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Clap de fin pour Le Matin papier

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Après 125 ans d’histoire(s), le journal Le Matin va cesser de paraître dès le 21 juillet, a indiqué jeudi l’éditeur Tamedia. Le Matin continuera sous forme 100% numérique. La restructuration devrait entraîner la suppression de quelque 40 postes, dont 24 en rédaction.

Le Matin continuera avec une rédaction d’environ 15 personnes qui collaborera étroitement avec le Sport-Center et le Newsexpress de Tamedia, ainsi que le réseau du gratuit 20 minutes. Le Matin est le premier quotidien suisse à faire le pas du tout numérique.

La restructuration entraîne également un changement à la tête du quotidien orange. Laurent Siebenmann sera le nouveau rédacteur en chef du Matin online, en remplacement de Grégoire Nappey. Ce dernier n’a pas souhaité diriger Le Matin dans sa nouvelle formule. Laurent Siebenmann a débuté sa carrière dans les radios privées en Suisse romande. Il a rejoint la rédaction du Matin en février 2015.

Déficitaire depuis 20 ans

Le Matin, imprimé à près de 38’000 exemplaires pour 218’000 lecteurs, est déficitaire depuis 20 ans. En 2017, la marque a perdu 6,3 millions de francs et près de 34 millions au cours des dix dernières années. Malgré les études entreprises pour trouver une solution permettant le maintien de l’offre imprimée, aucune piste durable n’a pu être dégagée, écrit Tamedia.

Son lectorat s’érodait en outre année après année. Le quotidien orange a perdu plus de 80’000 lecteurs en dix ans sous l’effet notamment de la concurrence des gratuits 20 minutes et Le Matin bleu, ce dernier ayant lui-même disparu en 2009.

Les collaboratrices et collaborateurs touchés seront mis au bénéfice de mesures d’accompagnement dans le cadre d’un plan social. La direction a demandé à rencontrer dès vendredi la représentation des employés accompagnée du syndicat impressum, afin de démarrer la procédure de consultation.

Réactions

Du côté de Tamedia, on estime qu’il n’y avait pas d’autres choix. Déficitaire, la version papier était appelée à disparaître. Patrick Matthey, responsable de la communication pour la Suisse romande chez Tamedia :

Patrick Matthey
Communication, Tamedia
Patrick Matthey Communication, Tamedia

En réaction les syndicats Syndicom et impressum dénoncent la vision purement spéculative de l’éditeur. Selon eux, l’arrêt du Matin papier représente une véritable catastrophe pour la Suisse romande. Dominique Diserens, secrétaire centrale à impressum :

Dominique Diserens
Secrétaire centrale, Impressum
Dominique Diserens Secrétaire centrale, Impressum

Le Matin Dimanche n’est pas affecté par l’abandon de la version imprimée du Matin. Autre réaction, celle du Conseil d’Etat vaudois. Par la voix de sa présidente Nuria Gorrite, le gouvernement fait part de son inquiétude. Il va solliciter une entrevue avec la direction de Tamedia.

(ATS – R. BAUDRAZ – C. SUPER / KEYSTONE – VALENTIN FLAURAUD)

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Thermes de Val-d’Illiez: enchères annulées

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La vente aux enchères de mercredi est annulée (Archives). (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La vente aux enchères des bassins, de l’hôtel et des restaurants des Thermes Parc à Val-d’Illiez (VS) prévue mercredi est annulée. Le Tribunal cantonal a rejeté la demande d’effet suspensif concernant la faillite des trois autres sociétés du site.

Dans une prise de position écrite, la direction des Thermes Parc a indiqué lundi après-midi son choix de faire recours de la décision prise auprès du Tribunal fédéral. La vente aux enchères prévue n’en demeure pas mois annulée.

Les Thermes Parc s’articulent autour de quatre firmes distinctes, toutes en main du promoteur Richard Cohen. Outre les bains thermaux, fermés depuis mercredi dernier avec 60 emplois perdus, les autres concernent respectivement les appartements du site non vendus – on parle de plusieurs dizaines -, les parkings, ainsi que la source d’eau chaude.

Ces trois autres sociétés anonymes ont été déclarées en faillite cet été. Selon une information tombée lundi matin, l’effet suspensif demandé par le propriétaire auprès du Tribunal cantonal (TC) a été rejeté. Reste au TC à rendre son verdict sur le recours en lui-même.

Soixante emplois supprimés

La décision prise rend de facto la vente aux enchères caduque, selon l’Office de poursuites et faillites du district de Monthey qui l’a annulée. La vente des Bains n’aurait pas permis à leur acquéreur de les exploiter sans collaborer avec le promoteur actuel qui détient les sources. L’option d’une future vente de l’ensemble des sociétés sera privilégiée en cas de quadruple faillite.

Paradoxalement, la mise en faillite des quatre sociétés du groupe par le Tribunal cantonal pourrait simplifier de futurs investissements. Reste à concrétiser l’affaire. Deux pistes, alémanique et française, demeureraient d’actualité, selon des sources proches du dossier.

2018, un tournant

Pour le propriétaire, la situation, fragile depuis des années, s’est détériorée courant 2018. En octobre de l’an dernier, la société d’exploitation du site, MD Management & Développement SA, est sommée de rembourser un prêt octroyé par le canton du Valais de 2,5 millions de francs (crédit NPR), ainsi que huit millions à sa banque partenaire. C’est cet institut bancaire qui a entamé une action légale.

La vente du centre thermal et de son hôtel est ainsi devenue inéluctable, avant qu’elle ne soit différée suite à la décision du Tribunal cantonal. Une importante entreprise générale fait également partie des créanciers.

Un président confiant

Interrogé, le président de la commune de Val-d’Illiez, Ismaël Perrin, parle de « nouvelles solutions à trouver pour un site dont la construction devra être terminée. Je suis confiant. Je ne crains pas que l’endroit devienne une friche. » Dans un courrier envoyé il y a quinze jours à différents médias, Richard Cohen a estimé ne pas être suffisamment soutenu par les pouvoirs publics, communaux ou cantonaux. Des accusations réfutées en bloc par l’Etat du Valais et la commune.

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Crans-Montana quitte le Magic Pass

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L'abonnement Magic Pass, valable été comme hiver, réunit plus de 30 stations dans les cantons du Valais, de Vaud, de Fribourg, de Neuchâtel et du Jura. Lundi les remontées mécaniques de Crans-Montana-Aminona (VS) ont annoncé qu'elles se retiraient du (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La société de remontées mécaniques de Crans-Montana-Aminona (CMA) quittera l’abonnement de ski Magic Pass à la fin de la saison d’hiver, a annoncé lundi son directeur Maxime Cottet. Ce sésame, qui réunit plus de 30 stations romandes, « ne répondait pas à nos attentes ».

« Nos propositions de modifications de l’offre n’ont pas été entendues, aujourd’hui nous ne renouvellerons donc pas le contrat qui nous lie au Magic Pass jusqu’à fin avril 2020 », explique le directeur de CMA lors d’un entretien avec Le Temps publié lundi. Crans-Montana-Aminona est le plus grand des domaines skiables du forfait et génère environ un quart de son chiffre d’affaires.

CMA voulaient notamment interdire aux détenteurs du Magic Pass d’accéder à leurs pistes aux heures de pointe. La station du Haut-Plateau souhaitait obtenir la création d’un Magic Pass Premium pour lequel les clients auraient dû payer un supplément pour profiter du domaine skiable. Mais les autres membres de la coopérative ont refusé à l’unanimité lors de leur assemblée générale le 24 septembre.

« Pourtant elles n’avaient rien à perdre, puisque cela ne changeait rien pour elles, et nous, nous avions tout à y gagner », estime Maxime Cottet. A la suite de ce refus, CMA avait demandé fin septembre un délai de réflexion de deux mois à l’administration du Magic Pass. La société valaisanne avait obtenu quinze jours de préavis, soit jusqu’au 15 octobre.

Regrets de Magic Pass

Tous les membres de Magic Pass regrettent cette décision, relève la coopérative dans un communiqué. Concernant la création d’un abonnement Premium, « nous avons remarqué après une analyse détaillée des données et des habitudes de consommation des clients, qu’une telle option n’est pas viable économiquement », souligne-t-elle.

En effet, la diminution du chiffre d’affaires due au recul des journées skieurs pour un domaine skiable Premium – au détriment des autres destinations non-Premium – ne pourrait pas être compensée par la vente d’une telle option à un prix acceptable pour les clients Magic Pass, estime la coopérative. Cette dernière précise que la pérennité du Magic Pass est assurée à l’avenir.

Formule de répartition

Si le directeur de CMA reconnaît que le sésame lancé en 2017 a revigoré l’industrie du ski et permis d’attirer une nouvelle clientèle à Crans-Montana, il estime aussi que ses clients traditionnels souffrent de la nuisance en période de forte affluence. Maxime Cottet note encore que la règle de répartition « pénalise nos recettes ».

La formule de répartition des rentrées du Magic Pass entre les stations est gardée secrète. Il existe une base commune. Une partie varie en fonction de la fréquentation de la station.

Avant cet abonnement, « notre chiffre d’affaires évoluait entre 15 et 25 millions par année. Le Magic Pass a permis de réduire cette volatilité du revenu, mais a plafonné à 21 millions nos recettes, alors que notre seuil de rentabilité est à 23 millions », explique le directeur. Et de conclure que « cette garantie de revenu minimum nous coûte vraiment trop cher. »

Le groupe CMA annonce dans un communiqué vouloir développer une nouvelle offre, qui s’appuiera sur quatre piliers destinés à des profils spécifiques de clients. Une formule intégrant la possibilité de skier entre 8 et 10 jours par an dans d’autres stations des Alpes – de même catégorie que Crans-Montana – est notamment en phase de négociations avancées.

En été comme en hiver

Fin janvier, CMA avait déjà menacé de quitter le Magic Pass si le produit n’était pas réaménagé. Les deux parties avaient finalement annoncé en février poursuivre leur collaboration pour les trois éditions à venir, soit jusqu’en 2022.

L’abonnement Magic Pass est valable été comme hiver. Il réunit plus de 30 stations dans les cantons du Valais, de Vaud, de Fribourg, de Neuchâtel et du Jura et coûte jusqu’au 11 novembre 549 francs, selon son site internet. Saas Fee (VS), Loèche-les-Bains (VS) et Les Prés-d’Orvin dans le Jura bernois sont les nouveaux venus en 2019.

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Transports : un outil pour calculer son impact environnemental

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(©KEYSTONE/GAETAN BALLY)

En voiture, à vélo, en avion ou encore à cheval : il est possible de calculer l’impact de ses déplacements. À l’occasion de la Semaine européenne de la mobilité, les cantons romands mettent à jour leur plateforme d’information “Mobility-Impact”. Un calculateur en ligne qui veut sensibiliser à l’impact environnemental de nos déplacements de toutes sortes. 

Responsables de plus de 40% des émissions de CO2 en Suisse, les transports sont l’un des principaux facteurs du réchauffement climatique. Alors pour sensibiliser la population à cette problématique qui est toujours plus d’actualité, les cantons romands agissent.

Mobility-Impact” est mis à disposition gratuitement par les services de l’énergie et de l’environnement de ces cantons romands, via leur plateforme commune “energie-environnement.ch”.

Destiné à tous ceux qui s’interrogent sur les conséquences de leur mobilité, le système permet de comparer deux modes de transport différents, en miroir. Et il est possible d’aller loin dans les détails.

Denis Rychner, responsable de la plateforme « energie-environnement.ch » :

Denis Rychner
Responsable, energie-environnement.ch
Denis Rychner Responsable, energie-environnement.ch

Et certains résultats obtenus avec cet outil peuvent surprendre. Le mode de transport le polluant n’est pas forcément celui qu’on croit. Exemple avec Denis Rychner, responsable de la plateforme :

Denis Rychner
Responsable, energie-environnement.ch
Denis Rychner Responsable, energie-environnement.ch

“Mobility-Impact” se veut avant tout être un outil de sensibilisation et ne prétend pas remplacer les autres calculateurs disponibles.

Notez encore que ce système propose du matériel pédagogique, à destination des classes du secondaire et du post-obligatoire. Objectif : stimuler le débat dans les classes romandes.

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Thomas Wiesel repart en tournée

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(c) Laura Gilli, 2019
(c) Laura Gilli, 2019

« Ça va. » C’est le titre du nouveau spectacle de Thomas Wiesel. À quelques semaines de la première, l’humoriste était de passage dans nos studios. 

En tournée dès la fin du mois d’octobre, avec une série de premières dates à Payerne, l’humoriste romand est en rodage depuis plusieurs mois. Sur de petites scènes et devant un public réduit, il teste ses blagues et affine son spectacle. Habitué aux repas de soutien de clubs sportifs ou d’entreprises, avec des victimes toutes désignées, Thomas Wiesel s’est retrouvé sans cadre précis pour ce spectacle. Un exercice différent :

Thomas Wiesel
Humoriste
Thomas Wiesel Humoriste

Depuis sa révélation en 2012, Thomas Wiesel a fait du chemin. Il a écumé la Suisse romande, notamment via des chroniques sur LFM ou son émission Mauvaise Langue sur la RTS. Il est aussi passé par Paris, sur France Inter et Quotidien, a encore joué au Québec. Il a fait une pause l’an dernier pour mieux revenir… mais ressent-il plus de pression ?

Thomas Wiesel
Humoriste
Thomas Wiesel Humoriste

 Thomas Wiesel était ce midi l’invité de la rédaction. Entretien à réécouter en intégralité :

Thomas Wiesel
Entretien intégral
Thomas Wiesel Entretien intégral

La tournée du nouveau spectacle débute fin octobre. Infos sur thomaswiesel.com

 

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Des bébés marmottes aux Rochers-de-Naye

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Quatre marmottons sont nés aux Rochers de Naye le 30 mai. Ils ont passé la période critique et sont en pleine forme. (©Parc animalier des Rochers de Naye)

Le site des Rochers de Naye a été le théâtre d’heureux événements. Le flirt, au printemps, de deux marmottes n’est pas resté sans lendemain. Nés le 30 mai, après un mois de gestation, quatre marmottons ont passé la période critique et sont désormais en pleine forme.

Faisant partie de l’espèce de la marmotte des Alpes (Marmota marmota), les marmottons mesurent une vingtaine de centimètres, loin des soixante centimètres qu’ils atteindront à l’âge adulte. A terme, ils pèseront entre 4 et 5 kg. Aux Rochers de Naye, les dernières naissances remontent à 2017 et 2014, précise le parc animalier lundi dans un communiqué.

Le site compte neuf marmottes. Toutes sont désormais réunies dans le parc qui se trouve à côté du restaurant. Les autres enclos sont le plus souvent inoccupés. Depuis deux ou trois ans, quelques familles de marmottes sauvages ont cependant pris l’habitude d’y passer l’hiver en dormant dans les terriers aménagés dans ce but.

(KEYSTONE-ATS)

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