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Tamedia : grève maintenue en attendant la conciliation

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Editions allégées de nouveau jeudi matin pour les journaux romands de Tamedia. Les rédactions de 24 heures, la Tribune de Genève, Le Matin et Le Matin Dimanche - mais pas 20 minutes - ont reconduit mercredi la grève pour protester contre leur éditeur zurichois.

Pour le deuxième jour consécutif, les publications lémaniques arboraient en première page un encadré signé de la main de la direction de Tamedia pour annoncer la couleur: "Chers lecteurs, le journal que vous avez dans les mains paraît aujourd'hui en pagination réduite. La grève annoncée par les rédactions en est la cause".

Comme mercredi, les deux quotidiens ne comptent seize pages. On peut y lire notamment deux pages dédiés à leurs régions respectives (Vaud ou Genève), une page Suisse-monde et une de sports.

"Encore un journal allégé. A la suite de la grève suivie par une grande majorité des collaborateurs des rédactions romandes du groupe Tamedia (...) une équipe très réduite a réalisé hier cette édition à la pagination plus faible que d'ordinaire", écrit Le Matin, en marge de sa page 4. De fait, le quotidien offre trente-deux pages, contre une quarantaine à l'accoutumée.

Réunion de conciliation prévue

Quelque 200 personnes ont manifesté en milieu de journée mercredi pour soutenir la grève, entamée mardi, malgré les menaces à 11h00 de Tamedia de licencier avec effet immédiat tout employé qui ne reprendrait pas le travail. Les journalistes exigent notamment que l'éditeur zurichois renonce aux licenciements prononcés depuis le mois de juin. Une réunion de conciliation est prévue ce jeudi.

 

(ATS / KEYSTONE - VALENTIN FLAURAUD)

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Coronavirus - Les enseignants demandent un cadre adéquat

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Justin, élève vaudois, suit désormais les cours à distance. (KEYSTONE/Laurent Gillieron)
Le syndicat des enseignants romands (SER) salue les décisions de la Conférence des directeurs cantonaux de l'instruction publique concernant l'année scolaire. Mais un cadre adéquat est nécessaire pour l'enseignement à distance.

Pour le SER, certains points essentiels pour garantir la qualité de l’enseignement à distance et l’égalité pour tous les élèves méritent encore une plus grande coordination entre les cantons. Il demande ainsi de définir un cadre horaire journalier et/ou hebdomadaire adapté à l'âge des élèves. Il faut tenir compte d’une différence évidente entre exigences scolaires demandées à l’école et celles attendues pour un travail à la maison.

Le nombre d’heures d’activité doit être restreint afin de permettre aux familles de concilier à la maison les activités professionnelles, le suivi du travail scolaire effectué et la vie familiale. Les parents doivent être informés des normes conseillées concernant le temps de présence devant les écrans.

Par ailleurs, le syndicat demande aussi l'ouverture de toutes les plateformes d’échanges existantes dans les cantons pour les rendre accessibles à tous les enseignants romands. Ces plateformes seront alimentées par les enseignants et le personnel pédagogique des différents services. Chacun pourra aller y puiser si le besoin s’en fait sentir.

Année non prolongée

Les directeurs cantonaux ont décidé que l'année scolaire ne sera pas prolongée. Seules les compétences acquises avant le 13 mars seront prises en compte dans l’évaluation.

Les cantons devront édicter d'ici fin avril 2020 au plus tard des dispositions relatives à l’établissement des certificats ainsi qu’aux conditions de promotion lors du passage du degré primaire au degré secondaire I ainsi que lors du passage du degré secondaire I au degré secondaire II. Cela laissera un certain délai pour garantir l’équité pour tous les élèves, souligne vendredi le syndicat.

Le syndicat salue également la volonté de maintenir les examens pour le secondaire II et la garantie pour les étudiants d’avoir la possibilité de commencer des études du degré tertiaire en septembre 2020. Le fait que les apprenti·es puissent continuer de bénéficier de leur formation scolaire est aussi à saluer. Cela permet de garantir la qualité de la formation duale.

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L'auteur présumé du double homicide de Sorens (FR) a avoué

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Le double homicide s'est produit dans la localité de Sorens (FR). (©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Les circonstances du double homicide d'un père de 47 ans et de son fils de 23 ans, survenu la semaine passée à Sorens (FR), sont éclaircies. Sous les verrous, l’auteur présumé, un agriculteur du lieu âgé de 30 ans, est passé aux aveux.

Lors de son audition, l’agriculteur de Sorens a avoué avoir délibérément tiré sur les deux victimes avec un fusil de chasse de gros calibre, a indiqué mardi la Police cantonale fribourgeoise. Les trois individus se trouvaient alors dans un chalet d’alpage sis sur le territoire communal.

L'auteur présumé y a conduit les enquêteurs, précise le communiqué. Ceux-ci y ont découvert les deux cadavres. Il se dégage des investigations effectuées à ce jour que l’agriculteur de Sorens a abattu ses victimes dans l’écurie du chalet d’alpage.

Fosse à lisier

L'auteur présumé leur aurait ensuite infligé de violents coups à la tête, avant de jeter les corps dans la fosse à lisier, une fosse remplie d’eau au moment des faits. Les téléphones portables des deux victimes y ont également été retrouvés.

L'agriculteur aurait également caché les plaques d’immatriculation du véhicule de ses victimes. Lors des perquisitions, les enquêteurs ont découvert le fusil de chasse ayant "vraisemblablement" été utilisé lors du drame, ainsi que des douilles usagées.

Les autopsies ont révélé que les corps auraient été atteints par des coups de feu compatibles avec des tirs au fusil de chasse. Les deux victimes présentaient aussi des traces de coups infligés à la tête avec un ou des objets contondants. Les causes formelles du décès ne sont pas encore établies.

Ressortissants macédoniens

Le père de l’auteur présumé des faits, âgé de 58 ans, et l’amie de celui-ci, âgée de 17 ans, ont été interrogés et relaxés au terme des auditions. De nombreuses investigations sont en cours, entre autres sur les plans médico-légal, technique et balistique, de même que des auditions.

Pour rappel, le père et le fils décédés étaient des ressortissants macédoniens domiciliés à Cugy (VD). C’est à la suite de leur disparition inquiétante que les recherches entreprises mercredi dernier, en collaboration avec la police cantonale vaudoise, ont permis la découverte des cadavres.

Les deux victimes seraient parties ensemble la veille au soir pour se rendre à Sorens, chez l'agriculteur fribourgeois. Elles devaient y finaliser une transaction portant sur l’achat de trois tracteurs. Depuis ce moment-là, les deux hommes n'ont plus donné signe de vie à leur famille.

Un important dispositif de recherche policier avait été déployé sur le territoire de la commune de Sorens, permettant de découvrir le véhicule des disparus dans la région des Prarys. Les plaques d’immatriculation avaient été retirées. Simultanément, l’agriculteur concerné a été interpellé sans résistance à son domicile.

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Coronavirus - Pas de manque de lits aux soins intensifs romands pour l'instant

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Image d'illustration (@UNSPLASH/BRET KAVANAUGH)
Interrogés par Keystone-ATS, les cantons romands disent ne pas manquer à l'heure actuelle de lits en soins intensifs ni entrevoir un risque imminent de saturation. Ils contredisent ainsi l'étude de l'EPFZ avertissant que la Suisse allait manquer de lits en soins intensifs dès jeudi prochain en raison de la progression du coronavirus.

Jusqu'à 1000 lits supplémentaires pourraient être nécessaires dans tout le pays, selon l'étude. En prenant en compte le nombre de lits dans les unités de soins intensifs, estimé à 979, et le nombre de décès liés à la maladie Covid-19, le rapport suggère que le système est proche de la saturation, sur la base des données disponibles.

HUG rassurants

A Genève, les HUG ne voient pour le moment aucun risque de saturation de leurs soins intensifs, contrairement à ce que qu'indique l'étude affirmant que Genève devrait manquer prochainement de lits. "Nous avons pris les devants depuis le début de la crise afin d'être prêts à répondre aux besoins", a indiqué le porte-parole des HUG Nicolas de Saussure.

Les capacités des HUG en soins intensifs ont été triplées et 100 lits de soins intermédiaires (pas les patients intubés donc) ont été créées. Ces lits de soins intermédiaires, installés dans des espaces dédiés avant à l'administration, peuvent facilement être transformés en lits de soins intensifs, a précisé M. de Saussure.

Les HUG peuvent facilement disposer de cinq fois plus de lits de soins intensifs qu'en période de fonctionnement normal. "Aujourd'hui, on estime avoir suffisamment de lits pour faire face à l'évolution de la crise sanitaire".

Dispositifs spéciaux

Même ton rassurant en Valais. Le département de la santé, des affaires sociales et de la culture (DSSC) a indiqué que l'étude de l'EPFZ se base "sur les capacités ordinaires de l'Hôpital du Valais et ne prend pas en compte le dispositif mis en place ces dernières semaines. Les mesures annoncées le 24 mars aux médias permettent à l'Hôpital du Valais de doubler sa capacité en soins intensifs.

Grâce à la mise en commun des ressources matérielles et humaines des hôpitaux et des cliniques, le canton dispose dans une phase aiguë de 71 places de ventilation équipées. Le DSSC précise que les soins intensifs ne sont pas encore saturés à l'Hôpital du Valais. Actuellement, 16 patients y sont hospitalisés, dont 14 avec assistance respiratoire.

Le DSSC souligne que, comme spécifié dans l'étude de l'EPFZ, les données sur lesquelles s’appuient les chercheurs n’ont pas été collectées auprès des cantons, mais dans une base de données recensant les capacités ordinaires des hôpitaux.

Vaud et Jura plus nuancés

A Neuchâtel, le Réseau hospitalier neuchâtelois (RHNe) dit posséder dix lits ventilés libres aux soins intensifs sur les 20 du dispositif exceptionnel mis en place. Il a accueilli jeudi soir un patient héliporté de Besançon (F) car il dispose encore suffisamment de place pour des cas lourds qui nécessitent une intubation.

Sons de cloche plus nuancés dans les cantons de Vaud et du Jura. Le médecin cantonal vaudois Karim Boubaker se montre prudent, estimant qu'il ne s'agit pas uniquement d'une question de lits. "A un moment donné, on sera probablement dépassé parce qu'on n'aura peut-être plus assez de respirateurs ou de personnel", a-t-il déclaré sur les ondes de la RTS vendredi à la mi-journée. Devant les médias, il a aussi affirmé que le canton pouvait faire face à une hausse des cas.

De son côté, l'Hôpital du Jura (H-JU), qui a lui aussi accueilli des patients de France voisine, dispose au total de six lits en soins intensifs certifiés avec la possibilité d'augmenter la capacité de cinq unités supplémentaires. Mais l'H-JU estime qu'il sera compliqué de fonctionner sur une longue durée dans cette configuration de onze lits potentiels. "Impossible de prédire si nous arriverons à saturation jeudi", a estimé un porte-parole de l'H-JU.

Par ailleurs, les établissements Swiss Medical Network, présents dans treize cantons, ont annoncé dans un communiqué avoir libéré de suite leurs capacités hospitalières des cas non urgents et se sont mis à disposition des cellules de crise cantonales. Toutes les ressources en personnel, matériel et infrastructure sont mobilisées, à des degrés et rythmes divers, engagées ou en réserve, et font front uni avec les dispositifs sanitaires des cantons.

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80% des militaires sont engagés en Romandie

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Environ 80% des forces engagées soutiennent les services de santé en Suisse romande. (©KEYSTONE/Gian Ehrenzeller)

L'armée apporte actuellement son soutien surtout en Suisse romande. Environ 80% des forces engagées soutiennent les services de santé dans cette région, a indiqué mardi le brigadier Raynald Droz, chef d'état-major du commandement des opérations au Département fédéral de la défense (DDPS).

L'armée dispose d'environ 3000 hommes issus des cours de répétition, de deux écoles de recrues et de militaires en service long, tous spécialisés dans les troupes sanitaires. Une réserve de 1000 hommes est encore disponible. Actuellement, 1000 à 1200 sont engagés, a indiqué le brigadier. 80% sont sur le terrain en Suisse romande et 20% dans la région de St-Gall.

Hormis le soutien au système de santé suisse, l'armée a pour la première fois commencé à prêter main forte à d'autres secteurs que la santé. Cinquante policiers militaires seront mis à disposition des garde-frontières. L'armée a l'habitude de coopérer avec les gardes-frontière, a souligné M. Droz.

L'armée a par ailleurs lancé un appel aux volontaires pour participer à l'opération contre le coronavirus. Trois mille jeunes ont répondu. L'armée en a choisi 100, a indiqué le chef d'état-major. Face à la crise qui requiert surtout du personnel sanitaire, le tri a été sévère, a reconnu le brigadier.

Mais sur les 11'000 jeunes à former dans différents domaines au sein des écoles de recrue, il s'agit de ne pas surcharger le travail des formateurs, a-t-il expliqué. "Actuellement, nous travaillons 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24". Compte tenu de cette période très intense, les vacances des militaires professionnels ont été raccourcies et un appel a été lancé aux officiers de la milice.

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Pas de quarantaine pour Verbier

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Un foyer de coronavirus à Verbier (VS)? Des médecins tirent la sonnette d'alarme. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)
Les médecins oeuvrant à Verbier (VS) n’ont pas été suivis par les autorités. Aucune mesure de confinement n’a été décidée pour le val de Bagnes. Le Conseil d’Etat a dit non à une mise en quarantaine de la station, malgré une soixantaine de cas positif au Covid- 19.

Après discussions avec la Confédération et la commune de Bagnes, l’Etat du Valais a décidé de renoncer à une mesure de confinement. Par contre, le canton rappelle la fermeture des places publiques et de jeu, des spas et des jacuzzis dans les hôtels et ’interdiction de tout rassemblement public et privé de plus de cinq personnes.

Parallèlement, les contrôles de la police municipale seront accentués afin de s’assurer que les commerces encore habilités à ouvrir, les hôtels (quasiment tous fermés selon notre enquête) et les chantiers respectent les mesures d’hygiène et de distanciation sociale.

Créer un vase clos

A l’instar de ses collègues de Verbier et de la Maison de la santé de Sembrancher, la doctoresse Sabine Popescu avait tiré la sonnette d’alarme ce week-end, comme l’a rapporté Le Nouvelliste, ce lundi.

"Nous allons atteindre très probablement la barre des soixante cas positifs sur la région. Il faut à tout prix créer un vase clos pour protéger le Valais et le pays". Selon la praticienne, il y a trop de va-et-vient, notamment de travailleurs.

Selon plusieurs autres sources recueillies par Keystone-ATS, divers regroupements à l’extérieur et en indoor ont encore eu lieu au cœur de la station lors du week-end des 14 et 15 mars. Le corps médical souhaitait ainsi que la station, voire toute la vallée, soit mise en quarantaine.

Il n’a pas été suivi dans sa démarche. Depuis le début de cette pandémie, c’est la première fois que des médecins demandaient une mesure spécifique pour une mise en quarantaine pour un territoire.

Cinq cents cas en Valais

"Isoler les foyers épidémiques n’est pas une solution pour limiter la propagation de la maladie", estime l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). "Nous avons voulu apporter une solution bénéfique à la population et pas faire d’effet de manche", avait précisé, lundi après-midi, Daniel Koch, le chef des maladies transmissibles à l’OFSP.

Selon un communiqué de l’Etat du Valais, le canton compte actuellement quelque 500 personnes positives au coronavirus. Interpellées, les autorités de la commune de Bagnes avaient pris une ligne claire dès vendredi dernier: "La commune exécutera la décision du canton. Entre-temps, nous avons pris des mesures drastiques pour tenir compte de l’évaluation des médecins", avait déclaré le président Eloi Rossier.

Depuis samedi matin, les bus urbains ne circulent plus dans la station. Les propriétaires de résidences secondaires ont également été priés de ne pas gagner leur pied-à-terre. Un certain nombre d’entre eux, notamment venus du nord de l’Italie (Lombardie, Piémont) et surtout de Suisse romande se trouvent déjà sur Verbier.

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