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Suisse Romande

Tonnes d’explosifs tirés depuis le lac

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Plusieurs feux d'artifice tirés sur le lac Léman se préparent au Bouveret (VS). Depuis dimanche, des artificiers s'activent pour aligner des mortiers sur des pontons de chantier, qui seront amenés au large de Lausanne, Montreux, Vevey, Lutry ou La Tour-de-Peilz.

"Nous avons amené au Bouveret 75 palettes, qui représentent 20 tonnes de matériel. Cela inclut les lanceurs, les mortiers, l'électronique, les palettes et bien sûr aussi 2 tonnes de poudre", a expliqué mardi à Keystone-ATS Gérard Scheurer, artificier indépendant et consultant chez Hamberger Swiss Pyrotechnic, revenant sur un article de "24 Heures".

Alignés en rangs serrés, les mortiers contiennent une charge explosive et une bombe, cylindrique ou sphérique. Le calibre de la bombe correspond grosso modo à l'envergure de la fusée. "Une bombe de 75 mm va avoir environ 75 mètres d'envergure au ciel", explique le spécialiste.

A l'artificier d'orchestrer ensuite le ballet pyrotechnique. Pour avoir une bonne vision des feux d'artifice, Gérard Scheurer conseille de ne pas se placer trop près. "Il faut être à 200 ou 300 mètres, voire plus, pour apprécier", estime-t-il.

Il n'a pas constaté de tendance particulière cette année pour les feux du 1er Août. "La palette des couleurs est plus restreinte que par le passé. Pour des questions de protection de l'environnement, on ne peut plus utiliser certaines poudres chimiques", explique-t-il.

Sécurité oblige tous les feux seront tirés depuis la rive. "Il n'y a plus d'artificiers sur les embarcations depuis 2013".

(ATS / KEYSTONE - SALVATORE DI NOLFI)

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Suisse Romande

Le brassage des eaux du Léman est toujours incomplet

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Une nouvelle fois, l'hiver n'a pas été assez vigoureux pour permettre un brassage complet des eaux du Léman. (Image prétexte - ©KEYSTONE/LAURENT DARBELLAY)

Le brassage hivernal des eaux du Léman n'a été que partiel cet hiver. Pour la neuvième année consécutive, les eaux du fond du lac ne se sont pas mélangées aux eaux de surface.

Cet hiver, le brassage a atteint 145 mètres de profondeur et n'a donc pas atteint le fond du lac, explique lundi la Commission internationale pour la protection des eaux du Léman (CIPEL). Le dernier brassage complet remonte à l'hiver rigoureux 2011-2012.

La répétition de ces brassages incomplets entraîne une augmentation de la température au fond du lac et une diminution de la concentration en oxygène. Cette situation représente un risque d'asphyxie pour les organismes vivants en profondeur.

Le déficit en oxygène au fond du lac entraîne la libération du phosphore contenu dans les sédiments. En l'absence de brassage complet, ce phosphore s'accumule en profondeur, explique la CIPEL.

Lors du prochain hiver rigoureux, un brassage complet remobiliserait ce phosphore en surface et pourrait favoriser la prolifération d'algues. Dans ces conditions, il convient de veiller à diminuer les apports en phosphore d'origine humaine, recommande la commission.

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Culture

Il n’y aura pas non plus de Paléo en 2021

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A défaut d’un Paléo habituel, comme ici en 2018, l’organisation avait imaginé 45e Parallèle, une version covid-compatible du festival. Face aux incertitudes liées à la pandémie, Paléo annonce renoncer. (Image d’archives - ©LFM/Ribeiro)

À 100 jours du festival, Paléo renonce. Sa formule covid-compatible et réduite du 45e Parallèle n’aura pas lieu cet été. Les trop nombreuses incertitudes liées à la situation sanitaire et aux restrictions qui l’accompagnent ont eu raison de son maintien. La survie financière du festival est en jeu.

L’annonce est tombée comme un couperet sur l’été : Il n’y aura pas de Paléo Festival en 2021. Un festival, même sous la forme réduite du 45e Parallèle annoncé en février, n’est pas réalisable. En cause, les trop nombreuses inconnues qui entourent l’évolution épidémiologique du coronavirus.

Si la situation est complexe, l’équation est simple, explique l’organisation. Pour mettre ce projet en route, un certain nombre de conditions impératives doivent être remplies parmi lesquelles une jauge minimale de spectateurs autorisée par les autorités, la compatibilité des exigences sanitaires avec l’expérience du public, les garanties en cas d’annulation ou encore la disponibilité des artistes. A 100 jours de l’événement, impossible d’obtenir les cautions nécessaires. Or chaque jour de travail supplémentaire engendre des frais qui creusent « un inéluctable déficit ». Et Daniel Rossellat d’expliquer: « Nous nous trouvons dans une situation kafkaïenne. Quand bien même les autorités nous annonceraient de bonnes nouvelles au sujet de la capacité d’accueil par exemple, nous n’avons aucune certitude quant à l’autorisation qui nous serait donnée ou non, ni dans quel délai. Si nous devions lancer le chantier et que l’événement nous était finalement interdit, le risque de déficit pourrait alors nous être insupportable. » On le comprend, c’est donc bel et bien l’existence même de Paléo qui est en jeu dans cette décision. L’organisation préfère ainsi renoncer pour assurer la pérennité de ce festival qui compte parmi les plus grands d’Europe. Une décision qu’elle qualifie de responsable et raisonnable.

Lourdes conséquences financières

Reste que c’est un coup dur. La situation va inévitablement avoir de lourdes conséquences financières pour le festival. En tant qu’association à but non lucratif, Paléo génère près de 80% de ses recettes grâce à la vente de billets, de nourriture et de boissons lors de l’événement. L’organisation dit travailler d’arrache-pied pour atténuer l’impact de ce contexte difficile. Elle annonce par ailleurs qu’elle n’envisage pas de licenciements. Elle prévoit cependant de mettre certains de « ses talents et forces à disposition de projets communautaires de la région de Nyon ».

Rendez-vous en 2022

Que les inconditionnels se rassurent, l’équipe de Paléo annonce s’atteler d’ores et déjà à l’édition 2022. Elle se tiendra du 19 au 24 juillet. Tous les billets et abonnements achetés restent valables pour la prochaine édition. Quant au très attendu concert de Céline Dion – programmé à l’origine en 2020 –, les programmateurs sont actuellement en discussion avec l’artiste et espèrent annoncer une nouvelle date prochainement.

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Suisse Romande

Moutier se réveille jurassienne

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Le drapeau du canton du Jura, peint sur le sol de la Place de la gare de Moutier, n'était déjà plus complet lundi matin, des bouteilles cassées dessus ayant fait couler la peinture. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Moutier s'est réveillée lundi en tant que future ville jurassienne. A part de nombreux détritus devant la gare et sur la Place de l'Hôtel de ville, rien n'indique qu'il s'est passé dimanche une votation historique sur l'appartenance cantonale.

La situation sanitaire et la fermeture des restaurants et bars ont écourté la fête, par rapport à 2017 où les Pro-Jurassiens avaient fêté toute la nuit et jusqu'au petit matin. Les Jurassiens sont repartis dimanche soir avec les derniers trains, en chantant la Rauracienne sur le quai de gare.

Le drapeau jurassien, qui avait été installé dimanche sur la façade de l'hôtel de ville après le oui des Prévôtois à un rattachement au canton du Jura, avait été retiré lundi matin.

Les citoyens prévôtois ont voté clairement dimanche, à 54,9%, en faveur d'une sortie du canton de Berne. Ils ont été 2114 à se prononcer en faveur du rattachement au canton du Jura et 1740 à s'y opposer, avec un taux de participation de 88%.

Avec 374 suffrages de différence, la victoire des autonomistes est plus nette que lors du scrutin de 2017, qui s'était joué pour 137 voix avant d'être invalidé par la justice bernoise pour des irrégularités. Au vu de cet écart, gagnants et perdants ont estimé que la Question jurassienne était désormais close.

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Suisse Romande

Valais: Le PDC perd la majorité absolue

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Le PDC valaisan a perdu sa majorité absolue dimanche: Serge Gaudin ne siégera pas au Conseil d'Etat. (©KEYSTONE/OLIVIER MAIRE).

Le PDC a perdu dimanche son troisième siège et la majorité absolue au Conseil d'Etat valaisan. Un séisme dans l'histoire du canton dominé par les démocrates-chrétiens. Le nouveau gouvernement comptera 2 PDC, 1 PLR, 1 PS et 1 UDC.

Le démocrate-chrétien Serge Gaudin n'a pas réussi à accéder au gouvernement valaisan. Avec 37'414 voix, il est arrivé loin derrière ses deux colistiers, les sortants réélus Roberto Schmidt et Christophe Darbellay. Serge Gaudin a été lâché par le Haut-Valais où il a perdu 6340 voix par rapport au premier tour. Un retard qu'il n'a pas réussi à combler avec les voix engrangées dans le Valais romand.

"La déception est à la hauteur des efforts consentis durant la campagne: énorme!", réagit auprès de Keystone-ATS Joachim Rausis. Le président du PDC du Valais romand "ne jette pas la pierre" aux Hauts-Valaisans qui ont resserré les rangs autour des deux candidats germanophones, mais il déplore la perte du siège. Il rappelle néanmoins que le PDC pèse toujours 37%, qu'il "reste le plus grand parti du canton" et qu'il va "rebondir".

Mobilisation du Haut-Valais

Comme au premier tour, le Haut-Valaisan Roberto Schmidt (PDC) arrive en tête avec 55'698 voix. Il est suivi de près par Franz Ruppen (UDC), l'autre germanophone, qui cumule 50'982 suffrages. Tous deux ont pu compter sur une très forte mobilisation de leur région. Le candidat UDC a aussi recueilli plus de 3000 voix de plus qu'au premier tour dans la partie francophone.

Cette mobilisation du Haut-Valais a coûté des voix à tous les candidats romands. Dans l'ensemble du canton, le socialiste Mathias Reynard arrive en troisième position avec 49'094, suivi du PLR sortant Frédéric Favre (48'990 voix) et du démocrate-chrétien Christophe Darbellay (43'799). Ce dernier, de fait élu en tant que seul représentant du Bas-Valais, fait beaucoup moins bien qu'au premier tour.

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Un Bernois meurt dans une avalanche sur les hauts de Zinal

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L'avalanche s'est produite sur les hauts de Zinal (VS) dans le secteur "Blanc de Moming" (©POLICE CANTONALE VS).

Un Bernois de 42 ans a perdu la vie mardi dans une avalanche qui s'est déclenchée dans le secteur "Blanc de Moming" sur les hauts de Zinal dans le Val d'Anniviers (VS). Rapidement arrivés sur les lieux, les secouristes n’ont pu que constater le décès du quadragénaire.

Il faisait partie d'un groupe de cinq personnes dont un guide qui évoluaient à pied, skis sur le sac, sur l’itinéraire du "Tour du Ciel" à quelque 3450 mètres d’altitude, a indiqué mercredi la police cantonale. L'avalanche de type plaque à vent s'est produite peu avant 11h00, entre la cabane du Grand Mountet et celle d’Arpitettaz, emportant avec elle le malheureux domicilié dans le canton de Berne.

Le Ministère public a ouvert une instruction. Onze personnes ont perdu la vie en Valais cette saison dans des avalanches.

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