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Irresponsabilité dans la tuerie de Daillon

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L'auteur présumé de la tuerie de Daillon (VS) le 2 férvier 2013 qui avait fait trois morts et deux blessés a comparu devant la justice lundi. Le tribunal doit décider de son irresponsabilité dans ce massacre. Deux expertises ont diagnostiqué une schi (©KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Suisse Romande

Irresponsabilité dans la tuerie de Daillon

L’auteur présumé du massacre de Daillon (VS), qui avait fait trois morts et deux blessés le 2 janvier 2013, pourrait être déclaré irresponsable. Le Ministère public a demandé lundi au tribunal de prononcer une mesure thérapeutique.

Deux expertises psychiatriques ont été ordonnées après le drame. Les deux établissent le même diagnostic: l’accusé souffre de schizophrénie paranoïde. Et les deux concluent à l’irresponsabilité du tueur présumé, a expliqué la procureure.

L’accusé a dit ne pas se rappeler avoir tiré sur quelqu’un ce 2 janvier 2013. Mais il admet se souvenir avoir tiré en l’air. Il a aussi affirmé n’avoir aucun souvenir de ses réponses lors des interrogatoires après les faits.

Il a parfois admis avoir tiré, parfois contesté, a déclaré la procureure. Mais les faits ont été démontrés par les témoignages visuels d’habitants du village, leurs appels à la police, l’ADN de l’accusé retrouvé sur les armes utilisées.

Un assassinat

Pour la procureure, il s’agit bien d’un assassinat commis de sang-froid sans le moindre scrupule. L’accusé a tiré 30 cartouches avec deux armes différentes en l’espace de quelques minutes. Il s’en est pris à des personnes sans défense et s’est acharné.

Le Ministère public a demandé à la cour de retenir que l’accusé a massacré trois femmes et tenté de tuer d’autres personnes, dans le but délirant de se venger d’un oncle qui l’aurait séquestré à la naissance. Mais la procureure se range à l’avis des experts psychiatres qui concluent à l’irresponsabilité de l’accusé.

Les expertises divergent en revanche sur la mesure à ordonner. Pour l’une, le risque de récidive est très élevé, elle préconise un internement. L’autre suggère une thérapie en milieu fermé. L’accusé est déjà traité actuellement et le traitement semble porter ses fruits, a dit la procureure qui a demandé à la cour d’ordonner une telle mesure. Les parties civiles et la défense plaideront dans l’après-midi.

(ATS / KEYSTONE – VALENTIN FLAURAUD)

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