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Suisse Romande

Sion pas seul signataire du contrat des JO

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Le canton du Valais et Swiss Olympic veulent signer conjointement avec la ville de Sion le contrat de ville-hôte pour les jeux d'hiver 2026. Le Comité international olympique (CIO) a donné son accord de principe.

La ville de Sion, le canton du Valais et Swiss Olympic sont d'accord de garantir les aspects qui relèvent de leur compétence. Mais l'organisation en tant que telle des JO sera déléguée à une association ou à une société anonyme qui répondra uniquement sur sa fortune à un éventuel déficit, a déclaré lundi le conseiller d'Etat valaisan Frédéric Favre.

L'aspect d'un éventuel déficit fait aussi l'objet d'une couverture d'assurance pour un montant de 300 millions de francs, a précisé M. Favre. Des négociations sont en cours. La prime devrait être inférieure à 10 millions de francs.

CIO favorable

Ces différents éléments constituent une offre faite au CIO. Sur le principe, le CIO a confirmé la possibilité pour d'autres autorités locales d'être signataires du contrat, a précisé Jürg Stahl, président de Swiss Olympic. Il y voit un changement de philosophie du CIO et s'en réjouit.

Le budget opérationnel de l'organisation des jeux prévoit des dépenses de l'ordre de 1,7 milliard de francs. Les réserves totalisent 215 millions de francs provenant de la Confédération. Une assurance de déficit pour 300 millions de francs est prévue.

Des économies de l'ordre de 200 à 300 millions de francs sont encore attendues avec les mesures de l'agenda 2020 du CIO. Le comité devra dire s'il juge suffisantes les réserves prévues dans ce budget, a dit M. Favre.

Le canton du Valais veut injecter un maximum de 100 millions de francs dans cette candidature. Ce crédit sera soumis en votation populaire le 10 juin prochain. Les avis, selon un récent sondage, sont très partagés.

ATS

PHOTO KEYSTONE/CYRIL ZINGARO

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Suisse Romande

Le premier avion électrique certifié prend son envol

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Le Velis Electro fera principalement office d’avion-école pour les aspirants pilotes de l’aviation légère. (©Pipistrel aircraft)
Le premier avion électrique jamais certifié, le Pipistrel Velis Electro, a effectué la semaine passée son vol inaugural à Ecuvillens (FR). Une telle autorisation est une première mondiale.

Le Velis Electro fera principalement office d’avion-école pour les aspirants pilotes de l’aviation légère, indique lundi l'Office fédéral de l'aviation civile (OFAC). Il marque une étape importante sur la voie d’une aviation plus écologique.

Ce projet a permis d’acquérir une expérience et de tirer des enseignements importants pour la certification d’aéronefs peu polluants dotés d’une motorisation respectueuse de l’environnement, ajoute l'OFAC.

Le moteur électrique a été certifié par l'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) à la mi-mai, avant que l'avion lui-même ne reçoive cette autorisation dans la foulée. Il a ensuite pu effectuer son vol inaugural.

Définir les conditions

Avant de délivrer le certificat de l'avion électrique, il a fallu définir et spécifier à partir de zéro les conditions applicables à l’exploitation, à la maintenance et à la formation des pilotes et du personnel. Le cadre de certification de l'AESA est en effet muet sur ces points. L'OFAC a joué un rôle déterminant dans l'élaboration des conditions de certification, précise-t-il.

Profitant du fait que des avions électriques étaient stationnés en Suisse, l’OFAC a eu accès, comme les autorités aéronautiques françaises et slovènes et le constructeur Pipistrel, à des données fournies par un programme de test en vol réalisé sous conditions de vol AESA. Il a été ainsi possible de boucler la certification en moins de trois ans.

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International

Vaud, Valais et Genève en zone rouge par la Belgique

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Les cantons de Vaud, du Valais et de Genève sont concernés par la décision de Bruxelles, est-il précisé sur le site du ministère belge des affaires étrangères. (©KEYSTONE/MARCEL GILLIERON)
La Belgique a élargi samedi la liste des régions d'Europe où les voyages touristiques ne sont désormais plus autorisés en raison du rebond de Covid-19. La région lémanique en Suisse en fait nouvellement partie. Indignés, plusieurs politiciens ont prié Berne de réagir.

Les cantons de Vaud, du Valais et de Genève sont concernés, est-il précisé sur le site du ministère belge des affaires étrangères. Les personnes rentrant en Belgique en provenance de ces cantons doivent se soumettre à un dépistage et une quarantaine.

Incompréhension

"Cette décision est incompréhensible et choquante", a réagi dimanche le conseiller d'Etat valaisan en charge de l'économie Christophe Darbellay sur les ondes de la RTS. "Le canton du Valais maîtrise bien le Covid-19. La situation à Genève est beaucoup plus alarmante".

M. Darbellay a précisé être intervenu samedi soir déjà auprès de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). "J'ai bon espoir que cette situation soit réglée rapidement", a-t-il ajouté. Pour le conseiller national Matthias Bregy (PDC/VS) aussi, la décision est incompréhensible. Il en appelle au Département fédéral des affaires étrangères (DFAE).

Le canton de Vaud demande également au Conseil fédéral d'intervenir rapidement auprès du plat pays, afin qu'il révise cette mesure sans attendre. Sur les 14 derniers jours, le taux de nouvelles infections est de 23 pour 100'000 habitants dans le canton de Vaud et de 10 en Valais.

Ce chiffre monte à 44 en Belgique. Vaud est pratiquement à la moitié du taux d'infection belge, fait remarquer Philippe Leuba, ministre vaudois de l'économie à Keystone-ATS. "On ne sait pas sur quels critères la Belgique se base", a déclaré à la RTS sa collègue en charge de la santé, Rebecca Ruiz.

Le DFAE est déjà entré en contact avec la Belgique avant l'entrée en vigueur de la mesure, indique-t-il dimanche à Keystone-ATS. Il a notamment demandé quels critères épidémiologiques étaient utilisées. Le DFAE est également en contact avec d'autres autorités européennes afin de réagir rapidement si des décisions touchent le pays, précise-t-il.

Des Belges étonnés

Le classement de la région lémanique en zone rouge aussi suscité quelques étonnements en Belgique. Ainsi dimanche sur Facebook, le député bruxellois Emmanuel De Bock (DéFI) s'interroge: "La Belgique met 20% de la Suisse en zone rouge le jour de leur fête nationale"

Et de poursuivre, "elle prend en otage tous les Belges qui devaient y passer une partie des vacances d'août alors que la Suisse compte quatre fois moins de contaminations par habitant que la Belgique. A ce compte-là, on devrait mettre toute la Belgique en zone rouge et nous-mêmes ne plus sortir de sa région", ironise-t-il.

Le ministre des affaires étrangères, Philippe Goffin, a rappelé dans l'émission Forum de la RTS que la Belgique avait confié à un organisme indépendant l'analyse de la situation des régions d'Europe. Des experts étudient, en toute objectivité, le taux de contamination, le taux de test ainsi que les mesures imposées par la région concernée.

Les Belges doivent trouver des mesures sanitaires similaires à celles en vigueur en Belgique dans le pays où ils passent leurs vacances, a précisé le ministre. "En Suisse, les boîtes de nuit sont accessibles, contrairement à la Belgique." Et cet élément pèse aussi dans la balance.

La décision n'a rien d'inamical, a assuré M. Goffin. Le choix est purement sanitaire. Le ministre s'est toutefois dit ouvert à revoir la situation.

Autres régions concernées

Mi-juillet, la Belgique avait temporairement considéré le Tessin comme une zone à risque. Après des protestations de ce canton auprès du DFAE, Bruxelles avait fait marche arrière.

Les autres régions rajoutées sur la liste des endroits où la Belgique n'autorise plus les voyages touristiques sont la Mayenne, en France, tout comme plusieurs parties de la Bulgarie (Severoiztochen, Yugozapaden) ainsi que plusieurs zones de Roumanie (Centre, sud-est, Sud-Munténie en Sud-ouest Olténie.

En Espagne, la Navarre est désormais elle aussi sur liste rouge où elle côtoie l'Aragon, et les régions de Barcelone et Lleida en Catalogne.

En France, plusieurs départements intègrent la liste orange où les voyageurs sont invités à faire preuve d'une vigilance accrue. Il en est ainsi pour la région du Nord (Nord-Pas de Calais), le Haut-Rhin, et la Haute-Savoie qui rejoignent donc l'Ile de France (excepté le département de Seine-et-Marne qui repasse en vert) et le Pays de la Loire qui étaient déjà et restent en zone orange.

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Suspicion de contamination : plages fermées sur le littoral neuchâtelois

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La baignade pour les humains et les animaux domestiques est désormais interdite dans le secteur concerné jusqu'à nouvel avis. (©KEYSTONE/ANTHONY ANEX)
Le chimiste cantonal neuchâtelois a ordonné jeudi la fermeture préventive des plages entre l'embouchure de l'Areuse et Colombier suite à des suspicions de contaminations par des cyanobactéries. Six chiens sont décédés en 24 heures après des baignades dans le lac dans cette zone.

Les probabilités d'une contamination par une cyanobactérie étant élevées, sans être à ce jour confirmées scientifiquement, la baignade pour les humains et les animaux domestiques est désormais interdite dans le secteur concerné jusqu'à nouvel avis, a indiqué la police cantonale sur son site internet.

Dès jeudi soir, la police a procédé à l'évacuation préventive des baigneurs en leur expliquant les risques. Ces opérations se sont bien déroulées, selon le communiqué.

Pour les autres plages du littoral, aucun cas identique n'a été détecté à l'heure actuelle. Néanmoins, par mesure de précaution la baignade est déconseillée sur l'ensemble des plages du canton, en attendant les résultats d'analyses des prélèvements qui seront effectué dans la journée de vendredi.

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240 personnes mises en quarantaine dans le canton de Fribourg

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La personne infectée a fréquenté trois bars et clubs dans le district de la Sarine. (ARCHIVES - ©KEYSTONE/GABRIEL MONNET)
Depuis mardi soir, environ 240 personnes ont été mises en quarantaine dans le canton de Fribourg. "C’est une situation sérieuse", indique jeudi la Direction de la santé et des affaires sociales dans un communiqué.

Cette mesure a été décidée à la suite d’une personne infectée par le Covid-19 qui a fréquenté trois bars et clubs dans le district de la Sarine les jours précédant les résultats du test. Les personnes concernées ont reçu un SMS officiel du Service du médecin cantonal (SMC) qui leur ordonne une mise en quarantaine immédiate.

"Cette mesure, conduite par la Direction de la santé et des affaires sociales (DSAS), est à prendre au sérieux", indique le département cantonal de la santé. Actuellement, les autorités poursuivent le travail de traçage avec les personnes qui ont été en contact avec la personne malade.

Les contrôles réalisés par les services de l’Etat ont révélé que l’un des établissements ne respectait pas les normes de protection sanitaires, ainsi que différentes autres règles d’exploitation. La Préfecture de la Sarine a prononcé une décision de fermeture provisoire de l’établissement.

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Lave torrentielle à Chamoson : le corps d'une fillette retrouvé

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Une vue sur les dégâts au bord de la rivière la Losentse le lundi 12 août 2019 a Chamoson en Valais. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)
Le corps de la fillette de 6 ans disparue en août 2019 lors d'une lave torrentielle à Chamoson (VS) a été retrouvé au large de Cully (VD). La deuxième personne disparue n'a par contre toujours pas été retrouvée.

Jeudi dernier, des tiers ont signalé la présence d'un corps dans le lac Léman, au large de Cully, indiquent lundi soir les polices cantonales valaisanne et vaudoise dans un communiqué commun. La police a alors acheminé le corps de l'enfant au Centre universitaire romand de médecine légale à Lausanne à des fins d'identification.

Les analyses ADN ont permis lundi d'identifier le corps comme étant celui de l'enfant disparu le 11 août 2019 à Chamoson. Ce jour-là, un véhicule avec deux personnes à son bord avait été emporté lors d'une lave torrentielle.

Les importantes recherches entreprises jusqu'ici n'avaient pas abouti. La deuxième personne disparue dans le drame n'a toujours pas été retrouvée.

Orage de grêle

Le 11 août 2019, un violent orage de grêle a provoqué le débordement de la Losentse en crue. Une lave torrentielle avec un débit de près de 550 mètres cubes par seconde (le débit standard du Rhône et de 320m3/s) avait déferlé et emporté deux voitures.

L'un des véhicules était vide et a été retrouvé peu après. L'autre voiture, occupée par un Genevois de 37 ans domicilié en Valais et une fillette française de 6 ans, avait été repêchée dans le Rhône le 13 octobre dernier, sans les corps.

Après le drame, Chamoson a investi dix millions de francs dans d'imposants travaux de sécurisation. (Re)construction de seuils, digues, murs, prises d'eau, renforcement de piliers de ponts ou encore enrochements: une soixantaine d'emplacements ont été concernés.

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