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Virus COVID-19

Aide de 700 millions de francs aux entreprises de transports

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Image d'archive (© KEYSTONE/Laurent Gillieron)
Les entreprises de transports publics et de fret ferroviaire recevront un coup de pouce pour contrer les pertes liées à la pandémie de Covid-19. Le Conseil fédéral entend leur octroyer environ 700 millions de francs. Il a transmis mercredi son message au Parlement.

La chute du nombre de passagers, de près de 80% durant le semi-confinement, a fortement affecté les finances des entreprises de transport public, rappelle le gouvernement. Le fret ferroviaire a pour sa part été impacté par la fermeture des entreprises. Les sociétés de transports n'étant pas autorisées à planifier des bénéfices, elles ne pourront pas compenser leurs pertes.

Les mesures prises mercredi visent à assurer la solvabilité des entreprises de transports publics et de transport ferroviaire de marchandises, età éviter qu'elles ne restreignent leur offre. Il existe en Suisse 120 entreprises de transport qui assurent des liaisons sur 1400 lignes dans toutes les régions.

Pas de soutien au trafic local

L'idée de cette aide est venue du Parlement. Les Chambres ont adopté une motion de la commission des transports du National l'exigeant. Après la consultation, le gouvernement n'a fait que des adaptations ponctuelles.

Il a notamment renoncé à verser une contribution forfaitaire unique pour éponger les déficits subis par le trafic local en 2020. "C'est de la compétence des cantons, des villes et des communes", a expliqué la présidente de la Confédération Simonetta Sommaruga lors d'une conférence de presse à Berne. "Ce n'est pas le moment pour le Conseil fédéral de prendre de nouvelles compétences."

Déficit couvert

Les cantons devront par ailleurs aussi passer à la caisse. Le déficit essuyé par le transport régional de voyageurs durant la crise sera couvert à la fois par la Confédération et par les cantons. Chacun devra débourser 290 millions de francs. Les entreprises bénéficiaires devront également participer aux coûts à hauteur de 220 millions, en utilisant notamment leurs réserves.

Le programme de réduction progressive des indemnités en transport combiné sera suspendu pour les années 2020 et 2021. Une contribution unique de 70 millions est prévue pour la couverture des déficits en fret ferroviaire et d’autres entreprises actives dans le transfert des marchandises de la route au rail.

Le fonds d'infrastructure ferroviaire (FIF) sera aussi soutenu. Il bénéficiera d'une augmentation unique de l'apport de la redevance sur le trafic des poids lourds liée aux prestations. De plus, il pourra s’endetter à nouveau pendant l’année en cours. Son obligation de remboursement des avances de l’ancien fonds FTP a encore été annulée pour l’année 2020.

Une enveloppe fédérale de 330 millions est prévue. Les entreprises contribueront quant à elles à hauteur de 140 millions. Pour les années 2022 et 2023, des mesures seront probablement nécessaires au niveau du pilotage détaillé des projets d’aménagement.

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Suisse

Les écoles ne devraient pas fermer dans l'immédiat

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Une fermerture des écoles aurait des effets négatifs (archives - KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Les écoles obligatoires et postobligatoires ne devraient pas fermer dans l'immédiat. Le Conseil fédéral n'entend pas reprendre la main sur le dossier. C'est une compétence des cantons, a insisté le président de la Confédération Guy Parmelin devant la presse. Pour l'instant, il n'est pas nécessaire de fermer les établissements.

D'autant plus que l'enseignement à distance aurait des répercussions négatives, aussi bien sur la santé psychique des enfants et des jeunes que sur leur scolarité, comme le montrent les conclusions de la Conférence des directeurs cantonaux de l'instruction publique (CDIP) et la task force scientifique. Toutes deux recommandent de maintenir les écoles ouvertes.

Pour la task force, l'enseignement présentiel ne devrait être interdit que si la situation épidémiologique devenait dangereuse ou très dangereuse. Et il devrait être limité au secondaire.

Les mesures prises jusqu'à maintenant ont permis d'éviter des flambées importantes dans les écoles. D'autres mesures pourraient toutefois être nécessaires en cas de large propagation des nouvelles variantes du coronavirus. Des discussions sont en cours pour élaborer différents scénarios à appliquer aux seuls établissements du secondaire.

Pourtant, le canton d'Argovie a déjà décidé mercredi que les étudiants du secondaire II, à savoir des gymnases et des écoles professionnelles, passeront à l'enseignement à distance dès lundi prochain et jusqu'à fin février. Le but est de réduire la forte présence de ces étudiants dans les transports publics. Des exceptions sont toutefois prévues, notamment pour les élèves qui ont besoin d'un soutien particulier.

Baisse des infections

Actuellement, le nombre de nouvelles contaminations, d'hospitalisations et de décès est en baisse, a encore précisé Guy Parmelin. La population se plie dans l'ensemble bien aux nouvelles règles adoptées par le Conseil fédéral.

La situation épidémiologique reste toutefois tendue en raison de la propagation des nouvelles variantes nettement plus contagieuses. Le nombre de contaminations dues à ces mutations continue de doubler chaque semaine.

De plus, une nouvelle souche plus contagieuse, en provenance du Brésil, est venue s'ajouter à celles de Grande-Bretagne et d'Afrique du Sud. Aucune contamination en dehors du Brésil n'a été recensée jusqu'à présent. Les voyageurs en provenance du pays sont déjà soumis à une interdiction d'entrée sur le territoire suisse. Et le Brésil a été placé mercredi sur la liste des zones concernées par la quarantaine.

Appel à se faire vacciner

Pour le Conseil fédéral, il est impératif d'abaisser immédiatement et de manière significative le nombre de cas afin d'éviter une augmentation incontrôlée des contaminations par les nouvelles variantes, ainsi qu'une surcharge du système de santé.

La vaccination, dont l'organisation commence à prendre forme, est le meilleur moyen "pour mettre fin à la situation intolérable que nous vivons au quotidien", a ajouté le ministre, appelant la population à se faire vacciner. "Il faut le faire pour protéger nos proches, pour que les gens puissent gagner leur vie et les entreprises reprendre leurs activités et assurer la prospérité du pays."

Guy Parmelin a également rappelé que les personnes ne faisant pas partie des groupes prioritaires peuvent déjà s'inscrire. "Nous sommes prêts à vacciner toutes les personnes qui le souhaitent."

La Suisse a reçu environ 500'000 doses de vaccin. De nouvelles doses sont en cours d'acquisition et de nouveaux contrats doivent être conclus avec d'autres fabricants.

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Vaud

Ils profitaient des fermetures Covid: quatre voleurs interpellés

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Deux des malfrats ayant commis plus d'une trentaine de cambriolages dans le canton de Vaud avaient été arrêtés en avril 2020 grâce au flair du chien Snatch (ici encore une nouvelle recrue). (Archives - KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

La police vaudoise a interpellé et placé en détention une bande de quatre voleurs, auteurs d'une trentaine de cambriolages dans le canton entre décembre 2019 et avril 2020. Ils avaient notamment profité des fermetures dues au coronavirus.

Les quatre individus des Balkans ont commis de nombreux vols et tentatives de vols dans des commerces, restaurants, entreprises et appartements, s’attaquant en particulier aux coffres-forts. Opportunément, ils ont commis leurs méfaits durant la crise du coronavirus, lors de la fermeture de certains établissements, entre mars et avril 2020, écrit la police cantonale mercredi dans un communiqué.

Le 18 avril 2020, deux d'entre eux, des Kosovars âgés alors de 39 et 40 ans, ont été arrêtés en flagrant délit de cambriolage d’un commerce à La Sarraz avec l'aide du chien Snatch de la Brigade canine. Grâce à ces interpellations et aux investigations policières, deux autres auteurs ont par la suite, été appréhendés. Il s’agit de deux de leurs compatriotes âgés de 37 et 39 ans, séjournant illégalement dans le pays.

Préjudice important

Pour commettre leurs délits, les malfrats ont agi en bande, dans diverses compositions, depuis décembre 2019. Les quatre prévenus ont à leur actif plus d’une trentaine de cas dans le canton. Le préjudice se monte à plus de 300'000 francs, sans compter les multiples dégâts occasionnés sur les lieux des vols.

Une procédure est instruite à leur encontre par le Ministère public Strada. Ils ont été placés en détention.

La police conseille aux personnes devant clore leurs établissements d'emporter toutes les valeurs y compris ce qui se trouve dans les coffres-forts et de fermer portes et fenêtres, sans oublier les pièces annexes (cave, garage, etc.). Il est aussi important de simuler une présence, de passer régulièrement dans les locaux, relever le courrier et enfin d'aviser les voisins de la situation.

 

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International

L'Allemagne prolonge et renforce son arsenal anti-Covid

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Angela Merkel avec le maire de Berlin Michael Müller (à gauche) et le ministre-président de Bavière Markus Söder. (© KEYSTONE/EPA/FILIP SINGER / POOL)

Masques médicaux obligatoires dans les transports, écoles fermées, télétravail: l'Allemagne durcit et prolonge jusqu'à mi-février son arsenal anti-Covid face à la crainte d'une propagation de nouveaux variants plus contagieux.

Il a fallu près de huit heures de négociations entre Angela Merkel et les seize Länder pour tomber d'accord ce nouveau tour de vis. La réunion, prévue pour la semaine prochaine, avait été avancée en raison des craintes liées aux mutations du virus.

"Les restrictions sévères que les gens respectent commencent à porter leurs fruits", a salué la chancelière. Mais "nous devons agir maintenant" contre les variants, en particulier britannique, a-t-elle prévenu.

Restaurants, cafés, enceintes sportives et culturelles sont fermés depuis deux mois et demi et vont le rester jusqu'au 14 février au moins. Les rassemblements privés restent aussi très limités, avec la possibilité de n'inviter qu'une personne issue d'un autre foyer.

Réduire le monde dans les transports publics

A cet arsenal de restrictions s'ajoutent de nouvelles mesures. Les masques médicaux, FFP2 ou chirurgicaux, seront ainsi désormais obligatoires dans les commerces, métros, bus, train et tramways. La Bavière a déjà imposé depuis lundi le port de masques FFP2 dans les transports.

Le télétravail va également s'imposer désormais "partout où cela est possible", au moins jusqu'au 15 mars, et le port de masques médicaux, fournis par l'employeur, quand la présence sur le lieu de travail est indispensable.

Un grand nombre d'Allemands continuent en effet de se rendre sur leur lieu de travail, bien plus, selon le gouvernement, que lors de la première vague épidémique.

L'objectif est de réduire le nombre d'utilisateurs des transports en commun à un tiers du niveau habituel, selon le document de la chancellerie qui a servi de base de négociation. L'idée d'imposer un couvre-feu nocturne a par contre été repoussée.

La colère de Merkel

Une large part de la négociation a porté sur les écoles et crèches, fermées depuis mi-décembre. Angela Merkel militait pour une prolongation généralisée des fermetures jusqu'à mi-février. Mais la chancelière, décrite comme étant "en colère" par plusieurs participants, s'est heurtée à l'opposition de dirigeants régionaux qui plaidaient pour plus de souplesse.

Un échange acerbe a ainsi opposé la ministre-présidente sociale-démocrate du Mecklembourg-Poméranie (nord), Manuela Schwesig, à Mme Merkel, selon les médias allemands. La première a reproché à la seconde un supposé manque d'empathie envers les élèves et employeurs. "Je ne me laisserai pas accuser de tourmenter les enfants ou de ne pas respecter les droits des travailleurs", a répliqué la chancelière.

Après plusieurs interruptions et conciliabules téléphoniques, les participants ont finalement décidé de prolonger la fermeture des établissements jusqu'à mi-février.

Impatience

Motif d'espoir, les mesures draconiennes décrétées juste avant Noël pour ralentir la propagation du virus commencent néanmoins à faire effet. "Nous assistons en ce moment à un léger recul du nombre d'infections" et de patients hospitalisés dans les services de soins intensifs "à environ moins de 5000", a souligné le porte-parole du gouvernement, Steffen Seibert.

Mais, sur le qui-vive, Berlin s'inquiète tout particulièrement de l'importation de variants du virus beaucoup plus contagieux, apparus en Grande-Bretagne et en Afrique du Sud. La chancelière a ainsi prévenu, à deux jours d'un conseil de l'UE consacré aux variants, qu'un rétablissement des contrôles entre pays de l'UE n'était pas exclu si la situation venait à se dégrader.

Mardi, l'institut de veille sanitaire Robert-Koch a annoncé 11'369 nouveaux cas en 24 heures, une baisse par rapport aux 30'000 nouveaux cas recensés certains jours début janvier.

En outre, la grogne monte dans une population qui a fait preuve jusqu'ici d'"une grande discipline", selon la chancellerie, mais qui s'impatiente désormais.

Lenteur de la vaccination

Sur le front économique, l'heure est aussi à l'inquiétude après une année 2020 marquée par une récession historique (recul de 5% du PIB), quoique moins abyssale qu'attendu.

Et si la campagne vaccinale s'est organisée en un temps record, les critiques fusent face à la lenteur supposée de sa mise en oeuvre. Depuis la première injection le 26 décembre, 1,14 million de personnes ont été vaccinées, soit 1,4% de la population.

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Vaud

Pas de tests rapides du Covid-19 à Aigle... pour l'instant

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S’il veut réaliser un test rapide, un Aiglon doit pour l'instant se rendre à Rennaz, Vevey, Martigny ou encore Ollon. (Image d'illustration - ©KEYSTONE/Laurent Gillieron)

A l'heure actuelle, il n'est pas possible de faire un test rapide pour détecter le coronavirus à Aigle. Une situation dangereuse selon le député Stéphane Montangero. Le Conseil d'Etat dit chercher à remédier à ce problème.

Faire un test rapide de dépistage du coronavirus à Aigle ? La démarche est impossible pour l'instant. Un constat qui a surpris le député vaudois socialiste Stéphane Montangero au point d’interpeller le Conseil d’Etat vaudois cet après-midi à l’heure des questions orales du Grand Conseil. A l’occasion de sa réponse, le gouvernement a reconnu qu’Aigle était actuellement dépourvue de cette possibilité de faire des tests rapides. Stéphane Montangero, lui, reste interloqué :

Stéphane Montangero
Député socialiste, VD
Stéphane Montangero Député socialiste, VD

S’il veut réaliser un test rapide, un Aiglon doit donc se rendre à Rennaz, Vevey, Martigny ou encore Ollon. Une situation, selon l’élu, qui met en péril les efforts de freiner la pandémie.

Stéphane Montangero
Député socialiste, VD
Stéphane Montangero Député socialiste, VD

Face au constat, le Conseil d’Etat a assuré que des contacts allaient être entrepris avec des pharmacies et des cabinets médicaux afin de remédier à cela. Une réponse qui ne satisfait qu’à moitié Stéphane Montangero.

Stéphane Montangero
Député socialiste, VD
Stéphane Montangero Député socialiste, VD

Dans sa réponse, le Conseil d’Etat a également assuré qu’Aigle était une exception parmi les communes du canton de 10'000 habitants et plus.

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International

L'UE appelle les 27 à vacciner 70% des adultes d'ici fin août

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L'UE a déjà signé six contrats avec des groupes pharmaceutiques, poursuit ses discussions avec deux autres laboratoires, et pourrait obtenir jusqu'à 2,5 milliards de doses. (©KEYSTONE/EPA/GUILLAUME HORCAJUELO)

La Commission européenne a appelé mardi les pays de l'UE à "accélérer" les vaccinations. L'objectif est de protéger 70% des adultes d'ici fin août contre le coronavirus et 80% des professionnels de la santé et des plus de 80 ans d'ici mars.

Le vice-président de la Commission, Margaritis Schinas, s'est dit confiant dans le fait qu'"à la fin du premier trimestre, l'Europe aura une quantité impressionnante de doses qui pourront être déployées à travers l'UE". La lenteur du démarrage de ces campagnes dans les 27 par rapport au Royaume-Uni, aux Etats-Unis et Israël notamment a été critiquée.

Certificats de vaccination

M. Schinas a aussi indiqué que la Commission travaillait avec les Etats membres pour mettre en place des certificats de vaccination "interopérables entre les Etats membres et rapidement utilisables au sein de l'UE et au-delà."

"Nous avons besoin de certificats de vaccination qui permettraient d'enregistrer clairement les antécédents de vaccination de chaque individu afin de garantir un suivi médical adéquat", a-t-il dit. "Une approche commune de l'UE en matière de certificats (...) ouvrirait également la porte à d'autres utilisations afin d'aider à lever les restrictions", a-t-il dit.

Une allusion à la proposition émise par la Grèce, soucieuse de sauver son secteur touristique, qui prône la mise en place d'un passeport vaccinal pour que les personnes vaccinées puissent voyager. Une initiative qui suscite les réticences de plusieurs pays.

Augmenter le séquençage

A la suite de l'apparition de variants du Covid-19, plus contagieux, la Commission a aussi demandé aux Vingt-Sept d'augmenter le séquençage à au moins 5-10% des résultats de tests positifs. Elle s'est dite prête à les aider en mobilisant des fonds.

"A l'heure actuelle, beaucoup de pays européens testent moins de 1% des échantillons, ce qui est bien trop faible pour identifier la progression des variants ou pour en détecter de nouveaux", a indiqué la commissaire européenne à la Santé Stella Kyriakides.

L'UE a déjà signé six contrats avec des groupes pharmaceutiques, poursuit ses discussions avec deux autres laboratoires, et pourrait obtenir jusqu'à 2,5 milliards de doses. Seuls les vaccins de Pfizer-BioNTech et Moderna ont pour l'instant reçu le feu vert de l'Agence européenne des médicaments pour être déployés dans l'UE.

Le régulateur européen se penchera d'ici la fin du mois sur le vaccin d'AstraZeneca. Les deux premiers vaccins autorisés permettent de couvrir 80% de la population européenne (450 millions d'habitants), selon la Commission. La pandémie a causé la mort de 400'000 personnes dans l'UE.

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