de sa trajectoire avec des missiles n'a été nécessaire. Au lieu de cela, l'astéroïde 2023 BU est passé sans incident avant de repartir dans l'obscurité de l'espace.

L'objet, repéré pour la première fois samedi depuis un observatoire en Crimée, s'est approché le plus près de la pointe sud de l'Amérique du Sud vers 01h29 vendredi (heure suisse), selon les scientifiques qui le suivaient.

A son point le plus proche, soit 3600 kilomètres de la surface de la Terre, il se trouvait beaucoup plus près que de nombreux satellites géostationnaires orbitant autour de la planète.

Une des plus proches

C'est l'astronome amateur Guennadi Borissov, le découvreur de la comète interstellaire Borissov en 2019, qui a tiré la sonnette d'alarme samedi. Des dizaines d'observations ont ensuite été réalisées par des observatoires à travers le monde, confirmant l'arrivée de 2023 BU.

Le système d'évaluation des risques d'impact de la NASA, Scout, a rapidement exclu une collision avec la Terre. "Malgré les très rares observations, il a néanmoins été en mesure de prédire que l'astéroïde ferait une approche extraordinairement proche de la Terre", a déclaré Davide Farnocchia, ingénieur de navigation au Jet Propulsion Laboratory (JPL), qui a développé Scout.

Il s'agit "d'une des approches les plus proches par un objet géocroiseur [un astéroïde ou une comète dont l'orbite croise celle de la Terre, ndlr] jamais enregistrées", complète-t-il.

Si les calculs avaient été erronés, cependant, l'humanité s'en serait probablement bien sortie, selon les scientifiques. L'astéroïde, qui mesure entre 3,5 et 8,5 mètres de diamètre, se serait désintégré en grande partie dans notre atmosphère, ne faisant retomber potentiellement que quelques débris sous forme de petites météorites.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Nouvelle opération SOS marsouin du Pacifique, une espèce en danger

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Le petit cétacé argenté est facilement reconnaissable aux cercles obscurs qui entourent ses yeux et sa bouche (archives). (© KEYSTONE/AP www.whaletrackers.com/CHRIS JOHNSON, EARTHOCEAN)

La course contre la montre a repris au large du Mexique contre l'extinction du marsouin du Pacifique, le mammifère marin le plus menacé au monde en raison de la pêche illégale soutenue par la demande en Chine. Long de 1,5 mètre, il est le plus petit cétacé au monde.

La marine mexicaine et un bateau de Sea Shepherd, ONG soutenue par Leonardo Di Caprio, ont repris mercredi la mer dans le golfe de Californie à un "moment critique", ont indiqué jeudi les organisateurs. Il ne resterait plus qu'une vingtaine d'individus dans le golfe, son unique sanctuaire au monde, d'après Sea Shepherd.

L'"opération miracle" a permis de réduire de 70% la pêche illégale du phocoena sinus. "C'est encourageant, mais nous devons faire mieux", a déclaré la responsable de Sea Shepherd.

"Vaquita marina"

Connu comme le "panda des mers", le marsouin du Pacifique a été décimé par les filets des pêcheurs. Il a été la victime collatérale de la pêche du poisson totoaba, dont la "vessie-nageoire" se vend jusqu'à 8000 dollars le kilogramme en Chine en raison de ses supposées vertus médicinales.

La "vaquita marina" ("petite vache marine"), comme le marsouin est appelé en espagnol, est considérée comme une espèce en voie d'extinction depuis 1996.

L'acteur américain Leonardo di Caprio a produit un film sur la lutte contre l'extinction des "vaquitas" et des totoabas, "Sea of Shadow". "Quand les cartels mexicains de la drogue et les trafiquants chinois unissent leurs forces pour braconner le poisson totoaba, leurs méthodes criminelles menacent de détruire virtuellement toute vie marine dans la région", indique le "pitch" du film.

L'"opération miracle" a été lancée en 2015 pour sauver le petit cétacé argenté facilement reconnaissable aux cercles obscurs qui entourent ses yeux et sa bouche".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Israël frappe Jénine et Gaza, au moins 10 morts

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Selon des sources palestiniennes, la bande de Gaza a été touchée par au moins 15 frappes israéliennes (archives). (© KEYSTONE/AP/YOUSEF MASOUD)

Au moins 10 Palestiniens ont été tués lors d'opérations israéliennes jeudi et vendredi en Cisjordanie et à Gaza. La dernière a été présentée comme une réponse à des tirs de roquettes du Hamas.

Il s'agit de la séquence la plus meurtrière du conflit israélo-palestinien depuis la flambée de violence entre l'armée israélienne et le Djihad islamique à Gaza, lors de laquelle 49 Palestiniens au moins ont péri en trois jours d'août 2022.

L'armée israélienne a annoncé vendredi avoir mené au moins deux séries de bombardements contre la bande de Gaza, en réponse à des tirs de roquettes depuis l'enclave palestinienne. Aucune victime n'a été signalée à ce stade. Les explosions ont notamment touché la ville de Gaza, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Jeudi, neuf Palestiniens avaient été tués à Jénine lors d'un raid israélien décrit par l'armée comme une opération contre des activistes islamistes dans le camp de réfugiés de cette ville du nord de la Cisjordanie occupée. L'autorité palestinienne a dénoncé "un massacre" et annoncé mettre fin à la coopération sécuritaire avec Israël, une première depuis 2020.

Blinken au Proche-Orient

Le département d'Etat américain a dit regretter cette décision, jugeant "très important que les parties maintiennent voire approfondissent leur coordination sécuritaire". Le chef de la diplomatie américaine, Anthony Blinken, doit se rendre lundi et mardi en Israël et Cisjordanie pour insister, selon Washington, sur "la nécessité urgente de prendre des mesures de désescalade".

Un dixième Palestinien a été abattu jeudi à Al-Ram, près de Ramallah, a indiqué le ministère israélien de la santé.

Concernant le raid à Jénine, l'ONU n'a pas recensé un bilan aussi élevé en une seule opération israélienne en Cisjordanie depuis qu'elles ont commencé à comptabiliser en 2005 les victimes du conflit israélo-palestinien.

"Depuis le début de l'année, nous continuons d'observer les niveaux élevés de violence et les tendances négatives qui ont caractérisé 2022", a regretté l'émissaire de l'ONU pour le Proche-Orient, Tor Wennesland. Il a jugé "essentiel de faire baisser immédiatement les tensions".

"Crimes"

Selon l'armée israélienne, le raid mené dans le camp de Jénine était une "opération de contre-terrorisme" visant des membres de l'organisation Djihad islamique, qui, d'après le ministre de la défense Yoav Gallant, planifiaient une attaque en Israël.

La ministre palestinienne de la santé Mai al-Kaila a accusé les soldats d'avoir tiré du gaz lacrymogène à l'intérieur de l'unité pédiatrique de l'hôpital gouvernemental local, ce que l'armée a démenti. "Le gaz a atteint le service pédiatrique, posant un danger pour les enfants, qui ont été transférés vers un endroit sûr loin des affrontements", a indiqué le directeur de l'hôpital.

"Personne n'a tiré du gaz lacrymogène volontairement dans un hôpital [...] mais l'opération se déroulait non loin de l'hôpital et il est possible que du gaz lacrymogène soit entré par une fenêtre ouverte", a affirmé à l'AFP un porte-parole militaire israélien.

La diplomatie saoudienne a "vivement" dénoncé "l'incursion" israélienne, que le Qatar a qualifiée de "prolongement des crimes odieux" contre "le peuple palestinien sans défense".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Pas encore candidat, Biden commencera bientôt à lever des fonds

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Joe Biden dit jusqu'ici avoir "l'intention de se représenter" à la présidentielle de 2024 (archives). (© KEYSTONE/EPA/Oliver Contreras / POOL)

Le président américain Joe Biden, pas encore en campagne mais flirtant très ouvertement avec une candidature à la présidentielle 2024, participera la semaine prochaine à deux levées de fonds. Il a promis de rendre sa décision sur sa candidature ou non au début 2023.

Le démocrate octogénaire sera mardi prochain à New York, puis à Philadelphie vendredi, allant à la rencontre de riches sympathisants pour remplir les caisses de son parti, a indiqué à l'AFP une source dans le camp démocrate. Ces levées de fonds sont essentielles dans les campagnes politiques américaines, abreuvées de centaines de millions de dollars.

Petit à petit, l'architecture d'une possible candidature du dirigeant octogénaire commence à prendre forme. En décembre, le président avait déjà convaincu le parti démocrate de chambouler complètement le calendrier de ses primaires, renforçant l'influence du vote afro-américain qui lui avait été très favorable en 2020.

Joe Biden dit jusqu'ici avoir "l'intention de se représenter" à la présidentielle de 2024. Il a promis de rendre sa décision publique au début de l'année.

Les experts politiques prédisent une possible annonce après son discours sur l'Etat de l'union, traditionnel discours de politique général des présidents donné devant les parlementaires, prévu le 7 février.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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