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Suisse Romande

Salles de concerts et festivals perdus face aux nouvelles mesures

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Les salles de concerts et les festivals sont inquiets. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les salles de concerts et festivals de musiques actuelles sont plus inquiets que jamais en regard des nouvelles mesures liées à la pandémie de coronavirus. Les restrictions imposées par les autorités doivent être compensées par des aides financières urgentes afin d'éviter la mise en péril de tout un écosystème, clament-ils.

Les mesures annoncées la semaine dernière par les cantons romands "ont fait l'effet d'une douche froide" pour bon nombre de lieux et d'organisateurs d’événements culturels, notent dans un communiqué lundi les membres de PETZI. La fédération rassemble une quarantaine de salles de concerts et une soixantaine de festivals en Suisse romande, avec au total plus de 1500 employés et de 9800 bénévoles.

Concrètement, "imposer à des structures associatives et autofinancées entre 70 et 100% un découpage en secteurs de 100 personnes avec consommation exclusivement assise revient à leur confier une mission impossible". La majorité des membres de PETZI ne peut pas appliquer ces mesures parce que l'aménagement du lieu ne le permet pas ou par manque de ressources en personnel et matériel. Les autres ne pourraient le faire qu'en devenant déficitaires.

Des mesures de soutien

Pour éviter une perte de compétences, une démotivation massive des équipes de permanents déjà à bout de souffle et la disparition de tout un vivier de bénévoles, il faut appliquer de façon cohérente au niveau national les mesures de soutien de l'ordonnance culture Covid-19. Soit en premier lieu poursuivre le versement des indemnités APG pour les indépendants, qui n'ont plus rien reçu depuis le 16 septembre.

De même, pour les employés avec des contrats de courte durée, le chômage partiel sera déterminant puisque cela concerne bon nombre de postes dans les structures culturelles (caisse, bar, vestiaire, sécurité, etc.). PETZI demande en outre aux autorités de prendre en charge une partie des frais fixes de ses membres et de créer un fonds de garantie pour indemniser les événements annulés.

"Enfin, nous attendons des autorités qu’elles soutiennent les structures qui sont dans l'impossibilité d'appliquer les mesures sanitaires de plus en plus restrictives et qui préfèrent fermer sans attendre les décisions officielles plutôt que d'avoir une quelconque responsabilité dans la propagation du virus", ajoute la fédération.

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Suisse Romande

Grippe aviaire - Des mesures préventives autour du Léman pour éviter une propagation

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Des mesures de prévention pour éviter la propagation de la grippe aviaire dans la population de volailles domestiques ont été ordonnées au bord du Lac Léman (Archives © KEYSTONE/Laurent Gillieron)

Des mesures de prévention pour éviter la propagation de la grippe aviaire dans la population de volailles domestiques ont été ordonnées au bord du Lac Léman. Cette décision fait suite à la découverte mardi d'un foyer dans une basse-cour à Messery en France voisine, tout près du lac.

La grippe aviaire H5N8 ne présente pas de danger pour l'homme et le dernier cas observé à Genève remonte à janvier 2017, indique jeudi le Département de la sécurité, de l'emploi et de la santé (DSES) dans un communiqué. Toutefois, une transmission aux oiseaux aquatique sauvages ne peut pas être exclue.

Les mesures de prévention ont été prises par les autorités cantonales genevoises et vaudoises en collaboration avec l'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV). Ces mesures entrent en vigueur vendredi jusqu'au 15 mai et peuvent adaptées en fonction de l'évolution de la situation.

Contrôle

Une zone de contrôle est imposée à Genève sur les rives du lac, de Hermance à Céligny dans un périmètre d'un kilomètre bordant le lac. Dans le canton de Vaud, cette zone de contrôle concerne les communes de Commugny, Coppet, Crans, Founex, Gland, Mies, Nyon, Prangins et Tannay.

Dans cette zone de contrôle, les volailles domestiques doivent être alimentées et abreuvées dans des locaux inaccessibles aux oiseaux sauvages. Les aires de sorties à ciel ouvert doivent être protégées par des filets. Si ce n'est pas possible, les volailles doivent être détenues dans des systèmes d'élevage clos. Des mesures d'hygiène renforcées sont aussi exigées.

Observation

A Genève, le reste du canton passe en zone d'observation. Dans le canton de Vaud, les communes d'Arnex-sur-Nyon, Bogis-Bossey, Coinsins, Duillier, Eysins, Signy-Avenex et Vich sont concernées. Dans ces régions, les détenteurs de plus de 100 gallinacés doivent consigner les animaux trouvés morts ainsi que les signes particuliers de la maladie.

Dans un communiqué, l'Etat de Vaud rappelle que les personnes qui trouvent des cadavres d'oiseaux sauvages sont invitées à informer la police cantonale, les surveillants de la faune ou les garde-pêche. Il ne faut pas toucher ces cadavres.

L'OSAV a imposé des mesures similaires dans certaines communes des cantons de Schaffhouse, Argovie et Bâle-Campagne situées à proximité de la frontière. Depuis octobre dernier, l'Europe fait face à une augmentation des cas de grippes aviaires chez les oiseaux sauvages et la volaille domestique. Le virus s’est répandu dans plusieurs Länder allemands proches de la Suisse.

A noter les numéros en cas de découverte d'oiseaux morts: - 022 388 55 00 à Genève - 021 316 38 70 dans le canton de Vaud

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Suisse Romande

Le brassage des eaux du Léman est toujours incomplet

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Une nouvelle fois, l'hiver n'a pas été assez vigoureux pour permettre un brassage complet des eaux du Léman. (Image prétexte - ©KEYSTONE/LAURENT DARBELLAY)

Le brassage hivernal des eaux du Léman n'a été que partiel cet hiver. Pour la neuvième année consécutive, les eaux du fond du lac ne se sont pas mélangées aux eaux de surface.

Cet hiver, le brassage a atteint 145 mètres de profondeur et n'a donc pas atteint le fond du lac, explique lundi la Commission internationale pour la protection des eaux du Léman (CIPEL). Le dernier brassage complet remonte à l'hiver rigoureux 2011-2012.

La répétition de ces brassages incomplets entraîne une augmentation de la température au fond du lac et une diminution de la concentration en oxygène. Cette situation représente un risque d'asphyxie pour les organismes vivants en profondeur.

Le déficit en oxygène au fond du lac entraîne la libération du phosphore contenu dans les sédiments. En l'absence de brassage complet, ce phosphore s'accumule en profondeur, explique la CIPEL.

Lors du prochain hiver rigoureux, un brassage complet remobiliserait ce phosphore en surface et pourrait favoriser la prolifération d'algues. Dans ces conditions, il convient de veiller à diminuer les apports en phosphore d'origine humaine, recommande la commission.

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Culture

Il n’y aura pas non plus de Paléo en 2021

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A défaut d’un Paléo habituel, comme ici en 2018, l’organisation avait imaginé 45e Parallèle, une version covid-compatible du festival. Face aux incertitudes liées à la pandémie, Paléo annonce renoncer. (Image d’archives - ©LFM/Ribeiro)

À 100 jours du festival, Paléo renonce. Sa formule covid-compatible et réduite du 45e Parallèle n’aura pas lieu cet été. Les trop nombreuses incertitudes liées à la situation sanitaire et aux restrictions qui l’accompagnent ont eu raison de son maintien. La survie financière du festival est en jeu.

L’annonce est tombée comme un couperet sur l’été : Il n’y aura pas de Paléo Festival en 2021. Un festival, même sous la forme réduite du 45e Parallèle annoncé en février, n’est pas réalisable. En cause, les trop nombreuses inconnues qui entourent l’évolution épidémiologique du coronavirus.

Si la situation est complexe, l’équation est simple, explique l’organisation. Pour mettre ce projet en route, un certain nombre de conditions impératives doivent être remplies parmi lesquelles une jauge minimale de spectateurs autorisée par les autorités, la compatibilité des exigences sanitaires avec l’expérience du public, les garanties en cas d’annulation ou encore la disponibilité des artistes. A 100 jours de l’événement, impossible d’obtenir les cautions nécessaires. Or chaque jour de travail supplémentaire engendre des frais qui creusent « un inéluctable déficit ». Et Daniel Rossellat d’expliquer: « Nous nous trouvons dans une situation kafkaïenne. Quand bien même les autorités nous annonceraient de bonnes nouvelles au sujet de la capacité d’accueil par exemple, nous n’avons aucune certitude quant à l’autorisation qui nous serait donnée ou non, ni dans quel délai. Si nous devions lancer le chantier et que l’événement nous était finalement interdit, le risque de déficit pourrait alors nous être insupportable. » On le comprend, c’est donc bel et bien l’existence même de Paléo qui est en jeu dans cette décision. L’organisation préfère ainsi renoncer pour assurer la pérennité de ce festival qui compte parmi les plus grands d’Europe. Une décision qu’elle qualifie de responsable et raisonnable.

Lourdes conséquences financières

Reste que c’est un coup dur. La situation va inévitablement avoir de lourdes conséquences financières pour le festival. En tant qu’association à but non lucratif, Paléo génère près de 80% de ses recettes grâce à la vente de billets, de nourriture et de boissons lors de l’événement. L’organisation dit travailler d’arrache-pied pour atténuer l’impact de ce contexte difficile. Elle annonce par ailleurs qu’elle n’envisage pas de licenciements. Elle prévoit cependant de mettre certains de « ses talents et forces à disposition de projets communautaires de la région de Nyon ».

Rendez-vous en 2022

Que les inconditionnels se rassurent, l’équipe de Paléo annonce s’atteler d’ores et déjà à l’édition 2022. Elle se tiendra du 19 au 24 juillet. Tous les billets et abonnements achetés restent valables pour la prochaine édition. Quant au très attendu concert de Céline Dion – programmé à l’origine en 2020 –, les programmateurs sont actuellement en discussion avec l’artiste et espèrent annoncer une nouvelle date prochainement.

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Suisse Romande

Moutier se réveille jurassienne

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Le drapeau du canton du Jura, peint sur le sol de la Place de la gare de Moutier, n'était déjà plus complet lundi matin, des bouteilles cassées dessus ayant fait couler la peinture. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Moutier s'est réveillée lundi en tant que future ville jurassienne. A part de nombreux détritus devant la gare et sur la Place de l'Hôtel de ville, rien n'indique qu'il s'est passé dimanche une votation historique sur l'appartenance cantonale.

La situation sanitaire et la fermeture des restaurants et bars ont écourté la fête, par rapport à 2017 où les Pro-Jurassiens avaient fêté toute la nuit et jusqu'au petit matin. Les Jurassiens sont repartis dimanche soir avec les derniers trains, en chantant la Rauracienne sur le quai de gare.

Le drapeau jurassien, qui avait été installé dimanche sur la façade de l'hôtel de ville après le oui des Prévôtois à un rattachement au canton du Jura, avait été retiré lundi matin.

Les citoyens prévôtois ont voté clairement dimanche, à 54,9%, en faveur d'une sortie du canton de Berne. Ils ont été 2114 à se prononcer en faveur du rattachement au canton du Jura et 1740 à s'y opposer, avec un taux de participation de 88%.

Avec 374 suffrages de différence, la victoire des autonomistes est plus nette que lors du scrutin de 2017, qui s'était joué pour 137 voix avant d'être invalidé par la justice bernoise pour des irrégularités. Au vu de cet écart, gagnants et perdants ont estimé que la Question jurassienne était désormais close.

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Suisse Romande

Valais: Le PDC perd la majorité absolue

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Le PDC valaisan a perdu sa majorité absolue dimanche: Serge Gaudin ne siégera pas au Conseil d'Etat. (©KEYSTONE/OLIVIER MAIRE).

Le PDC a perdu dimanche son troisième siège et la majorité absolue au Conseil d'Etat valaisan. Un séisme dans l'histoire du canton dominé par les démocrates-chrétiens. Le nouveau gouvernement comptera 2 PDC, 1 PLR, 1 PS et 1 UDC.

Le démocrate-chrétien Serge Gaudin n'a pas réussi à accéder au gouvernement valaisan. Avec 37'414 voix, il est arrivé loin derrière ses deux colistiers, les sortants réélus Roberto Schmidt et Christophe Darbellay. Serge Gaudin a été lâché par le Haut-Valais où il a perdu 6340 voix par rapport au premier tour. Un retard qu'il n'a pas réussi à combler avec les voix engrangées dans le Valais romand.

"La déception est à la hauteur des efforts consentis durant la campagne: énorme!", réagit auprès de Keystone-ATS Joachim Rausis. Le président du PDC du Valais romand "ne jette pas la pierre" aux Hauts-Valaisans qui ont resserré les rangs autour des deux candidats germanophones, mais il déplore la perte du siège. Il rappelle néanmoins que le PDC pèse toujours 37%, qu'il "reste le plus grand parti du canton" et qu'il va "rebondir".

Mobilisation du Haut-Valais

Comme au premier tour, le Haut-Valaisan Roberto Schmidt (PDC) arrive en tête avec 55'698 voix. Il est suivi de près par Franz Ruppen (UDC), l'autre germanophone, qui cumule 50'982 suffrages. Tous deux ont pu compter sur une très forte mobilisation de leur région. Le candidat UDC a aussi recueilli plus de 3000 voix de plus qu'au premier tour dans la partie francophone.

Cette mobilisation du Haut-Valais a coûté des voix à tous les candidats romands. Dans l'ensemble du canton, le socialiste Mathias Reynard arrive en troisième position avec 49'094, suivi du PLR sortant Frédéric Favre (48'990 voix) et du démocrate-chrétien Christophe Darbellay (43'799). Ce dernier, de fait élu en tant que seul représentant du Bas-Valais, fait beaucoup moins bien qu'au premier tour.

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