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Suisse Romande

Les féministes défilent en Suisse romande

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La marche féministe "La rue est à nous toutes" a rassemblé un millier de personnes, toutes générations confondues, samedi à Genève. Elle n'a donné lieu à aucune prise de parole, mais les pancartes créées pour l'occasion ont reflété les revendications (©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

A Genève, un millier de personnes, hommes et femmes toutes générations confondues, ont participé samedi à un cortège féministe. Intitulée "La rue est à nous toutes", cette marche a avancé au son d'une fanfare décalée. A Lausanne, ils étaient tout aussi nombreux.

Vêtus de tenues scintillantes, les seize femmes et deux hommes de la fanfare afro-féministe "30 nuances de noir(es)" ont défilé en jouant, chantant et dansant dans Genève. Le cortège est parti d'Uni Mail, dans le quartier de Plainpalais, pour rejoindre une heure plus tard la salle de spectacle de l'Alhambra, à proximité des rues commerçante du centre-ville, où une table ronde et des concerts étaient prévus.

Cette manifestation a eu lieu à la veille de la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes et était organisée par le festival Les Créatives avec le soutien de la Ville de Genève. Pour sa 14e édition, le festival pluridisciplinaire, féminin et féministe a développé plusieurs projets en lien avec l'appropriation de l'espace public par les femmes.

"Féministes et en colère"

La dimension festive du cortège et l'absence de prises de paroles n'ont pas empêché l'expression de revendications. "Mon corps = mon choix", "Ne me libère pas, je m'en charge" ou encore le dialogue fictif "'Tu pourrais dire bonjour, salope!' 'Bonjour salope!'", pouvait-on lire sur les pancartes. Des marcheurs portaient un brassard rose avec la mention "Stop aux violences envers les femmes".

Très applaudie, la fanfare a attiré les badauds. Là aussi, l'humour était de mise, notamment avec une reprise décalée de la chanson "La Vie en rose", transformée en hymne à l'amour-propre: "Quand je me prends dans mes bras, je me parle tout bas, je vois la vie en rose..." Dans les rues commerçantes, les manifestants ont scandé joyeusement "On est fiers, féministes et en colère".

Hasard des lieux, la salle de l'Alhambra se trouve à quelques mètres de l'endroit où cinq femmes ont violemment été agressées cet été à la sortie d'une boîte de nuit. La Ville de Genève, dont le maire Sami Kanaan a participé samedi au cortège, travaille sur l'élaboration d'un plan d'action de prévention du sexisme et du harcèlement de rue.

Un millier à Lausanne

Des manifestations ont également eu lieu dans d'autres villes romandes. A Lausanne, plus d'un millier de participants, dont une majorité de femmes, ont défilé au centre-ville.

La marche nocturne éclairée par des flambeaux et des bougies avait pour objectif de dénoncer les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes. A l'appel du collectif vaudois de la grève féministe, les manifestants se sont réunis sur la place de la Riponne avant de défiler dans le coeur de la capitale vaudoise.

Crier pour toutes

Sifflet aux lèvres, pancartes sur l'épaule, ils ont crié dans la rue leur solidarité "aux femmes du monde entier". Sur les affiches, on pouvait notamment lire "No bodies are perfect", "violence contre une, violence contre toutes" ou "Nous sommes le cri de toutes ces femmes qui n'ont plus de voix".

Portant un drapeau, la présidente du Conseil d'Etat Nuria Gorrite était de la partie. Tout comme les socialistes Grégoire Junod, syndic de Lausanne, ou le député Stéphane Montangero.

La Ville a également tenu à marquer le coup. Samedi et dimanche, la place de la Navigation à Ouchy et la cheminée de Pierre-de-Plan sont ainsi illuminées en orange dans le cadre de l'initiative "Oranger le monde" qui vise à défendre et promouvoir les droits humains féminins.

300 à Fribourg

A Fribourg, le rassemblement a pris la forme d'une marche aux flambeaux. Ils étaient plus de 300, selon les organisateurs, à avoir répondu à l'appel du Collectif fribourgeois pour une grève des femmes/grève féministe en 2019. Ce dernier regroupe des syndicats, des associations, des partis politiques et des institutions.

Du côté de Neuchâtel, plus de 250 personnes se sont retrouvées dans la zone piétonne. Les participants ont défilé en silence et réclamé des espaces et des lieux de vie sans violence ni harcèlement, indiquent les organisateurs.

A Zurich, quelque 500 personnes ont aussi manifesté samedi soir dans le centre de la Ville pour protester contre la violence faite aux femmes "sous diverses perspectives", rapportent dans la nuit les organisateurs. La mobilisation s'est déroulée sans incident majeur, indique à l'agence Keystone-ATS la police municipale.

(ATS)

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Culture

Le poète Philippe Jaccottet est décédé

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L'écrivain suisse Philippe Jaccottet est décédé à 95 ans. Ici, une photo de 2008. (Image d'archives - ©KEYSTONE/AYSE YAVAS)

L'écrivain Philippe Jaccottet est décédé à l'âge de 95 ans à son domicile de Grignan, dans la Drôme (F), a annoncé jeudi sa famille à Keystone-ATS. Le poète était l'un des rares écrivains suisses à avoir été publié dans la Pléiade et le seul de son vivant.

Philippe Jaccottet est né le 30 juin 1925 à Moudon (VD). Après ses études à l'Université de Lausanne, il est introduit dans les cercles littéraires parisiens en 1946 grâce à l'éditeur Henry-Louis Mermod. Dès 1953, il s'établit dans le sud de la France à Grignan. Il sera inhumé dans la plus stricte intimité.

Le poète marque les esprits quand "Airs" paraît en 1967 chez Gallimard: "Ce recueil a eu l’effet d’une révélation, c'est là que le déclic avec le public a eu lieu", expliquait l'été dernier à Keystone-ATS José-Flore Tappy, poète et proche de l'écrivain, dont elle a dirigé l’édition des Oeuvres dans la Bibliothèque de la Pléiade.

L'auteur a répondu à une attente après la guerre, quand tout était à reconstruire. Pour les écrivains et les poètes, cela n'a pas été simple de reprendre la plume. Comment peut-on continuer à écrire? Qu'est-ce que l'on peut dire? Jaccottet comme tant d’autres s'est posé ces questions.

Traduit en chinois récemment

Preuve que le propos de Jaccottet continue de résonner au loin, le Bol du pèlerin (Morandi/2001) a été traduit récemment en chinois. Tiré à plus de 8000 exemplaires, le livre est sorti pour accompagner une grande exposition justement consacrée au peintre italien Giorgio Morandi, inaugurée à Pékin en décembre dernier.

Son oeuvre, traduite dans une vingtaine de langues, l'a été entièrement en allemand aux éditions Hanser à Munich, avec une dernière parution en 2018: Gedanken unter den Wolken (Pensées sous les nuages, 1983). Elle l'est aussi abondamment en italien grâce au Tessinois Fabio Pusterla qui a signé la préface dans la Pléiade.

Poète et traducteur

Philippe Jaccottet est considéré comme l'un des plus grands poètes et traducteurs de langue française contemporains. On lui doit des traductions de textes en allemand, espagnol, russe, italien, tchèque, japonais, et même de grec ancien.

Parmi ceux qu'il a traduits, on peut citer Homère, Rainer Maria Rilke, Hölderlin, Musil, Thomas Mann, Ingeborg Bachmann; Góngora; Mandelstam et Tsvetaeva; Ungaretti et Leopardi. Il a reçu de nombreuses distinctions, dont le Grand Prix Schiller en 2010, et un nombre considérable d'essais ont été consacrés à son œuvre. Ses archives sont déposées à la Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne.

"La bibliothèque a toujours fait une veille active pour acquérir ses manuscrits. Ce fonds a été complété de manière importante par une donation faite par le poète lui-même à fin 2020", a expliqué le Conseil d'Etat dans un communiqué, rendant hommage à cette "figure majeure de la scène littéraire suisse", le quatrième auteur suisse à être publié dans la Pléiade après Rousseau, Cendrars et Ramuz.

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Suisse

Le brassage des lacs suisses menacé par le réchauffement

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Les lacs de moyenne altitude comme le lac de Joux pourraient perdre leur couche de glace hivernale et leur brassage des eaux semestriel, selon cette étude. (Image d'archives - ©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le changement climatique pourrait modifier la température, la couverture de glace et le brassage de nombreux lacs suisses. Ceux de moyenne altitude sont particulièrement exposés, selon une étude de l'Eawag.

Dans nombre de lacs suisses de moyenne et haute altitude, l’eau est brassée de la surface jusqu’au fond au printemps et en automne. Ce brassage vertical influence de nombreux processus chimiques et écologiques.

L’eau de surface riche en oxygène et pauvre en nutriments se mélange à l’eau pauvre en oxygène et riche en nutriments du fond du lac. Ce phénomène équilibre la température du lac jusque dans les couches profondes.

En hiver et en été en revanche, l’eau des profondeurs est séparée de la surface par une stratification stable de la température. Les écosystèmes des lacs et l’ensemble de la chaîne alimentaire, du plancton au poisson, sont habitués à ces variations saisonnières, a indiqué jeudi l'Institut de recherche sur l'eau Eawag dans un communiqué.

Trois scénarios utilisés

L'équipe de Love Råman Vinnå, du département Eaux de surface de l'Eawag, s'est penchée sur 29 lacs suisses situés à des altitudes comprises entre 193 et 1797 mètres, procédant à une simulation des processus dynamiques.

Les chercheurs ont pu intégrer pour la première fois les nouveaux scénarios climatiques suisses (CH2018), qui tiennent compte de la topographie complexe des Alpes pour représenter en détail le climat local. La simulation est ainsi beaucoup plus précise que dans les études précédentes.

Trois scénarios ont été utilisés: le pire suppose une augmentation constante des gaz à effet de serre, tandis que dans le scénario intermédiaire, les émissions arrivent à leur maximum vers 2050 et dans le scénario le plus strict, le réchauffement global ne dépasse pas 2°C.

Lacs de moyenne altitude menacés

Le résultat est sans équivoque: si le climat se réchauffe de plus de 2°C, de nombreux lacs de moyenne altitude sont menacés de perdre leur couverture de glace hivernale au cours du XXIe siècle. C'est le cas par exemple pour le Lac de Joux (VD) ou celui du Klöntal (GL).

Moins de glace entraîne un échange vertical plus intense entre les eaux de surface et les couches profondes, empêchant ainsi la formation d’une stratification stable et raccourcissant par conséquent sa durée.

En été en revanche, la durée de la stratification stable s’allonge, augmentant le risque d’un manque d’oxygène dans les eaux profondes. Par ailleurs, la stratification prolongée estivale peut favoriser la croissance des cyanobactéries toxiques des algues.

De nombreux lacs de moyenne altitude pourraient donc passer d’un régime de deux brassages de l’eau profonde par an à un régime avec un seul brassage annuel. Des transformations de ce type sont lourdes de conséquences sur l’accumulation de chaleur des lacs et la répartition de l’oxygène et des nutriments.

Les habitats de nombreux animaux aquatiques pourraient être profondément modifiés, car l’eau se réchauffe alors par la surface et l’oxygène reste peu présent en profondeur.

Prendre des mesures

Selon tous les scénarios climatiques, les lacs de haute altitude, tel le lac de St-Moritz (GR), situé à 1768 mètres, conserveraient deux brassages annuels, du moins pour le XXIe siècle. Une couche de glace continuera à s'y former, permettant de préserver un brassage vertical semestriel

Selon l'étude, les grands lacs du Plateau suisse, comme celui de Zurich ou le Léman, qui présentent aujourd’hui déjà un régime à un seul brassage, conserveront probablement un cycle de brassage irrégulier.

"Notre étude montre que prendre des mesures conséquentes pour la protection du climat permettra de limiter la plupart des effets. Si on réussit à limiter le réchauffement climatique, peu de lacs arriveront au point de bascule", conclut Love Råman Vinnå, cité dans le communiqué. Des chercheurs de l'EPF de Zurich ont également contribué à ces travaux publiés dans la revue Nature Communications Earth & Environment.

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Culture

Paléo pose ses dates et se réinvente: plus petit et sur un mois

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Ce n'est pas en 2021 que la plaine de l'Asse se remplira de dizaines de milliers de spectateurs. (©KEYSTONE/Martial Trezzini)

Covid et incertitudes obligent, la 45e édition du Paléo Festival de Nyon va changer de forme pour 2021. Si les conditions sanitaires le permettent, la manifestation aura lieu du 8 juillet au 8 août avec capacité et taille réduites, ont annoncé jeudi les organisateurs.

"La 45e édition Paléo Festival Nyon ne pourra pas avoir lieu sous sa forme habituelle cet été. C'est encore une fois un coup dur, mais les conditions ne sont malheureusement toujours pas réunies pour envisager sereinement de mettre en place le festival tel que connu jusqu'à présent", écrivent les organisateurs dans un communiqué.

Ceux-ci ne baissent cependant pas les bras. L'équipe de Paléo a décidé de continuer à travailler sur un tout autre modèle d'événement, unique, encore jamais vu sur la plaine de l'Asse: le 45e Parallèle.

Il s'agira d'un "événement inédit", Covid-compatible, qui proposera musique, expériences et découvertes et dont la capacité et la taille seront réduites et la durée allongée. Si l'évolution de la pandémie et les décisions du Conseil fédéral le permettent, il aurait lieu du 8 juillet au 8 août 2021.

Dix fois plus petit

Concrètement, ce Paléo 2021 ressemblera à un village de 5000 habitants au lieu d'une ville habituelle de 50'000 amateurs de musique par jour, illustre le patron du festival Daniel Rossellat, interrogé par Keystone-ATS. "La jauge sera donc dix fois moins grande. On s'est basé sur les règles qui existaient en septembre 2020. On va donc réduire la taille du terrain de l'Asse, mais avec suffisamment d'espace pour respecter les contraintes sanitaires", explique -t-il.

"Il y aura seulement deux scènes couvertes, avec des places assises, numérotées et payantes. Il y aura aussi un village au coeur du festival avec des stands et des terrasses", détaille le cofondateur du Paléo. Il pourrait y avoir aussi une ou deux petites scènes pour des spectacles gratuits et pas forcément musicaux, ajoute-t-il.

C'est aussi tout le budget qui est revu à la baisse. Celui pour l'édition annulée de 2020 se montait à environ 30 millions de francs. Pour cette année, il se situera dans une fourchette entre 7 et 10 millions de francs, selon M. Rossellat.

Décision finale fin mars

Lui et son équipe se donne encore quelques semaines pour trancher définitivement. "Nous allons attendre les décisions du Conseil fédéral, annoncées pour le 24 mars, analyser les risques à ce moment-là et prendre notre décision finale à fin mars. J'évalue à plus de 50% de chances de faire un Paléo cet été sous cette nouvelle forme", relève celui qui est aussi syndic de la Ville de Nyon.

"C'est sûr que cela nous coûterait moins cher de ne rien faire cette année. Mais bon, pour le moral des troupes, ce serait mauvais. Notre objectif est donc de ne pas engager de frais supplémentaires pour l'instant. On se concentre sur les ressources humaines, c'est-à-dire l'équipe salariée de l'organisation du festival", dit-il.

"Jusqu'ici nous avons limité la casse avec les aides de la Confédération, du canton et des sponsors pour l'édition 2020 annulée. Mais il y aura un déficit de même que pour 2021. Donc pour se lancer, il nous faut absolument un soutien des autorités. Et il ne faudrait surtout pas une annulation de dernière minute cet été à cause d'une troisième vague ou d'un nouveau variant, sinon il y aurait un risque de faillite", poursuit-il.

Francophone mais sans Céline Dion

M. Rossellat indique que le festival n'a encore signé aucun artiste ni payé aucun cachet. "Nous établissons pour l'instant uniquement des accords de principe". Quant à la programmation, elle sera pour l'essentiel francophone, à savoir suisse, française et belge. "Il n'y a aucune chance de faire venir des artistes américains et très peu d'en avoir de Grande-Bretagne", dit-il.

Les organisateurs annoncent par ailleurs qu'un concert de Céline Dion dans le cadre du 45e Parallèle n'est pas envisageable. La star québécoise devait être la tête d'affiche de l'édition 2020 puis, ayant accepté le report, de celle de 2021. Ils disent être en discussion avec l'artiste pour un nouveau report de son spectacle. Les billets déjà achetés resteront valables pour la nouvelle date.

Quant aux billets et abonnements déjà achetés en 2020, ils resteront valables pour 2022. S'agissant des billets pour cet été, la billetterie travaille actuellement sur un concept et tiendra le public informé dès que possible.

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Culture

Festi'neuch n'aura pas lieu cette année

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La chanteuse Véronique Sanson aurait dû se produire à Festi'neuch en 2020. (Image d'archives - ©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

L'édition 2021 de Festi'neuch, qui devait avoir lieu du 10 au 13 juin, est annulée. La manifestation, qui se tient sur les Jeunes-Rives à Neuchâtel, ouvre en général la saison des festivals d'importance en Suisse.

"S’il est aujourd’hui impossible de savoir quelles seront les conditions sanitaires au mois de juin, il l’est tout autant de pouvoir envisager la tenue d’un festival du 10 au 13 juin", ont indiqué lundi les organisateurs.

Selon eux, "il est de notre responsabilité d’éviter un risque inconsidéré pour notre institution à but idéal et non lucratif, autofinancée à 95%. À partir de maintenant, chaque franc investi dans la réalisation d’une édition ne servirait qu’à creuser un déficit certain".

Pour les organisateurs, les solutions de test rapide ou de passeport vaccinal ne sont pas "des options crédibles pour des raisons éthiques, logistiques et financières". Une réduction du nombre de festivaliers "est irréaliste, au vu de l’incertitude et du modèle économique du festival", ont-ils expliqué en précisant que "malheureusement la seule décision rationnelle et responsable est d'annuler le festival".

Repoussé à 2022

Les organisateurs de Festi'neuch avaient déjà dû se résoudre à fin avril 2020 à annuler la 20e édition, alors que la programmation était bouclée et que la billetterie était déjà ouverte. Les billets achetés avaient pu être remboursés ou offerts au festival pour lui permettre de tenir durant cette phase délicate.

Le budget de l'édition anniversaire 2020 était de 3,9 millions de francs, contre 3,7 millions un an auparavant. Environ la moitié des recettes provient de la billetterie. En 2019, le festival avait réussi à clôturer dans les chiffres noirs, "mais cela reste un défi d'équilibrer le budget", avait expliqué le directeur Antonin Rousseau.

En 2019, Festi'neuch avait attiré 50'000 spectateurs. La prochaine édition du festival est agendée du 9 au 12 juin 2022.

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Suisse Romande

Deux nouveaux nids romands pour les cigognes

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En Suisse romande, la colonie d'Avenches (photo) est la plus prospère avec 43 couples en 2020 (73 cigogneaux envolés). (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

En progression en Suisse ces dernières années, la cigogne blanche ne se reproduit pourtant que de façon très localisée en Suisse romande. Avec la pose de deux nouvelles plateformes de nidification, BirdLife Suisse souhaite donner un coup de pouce à cet échassier.

L'organisation faîtière de protection de la nature et des oiseaux a choisi le toit de la ferme attenante à son Centre-Nature de La Sauge dans l'espoir que la cigogne blanche colonise aussi la région de Cudrefin et du Vully, à cheval entre Vaud et Fribourg, a indiqué mercredi BirdLife lors d'une présentation à la presse.

Cet oiseau migrateur a disparu de Suisse en 1950. Autrefois commune sur le Plateau, l'espèce a beaucoup souffert de la dégradation de ses conditions de vie. Le remplacement des prairies humides par les grandes cultures et l'assèchement des marais a sonné le glas des populations de cigognes. Les collisions avec les lignes électriques sont une autre cause de mortalité, explique l'organisation.

Des mesures ont été prises depuis pour cet échassier. Après sa réintroduction dans le canton de Soleure dans les années 1950, les effectifs ont augmenté à nouveau jusqu'à atteindre près de 680 couples en 2020. En Suisse romande, outre la colonie traditionnelle d'Avenches (VD), suivie par le Groupe Cigogne Suisse, le grand échassier se reproduit aussi en Ajoie (JU) grâce aux efforts de la Fondation des Marais de Damphreux, souligne BirdLife Suisse.

Des charpentiers installent des branches d'arbres qui forment la base d'un nid à cigognes sur le toit de la ferme de La Sauge au Centre-Nature de l'organisation BirdLife Suisse à Cudrefin (VD). (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

Moins longues migrations

Le comportement des cigognes a passablement changé au fil du temps, rappelle aussi la faîtière. Autrefois, migratrices à longue distance, les cigognes d'Europe occidentale partaient toutes vers l'Afrique de l'Ouest pour hiverner. Elles étaient exposées à des menaces supplémentaires comme la sécheresse et la chasse.

De nos jours, beaucoup de cigognes helvétiques restent en Europe, notamment dans la péninsule ibérique. Plusieurs centaines d'oiseaux restent même durant tout l’hiver dans notre pays, relève BirdLife.

La cigogne blanche fait partie de la liste des 50 espèces d'oiseaux dont la conservation est prioritaire en Suisse, selon le programme développé par BirdLife Suisse et la Station ornithologique suisse, avec l'appui de l'Office fédéral de l'environnement (OFEV). Elle figure sur la liste rouge avec le statut "vulnérable".

L'oiseau dépend en grande partie des mesures spécifiques prises par les sociétés ornithologiques pour sa survie. En Suisse romande, la colonie d'Avenches est la plus prospère avec 43 couples en 2020 (73 cigogneaux envolés).

APPENDICE: Des charpentiers installent des branches d'arbres qui forment la base d'un nid à cigognes sur le toit de la ferme de La Sauge au Centre-Nature de l'organisation BirdLife Suisse à Cudrefin (VD).
CREDIT: Keystone/LAURENT GILLIERON

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