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Virus COVID-19

Swissport va réduire de 60% ses effectifs d'ici fin avril

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Des employés de Swissport chargent des bagages dans un avion de la compagnie Swiss International Air Lines. (KEYSTONE/Laurent Gillieron)
Swissport a perdu 70 à 80% de son chiffre d'affaires mondial suite à la paralysie du transport aérien à cause de la pandémie de coronavirus. Le prestataire de services aéroportuaires compte mettre en congé ou en chômage technique 60% de ses effectifs d'ici fin avril, a affirmé le directeur général Eric Born dans une interview accordée à CNN Money Switzerland.

"La situation est extrêmement critique", a assuré M. Born dans un entretien enregistré mercredi. "En très peu de temps, nous avons perdu 70 à 80% de nos revenus mondiaux". Ses revenus opérationnels avaient atteint près de 3 milliards d'euros (3,2 milliards de francs) en 2018. "Il est quasiment impossible pour nous de réduire les coûts de manière assez rapide pour limiter la consommation des liquidités". Le patron assure avoir amputé son salaire de base de 50%.

Des mesures ont aussi été prises vis à vis des salariés, comme "la mise en congé ou le chômage technique". "Nous espérons traverser cette crise (...) et reprendre ces employés quand les revenus et le trafic repartiront". Fin septembre 2019, Swissport disposait de 66'000 employés et était présent dans 307 aéroports situés dans une cinquantaine de pays.

La société, qui fait partie du groupe chinois HNA, s'occupe des services d'enregistrement et d'embarquement, de manutention des bagages, du déplacement des avions, du chargement du fret ou de la sûreté aérienne.

Elle a demandé autour de la mi-mars l'aide du Conseil fédéral. Les 5000 employés de la société en Suisse travaillaient déjà à temps partiel ou allaient y être soumis.

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Suisse

Guy Parmelin: la Confédération soutient les apprentis

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(KEYSTONE/Peter Klaunzer)
Si les entreprises connaissent des difficultés à cause de la crise, il y a un risque que les apprentis perdent leur place d'apprentissage. Selon Guy Parmelin, la Confédération a édicté un nouveau règlement pour garantir les places d'apprentissage dans de tels cas.

Les entreprises qui bénéficient du chômage partiel ne peuvent normalement pas engager de personnel supplémentaire, explique le ministre de l'économie dans une interview publiée samedi dans les journaux alémaniques de Tamedia. La Confédération a toutefois décidé d'accorder une exception à ce gel de l'embauche en ce qui concerne les apprentis, indique Guy Parmelin. Ce changement entrera en vigueur en juin.

Différences régionales

La situation sur le marché de l'apprentissage n'est pas la même dans toutes les régions du pays. En Suisse alémanique, presque autant de contrats d'apprentissage avaient été signés fin avril qu'à la même période l'an passé, note le conseiller fédéral. La situation est plus tendue en Suisse romande. Sur l'Arc lémanique, seuls 40% de contrats ont été conclus par rapport à l'année passée, illustre le Vaudois.

Et de préciser que ces différences sont aussi en partie dues au fait les contrats d'apprentissage ont été conclus plus tôt en Suisse alémanique et avaient donc déjà été signés avant la crise.

L'Etat apporte un soutien financier pour les jeunes qui ne trouvent pas de places. "Les places d'apprentissage ne sont pas directement subventionnées. Mais nous soutenons les projets des cantons et des organisations économiques qui encouragent l'apprentissage", par exemple par le biais du coaching et du mentoring, explique Guy Parmelin.

Du côté des cantons, Vaud a déjà annoncé qu'il allait débloquer seize millions pour soutenir les apprentis et les entreprises formatrices. Afin de favoriser l'embauche, il subventionnera la moitié du salaire annuel des apprentis qui débuteront leur cursus en août prochain.

Une étude des universités de Berne et Zurich a conclu récemment qu'en raison de la crise du coronavirus, entre 5000 et 20'000 contrats d'apprentissage en moins seront signés ces cinq prochaines années.

Relancer l'économie

Le ministre s'est également exprimé sur la façon de relancer l'économie. Selon lui, il ne faut aucune taxe ou impôt supplémentaire afin de préserver le pouvoir d'achat. C'est pourquoi le Conseil fédéral a décidé de ne pas augmenter les cotisations salariales pour faire face à l'augmentation des charges dues au chômage partiel.

De plus, la suppression des droits de douane sur les produits industriels se trouve entre les mains du Parlement. Le projet date d'avant la pandémie, mais s'avère aujourd'hui un coup de chance, note le conseiller fédéral.

Il ajoute qu'il devrait augmenter le pouvoir d'achat des consommateurs de 350 millions de francs par an. La Confédération mettra en place un monitoring afin de s'assurer que les économies soient répercutées sur les consommateurs, précise M. Parmelin.

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International

Coronavirus - Washington rompt avec l'OMS, le Brésil s'enfonce dans la crise

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Le Brésil s'enfonce dans la crise sanitaire devenant la cinquième nation ayant enregistré le plus de décès du nouveau coronavirus. EPA/SEBASTIAO MOREIRA
Washington a rompu avec l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) accusée par Donald Trump de complaisance envers Pékin. Le Brésil s'enfonce dans la crise sanitaire devenant la cinquième nation ayant enregistré le plus de décès du nouveau coronavirus.

Le déconfinement se poursuit dans le même temps samedi surtout en Europe, avec entre autres l'Italie qui va rouvrir au public la célébrissime Tour de Pise, et la capitale ukrainienne Kiev qui fait redémarrer ses centres commerciaux et hôtels.

En France, le grand magasin parisien des Galeries Lafayette rouvre aussi samedi, avec masques et distances de sécurité de rigueur. Musées, parcs, cafés et restaurants français rouvriront mardi - seulement en terrasse à Paris. Ce sera aussi la fin de l'interdiction d'aller à plus de 100 km de chez soi.

Grâce au recul de la pandémie, à Varsovie les masques faciaux ne sont désormais plus obligatoires en public. La situation, en revanche, s'aggrave au Brésil, qui avec 27'878 décès est devenu le cinquième pays le plus endeuillé au monde, derrière les Etats-Unis (102'201), la Grande-Bretagne (38'161), l'Italie (33'229), la France (28'714), et devant l'Espagne. Qui plus est, des scientifiques soulignent que les chiffres réels au Brésil sont vraisemblablement bien pires.

Dans le monde, la pandémie a fait au moins 362'028 morts depuis son apparition en décembre en Chine, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles vendredi à 21h00 heure suisse. Plus de 5,8 millions de cas ont été diagnostiqués dans 196 pays et territoires.

Trump divorce de l'OMS

Sans surprise, Donald Trump, qui avait déjà coupé la contribution financière accordée par son pays à l'OMS, a mis en exécution sa menace de couper les ponts avec l'agence onusienne.

Il a annoncé "mettre fin à la relation" entre son pays et l'OMS, qu'il accuse depuis le début de la pandémie de se montrer trop indulgente avec la Chine, où le coronavirus est apparu en décembre avant de se répandre sur la planète.

Premiers bailleurs de fonds de l'OMS, les Etats-Unis vont "rediriger ces fonds vers d'autres besoins de santé publique urgents et mondiaux qui le méritent", a-t-il déclaré à la presse.

La pandémie continue de faire des ravages aux Etats-Unis, en Amérique latine et en Russie, et de plonger l'économie mondiale dans une crise inédite. Et des pays qui ont employé la manière forte avec des résultats convaincants, comme la Corée du Sud, restent en alerte.

Assouplissement à venir à New York

En Europe, le sauvetage à 9 milliards d'euros du géant du transport aérien Lufthansa a passé vendredi une nouvelle étape cruciale avec un accord entre le gouvernement allemand et la Commission européenne sur les principales conditions de cette opération, pour éviter la faillite du groupe. Mais quand le trafic retrouvera-t-il des niveaux qui permettent aux compagnies d'être rentables? Nul le sait.

Aux Etats-Unis, préoccupée par l'aggravation de la situation économique, le gouverneur de l'Etat de New York, Andrew Cuomo, a annoncé vendredi qu'il prévoyait une levée partielle du confinement pour la ville de New York la semaine du 8 juin, à condition que les indicateurs de santé publique soient satisfaisants.

Cet assouplissement ne concernerait dans un premier temps qu'une partie de l'économie, principalement le bâtiment et l'activité manufacturière. New York est, de très loin, la ville la plus touchée au monde par le coronavirus, qui y a tué plus de 21'000 personnes.

Les restaurants et salons de coiffure de Los Angeles, principal foyer de Covid-19 en Californie, ont été autorisés vendredi à rouvrir à condition de mettre en oeuvre les précautions d'usage. Tous les employés de ces établissements devront porter un masque et les clients également, dès lors qu'ils ne seront pas en train de manger.

Revenu minimum en Espagne

Le produit intérieur brut (PIB) de l'Italie a chuté de 5,3% au premier trimestre par rapport au précédent, de même que celui de la France, qui entre en récession. Celui de l'Autriche a diminué de 2,9%. L'économie canadienne s'est contractée de 8,2% en rythme annuel au premier trimestre, la chute la plus brutale depuis début 2009.

En Inde, l'économie a connu au 1er trimestre sa croissance la plus faible depuis 20 ans, tandis que celle du Brésil s'est contractée de 1,5% par rapport au trimestre précédent.

En Espagne, la crise a aggravé la pauvreté et fait exploser la demande d'aide alimentaire, poussant le gouvernement à approuver vendredi la création d'un revenu minimum vital.

Ce revenu a été fixé à 462 euros par mois pour un adulte vivant seul. Quelque 850'000 foyers, soit 2,3 millions de personnes, toucheront 139 euros mensuels pour chaque personne supplémentaire, adulte ou enfant, avec un plafond fixé à 1015 euros par foyer.

Sur le front médical, un médicament, l'anakinra, initialement destiné à des maladies rhumatismales, donne des résultats "encourageants" pour les formes graves du Covid-19 en réduisant le risque de décès et le besoin d'être mis sous respirateur en réanimation, selon une étude française qui offre une lueur d'espoir.

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Lausanne

Lausanne: locaux occupés au centre en soutien aux sans-abri

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Des militants ont investi vendredi en fin de journée un immeuble inoccupé de la Place Bel-Air à Lausanne, avant d'être délogé par la police. KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT
Des militants ont occupé vendredi soir un bâtiment au coin de la place Bel-Air/Mauborget à Lausanne avant de quitter les lieux. La police a contrôlé que plus personne ne se trouvait à l'intérieur du bâtiment.

Les participants répondaient à l'Appel 212 de l'association de défense des sans-abri Sleep-in, qui a exigé récemment du canton le maintien des 212 lits d'hébergement d'urgence liés à la crise du coronavirus.

En présence de policiers, les manifestants, parmi lesquels des militants et sympathisants de la Grève du Climat Vaud, ont déployé des banderoles sur le bâtiment inoccupé depuis longtemps et surnommé la verrue de Bel-Air. "Place à l'alternative" ou "Lausanne bouge encore", pouvait-on y lire.

Les personnes à l'intérieur sont sorties. Elles n'avaient pas l'intention de rester dans le bâtiment, a déclaré un porte-parole de la police municipale, Jean-Philippe Pittet, à Keystone-ATS en fin de soirée.

300 cyclistes

Un peu avant 19h00, la traditionnelle "masse critique"(critical mass) des vendredis de fin de mois, composée d'environ 300 cyclistes, avait bloqué brièvement le carrefour, après s'être déployé dans le centre-ville. Occasionnant des perturbations sur son trajet, elle a poursuivi sa course jusqu'à Ouchy où le cortège s'est dispersé vers 21h00, selon le porte-parole.

Concernant Bel-Air, "en plus d'un lieu d'accueil d'urgence pour les personnes qui se retrouveront à la rue, cet espace occupé se veut un lieu alternatif de cultures, de solidarités et de luttes", a communiqué le mouvement Grève du Climat Vaud. Il dit soutenir cette occupation ainsi que l'Appel 212 de Sleep-in.

Mobilisation requise

"Conscients des réalités matérielles, nous savons qu'il ne sera pas possible d'accueillir dignement des personnes dès lundi, le lieu devant encore être aménagé (eau, électricité, etc). Il sera toutefois ouvert dès maintenant pour venir en aide du mieux que possible", relatait le mouvement.

Il appelle ses militants et toute la population à se "mobiliser et à apporter son soutien en amenant du mobilier, du matériel de nettoyage, de la nourriture, des matelas et des couvertures". Il demande aussi à la conseillère d'Etat Rebecca Ruiz ​des ​mesures rapides pour un maintien permanent des 212 lits d'accueil​.

Pour rappel, le dispositif mis en place à Lausanne depuis début avril et prévu jusqu'à fin mai offre 212 places d'accueil réparties sur six sites. En plus des lieux d'accueil de nuit existants (La Marmotte, Le Sleep-In, le Répit et L'Etape), la Ville a ouvert à la mi-mars 40 places supplémentaires à la salle de gymnastique du Bugnon et 50 places au sein du Bâtiment administratif de la Pontaise.

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Lausanne

La piscine de Bellerive ouvrira le 13 juin

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La piscine de Bellerive à Lausanne sera l'une des premières à ouvrir dans le canton de Vaud, le 13 juin. (Image d'archive - @Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

A la suite des décisions du Conseil fédéral du 27 mai, les piscines extérieures se préparent à leur ouverture annuelle.

A Lausanne, celle de Bellerive ouvrira le 13 juin et celle de Montchoisi le 24 juin, indique la Ville sur son site internet. Les piscines de quartier restent, elles, fermées jusqu'à nouvel avis.

La commune de Prilly a, elle aussi, annoncé une date, le 20 juin. Mais dans l'ensemble, peu de piscines vaudoises ont déjà agendé leur date d'ouverture. Celle-ci devrait s'échelonner entre la mi-juin et début juillet.

L'Association des piscines romandes et tessinoises (APRT), qui compte 120 membres propriétaires au total de 135 établissements, a établi un guide des mesures de protection pour les exploitants de piscines. Il émet des consignes sur les files d'attente à l'entrée, l'espacement sur les pelouses, les marquages, le nombre de personnes par bassin, d'éventuels systèmes de réservation, etc.

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Suisse

Crispation au fil de la crise sur internet

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L'institut de recherche Sotomo a évalué plus de 900'000 commentaires en ligne. La grande incertitude causée par les chiffres quotidiens et les décès, ainsi que par les mesures d'urgence prises par le Conseil fédéral ont fait l'objet d'un débat intense, (©KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)
Le ton des commentaires en ligne s'est modifié au fil des semaines depuis le début de la crise due au coronavirus. Alors que les appels à la solidarité dominaient au départ, les insultes et les menaces ont augmenté dès le premier assouplissement.

L'institut de recherche Sotomo a évalué plus de 900'000 commentaires en ligne. La grande incertitude causée par les chiffres quotidiens et les décès, ainsi que par les mesures d'urgence prises par le Conseil fédéral ont fait l'objet d'un débat intense.

Le début de la crise a coïncidé avec une vague de commentaires en ligne. Aux heures de pointe, du 9 au 18 mars, plus de 20'000 commentaires quotidiens ont été enregistrés, soit le double de la normale. Un pic de 40'000 commentaires est enregistré le 12 mars, après le premier décès.

La santé, puis l'économie

Sotomo identifie trois phases. La première s'est terminée par l'annonce du dernier durcissement le 20 mars, interdisant les réunions de plus de cinq personnes. La phase de confinement a ensuite pris le relais.

En moyenne, le nombre de publications s'est normalisé à environ 10'000 commentaires, bien qu'il y ait eu de grandes différences selon les jours. La phase finale a débuté avec les premiers assouplissements annoncés par le Conseil fédéral le 16 avril. Le nombre de commentaires s'est stabilisé autour de 10'000, peu importe le jour.

Les préoccupations ayant trait à la santé ont clairement dominé le débat sur internet lors de la première phrase. Lorsqu'il est devenu évident que le système de santé était capable de résister et que la majorité de la population se conformerait aux mesures, l'accent n'est plus mis sur les craintes concernant les groupes à risque et la surcharge du système de santé, mais sur les craintes de chômage, de pauvreté, de faillites et de récession. Dans la dernière phrase, les préoccupations concernant l'économie ont clairement pris le dessus.

Berset clivant

L'émotivité du débat a également connu de fortes variations. Au départ, les commentaires alarmistes, mais aussi les louanges et les appels à la solidarité ont été très présents. Ce n'est que depuis la première phase d'assouplissement qu'il y a eu une augmentation des émotions négatives, avec des insultes et des menaces.

Quant aux avis concernant Alain Berset, et dans une moindre mesure Simonetta Sommaruga, ils sont fortement polarisés, car associés à un nombre à peu près égal d'émotions positives et négatives.

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