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Loi Maudet: les taxis réclament une application immédiate

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150 chauffeurs de taxis genevois manifestent contre la non-application de la loi Maudet.

150 chauffeurs de taxis genevois ont défilé mardi 27 juin pour protester contre la «non-application» de la toute nouvelle loi Maudet. Présentée par le Conseil d’Etat la semaine dernière, elle aurait dû entrer en vigueur samedi 2 juillet, mais elle prévoit une période transitoire de 6 mois, ce qui provoque la colère des taxis. La nouvelle loi Maudet est pourtant sensée régler le problème entre les taxis classiques et les VTC, comprenez les véhicules transports avec chauffeurs, soit les taxis Uber. Cette période transitoire est inadmissible pour le vice-président du collectif des chauffeurs de taxis genevois, Mohammed Gharbi:

Mohammed Gharbi
vice -président du collectif des taxis genevois
Mohammed Gharbi vice -président du collectif des taxis genevois

 

Interpellé, le département de Pierre Maudet a indiqué que toutes les lois prévoient une période transitoire pour que chacun puisse se mettre en conformité. Mais pour l’avocat des chauffeurs de taxis, Me Jacques Roulet, il y a urgence.

Me Jacques Roulet
Avocat
Me Jacques Roulet Avocat

 

Les taxis ont déposé une pétition munie de 444 signatures au Département de l’économie pour une application immédiate de la nouvelle loi.

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La base du PLR soutient Pierre Maudet

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Pierre Maudet reste soutenu par la base du PLR Genève. Les membres du parti réuni en assemblée générale extraordinaire mardi soir ont dit continuer à faire confiance à leur conseiller d'Etat qui a été brillamment réélu au printemps dernier, mais pour (©KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Réunis mardi soir en assemblée générale extraordinaire, les membres du PLR Genève ont apporté leur soutien à leur conseiller d’Etat Pierre Maudet, pris dans la tourmente judiciaire à cause d’un voyage à Abu Dhabi effectué en 2015. Le vote a été serré.

715 personnes ont participé à la consultation. Sur ce total, 341 ont accordé leur confiance au magistrat, tandis que 312 la lui ont refusée et 56 se sont abstenues. Poursuivi pour acceptation d’un avantage, Pierre Maudet a jusqu’à présent résisté aux pressions venues de la direction de son parti le poussant à démissionner.

Le conseiller d’Etat a affirmé qu’il tiendra compte du résultat du vote des militants. Par rapport à la teneur du débat, il s’est réjoui du fait qu’il se situe sur « le terrain politique, un peu moral, mais pas judiciaire. » Le président du PLR Genève Alexandre de Senarclens, de son côté, a confirmé qu’il quittera ses fonctions.

Un parti fracturé

Lors de l’assemblée générale, les membres du PLR sont apparus divisés et peu réceptifs aux arguments développés par l’autre camp. Les partisans du conseiller d’Etat ont mis en avant le rôle de locomotive du magistrat, estimant inimaginable de l’abandonner alors que la justice ne s’est pas encore prononcée.

Les personnes favorables à une démission de Pierre Maudet, de leur côté, ont insisté sur les mensonges répétés du conseiller d’Etat. « Tu as menti au Conseil d’Etat, à la commission de contrôle du Grand Conseil, à la presse et au public », a insisté le conseiller national Christian Lüscher, membre du comité directeur du PLR Genève.

Dans un premier temps, Pierre Maudet avait affirmé que son voyage aux Emirats, avec sa famille et son chef de cabinet, était de nature privée et avait été offert par un ami. Il s’est avéré par la suite, que le séjour avait un caractère officiel et que la facture avait été réglée par le Cheick Mohammed Bin Zayed Al Nahyan.

Les partisans de Pierre Maudet ont minimisé cette entorse à la vérité. L’un d’eux affirmant même que tous les conseillers d’Etat ont une fois ou l’autre menti. Des propos qui ont fait vivement réagir l’ancienne conseillère d’Etat genevoise Martine Brunschwig Graf. « Non, il n’est pas normal de mentir pour un magistrat ».

Pas infaillible

Pierre Maudet a dit avoir pris la mesure du trouble qu’il a causé à son parti. « On se doit d’être exemplaire, mais ça ne signifie pas être infaillible », a-t-il toutefois glissé. Avant le vote des militants, Pierre Maudet leur a demandé si ses douze ans de travail à la Ville de Genève et au canton pouvaient être effacés d’un trait.

Collègue de Pierre Maudet au gouvernement genevois, Nathalie Fontanet a lancé un appel à l’unité du parti et au respect mutuel entre ses membres. « Il ne sert à rien de s’invectiver », a-t-elle souligné, rappelant à tous qu’ils défendaient les mêmes valeurs et appartenaient à la même famille.

Plusieurs intervenants se sont déclarés choqués par les révélations qui sont apparues dans le sillage de l’affaire du voyage à Abu Dhabi, comme l’existence d’associations secrètes de soutien à Pierre Maudet ou les « acrobaties financières » auxquelles s’est livré le magistrat pour obtenir certaines déductions fiscales.

Des intervenants ont déclaré avoir découvert une autre facette de Pierre Maudet, dont ils ignoraient l’existence. Christian Lüscher, par exemple, s’adressant à Pierre Maudet, a indiqué que cette affaire lui avait fait découvrir « une face inconnue » de la personnalité du magistrat.

KEYSTONE-ATS

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Faible croissance pour Genève-Aéroport en 2018

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La compagnie à bas-coût Easyjet s'est arrogée la première place en terme de part de marché à l'aéroport de Genève, suivie par Swiss et British Airways (archives). (©KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

L’aéroport de Genève a vu sa croissance ralentir en 2018. Le trafic passagers a augmenté de 1,9% en comparaison annuelle, pour un total de 17,677 millions de personnes, tandis que le nombre des mouvements d’avions a baissé de 1,9%.

En 2017, le nombre de passagers avait bondi de 5% par rapport à 2016, d’où la nette décélération constatée pour 2018, selon les chiffres fournis lundi par l’aéroport genevois. Le fret en revanche a connu une progression de 7% au cours de l’année écoulée par rapport à 2017.

La hausse modérée du nombre de passagers va de pair avec le recul des mouvements d’aéronefs. Cointrin a été le théâtre de 187’162 atterrissages et décollages sur les 12 derniers mois (-1,9%). Un an plus tôt, l’aéroport avait vu le nombre de mouvements augmenter de 0,5%.

Ces statistiques de Genève Aéroport confirment une nouvelle fois le découplage entre l’évolution du nombre de passagers et celle des mouvements d’appareils. La meilleure adaptation des capacités (les compagnies optent pour des avions de plus grande taille) ainsi que l’optimisation des taux de remplissage des avions expliquent ce phénomène.

Easyjet en tête

Constat positif, les émissions sonores, outre la baisse du nombre d’avions, ont diminué sous l’effet des choix d’appareils opérés par les compagnies actives à Genève. Les Bombardier CSeries, les A320neo, les A350 et les Boeing 787 se montrent relativement moins bruyants et moins gourmands en kérosène, relève le communiqué.

Malgré la modeste croissance, la desserte de l’aéroport, qui compte plus de 140 destinations, s’est renforcée. De nouveaux vols long-courriers, notamment la liaison entre Genève et Addis Abeba trois fois par semaine ouverte par Ethiopian Airlines en 2018, ont permis cette évolution.

L’activité fret aérien a connu une augmentation significative de 7%, pour s’établir à 95’270 tonnes. L’évolution positive des volumes de fret constitue un baromètre de l’économie régionale, relève encore Genève Aéroport.

Les compagnies aériennes se disputant les dix premières places en termes de parts de marché sont Easyjet (45,0%), Swiss (11,8%), British Airways (4,9%), Air France (4,1%), Lufthansa (3,8%), KLM Royal Dutch Airlines (2,5%), Brussels Airlines (2,2%), TAP Portugal (2,2%), Iberia (2,1%) et Emirates (1,9%).

KEYSTONE-ATS

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Taxis genevois en colère contre le cabotage

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Des chauffeurs des taxis genevois ont débuté jeudi une action de protestation à Genève Aéroport. Ils dénoncent la présence illégale de navettes étrangères transportant les touristes vers les stations de ski. (©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Les chauffeurs de taxis genevois sont en colère. Ils ont interrompu leurs courses jeudi à Genève Aéroport pour une durée illimitée afin de dénoncer le laxisme des autorités face aux transporteurs illégaux étrangers effectuant des courses vers les stations de ski.

Dès 8h00, une centaine de taxis se sont relayés pour occuper à tour de rôle les parkings de l’aéroport. Ce mouvement a été décidé par la base, a expliqué son porte-parole Mohammed Ghabi. Les chauffeurs protestent contre le cabotage intensif effectué à l’aéroport par des véhicules sans autorisation provenant de France, Lituanie, Hongrie, Estonie ou autres pays.

Concurrence déloyale

« C’est du travail au noir, » a souligné Salvador Perez, président de la Société coopérative de concessionnaires indépendants de taxis. Ces transporteurs acheminent des milliers de personnes vers les stations vaudoises, valaisannes ou françaises, sans payer ni TVA, ni charges sociales, et sans tachygraphe. Ils proposent une course vers Chamonix (F) à 35 euros, des tarifs que les taxis suisses ne peuvent pas concurrencer.

Les protestataires estiment que ni l’Etat, ni la direction de l’aéroport ne respectent la loi et les accords avec les milieux professionnels. Les plus de 1200 taxis genevois paient pourtant chacun une taxe annuelle de 1400 francs pour que des contrôles soient effectués, a expliqué M.Ghabi.

Sans compter la taxe aéroportuaire de 1,50 franc à chaque entrée en station. Elle renchérit artificiellement le prix des taxis au détriment de leurs passagers, tandis que les transporteurs illégaux chargent impunément des passagers.

Pas seulement Genève

Taxi à Verbier (VS), Frédéric Delarze est l’un des chauffeurs valaisans venus soutenir ses collègues genevois. « On nous pique notre boulot et les contrôles sont ultralimités », s’est-il insurgé.

Une compagnie dont le siège est en Croatie, avec numéro de téléphone autrichien dont les véhicules circulent avec des plaques allemandes, demande 260 euros pour un transfert vers Verbier, alors que le prix officiel est de 500 euros. « Avec nos charges, il est impossible de ramer. La problématique est la même pour les stations vaudoises et à l’aéroport de Zurich pour les stations grisonnes », a-t-il souligné.

Contrôle nécessaire

Les taxis genevois ont demandé une rencontre avec la direction de l’aéroport. Ils veulent qu’un contrôle permanent soit organisé par le biais d’une police des taxis, ainsi que par l’Office cantonal de l’inspection et des relations du travail.

De son côté, Genève Aéroport aimerait privilégier une rencontre formelle permettant de discuter avec tous les partenaires impliqués, a expliqué sa porte-parole Madeleine von Holzen. « Tout le monde a intérêt à ce que les transports se fassent dans le respect de la loi », a-t-elle souligné.

Une réalité

Pendant la manifestation des taxis, deux minivans, l’un immatriculé en Estonie et l’autre en Lettonie, ont pris en charge des passagers. Des couples, qui avaient du matériel de ski, ont pris place à l’arrière des véhicules dans des parkings situés un peu à l’écart de la zone d’arrivée, a constaté un journaliste de Keystone-ATS.

Du côté des passagers de l’aéroport souhaitant prendre un taxi, certains ont fait part de leur mauvaise humeur . « C’est n’importe quoi », a râlé une passagère. Les voyageurs arrivant à Cointrin avaient la possibilité d’obtenir, comme d’ordinaire, un billet gratuit de transports publics pour aller en ville.

(KEYSTONE-ATS)

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Pierre Maudet soupçonné d’avantages venant du groupe Manotel

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De nouveaux soupçons pèsent sur le conseiller d'Etat genevois Pierre Maudet, en relation cette fois avec le groupe hôtelier Manotel (archives). (©KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Le Ministère public genevois ne lâche pas Pierre Maudet. Après le voyage controversé à Abu Dhabi, il s’intéresse désormais aux relations entre le conseiller d’Etat et le groupe hôtelier Manotel, soupçonnant une possible acceptation d’un avantage dans ce cadre.

Dans un communiqué publié mardi, le Ministère public a annoncé avoir saisi le Grand Conseil d’une demande d’extension de l’autorisation de poursuivre Pierre Maudet. Cette demande, souligne-t-il, « porte sur les prestations financières » dont le magistrat a bénéficié de la part du groupe Manotel.

Dans le cadre de leurs investigations sur le voyage à Abu Dhabi du conseiller d’Etat en novembre 2015 avec sa famille, les procureurs chargés de la procédure ont pris connaissance « de l’existence de deux associations, le Cercle Fazy-Favon et l’Association de soutien à Pierre Maudet ».

L’enquête a permis de constater que Manotel « avait viré à ces associations des montants d’un total de 105’000 francs, dont 75’000 francs alors qu’il était conseiller d’Etat », précise le communiqué du Ministère public. Le groupe a aussi financé une soirée d’anniversaire pour Pierre Maudet d’une valeur de 20’000 francs.

Le Ministère public a donc sollicité le Grand Conseil pour qu’il étende l’autorisation de poursuivre Pierre Maudet à ces faits, susceptibles de constituer « l’acceptation d’un avantage ». Le conseiller d’Etat est déjà prévenu de cette même infraction pénale dans l’affaire de son voyage aux Emirats.

Avocat pas surpris

Sur Twitter, Grégoire Mangeat, l’avocat de Pierre Maudet, minimise la portée de cette action du Paquet. « Les éléments relatifs à Manotel sont connus depuis plusieurs semaines. Pour que le Ministère public puisse mener son enquête sur ces faits, l’élargissement de la demande d’immunité est un préalable constitutionnel nécessaire ».

Par ailleurs, M. Mangeat écrit que Pierre Maudet « conteste très fermement avoir violé la loi ». Cette demande d’extension de l’autorisation de poursuivre le conseiller d’Etat intervient à une semaine d’une assemblée générale extraordinaire du PLR genevois, permettant à la base du parti de s’exprimer sur « l’affaire ».

De plus en plus isolé, le conseiller d’Etat compte beaucoup sur cette assemblée pour se redonner de l’énergie et compter ses soutiens. Le magistrat a été abandonné en novembre dernier par le comité directeur du PLR Suisse, qui lui a demandé de démissionner du gouvernement genevois, ce que Pierre Maudet a jusqu’à présent refusé.

Le comité directeur du PLR Genève a émis le même souhait quelques jours plus tard, à l’issue de sa troisième réunion en peu de jours consacrée aux ennuis judiciaires de son magistrat. Pierre Maudet s’est par ailleurs vu retirer par ses collègues la tutelle de la police, de l’aéroport et la présidence de l’exécutif cantonal.

Des derniers mois difficiles

Le Ministère public avait ouvert une procédure en août 2017 dans l’affaire du voyage entrepris à Abu Dhabi par Pierre Maudet, sa famille et son chef de cabinet. Un an après, le 30 août dernier, il a demandé au Parlement l’autorisation de poursuivre le magistrat pour acceptation d’un avantage.

Pierre Maudet a avoué avoir menti sur la nature et le financement de ce séjour. L’escapade n’avait pas de caractère privé. Le conseiller d’Etat avait été invité, tous frais payés, par le prince héritier de l’émirat cheikh Mohammed Bin Zayed Al Nahyan. Le voyage avait été organisé par des amis du magistrat actifs dans l’immobilier.

(KEYSTONE-ATS)

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Ecoutes présumées : procédure contre Maudet classée

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La justice n'a trouvé aucun élément accréditant le fait que le conseiller d'Etat Pierre Maudet aurait ordonné de mettre sous écoute des bagagistes de l'aéroport de Genève (archives). (©KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Le Ministère public genevois n’a trouvé aucun indice qui laisserait penser que des bagagistes de l’aéroport de Genève auraient fait l’objet d’écoutes téléphoniques sauvages ordonnées par le conseiller d’Etat Pierre Maudet. Il a classé la procédure le mois dernier.

Une procédure avait été ouverte par la justice genevoise après que des rumeurs avaient fait état de ces écoutes illégales et que le député d’Ensemble à gauche Jean Batou s’en était inquiété. L’enquête de l’Inspection générale des services de la police (IGS) n’a pas permis de révéler d’indices accréditant la réalité de ces écoutes présumées, a indiqué lundi dans un communiqué le Ministère public.

Interpellés, l’Office fédéral de la police et le service de renseignement de la Confédération (SRC) ont par ailleurs démenti être intervenus dans cette affaire auprès de M.Maudet.

La justice genevoise avait ouvert une procédure, car des écoutes ordonnées par le chef du département genevois de la sécurité pouvait tomber sous le coup du Code pénal qui réprime l’écoute et l’enregistrement de conversations. Seul le Ministère public peut ordonner de telles mesures de surveillance.

Ces écoutes demandées par la justice sont ensuite mises en oeuvre par le service de surveillance de la correspondance par poste et télécommunication (SCPT) de l’Administration fédérale. Depuis le 1er septembre 2017, le SRC dispose aussi de la compétence de surveiller les communications téléphoniques, moyennant l’autorisation du Tribunal administratif fédéral.

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