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Suisse Romande

Croissance ralentie pour Genève Aéroport

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Le niveau de 25 millions de passagers en 2030 prévus dans la fiche du plan sectoriel de l'infrastructure aéronautique (PSIA) pour l'Aéroport International de Genève ne sera pas atteint (archives). (©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le trafic passagers a légèrement augmenté l'année dernière à Genève Aéroport, qui a accueilli 17,9 millions de personnes, soit 1,4% de plus qu'en 2018. Malgré cette progression, la tendance est au ralentissement, puisque la hausse avait atteint 1,9% il y a deux ans.

"C'est une tendance qui va persister", a indiqué mardi en conférence de presse le directeur général André Schneider. Pour le directeur général, le niveau de 25 millions de passagers en 2030 prévus dans la fiche du plan sectoriel de l'infrastructure aéronautique (PSIA) ne sera pas atteint.

Le nombre d'atterrissages et de décollages s'est replié de 0,6% à 186'000 environ. "C'est une descente continue depuis pratiquement 2017", selon M. Schneider.

La baisse globale du nombre des atterrissages et décollages à l'aéroport de Genève confirme "une nouvelle fois le découplage entre l'évolution du nombre de passagers et celles des mouvements d'aéronefs", affirme Genève Aéroport.

Moins de bruit

Les décollages non planifiés après 22h00, source de tensions avec les riverains, ont reculé de 15,5%. Genève Aéroport ainsi que les compagnies aériennes Swiss et Easyjet ont signé en octobre dernier une déclaration visant à limiter les nuisances nocturnes.

Dans son bilan annuel, l'exploitant du tarmac genevois constate une amélioration de la ponctualité au cours des 12 derniers mois. En tout, 73,5% des vols au départ de la Cité de Calvin ont accusé un retard inférieur à 15 minutes. Pour les arrivées, la proportion a atteint 76,6%.

L'activité de fret aérien s'est contractée de 10,9% l'année dernière, pour un total de 84'927 tonnes transportées. Entre 2017 et 2018, elle avait augmenté de 7,1%. André Schneider affirme que cette baisse s'inscrit dans une tendance européenne.

L'aéroport permet de rallier 149 destinations. La relation Genève-Nairobi a notamment été ouverte en 2019. Avec une part de marché de 44,8%, Easyjet se taille toujours la part du lion à Cointrin, contre 14% pour Swiss. En 2018, la proportion était de respectivement 45% et 11,8%.

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Neuchâtel veut faire du mardi un jour de test

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Etant donné que de nombreuses personnes s'infectent lors de rencontres durant le week-end, le mardi est un jour idéal pour pratiquer un autotest, explique le ministre la santé neuchâtelois Laurent Kurth (Archives © KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le ministre de la santé neuchâtelois exhorte la population à faire un autotest pour le coronavirus une fois par semaine, le mardi. Pour Laurent Kurth, les tests devraient devenir une habitude.

Chaque mardi, les Neuchâtelois devraient se tester pour le coronavirus à l'aide des kits fournis gratuitement par la Confédération. Les autotests devraient devenir aussi courants que le port d'un masque, relève Laurent Kurth dans une interview publiée vendredi dans les journaux alémaniques de Tamedia.

Le mardi est un jour de test idéal car de nombreuses personnes s'infectent lors de rencontres durant le week-end. Le mardi, l'infection est déjà détectable même si les symptômes ne sont potentiellement pas encore présents et le risque de transmission n'est pas encore très élevé, explique le socialiste.

Et d'ajouter qu'il est important que les personnes dont l'autotest indique une infection fassent un test PCR le mercredi pour confirmer l'infection. Cela soulagerait également les laboratoires durant le week-end. Le ministre assure que l'approvisionnement de la population neuchâteloise en autotest fonctionne bien.

La population est en outre priée d'enregistrer les résultats du test sur un site internet. En 14 jours, 1000 résultats y ont été enregistrés, dont 1,5% qui étaient positifs, indique Laurent Kurth. Il ajoute qu'avec le temps, cette procédure permettra de suivre encore plus précisément la propagation du virus.

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Un sexagénaire se noie dans le lac de Chermignon (VS)

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Un Bernois de 63 ans s'est noyé dimanche dans le lac de Chermingnon, à Crans-Montana. (©Police VS).

Un homme s'est noyé dimanche dans le lac de Chermignon à Crans-Montana (VS). La victime est un Bernois âgé de 63 ans domicilié dans le canton de Berne, a annoncé la police valaisanne lundi.

Vers 17h40, une personne a remarqué la présence d’un homme inconscient flottant à la surface de l’eau. Des personnes présentes ont sorti le corps et débuté un massage cardiaque en attendant les secours.

Malgré leur intervention, l’homme est décédé à l’hôpital de Sion. Le Ministère public a ouvert une instruction.

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Neuchâtel va vacciner dès 16 ans

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Le canton de Neuchâtel a annoncé l'ouverture de la vaccination dès l'âge de 16 ans. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT - Image d'archives).

Neuchâtel ouvre à son tour la vaccination à toute la population dès l'âge de 16 ans, à compter du 10 mai. Le canton a pour objectif de vacciner 90'000 personnes d'ici à la fin du mois de juillet.

"Les quatre mois de vaccination ont eu un impact important sur les groupes à risque, ont soulagé les hôpitaux et ont permis de réduire les décès", a déclaré lundi Claude-François Robert, médecin cantonal neuchâtelois. Les cas dans les EMS s'élèvent à trois (des résidents non vaccinés), contre 155 le 3 décembre 2020. Les décès se montent à un par semaine, contre 36 à fin novembre.

Comme les objectifs pour les groupes cibles "ont été atteints", on peut désormais étendre la vaccination à l'ensemble de la population, a expliqué le médecin cantonal. "Il y a toutefois encore du chemin. L'objectif est que 50 à 60% de la population soit couverte" par les vaccins, a-t-il ajouté.

A ce jour, 24,8% de la population neuchâteloise (43'530 personnes) a reçu une première injection et 13,4% est complètement vaccinée. Plus de 93% des personnes hautement vulnérables ont été vaccinées et la majorité des personnes vulnérables qui le souhaitaient l'ont été également.

17'000 personnes par semaine

Outre les trois centres de vaccination, les équipes mobiles et les pharmacies et cabinets médicaux du Val-de-Travers, le dispositif cantonal de vaccination sera renforcé progressivement. Il comptera 17 cabinets médicaux, 38 pharmacies et des cliniques privées dès le 26 mai. Il permettra de vacciner 17'000 personnes par semaine.

Les prises de rendez-vous sont possibles dès lundi sur la plateforme en ligne. Les jeunes de 16 et 17 ans doivent s'inscrire par téléphone car ils peuvent uniquement bénéficier du vaccin Pfizer.

Le canton de Neuchâtel est confiant d'être suffisamment livré en vaccins. "Pour avoir une marge de sécurité par rapport à un retard de livraison, on a pris la décision d'avoir dix jours de décalage" entre le jour du vaccin et l'arrivée de ce dernier dans le canton, a expliqué Julie Reynaud, cheffe de projet vaccination.

Clusters sous contrôle dans les crèches

Dans le canton de Neuchâtel, la situation épidémiologique s'est stabilisée mais reste tendue avec une quarantaine d'infections quotidiennes. Des clusters sous contrôle sont notamment apparus dans des crèches. "Le virus circule plus chez les plus jeunes car les personnes les plus âgées sont protégées", a expliqué le médecin cantonal.

Les membres du Conseil d'Etat neuchâtelois et le président sortant du Grand Conseil seront vaccinés le 12 mai, a annoncé Vincent Huguenin-Dumittan, chef du Service cantonal de la santé publique.

Le canton de Vaud est le premier à vacciner dès 18 ans. Le Jura et le Valais ont annoncé jeudi dernier l'ouverture de la vaccination à l'âge de 16 ans.

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Alain Berset parle d'une phase de normalisation sanitaire

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Le conseiller fédéral Alain Berset a visité le centre cantonal de vaccination de Forum Fribourg, ici en compagnie de Christophe Monney (à gauche), médecin cantonal adjoint. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Alain Berset a fait preuve mardi d'optimiste concernant la situation sanitaire en Suisse. En visite dans le canton de Fribourg, le conseiller fédéral a évoqué l'entrée dans une phase de normalisation avec la vaccination et la perspective d'un certificat Covid.

Le ministre de la santé a effectué mardi une visite dans son canton d'origine pour faire le point de la situation sur la vaccination et les tests. Sa précédente venue en terre fribourgeoise remontait à presque une année, en mai 2020, "dans un contexte complètement différent", a indiqué Alain Berset devant la presse à Granges-Paccot.

C'était au moment où le Conseil fédéral mettait la dernière main à sa politique d'acquisition de vaccins. "La vaccination est une évolution très importante et très positive", a rappelé Alain Berset. Ce dernier s'est d'abord rendu à l'Université de Fribourg pour voir la campagne de tests en vue du retour des étudiants en présentiel.

Un certain optimisme

Ensuite, le citoyen de Belfaux a visité le centre cantonal de vaccination de Forum Fribourg, à Granges-Paccot, l'un des plus grands de Suisse romande. Au-delà, le conseiller fédéral a souligné que toutes les catégories de la population avaient souffert de l'impact négatif de la pandémie, en particulier les jeunes.

"Nous pouvons nous permettre un certain optimisme", relevé le ministre de la santé. "Avancer manière stable et aussi prometteuse que possible", a-t-il insisté, en notant qu'il fallait contenir les cas d'infection. "Ensuite, le certificat Covid démontrera que la personne qui le porte n'est tout simplement pas contagieuse."

Au fil des mois et de ses visites de terrain dans les cantons, Alain Berset a constaté les changements intervenus dans le développement de la pandémie à travers tout le pays. A Fribourg mardi, le ministre de la santé s'est ainsi dit impressionné par la taille de centre de vaccination de Granges-Paccot.

Prévisions difficiles

Plus loin, déterminer la situation future demeure "terriblement compliqué", a averti Alain Berset. "Des vaccins vont continuer à se développer, avec des campagnes de rappel et une normalisation", s'est-il imaginé, en évoquant une évolution à cinq ans. Le problème sera constitué par les mutations, les fameux variants.

"La disparition du virus ne constitue pas une option", a poursuivi le ministre de la santé. "Actuellement, nous ne sommes pas dans une situation où l'on peut ouvrir trop vite". Le contexte devrait évoluer cet été avec les assouplissements sur lesquels le Conseil fédéral travaille, notamment pour les manifestations.

"La vie reprend dans notre canton", s'est réjoui pour sa part le président du Conseil d'Etat fribourgeois Jean-François Steiert, tout en avertissant que le virus était toujours là et en prévoyant "encore quelques mois difficiles devant nous". La crise a remis en question "un système démocratique bien huilé mais lent".

Outre Jean-François Steiert, la délégation du Conseil d’Etat comprenait Anne-Claude Demierre, en charge de la santé, et Maurice Ropraz, chargé de la sécurité.

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International

Enlèvement: La petite Mia retrouvée à Sainte-Croix VD

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Le squat était occupé par de nombreuses personnes au moment de l'intervention de la police. (©KEYSTONE/CHRISTIAN BRUN).

Dénouement dans l'affaire de la petite Mia, 8 ans, enlevée mardi dans les Vosges à la demande de sa mère: l'enfant et sa mère ont été retrouvées dimanche en Suisse. Mia est "en bonne santé". Les auteurs présumés du rapt ont été mis en examen.

Mia, 8 ans, et Lola Montemaggi, 28 ans, ont été localisées par les enquêteurs à 10h45 dans une usine désaffectée de Sainte-Croix (VD) utilisée comme squat, a annoncé le procureur de la République de Nancy François Pérain.

L'interpellation dans un squat, où elles sont arrivées samedi, s'est passée sans résistance, a de son côté raconté le procureur fribourgeois Jean-Luc Mooser. "On avait quelques craintes du fait que c'était dans un squat occupé par de nombreuses personnes. La police a été prudente, a attendu un moment et quand la fille et la mère sont sorties, là elles ont été interpellées".

Frontière passée à pied

Des premiers éléments d’enquête, il ressort qu’un ressortissant français de 41 ans, domicilié à Fribourg, a véhiculé Mia et sa mère vers la Suisse mercredi, a indiqué la police cantonale fribourgeoise dans un communiqué.

Le groupe a passé la frontière à Bure (JU), a précisé M. Mooser à la RTS. Ils sont passés à pied, selon le procureur Pérain, ses membres se relayant pour porter Mia. La fillette et sa mère ont ensuite passé la nuit au restauroute de la Broye à Lully (FR), près d'Estavayer-le-lac. Au matin, elles ont repris seules la route en taxi et se sont rendues à Neuchâtel pour quelques jours, puis à Sainte-Croix, précise la police fribourgeoise.

Une première tentative d'interpellation avait échoué à Neuchâtel. "Quand la police est intervenue, elles étaient déjà parties parce qu'une personne de Neuchâtel avait conduit Mia et sa maman dans ce squat à Sainte-Croix", a expliqué le procureur fribourgeois Jean-Luc Mooser.

Mia, 8 ans, avait été enlevée sans violence mardi par trois hommes alors qu'elle était hébergée chez sa grand-mère maternelle près d'Epinal, dans les Vosges. Selon le procureur Pérain, le rapt a été conçu "comme une opération de type militaire" conduite "de manière déterminée".

"Un budget de 3000 euros a été dégagé pour assurer les frais courants, l'essence, les péages... mais également pour qu'une partie de cet argent soit remise à la mère de l'enfant", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse. Les suspects avaient baptisé leur action "opération Lima".

Mandats d'arrêt

Les ravisseurs avaient présenté des papiers falsifiés à en-tête du ministère de la Justice, se faisant passer pour des éducateurs de la protection judiciaire de la jeunesse. Au cours de leur garde à vue, ces hommes qui se revendiquent de la mouvance anti-système, ont affirmé avoir agi à la demande de la mère de l'enfant.

Le procureur de Nancy a indiqué que Mia serait de nouveau remise à sa grand-mère, désignée en janvier "tiers de confiance" par la justice.

Actuellement, la mère et l'homme qui l'a aidée à franchir la frontière sont en garde à vue, a expliqué Jean-Luc Mooser. Les autorités françaises ont selon lui demandé leur extradition.

S'ils ne s'y opposent pas, "ça peut durer quelques jours, une semaine, quinze jours", a indiqué le procureur. S'il devait y avoir opposition, cela impliquerait des procédures judiciaires "qui sont beaucoup plus longues".

Cinq hommes, qui "ont reconnu les faits devant les enquêteurs", sont poursuivis pour "enlèvement en bande organisée d'une mineure de (moins de) quinze ans et association de malfaiteurs", a précisé le procureur de la République de Nancy François Pérain. Quatre d'entre eux sont écroués.

Parmi les ravisseurs présumés, âgés de 23 à 60 ans et appréhendés en fin de semaine à Paris et dans sa banlieue ainsi qu'en Meurthe-et-Moselle et dans le Doubs, un seul, surnommé "Jeannot" n'a pas été écroué mais placé sous contrôle judiciaire. Il a reconnu avoir conduit ses complices dans les Vosges mais n'a pas participé à l'enlèvement proprement dit, a indiqué M. Pérain.

Un sixième homme, considéré par les enquêteurs comme l'un des ravisseurs de Mia n'a, lui, pas encore été identifié et reste activement recherché, selon le magistrat.

Coopération saluée

Le procureur français a salué la qualité de la coopération avec les autorités fribourgeoises. Il a vivement remercié "les autorités suisses de cet investissement hors normes qui a permis la localisation de la fugitive et de sa fille dans un temps très court".

Les polices cantonales du Jura, du Valais, de Fribourg, de Neuchâtel et de Vaud, sous la conduite opérationnelle de l'office fédéral de la police (Fedpol) et de la Police cantonale fribourgeoise, ont mené des investigations et opérations visant à localiser la petite fille dans ces différents cantons, précise la police fribourgeoise.

"Un grand bravo à tous !", a tweeté le garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti, précisant "Je me réjouis que la petite Mia recherchée depuis le 13 avril ait été retrouvée saine et sauve grâce à la mobilisation générale des magistrats du parquet d'Epinal et de la JIRS de Nancy, des gendarmes et de l’ensemble des services mobilisés en Suisse".

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