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Économie

Zone euro: le recul de l'activité s'accélère en décembre (PMI)

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Parmi les 20 pays partageant la monnaie unique, la France est celui qui a enregistré la plus forte baisse de son activité privée au mois de décembre. (archives) (© KEYSTONE/EPA/IAN LANGSDON)

Le recul de l'activité du secteur privé s'est encore accéléré en décembre dans la zone euro, plombé en particulier par la France, selon l'indice PMI Flash publié vendredi par S&P Global.

L'indice, calculé sur la base de sondages d'entreprises, a baissé à 47 contre 47,6 en novembre, et signale toujours un risque de récession au quatrième trimestre. Un chiffre supérieur à 50 montre une croissance de l'activité, tandis qu'un chiffre en deçà indique une contraction.

Le produit intérieur brut (PIB) de la zone euro a reculé de 0,1% au troisième trimestre, selon les derniers chiffres d'Eurostat, après une stagnation de janvier à mars et une hausse de 0,2% au deuxième trimestre.

Il devrait rester dans le rouge sur les trois derniers mois de l'année.

"La probabilité que la zone euro soit en récession", c'est à dire enchaîne deux trimestres consécutifs de contraction, "reste particulièrement élevée", a estimé Cyrus de la Rubia, chef économiste à Hamburg Commercial Bank, cité dans un communiqué de S&P Global.

"Les dernières données PMI dressent un tableau décourageant de l'économie de la zone euro, le secteur privé ne montrant aucun signe de reprise en décembre", que ce soit dans les services ou la production manufacturière, a-t-il commenté.

Plus forte contraction en France

Elles sont particulièrement inquiétantes pour la France.

Parmi les 20 pays partageant la monnaie unique, c'est la France qui a enregistré "la plus forte contraction" en décembre, a souligné S&P Global. Le recul d'activité dans la deuxième économie européenne est "le plus fort depuis mars 2013" et touche à la fois les services et l'industrie, note encore la société américaine d'analyse financière.

Le recul de l'activité s'est cependant aussi accéléré en Allemagne au mois de décembre.

Ces mauvais chiffres affectent le marché du travail depuis novembre. Dans l'ensemble de la zone euro, "la faiblesse de la demande a conduit les entreprises à réduire leur capacité opérationnelle", note S&P Global, soulignant que l'emploi a reculé pour le deuxième mois consécutif en décembre ce qui n'était plus arrivé depuis début 2021.

Ces données sont "une preuve supplémentaire que l'économie de la zone euro est en récession", car la demande intérieure et extérieure se contracte, estime aussi Andrew Kenningham, de Capital Economics.

Selon cet expert, les chiffres de S&P sur les tarifs des entreprises ne montrent "pas encore un retournement décisif des pressions inflationnistes", mais il s'attend "à ce que cela change dans les mois à venir, à mesure que la récession se prolonge".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Deux entreprises de construction vaudoises visées par la Comco

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La Comco soupçonne deux sociétés vaudoises d'avoir coordonné leurs offres et leurs prix dans le cadre de deux projets de construction privés datant de 2023 (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

La Commission de la concurrence (Comco) a ouvert deux enquêtes à l'encontre de deux entreprises de construction vaudoises soupçonnées d'entente sur les prix. L'autorité dispose d'indices recueillis lors d'une autre procédure en cours dans le canton de Neuchâtel.

Les deux sociétés visées, l'yverdonnoise Ernest Gabella et la glandoise Perrin Frères, auraient coordonné leurs offres et leurs prix dans le cadre de deux projets de construction privés datant de 2023, indique jeudi la Comco, qui devra également déterminer s'il existe d'autres restrictions illicites à la concurrence.

Les enquêtes vont durer un an et les entreprises bénéficient de la présomption d'innocence, rappelle la Comco.

Le communiqué fait également mention du groupe neuchâtelois Zuttion Construction. Fin 2023, le gendarme de la concurrence avait lancé une enquête portant sur des ententes présumées sur les prix dans le domaine du génie civil dans le canton de Neuchâtel, procédure initialement limitée à trois entreprises puis étendue à 19 sociétés quelques mois plus tard.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Culture

L'ancienne tuilerie de Bellevue (GE) ajoutée à l'inventaire

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Les deux bâtiments de l'ancienne tuilerie de Bellevue (GE) sont désormais protégés (archives). (© Catherine Cardot/Patrimoine Suisse Genève)

L'ancienne tuilerie de Bellevue (GE) a été ajoutée à l'inventaire. Le Département du territoire (DT) a reconnu dans un arrêté fin mars "un intérêt incontestable sur le plan patrimonial" de ces deux bâtiments, a annoncé mercredi Patrimoine Suisse Genève.

Ceux-ci sont désormais protégés. Bâti en 1912 par Jean et Albert-Ernest Spring, le site constituait de 1905 à 1956 la dernière tuilerie de cette commune.

Il offrait notamment trois logements et une remise pour le transport de matériaux. Ses percements d'aération, ses briques ou encore son bois sont notamment mis en valeur.

Aujourd'hui, l'intérieur est occupé par un seul appartement dont les poignées de portes, les encadrements ou les vitres colorées ont été conservés. Les bâtiments témoignent de l'activité économique de Bellevue autrefois, affirme Patrimoine Suisse Genève.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Bank of America: le bénéfice bondit dans une "économie résiliente"

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Le mastodonte bancaire américain a sensiblement étoffé son bénéfice sur les trois premiers mois de l'année. (archive) (© KEYSTONE/AP/Michael Dwyer)

Bank of America a annoncé mercredi une forte hausse de son bénéfice net au premier trimestre, soutenue par la hausse des revenus tirés des prêts et de ses activités de marché, dans une économie américaine jugée "résiliente".

De janvier à fin mars, le produit d'exploitation (net des charges d'intérêts) de la banque américaine a atteint 30,3 milliards de dollars (23,7 milliards de francs), en hausse de 7% sur un an.

Son bénéfice net a grimpé de 17% pour s'établir à 8,6 milliards de dollars, un montant supérieur aux attentes des analystes financiers interrogés par Bloomberg.

Rapporté par action, l'indicateur privilégié par le marché, le bénéfice s'affiche à 1,11 dollar, soit "un bond de 25% sur un an", ce qui permet "d'entamer 2026 avec une forte dynamique", s'est félicité le patron Brian Moynihan, cité dans un communiqué.

Il a toutefois dit rester "attentif à l'évolution des risques", sans préciser davantage lesquels. Le premier trimestre s'est achevé par le déclenchement de la guerre en Iran, qui a rapidement provoqué une forte hausse des prix de l'énergie.

Le dirigeant de Bank of America a souligné avoir observé "une activité saine des clients, y compris des dépenses de consommation solides et une qualité d'actifs stable", indicateur "d'une économie américaine résiliente".

Dans le détail, les revenus de la banque ont été tirés à la hausse par les revenus nets d'intérêts, c'est-à-dire la différence entre les intérêts perçus sur les prêts et ceux versés aux épargnants et créanciers: +9% à 15,7 milliards de dollars.

Les revenus liés aux activités de marchés ont également particulièrement progressé: le chiffre d'affaires des ventes et du courtage a atteint 6,4 milliards de dollars (+13%).

Même chose enfin pour la branche de gestion de patrimoine et d'investissements, avec des revenus en hausse de 12% à 6,7 milliards de dollars.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

UBS "pas encore au bout du chemin" avec l'intégration de CS

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"Nous sommes toujours dans les temps pour achever en grande partie l'intégration d'ici la fin de l'année", a souligné le président Colm Kelleher devant les actionnaires d'UBS réunis mercredi à Bâle. (© KEYSTONE/EPA/GEORGIOS KEFALAS)

UBS n'est "pas encore au bout du chemin" avec l'intégration de Credit Suisse, rachetée dans l'urgence en mars 2023. Mais la banque aux trois clés se rapproche de l'objectif de clore ce projet d'ici la fin de l'année, a affirmé son directeur général Sergio Ermotti.

A la fin du premier trimestre, UBS a tiré la prise à 60% des outils informatiques devenus désuets avec l'intégration de Credit Suisse. Quelque 76'000 serveurs sur un total de 106'000 ont été éteints et 10 centres de calculs sur 16 mis hors service, a énuméré le patron selon le texte de son discours prononcé lors l'assemblée générale d'UBS à Bâle.

"Nous sommes toujours dans les temps pour achever en grande partie l'intégration d'ici la fin de l'année", a de son côté souligné le président Colm Kelleher.

Mi-mars, l'établissement zurichois avait indiqué avoir mis la touche finale à la reprise des clients enregistrés en Suisse de sa rivale. Le transfert de quelque 1,2 million de relations clients dans le monde entier vers l'infrastructure d'UBS a été mené à bien.

L'un des objectifs de cette intégration est d'abaisser les coûts des deux banques fusionnées. UBS a ainsi réduit ses dépenses de 10,7 milliards de dollars fin 2025, comparé à 2022. D'ici fin 2026, soit à la fin de la période d'intégration prévue de Credit Suisse, ce chiffre devrait passer de 13 milliards à 13,5 milliards. Dans le même temps, les coûts d'intégration s'élèvent désormais à 15 milliards, contre 14 milliards initialement prévus.

Arrivée en force de l'IA

Les suppressions d'emplois les plus importantes auront lieu lorsque les anciens systèmes de Credit Suisse seront mis hors service. Fin décembre, le nombre d'employés d'UBS, calculé en équivalents temps plein, s'élevait à 103'177, soit 1250 postes de moins qu'à la fin septembre. En Suisse, la banque prévoit toujours de se séparer d'environ 3000 salariés dans le cadre de l'intégration.

A l'issue de cette restructuration, le numéro un bancaire veut que les activités mondiales de gestion de fortune constituent son coeur de métier, la Suisse restant "un important point de stabilité" de ce segment à côté de la banque de détail et commerciale, a souligné M. Ermotti.

UBS va poursuivre ses investissements, notamment dans l'intelligence artificielle, cette technologie devant permettre "de réorganiser de fond en comble nos processus, d'améliorer le service clientèle et notre solidité opérationnelle", a poursuivi le dirigeant.

L'ensemble de ces mesures doit faire remonter la rentabilité d'UBS d'ici 2028 au niveau de 2022, soit avant l'intégration de Credit Suisse, a insisté M. Ermotti.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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