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Suisse Romande

Une micro-brasserie à Echallens qui a déjà tout d’une grande

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Suite de notre découverte de quelques micro-brasseries vaudoises. La fabrication de bière à la mode artisanale qui a connu un véritable boom ces dernières années dans le canton. Elles sont aujourd’hui légion, principalement amateurs. Direction le Gros-de-Vaud, à Echallens à la Challensoise.

C’est un modèle presque unique : une micro-brasserie annexée à un bar à vin. La Challensoise a vu le jour il y a moins d’une année à Echallens. Elle est en fait la petite sœur du Cellier, une vinothèque implantée depuis déjà plusieurs années dans la zone industrielle de la localité.

Landry Pahud, associé à la Brasserie la Challensoise :

Landry Pahud
Associé, La Challensoise
Landry Pahud Associé, La Challensoise

 

Et avoir un brasseur déjà expérimenté, ça aide forcément à monter sa brasserie :

Landry Pahud
Associé, La Challensoise
Landry Pahud Associé, La Challensoise

 

Aujourd’hui, malgré son jeune âge, la Challensoise produit déjà des quantités de bière conséquentes. Landry Pahud :

Landry Pahud
Associé, La Challensoise
Landry Pahud Associé, La Challensoise

 

Particularité de la Challensoise : la vente directe représente près des 2/3 des ventes. Il y a un bar et de longues tables pour profiter directement sur place des 4 bières différentes produites par la brasserie. Le tout avec une vue imprenable sur la salle de brassage.

Landry Pahud :

Landry Pahud
Associé, La Challensoise
Landry Pahud Associé, La Challensoise

 

Aujourd’hui, la Challensoise compte 3 employés pour un 2,5 équivalent temps plein. Pour une micro-brasserie c’est une exception. Mais pour Landry Pahud c’est la preuve que l’on peut vivre de la bière :

Landry Pahud
Associé, La Challensoise
Landry Pahud Associé, La Challensoise

 

Pour la suite, l’équipe de la Challensoise souhaite continuer à se développer. Notamment en élaborant des bières éphémères au gré des saisons.

Et pour en savoir plus sur la bière d’Echallens, rendez-vous sur leur page Facebook : « La Challensoise ».

 

 

 

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Suisse Romande

REFORMER, un outil romand pour mieux répartir les médecins

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Avec REFORMER, patients, médecins, hôpitaux et cantons devraient en tirer des avantages. (©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

A l'avenir, afin d'éviter les pénuries dans certains domaines, les médecins seront orientés dans leur choix de formations post-graduées selon les besoins de la population. C'est l'objectif d'un nouvel outil officiellement lancé lundi par les cantons romands.

Ce processus, intitulé REFORMER (RÉorganisation de la FORmation post-graduée en MEdecine en Suisse Romande) a quatre missions, indique lundi la Conférence Latine des Affaires Sanitaires et Sociales dans un communiqué. A terme, patients, médecins, hôpitaux et cantons devraient en tirer des avantages.

Le premier objectif consiste à avoir une vue d'ensemble de la situation en produisant "des indicateurs sur la formation post-graduée et la démographie médicale". Il s'agit aussi "de réguler et répartir les places de formation entre les différents établissements formateurs en Suisse romande", puis d’orienter les médecins en formation dans les disciplines en fonction des besoins. Enfin, cet outil participe à une répartition des ressources médicales entre les hôpitaux et les différentes régions.

Toutes ces mesures doivent permettre d'améliorer la formation des médecins qui "auront la certitude de trouver en fin de parcours un emploi adapté à leur formation". De leur côté, les hôpitaux auront moins de difficulté à trouver des médecins pour certains services. Quant aux cantons, ils pourront réguler la formation des médecins selon les besoins de leur population et "auront un meilleur contrôle sur les montants financiers qu’ils y consacrent".

Vers une institution romande

Les deux cantons universitaires de Genève et de Vaud ainsi que le Jura, Neuchâtel et le Valais romand sont partie prenante à la démarche. Fribourg se tâte encore. Si REFORMER concerne avant tout les structures romandes, les filières de formation devront tisser des liens très étroits avec les hôpitaux situés en Suisse allemande

La première étape consistera en la création d’une institution romande pour la formation médicale post-graduée qui intégrera tous les partenaires concernés et qui sera placée sous la gouvernance des cantons. Les premières filières de formation sont en cours de constitution et le poste de directeur·trice sera prochainement mis au concours, conclut la Conférence Latine des Affaires Sanitaires et Sociales.

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Suisse Romande

Valais: Le PDC s'érode, mais conserve la majorité des présidences

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Le nouveau président de la commune de Collombey-Muraz (VS) est connu: le conseiller communal socialiste Olivier Turin a remporté le duel face à une autre sortante, la démocrate-chrétienne Sandra Cottet Parvex. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le PDC s'est érodé en Valais après l'élection dimanche des présidents de quinze communes encore disputées. Il dirige toutefois encore une moitié des exécutifs du canton. Le PLR et l'UDC progressent légèrement, le PS conserve ses acquis.

Douze communes du Valais romand et trois du Haut-Valais sur les 122 que compte le canton attendaient encore leur président(e) dimanche. Parmi elles, Collombey-Muraz, bastion PDC depuis des décennies, où le socialiste Olivier Turin engrange 1268 voix, remportant la mise face à la démocrate-chrétienne Sandra Cottet Parvex qui récolte 1019 voix.

"Olivier Turin est la meilleure personne pour reprendre la commune", réagit la présidente du PS du Valais romand Barbara Lanthemann auprès de Keystone-ATS. Elle y voit un symbole fort dans le Chablais. Elle estime aussi que l'alliance conclue entre le PDC et l'UDC pour porter Sandra Cottet Parvex n'a pas plu aux citoyens.

Le PDC fait les frais des affaires

Après Val de Bagnes et les constructions illicites, le PDC perd une seconde commune empêtrée dans des affaires. Collombey-Muraz était présidée jusqu'ici par l'ancien conseiller Yannick Buttet. "Nous sommes déçus, mais le résultat n'enlève rien aux mérites de notre candidate qui avait en face d'elle un candidat avec une aura cantonale en tant que président du Grand Conseil", a réagi le président du PDC du Valais romand Joachim Rausis.

Au total, le PDC reste le parti qui compte le plus de présidences de communes dans le canton. Mais si dans le Haut-Valais il se maintient avec plus d'une trentaine de sièges sur 63 (en comptant les élus de listes d'alliances), dans le Valais romand il passe de 33 à 29 présidents sur 59 communes.

"Il y a une petite érosion, dans la suite logique du premier tour. C'est un coup de semonce pour le parti et nous devrons serrer les rangs pour les cantonales de l'an prochain", admet Joachim Rausis.

Le PLR dépasse son objectif

Le PLR de son côté passe de 19 présidences à 17 sur les 122 communes du canton. Il dépasse son objectif de 16 affiché avant le scrutin, selon le secrétariat de la formation. Le parti pourrait même en gagner une dix-huitième présidence à Brigue, en ballottage dimanche, mais où son candidat Mathias Bellwald fait la course en tête.

Pour mémoire, le PLR a perdu automatiquement trois présidences après la fusion de Veyras, Venthône et Miège (commune de Noble-Contrée) ainsi que de Charrat et Martigny (commune de Martigny). Toutes les cinq étaient en effet présidées par des libéraux-radicaux.

Avec ces deux fusions plus celle de Bagnes et Vollèges (commune de Val de Bagnes), le canton est passé de 126 à 122 communes, dont 59 dans le Valais romand.

Première socialiste présidente

Le PS se maintient avec quatre présidences (Albinen, Chippis, Evionnaz et Collombey-Muraz). Barbara Lanthemann a vu avec "particulièrement de plaisir" l'élection de la première femme socialiste à la tête d'une commune valaisanne avec la désignation de Valérie Santacroce-Tacchini à Evionnaz.

Quant à l'UDC, il tient pour l'heure les rênes de quatre communes dans le Haut-Valais (Fieschertal, Obergoms, Naters, Saint-Nicolas) et a décroché sa première présidence dans le Valais romand avec Hérémence. Tous ces présidents ont été élus tacitement dans la foulée des communales du 18 octobre.

Enfin, les Verts qui disposent désormais de 13 sièges dans les exécutifs communaux, avaient renoncé à présenter des élus pour la présidence.

Ballottage à Brigue

A Brigue, le scrutin de dimanche a abouti à un ballottage entre les quatre candidats en lice (2 PDC, un PLR, un UDC) pour succéder à l'indépendant Louis Ursprung. Le libéral-radical Mathias Bellwald a une confortable avance avec 2173 voix.

Le candidat UDC Michael Graber indique dimanche sur le site du Walliser Bote qu'avec un résultat aussi clair en faveur du libéral radical, "le peuple a déjà tranché" et qu'un deuxième tour le 29 novembre serait "une perte d'argent, de temps et d'énergie". Seul le candidat PDC Patrick Amoos, second meilleur score à 700 voix du premier, indique "qu'il doit réfléchir à la suite".

Hommes surreprésentés

Du côté des genres, les hommes sont toujours largement surreprésentés, malgré une hausse du nombre d'élues. Au total, lors de la prochaine législature, 18 femmes dirigeront des communes valaisannes, contre douze actuellement.

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Suisse

Les cantons romands toucheront plus d'argent de la péréquation

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La péréquation financière est favorable aux cantons romands en 2021. (Image d'archive - ©KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Les cantons romands recevront davantage d'argent de la péréquation financière l'an prochain. De son côté, Genève verra sa facture baisser. Le Conseil fédéral a confirmé mercredi les annonces de juillet.

A la demande des directeurs cantonaux des finances, une adaptation de la base de données des cantons de Berne et de Zurich a eu lieu. Celle-ci se répercute sur les versements. Le canton de Genève devra verser au total 189,5 millions de francs l'an prochain contre 274,9 millions en 2020.

Fribourg recevra 458 millions de francs contre 387,4 millions cette année. La hausse est également confirmée dans le canton de Vaud, avec 87,7 millions (72,2 millions en 2020), en Valais avec 785,1 millions (759 millions), à Neuchâtel avec 249,2 millions (237,8 millions) et dans le Jura avec 167,8 millions (167,5 millions).

Vaud et Genève sont les deux cantons romands à fort potentiel de ressources.

Moins d'argent pour Berne

Principal bénéficiaire de la péréquation en chiffres absolus, le canton de Berne touchera l'an prochain 916,3 millions de francs, soit 184,9 millions de moins qu'en 2020. Côté cantons riches, Zurich versera le plus (499,6 millions), même si sa facture diminuera légèrement (-17,2 millions).

La somme par habitant restera la plus haute à Zoug, avec 2662 francs. Au total, le canton, deuxième plus important contributeur du pays, versera 331,8 millions de francs. Vient ensuite le canton de Schwyz avec 199,3 millions.

Par rapport à 2020, l'indice des ressources augmentera dans quatorze cantons et diminuera dans douze. La plus forte hausse de l'indice est observée dans les cantons de Zoug (+4,2 points), d’Appenzell Rhodes-Intérieures (+3,5 points) et de Berne (+2,8 points). C'est dans les cantons de Genève (-5,8 points), de Schwyz (-5,6 points) et de Nidwald (-4,5 points) que la baisse est la plus nette.

Tous les cantons ayant un indice de ressources inférieur à 70 points atteindront la dotation minimale garantie de 87,1 points après péréquation des ressources. En 2021, il s’agit du Jura et du Valais.

Trois fonds

Au total, les sommes versées diminueront de 67 millions par rapport à l'année précédente pour atteindre 5,2 milliards de francs. La péréquation repose sur trois fonds. Le premier (péréquation des ressources) vise à aider les cantons à faible potentiel. La Confédération y versera 2,4 milliards (-4,9%) et les cantons 1,6 milliard (-4,9%).

Le second fonds vise à compenser les charges excessives des cantons. La contribution ordinaire de la Confédération s'élèvera à près de 721 millions de francs.

Elle sera répartie à parts égales entre la compensation des charges excessives dues à des facteurs géo-topographiques et celles dues à des facteurs socio-démographiques. En raison de la baisse du niveau des prix, elle diminuera de 1,1 % par rapport à 2020.

En outre, la contribution destinée à la compensation des charges excessives dues à des facteurs socio-démographiques augmentera de 80 millions de francs en 2021. Au total, 360 millions seront ainsi consacrés à la compensation des charges excessives dues à des facteurs géo-topographiques et 440 millions à la compensation des charges excessives dues à des facteurs socio-démographiques.

Enfin, la compensation des cas de rigueur vise à garantir qu'aucun canton pauvre ne subisse une dégradation de sa situation financière en raison du passage, intervenu en 2008, à l'actuel système de péréquation. Le montant versé diminuera de 6,7% à 245 millions. Pour 2021, les 18 cantons à faible potentiel bénéficieront de paiements s'élevant à 80 millions de francs.

Coronavirus pas pris en compte

Les années de calcul 2015, 2016 et 2017 sont déterminantes pour le calcul de la péréquation des ressources de 2021. La pandémie de coronavirus n'a donc pas d'effet sur les chiffres présentés, précise le gouvernement.

L’année 2021 est la deuxième année de transition de la réforme de la péréquation financière de 2020. La valeur cible de la dotation minimale garantie passera de 87,7 % en 2020 à 87,1 % de la moyenne suisse en 2021. Les cantons à faible potentiel de ressources bénéficieront pour la première fois de paiements visant à atténuer les conséquences financières de la réforme.

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Les premiers tests rapides se déploient en Suisse romande

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Le personnel soignant a commencé à procéder aux tests rapides à Lausanne. (©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Les cantons commencent à déployer les tests rapides antigéniques pour détecter le coronavirus. Les prélèvements ont débuté lundi à Lausanne. Le canton de Fribourg suivra mardi et Genève mercredi, alors que la situation reste sérieuse, selon Alain Berset.

"Nous venons de commencer à introduire" ces tests rapides à Unisanté, près du CHUV à Lausanne. "Pour l'instant, cela se passe très bien", a déclaré lundi à Keystone-ATS Valérie d'Acremont, infectiologue à Unisanté et professeure à l'Université de Lausanne.

La procédure est pratiquement la même pour un test antigénique que pour un test PCR. La seule différence, c'est que la personne testée reçoit le résultat après 15 minutes au lieu d'attendre plusieurs jours. "Tout le reste se passe de la même manière", a ajouté l'infectiologue.

Stopper les chaînes de transmission

Un frottis est réalisé au fond du nez, puis une gouttelette est déposée sur le test. Le résultat apparaît sous forme de bande dans le quart d'heure qui suit. L'avantage ? "On peut motiver les gens à s'isoler tout de suite et à stopper les chaînes de transmission beaucoup plus rapidement", a ajouté Mme D'Acremont.

Le canton de Vaud va recevoir quelque 30'000 tests cette semaine, a indiqué le Département de la santé et de l'action sociale (DSAS). Ces tests rapides sont actuellement disponibles dans les filières d'Unisanté qui fonctionnent comme centre de dépistage.

Les pharmacies et les médecins généralistes seront intégrés dans un deuxième temps, pour autant qu'ils remplissent les exigences cantonales et en fonction des contraintes d'approvisionnement. Des tests rapides devraient ainsi être disponibles dans certaines pharmacies d'ici la fin novembre, a précisé le DSAS. Les discussions sont encore en cours pour les cabinets médicaux.

En pharmacie à Fribourg et Genève

A Fribourg, ce type de test pourra être réalisé dès mardi dans les pharmacies autorisées. Le test antigénique sera également disponible auprès d’une grande partie des médecins de premier recours.

Genève a pour sa part annoncé que ces tests rapides seront déployés à large échelle dès mercredi. La Protection civile (PC) a été appelée en renfort pour effectuer ces dépistages, alors que l'ensemble du réseau de soins est mobilisé pour faire face à l'afflux de malades. Dans le Jura, les tests sont annoncés pour ces prochains jours au centre de dépistage actuel. L'ouverture à des "acteurs privés" est en discussion.

Alléger la pression

L'introduction de ces tests rapides devrait alléger la pression sur les laboratoires et permettre une augmentation "massive" des capacités de test (+50'000), estime l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), interrogé par Keystone-ATS.

Comme le nombre de tests a considérablement augmenté depuis la fin d'août et que la demande quotidienne de réactifs est supérieure à l'offre actuelle, les laboratoires doivent puiser dans les réserves qu'ils ont constituées au cours de l'été. L'OFSP estime que ces goulets d'étranglement devraient se résorber grâce à l'utilisation de tests rapides.

La Confédération a déjà commandé une première livraison d'environ 150'000 tests rapides aux cantons. D'autres livraisons peuvent être effectuées et il existe suffisamment de tests rapides. La capacité de tests sera portée à un total de 80'000 par jour.

Situation "sérieuse"

Comme le résultat du test antigénique rapide est moins fiable que celui des tests PCR, il est indiqué uniquement dans certaines situations, a précisé le canton de Fribourg. La personne doit présenter des symptômes depuis moins de quatre jours, ne doit pas faire partie des personnes vulnérables et ne doit pas travailler dans le domaine des soins.

"C'est un complément aux tests que l'on a aujourd'hui, il ne faut pas les gaspiller", a déclaré Alain Berset en visite dans le canton du Jura. Pour le conseiller fédéral, le problème aujourd'hui n'est plus le matériel comme lors de la première vague mais le personnel hospitalier qui travaille sous une très forte pression.

Plus globalement, le ministre de la santé estime que "la situation n'est pas propice à la détente et reste sérieuse". Même si la situation ne se détériore plus aussi rapidement comme en témoignent les derniers chiffres, il est "trop tôt pour parler d'un retournement de tendance", a-t-il ajouté. "Il faut surtout ne pas se relâcher maintenant".

Selon les chiffres publiés par l'OFSP, la Suisse compte 17'309 cas supplémentaires de coronavirus en 72 heures. Il y a une semaine, le pays en dénombrait 21'926. Cent soixante-neuf décès supplémentaires sont à déplorer et 536 malades ont été hospitalisés.

Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d'infections est de 104'938. Sur les deux dernières semaines, le pays compte ainsi 1213,9 nouvelles infections pour 100'000 habitants.

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Suisse Romande

Plainte de Darius Rochebin contre Le Temps

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Darius Rochebin, ex-présentateur star de la RTS, a déposé plainte pénale pour diffamation contre Le Temps. (Image d'archive - ©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Darius Rochebin a déposé une plainte pénale lundi pour diffamation contre Le Temps, ont annoncé ses avocats à l'AFP. Le quotidien a mis en cause dans une longue enquête l'ex-présentateur star de la RTS pour des paroles et des actes "déplacés".

"À aucun moment il (ndlr. M.Rochebin) n'a cherché à obtenir des relations non consenties ou illicites, ni procédé à des échanges de faveurs de quelque nature que ce soit", indiquent dans un courrier adressé à l'AFP les avocats du journaliste, Francis Szpiner et Vincent Solari. Bien que "très attaché à la liberté d'informer", leur client "ne saurait accepter de voir son honneur ainsi mis en cause", ajoutent-ils.

Contacté par Keystone-ATS, Me Vincent Solari indique pour sa part qu'il va "engager très prochainement une procédure pénale". Publiée le 31 octobre, cette enquête du Temps relate des témoignages de femmes qui auraient subi des gestes déplacés de la part de Darius Rochebin. Il est aussi question de faux profils Facebook qu'aurait utilisés l'ex-présentateur du 19.30 pour entrer en contact avec de jeunes hommes visant une carrière journalistique.

"Amalgame"

"Darius Rochebin est victime d'une série d'allégations, d'insinuations et d'amalgames, qui le présentent sous un jour qui ne correspond aucunement à la réalité", ajoutent les avocats. "Darius Rochebin n'a jamais bénéficié d'une quelconque loi du silence comme l'affirme faussement l'article incriminé", ajoutent-ils.

Selon les défenseurs, "l'article incriminé mélange de prétendus éléments de sa vie privée, des propos anonymes, des ragots, avec des affaires d'un autre ordre liées à la RTS". Ils dénoncent un "amalgame avec les accusations contre deux cadres de la RTS (dont les noms n'ont pas été publiés) et qui ont fait l'objet de plaintes et d'enquêtes internes en raison de l'autorité hiérarchique qu'ils exerçaient au sein de la RTS".

Sérénité

Gaël Hurlimann, co-rédacteur en chef du Temps, n'est pas surpris de cette plainte, étant donné que les défenseurs de Darius Rochebin avaient annoncé dès la parution de l'article qu'ils étudiaient les suites judiciaires à donner à cette affaire. Il se déclare serein dans le cas où il faudrait affronter les tribunaux.

Après la publication de l'article du Temps, Darius Rochebin, qui a rejoint à la rentrée la chaîne française d'information LCI pour présenter tous les soirs un entretien avec une personnalité, s'est retiré temporairement de l'antenne. La chaîne a précisé à l'AFP lundi qu'elle avait confié son émission pour quelques semaines à une autre journaliste.

Une audition

Lundi, l'enquête fouillée du Temps qui met en lumière des comportements problématiques au sein de la RTS a aussi rebondi à Berne. Le président de la SSR, Gilles Marchand, qui était directeur de la RTS de 2001 à 2017, a été interrogé sur ces dysfonctionnements par la commission des télécommunications du Conseil national.

"Nous avons répondu à toutes les questions qui ont été posées" sur ces affaires, a déclaré M. Marchand à Keystone-ATS au terme de l'audition qui était en principe consacrée aux aides en faveur des médias. Les différentes mesures qui ont été prises, notamment les enquêtes indépendantes, ont été expliquées aux membres de la commission.

La SSR a annoncé la semaine dernière l'ouverture d'une enquête visant à renforcer le dispositif en place contre le harcèlement au travail. L'autre enquête se penchera sur la chaîne de responsabilités dans le traitement des cas récemment révélés dans la presse. Deux cadres incriminés par l'article sont suspendus pour la durée l'enquête.

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