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Chances de survie "nulles" pour les deux disparus de Chamoson

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Les deux personnes disparues depuis dimanche soir à Chamoson ne seront pas retrouvées vivantes, selon la police. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le débordement de la Losentse a fait deux victimes à Chamoson (VS). Bien que toujours portés disparus, un homme de 37 ans et une fillette de 6 ans ne peuvent pas avoir survécu, ont reconnu les responsables des secours.

Les chances de retrouver en vie ce Genevois établi en Valais et cette Française de 6 ans "sont nulles", a affirmé le chef des secours Benoît Dorsaz, lundi en début d'après-midi lors d'un point-presse à Chamoson.

Depuis dimanche soir, les secours tentent, pour l'instant en vain, de retrouver la voiture dans laquelle tous deux se sont retrouvés emprisonnés. "Le véhicule (ndlr : avec les deux personnes à bord) était statique au moment où la vague est arrivée", a précisé Stéphane Vouardoux, l’un des porte-paroles de la police cantonale.

Sur deux kilomètres

Les deux infortunés sont portés disparus depuis dimanche vers 19h15, surpris par le débordement de la rivière, alors qu’ils se trouvaient dans le hameau du Châtelard. Au moment des faits, deux autres personnes, la maman de la fillette de nationalité française et une autre personne domiciliée en Valais, se trouvaient à proximité de la rivière. Elles ont pu échapper au drame.

Un autre véhicule, vide, est lui aussi tombé dans le cours d’eau, suite à un épisode de lave torrentielle. Il a été retrouvé dimanche en fin de soirée, près du stand de tir de la commune, soit à un peu plus d'un kilomètre. Les recherches concernant l’autre automobile sont en cours sur une distance de deux kilomètres.

Déjà en 2018

Les recherches entamées dès le début de la soirée, dimanche, n’ont pas cessé depuis lors. Près de septante professionnels - pompiers de Chamoson et du CSI des Deux-Rives, membres de la colonne de secours et policiers municipaux et cantonaux - ont été sollicités. Un hélicoptère et des drones ont également été utilisés. Une enquête a été ouverte par le Ministère public du Valais central, afin de faire davantage la lumière sur ce drame.

Sur décision de l’Etat du Valais et pour des questions de sécurité, les routes enjambant les rivières de Losentze, Cry et Saint-André sur le territoire de Chamoson et de Leytron demeurent interdites à la circulation. Idem pour leurs abords jusqu’à 20 mètres.

Le 7 août 2018, une lave torrentielle avait déjà touché la commune de Chamoson et plus précisément le torrent de Saint-André. Sécurisé depuis pour un montant de cinq millions de francs, ce cours d’eau n’est pas sorti de son lit dimanche. "C’est la réalité du Chamosard de vivre avec ces risques naturels", a estimé le président de la commune, Claude Crittin, conscient que d’autres investissements seront nécessaires désormais pour sécuriser les lieux.

La route menant au Châtelard demeure fermée jusqu’à nouvel avis. Idem pour les itinéraires permettant l’accès aux hameaux de Némiaz et de Grugnay depuis Chamoson. La route menant à Ovronnaz, via les Mayens de Chamoson reste également interdite à la circulation.

Plusieurs éboulements

Dans le reste du canton, plusieurs autres routes ont été interdites à la circulation pour cause d’éboulements ou de glissements de terrain. Cela a été le cas du tronçon entre Vex et Euseigne, celui allant Chiboz à Buitonnaz et de la route du Sanetsch depuis Sion. Elles devraient toutes pouvoir rouvrir d'ici mardi matin.

Dans le Haut-Valais, des chutes de pierres ont coupé la route entre Feschel et Erschmatt et celle entre Ulrichen et le sommet du Nufenen. Ces deux axes resteront fermés durant encore quelques jours. L’ensemble des travaux devrait coûter environ un million de francs, selon Vincent Pellissier, le chef du Service de la mobilité.

Quant au funiculaire Sierre - Montana, il est à l’arrêt jusqu’à nouvel avis. Une partie du ballast a été emportée par l’orage à proximité de Bluche.

Quinze vaches foudroyées

A Sion, la pluie tombée dimanche soir a provoqué des inondations dans les passages sous-voies, dans le quartier de la route d’Italie et sur certains axes secondaires. Diverses caves ont également été inondées. Le Service des contributions s’est à nouveau retrouvé sous l’eau, à l’instar du précédent orage d’envergure tombé sur la capitale valaisanne le 6 août 2018.

"Au total, les divers corps de pompiers du canton sont intervenus à une centaine de reprises entre 18h30 et 21 heures", a indiqué Stéphane Vouardoux. Plus de mille appels de citoyens ont été enregistrés durant ce laps de temps.

Les animaux n’ont pas été épargné par la tempête. La foudre a frappé un mélèze sous lequel se trouvaient de nombreuses vaches sur l’alpage de Serin, sur les hauts d’Ayent, a indiqué Le Nouvelliste. Quinze d’entre-elles ont péri.

(KEYSTONE-ATS)

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Moins cher de se garer en Suisse romande

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Les habitants qui doivent garer leur véhicule dans la rue doivent débourser des sommes qui varient fortement en fonction de la ville dans laquelle ils résident. (Image d'illustration - ©KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)
La somme à débourser pour se garer varie fortement d'une ville à l'autre. L'écart entre la carte de stationnement permanent la moins chère et la plus chère est de plus de 1000 francs, selon Comparis, qui note que la Suisse romande est en moyenne moins onéreuse.

Ce sont les habitants de Wetzikon (ZH) qui doivent débourser le plus pour garer leur véhicule: 1080 francs par année. A l'inverse, les habitants de Riehen (BS) ne paient que 8 francs pour une carte annuelle, détaille Comparis dans un communiqué diffusé tôt vendredi matin. Sa comparaison porte sur les 40 plus grandes villes de Suisse.

En Suisse romande, c'est à Lausanne qu'il faut débourser le plus (500 francs par année), suivi par Fribourg (396 francs) et Renens (VD) (360 francs). A l'inverse, c'est à La Chaux-de-Fonds (NE) qu'il est le plus avantageux de se garer. Les riverains ne doivent s'acquitter que d'un émolument administratif de 20 francs. Les citoyens avaient accepté à une large majorité en 2011 que le parking résidentiel soit gratuit, rappelle Comparis.

Après La Chaux-de-Fonds, c'est à Neuchâtel qu'il en coûte le moins pour se garer (110 francs par année), suivi par Montreux (VD) (170 francs). Dans les villes du canton de Genève, les habitants doivent débourser 200 francs annuels.

Cité dans le communiqué, Leo Hug, expert Taxes et prélèvements chez Comparis, relève que ce n'est pas un hasard si les localités dans lesquelles le stationnement est le plus avantageux sont aussi celles où les impôts sont très élevés. Et d'ajouter: "dans les régions où l’imposition est forte, les gens sont moins disposés à payer davantage de taxes".

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Baignade à nouveau autorisée dans le lac de Neuchâtel

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La baignade est à nouveau autorisée dans le lac de Neuchâtel. (©KEYSTONE/PETER KLAUNZER)
La baignade est à nouveau autorisée dans le lac de Neuchâtel. Si la présence de cyanobactéries a été confirmée, les résultats d’analyse des échantillons d’eau prélevés à différents endroits du lac se sont révélés désormais négatifs en toxines.

"La météo orageuse, puis pluvieuse, a largement contribué aux changements observés dans le lac de Neuchâtel depuis dimanche. Les cyanobactéries visibles en surface ont pratiquement disparu", ont indiqué mercredi les cantons de Neuchâtel, Vaud et Fribourg, riverains du lac.

Après le décès de six chiens en 24 heures après des baignades entre l'embouchure de l'Areuse et Colombier, le canton de Neuchâtel avait décidé jeudi dernier de fermer préventivement les plages de cette zone et avait déconseillé la baignade sur l'ensemble du lac.

"Les derniers prélèvements opérés entre l’embouchure de l’Areuse et Colombier se sont avérés conformes", peut-on lire dans le communiqué. L’interdiction de baignade dans ce secteur a été levée avec effet immédiat. Les mêmes résultats conformes ont été observés pour les prélèvements effectués sur les rives vaudoises et fribourgeoises.

Autres lacs vaudois conformes

Par ailleurs, à la suite des contrôles effectués par le chimiste cantonal vaudois, les eaux des lacs Léman, de Joux et de Morat sont aussi conformes. On peut donc également s’y baigner.

"Les résultats des analyses sur les animaux morts ne seront pas connus avant plusieurs jours. Les informations recueillies auprès des anciens propriétaires des canidés soutiennent l’hypothèse probable d’un décès consécutif à l’ingestion de cyanobactéries. A l’heure actuelle et dans l’attente des résultats, cette hypothèse n’est pas confirmée", selon le communiqué.

Les trois cantons rappellent que la prudence est de mise pour les petits enfants et les animaux domestiques en cas de fortes chaleurs et dans les eaux stagnantes car la cyanobactérie peut y proliférer. Les risques pour la santé humaine sont limités, mais une attention particulière doit être portée aux jeunes enfants afin qu’ils ne boivent pas l’eau du lac et qu’ils ne portent pas à leur bouche des galets de plage par exemple.

Dangereux pour les animaux

Pour les animaux domestiques, les cyanobactéries sont clairement dangereuses et peuvent conduire au décès de l’animal qui en aurait ingéré. Dès lors, en cas d’épisode de chaleur et dans les eaux stagnantes, il est fortement recommandé de ne pas laisser les animaux se baigner ou s'abreuver.

En cas de nouvelle apparition problématique de cyanobactéries dans le lac de Neuchâtel, des informations et des avis de prudence seront lancés par les autorités cantonales, ont-elles ajouté.

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Suisse

Bruxelles retire le Valais et Vaud de sa liste rouge

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La Belgique retire les cantons du Valais et de Vaud de sa liste rouge du point de vue infections au coronavirus. (Image d'archives - ©KEYSTONE/OLIVIER MAIRE)
La Belgique retire dès mercredi les cantons de Vaud et du Valais de sa liste des régions d'Europe où les voyages touristiques ne sont plus autorisés en raison du rebond de Covid-19. Genève y figure en revanche encore.

Dans un tweet diffusé mardi soir, le chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) Ignazio Cassis se dit "ravi et soulagé que la Belgique adapte ses recommandations de voyage. Le Valais et Vaud passent au vert". Le conseiller fédéral ajoute: "Je me félicite de cette décision prise par la cellule d’évaluation belge Celeval et souhaite de belles vacances aux Belges qui ont prévu de se rendre en Suisse".

Les cantons de Vaud, du Valais et de Genève figuraient depuis samedi sur le site du ministère belge des affaires étrangères. Les personnes rentrant en Belgique en provenance de ces cantons devaient se soumettre à un dépistage et une quarantaine. Indignés, plusieurs politiciens cantonaux et fédéraux ont prié Berne de réagir. En Belgique aussi, certains politiciens ont exprimé leur étonnement.

"Possible adaptation"

Lundi, l'agence d'informations belga annonçait qu'un groupe d'experts devait discuter d'une possible adaptation du système de codes de couleur rouge, orange et vert pour les voyages. Le système actuel est source de frustration, tant pour les voyageurs que pour les pays dont la couleur change.

Le DFAE était entré en contact avec la Belgique avant l'entrée en vigueur de la mesure. Il a notamment demandé quels critères épidémiologiques étaient utilisés pour mettre l'un ou l'autre pays sur la liste à risque. Le DFAE a également contacté d'autres autorités européennes afin de réagir rapidement si des décisions touchent le pays.

Autres régions concernées

A la mi-juillet, la Belgique avait temporairement considéré le Tessin comme une zone à risque. Bruxelles classait le canton dans la catégorie "orange". Après des protestations de ce canton auprès du DFAE, Bruxelles avait fait marche arrière.

Les autres régions rajoutées samedi sur la liste des endroits où la Belgique n'autorise plus les voyages touristiques sont la Mayenne, en France, tout comme plusieurs parties de la Bulgarie et de la Roumanie.

En Espagne, la Navarre est désormais elle aussi sur liste rouge où elle côtoie l'Aragon, et les régions de Barcelone et Lleida en Catalogne.

En France, plusieurs départements intègrent la liste orange où les voyageurs sont invités à faire preuve d'une vigilance accrue. Il en est ainsi pour la région du Nord (Nord-Pas de Calais), le Haut-Rhin, et la Haute-Savoie qui rejoignent donc l'Ile de France (excepté le département de Seine-et-Marne qui repasse en vert) et le Pays de la Loire qui étaient déjà et restent en zone orange.

>>A lire également: Décision belge saluée par le canton de Vaud
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Deux passagers agressés et blessés dans un train à Chénens

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L'agression s'est produite dans un train CFF InterCity sur la ligne Genève-Fribourg. (©KEYSTONE/GAETAN BALLY)
Deux passagers ont été agressés et blessés mardi vers 10h25 par un homme dans un train Intercity Genève-Fribourg à Chénens (FR). Les victimes ont été acheminées vers un hôpital. L’auteur présumé, âgé de 26 ans, a été interpellé et placé en arrestation provisoire.

Une quarantaine de personnes a été évacuée du train et prise en charge par les CFF, a indiqué mardi la police cantonale fribourgeoise. Les motifs de l’agresseur et son identité sont pour l’heure à déterminer.

L'agression s'est produite dans un train CFF InterCity sur la ligne Genève-Fribourg. Un voyageur s'en est pris à une passagère âgée de 27 ans et l’a sérieusement blessée avec un tesson de bouteille. Un passager de 20 ans s’est interposé et a aussi été sérieusement blessé avec le même objet.

Le train s'est arrêté en urgence, proche de la gare de Chénens. Immédiatement, plusieurs patrouilles de police ainsi que deux ambulances ont été dépêchées sur place. Une enquête a été ouverte par le Ministère public. Aucune autre information ne peut être communiquée pour le moment, précise la police.

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Lac de Neuchâtel: baignade toujours interdite ou déconseillée

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La baignade reste interdite ou déconseillée dans le lac de Neuchâtel. Les prélèvements effectués dans l'eau suite à la présence de cyanobactéries sont toujours en cours d'analyse. (Archives - ©KEYSTONE/ANTHONY ANEX)
Malgré les précipitations récentes, la baignade reste interdite ou déconseillée dans le lac de Neuchâtel. Les prélèvements effectués dans l'eau suite à la présence de cyanobactéries sont toujours en cours d'analyse, a annoncé lundi la police cantonale neuchâteloise.

Le lien entre le décès des chiens la semaine dernière et la présence de cette bactérie est très probable, mais n'est pas encore confirmé. Les mesures d'interdiction de baignade dans la zone concernée, entre Colombier et l'embouchure de l'Areuse, restent donc valables pour l'heure, de même que la recommandation émise pour le reste du littoral neuchâtelois.

Les orages du week-end et les précipitations ainsi que la baisse des températures ont vraisemblablement amélioré la situation s'agissant de la présence de la cyanobactérie sur les rives neuchâteloises du lac. Néanmoins, les mesures de précaution demeurent d'actualité dans l'attente des résultats d'analyse pratiqués par les cantons de Vaud, Fribourg et Neuchâtel.

Communication cette semaine

Une communication commune devrait intervenir dans le courant de la semaine, ajoute la police neuchâteloise.

La semaine dernière, six chiens sont morts en 24 heures en raison de la présence de cyanobactéries, appelées aussi algues bleues, dans le lac de Neuchâtel. La baignade a été interdite entre Colombier et l'embouchure de l'Areuse et déconseillée partout ailleurs.

Les cyanobactéries ou algues bleues se développent lorsque les lacs se réchauffent. Elles produisent des substances susceptibles d'intoxiquer une personne ou un animal qui avale de l'eau.

Les symptômes se manifestent également par des vomissements ou de la diarrhée. Les troubles neurologiques peuvent conduire au décès de l'individu. L'une des substances émises par les cyanobactéries est la microsystine, selon l'Institut fédéral pour l'étude de l'eau (Eawag).

Pour les humains, les petits enfants, qui peuvent parfois porter à leurs bouches des objets, et les nageurs représentent le principal groupe à risque.

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