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Virus COVID-19

Covid-19: 35 nouveaux cas en 24 heures

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L'application SwissCovid permet d'avertir les utilisateurs qui auront été en contact avec une personne infectée (archives). (©KEYSTONE/GAETAN BALLY)
La Suisse a enregistré 35 nouveaux cas d'infection au Covid-19 au cours des dernières 24 heures, indique lundi l'Office fédéral de la santé publique. La semaine dernière a été marquée par une hausse du nombre de cas avec un pic à 69 samedi.

En une semaine, on est passé de 18 cas de contamination le lundi à 69 samedi dernier, puis 62 dimanche et 35 ce lundi. Au total, l'OFSP a enregistré 332 nouveaux cas en sept jours, contre 168 la semaine précédente.

Aucun nouveau décès n'est à déplorer lundi. L'OFSP dénombre 1682 décès depuis le début de la pandémie. Les hospitalisations sont au nombre de 4033, un taux inchangé par rapport à la veille.

Quant aux tests, 566'594 ont été effectués depuis le début de la pandémie, dont 6,7 % étaient positifs. Durant les dernières 24 heures, le personnel soignant a procédé à 3785 tests et 55'736 ces sept derniers jours.

L'intérêt pour l'application Swiss-Covid, qui permet de tracer les infections, reste grand. L'application a été activée 855'000 fois, selon les chiffres publiés lundi par l'Office fédéral de la statistique.

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Virus COVID-19

Aide de 700 millions de francs aux entreprises de transports

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Image d'archive (© KEYSTONE/Laurent Gillieron)
Les entreprises de transports publics et de fret ferroviaire recevront un coup de pouce pour contrer les pertes liées à la pandémie de Covid-19. Le Conseil fédéral entend leur octroyer environ 700 millions de francs. Il a transmis mercredi son message au Parlement.

La chute du nombre de passagers, de près de 80% durant le semi-confinement, a fortement affecté les finances des entreprises de transport public, rappelle le gouvernement. Le fret ferroviaire a pour sa part été impacté par la fermeture des entreprises. Les sociétés de transports n'étant pas autorisées à planifier des bénéfices, elles ne pourront pas compenser leurs pertes.

Les mesures prises mercredi visent à assurer la solvabilité des entreprises de transports publics et de transport ferroviaire de marchandises, età éviter qu'elles ne restreignent leur offre. Il existe en Suisse 120 entreprises de transport qui assurent des liaisons sur 1400 lignes dans toutes les régions.

Pas de soutien au trafic local

L'idée de cette aide est venue du Parlement. Les Chambres ont adopté une motion de la commission des transports du National l'exigeant. Après la consultation, le gouvernement n'a fait que des adaptations ponctuelles.

Il a notamment renoncé à verser une contribution forfaitaire unique pour éponger les déficits subis par le trafic local en 2020. "C'est de la compétence des cantons, des villes et des communes", a expliqué la présidente de la Confédération Simonetta Sommaruga lors d'une conférence de presse à Berne. "Ce n'est pas le moment pour le Conseil fédéral de prendre de nouvelles compétences."

Déficit couvert

Les cantons devront par ailleurs aussi passer à la caisse. Le déficit essuyé par le transport régional de voyageurs durant la crise sera couvert à la fois par la Confédération et par les cantons. Chacun devra débourser 290 millions de francs. Les entreprises bénéficiaires devront également participer aux coûts à hauteur de 220 millions, en utilisant notamment leurs réserves.

Le programme de réduction progressive des indemnités en transport combiné sera suspendu pour les années 2020 et 2021. Une contribution unique de 70 millions est prévue pour la couverture des déficits en fret ferroviaire et d’autres entreprises actives dans le transfert des marchandises de la route au rail.

Le fonds d'infrastructure ferroviaire (FIF) sera aussi soutenu. Il bénéficiera d'une augmentation unique de l'apport de la redevance sur le trafic des poids lourds liée aux prestations. De plus, il pourra s’endetter à nouveau pendant l’année en cours. Son obligation de remboursement des avances de l’ancien fonds FTP a encore été annulée pour l’année 2020.

Une enveloppe fédérale de 330 millions est prévue. Les entreprises contribueront quant à elles à hauteur de 140 millions. Pour les années 2022 et 2023, des mesures seront probablement nécessaires au niveau du pilotage détaillé des projets d’aménagement.

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Les grandes manifestations seront autorisées dès octobre

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Alain Berset (image d'archive)
Alain Berset et le Conseil Fédéral ont annoncé la fin de l'interdiction des manifestations de plus de 1000 personnes (Image d'archive - © KEYSTONE/Anthony Anex)
Les manifestations de plus de 1000 personnes seront à nouveau autorisées dès le 1er octobre, a décidé mercredi le Conseil fédéral. Les organisateurs devront faire respecter des mesures de protection strictes et obtenir une autorisation cantonale.

L'interdiction avait été prononcée jusqu'à fin août. Mais dans la situation actuelle, elle doit être prolongée, a expliqué la présidente de la Confédération Simonetta Sommaruga devant les médias. Les nouvelles infections restent importantes.

"Nous voulons évaluer les conséquences des retours de vacances ou de la reprise des écoles", a ajouté le ministre de la santé Alain Berset. La situation n'est pas comparable à mars, mais autoriser toutes les manifestations n'est pas raisonnable, selon lui. "Un match de foot n'est pas comparable à un concert de musique classique."

Le ministre a également rappelé qu'il n'existait pas de solution prête à l'emploi et que la décision porte un certain risque. "Il faut trouver un équilibre", sans pour autant mettre en péril les acquis de ces derniers mois. La prolongation de l'interdiction permettra aux cantons et à la Confédération de préparer la nouvelle étape.

Empêcher une dégradation

Les autorités cantonales devront tenir compte de la situation épidémiologique et de leur capacité à tracer les contacts. Cette solution doit permettre d'empêcher une dégradation de la situation, tout en tenant compte des besoins de la population et des associations sportives et culturelles.

Si le moment entre la demande d'autorisation et l'événement est très long, les cantons pourraient délivrer une autorisation sous réserve de l'évolution de la situation. Cela entraîne des incertitudes pour les organisateurs, a reconnu M. Berset, mais nous ne pouvons pas prévenir l'avenir.

Les grandes manifestations ne présentent pas toutes le même risque. Certaines permettent de respecter la distance de sécurité.

Le Département fédéral de l'intérieur a été chargé, en collaboration avec les cantons et les autres départements, de définir des critères d'autorisation uniforme pour toutes les grandes manifestations d'ici au 2 septembre. Ces critères compléteront les mesures habituelles de distance sociale.

Le Conseil fédéral avait interdit toutes les grandes manifestations depuis le 28 février. Cette décision a permis de réduire le nombre de personnes infectées.

Masque obligatoire dans les avions

Le Conseil fédéral a en outre décidé d'étendre l'obligation de porter un masque aux avions à partir du 15 août. La nouvelle mesure concerne tous les vols de ligne et les vols charters au départ ou à destination de la Suisse, indépendamment de la compagnie aérienne.

Le port du masque est déjà obligatoire dans les transports publics depuis le 6 juillet. Seuls les téléskis et les télésièges sont encore exemptés. Les plans de protection sont définis par les exploitants.

A l'instar de leurs collègues étrangers, les diplomates suisses, qui se rendent en Suisse pour des raisons professionnelles, seront exemptés désormais de quarantaine.

Crédit supplémentaire

Par ailleurs, le Conseil fédéral demande au Parlement de libérer un crédit supplémentaire de 31,6 millions de francs pour 2020. Cette enveloppe doit couvrir les dépenses supplémentaires pour l'Office fédéral de la santé publique, comme les campagnes de communication, la gestion des lignes téléphoniques ou le développement de l'application SwissCovid.

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Sport

Les patrons du foot et du hockey espèrent un assouplissement

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Denis Vaucher, le direceur de la National League et de la Swiss League de hockey sur glace. (©KEYSTONE/PETER KLAUNZER)
Mercredi, le sport professionnel en Suisse jouera gros. La décision du Conseil fédéral de prolonger ou non l'interdiction de réunir du public dans les stades seront vitales pour le foot et le hockey.

Dans une double interview accordée à Keystone-ATS, Claudius Schäfer, CEO de la Swiss Football League, et Denis Vaucher, directeur des National et Swiss League, font part des difficultés que risque d'encourir les ligues professionnelles si le gouvernement ne fait pas preuve d'ouverture. Mais avec l'espoir de trouver une issue positive.

Keystone-ATS: Mercredi est-elle la journée la plus importante pour le sport professionnel suisse?

Claudius Schäfer: "Ce n'est pas la première fois qu'une journée est importante. Il y en a eu quelques-unes dans le passé. Les séances du Conseil fédéral sont devenues des piliers de notre vie professionnelle. Mais oui, mercredi est un jour très important pour le sport professionnel en Suisse. Nous partons de l'idée que la limite des 1000 personnes sera assouplie, que plus de personnes pourront aller dans les stades. Pour le football, c'est nécessaire."

Denis Vaucher: "Pour le hockey sur glace, la situation est identique. Depuis six mois, nous sommes en mode crise et depuis dix jours en mode survie. C'est pourquoi il faut vraiment prendre des mesures pour que nous n'ayons pas de reproches à nous faire si la décision devait aller dans la mauvaise direction. Je suis inquiet, mais je pars aussi de l'idée que nous pourrons jouer devant plus de 1000 spectateurs à la mi-septembre."

Mais les signes annonciateurs ne sont pas bons. Le nombre de cas est élevé et il se dit que les grandes manifestations seront interdites jusqu'à fin mars et qu'il sera impossible de réunir plus de 100 personnes.

Denis Vaucher: "Ce n'est pas le Conseil fédéral qui le dit, mais quelques experts. Ce sont des possibilités qui sont étudiées. Une autre possibilité, celle que nous privilégions, est de jouer avec les concepts de protection pour aller au-dessus de 1000 spectateurs. Et nous ferons tout jusqu'à mercredi pour y arriver."

Claudius Schäfer: "Il y a beaucoup de signaux qui parlent pour nous. La semaine dernière, nous avons entendu que la France allait autoriser à nouveau les festivals, les concerts et les événements culturels devant plus de 5000 personnes, à condition que les distances de sécurité soient respectées et avec le port du masque. Nous travaillons d'arrache-pied sur les concepts de protection. Nous avons désormais l'expérience de ce que nous pouvons faire différemment et mieux. Je considère comme un sérieux avantage le fait d'avoir pu être bien préparés durant les deux derniers mois."

Denis Vaucher: "Nous devons aussi apprendre à vivre avec la situation. Nous parlons toujours du nombre d'infectés. Dernièrement, en hockey sur glace, nous avons eu des cas chez les moins de 17 ans. Mais à ma connaissance, ils étaient asymptomatiques. Nous devons examiner la situation: soit nous nous laissons prendre par le virus, ce que je n'envisage pas, soit nous allons droit vers le précipice économiquement parlant. C'est la situation dans laquelle nous nous trouvons actuellement. Et en aucun cas nous ne pouvons nous laisser écraser. Nous ne parlons là pas seulement du sport professionnel, mais aussi de la relève."

Claudius Schäfer: "Il y a quelques années, nous avons conduit une étude sur ce que génère la SFL. Il s'avère qu'à elle seule, la Super League représente 3300 places de travail à temps plein. Cela équivaut à une banque cantonale de taille moyenne. Nous sommes un secteur économique. Nous devons toujours clamer cela, parce que ce n'est pas inscrit dans les consciences. Le football est toujours rapporté aux salaires."

Denis Vaucher: "Et on ne peut pas toujours discuter et argumenter sur les salaires des joueurs. En hockey sur glace, nous travaillons intensément à la mise en place d'un fair-play financier. Nous sommes tous de l'avis qu'une protection est importante. C'est pourquoi nous avons développé des concepts. Dans ce domaine, le football a été un pionnier. Les footballeurs ont été jetés dans l'eau froide. Nous pouvons apprendre d'eux. Le fait est que nous pouvons aussi protéger les spectateurs. Je n'arrive pas à comprendre qu'on ne puisse pas accueillir plus de 1000 personnes avec un masque dans des enceintes sportives, mais que les manifestations dans l'espace public soient autorisées sans limitations. Peut-être que nous devrions déclarer les matchs comme des manifestations. Les fans manifestent quand une équipe marque un but. Ce serait une approche créative, non?"

Parlons de chiffres. Combien ont coûté aux clubs les deux derniers mois presque sans public?

Claudius Schäfer: "Je ne peux pas donner des chiffres absolus. Nous étions contents lorsque nous avons pu accueillir 1000 spectateurs dans les stades. Nous considérions que c'était un signal positif. Mais encore une fois: ce n'est pas une option pour l'avenir. L'organisation des matchs engendre des coûts aux clubs, qui ne sont pas compensés par des recettes."

Denis Vaucher: "En National League, nous comptons qu'un match rapporte environ un demi-million en chiffre d'affaires. En chiffre d'affaires, pas en bénéfice. Avec seulement 1000 spectateurs, cela représente une immense perte. Un championnat jusqu'à fin-mars avec 1000 personnes dans les patinoires n'est pas une option pour la National League. Nous devrions alors réfléchir à un lock-out. A moins que le Conseil fédéral nous accorde un prêt à fonds perdus. Alors ce serait différent. Mais avec les conditions liées aux prêts d'urgence, qui doivent être remboursés, cela ne fait que repousser le problème de deux ans."

Ni la SFL, ni la Ligue de hockey n'ont pour l'instant contracté ces prêts.

Claudius Schäfer: "Le contrat qui est sur la table est entériné pour l'Office fédéral du sport. Dans ce contrat, il y a des points centraux auxquels nous ne pouvons pas souscrire. La Ligue serait responsable du prêt. Si un club devait échouer à rembourser, ce qui est possible surtout dans la situation actuelle, la Ligue devrait assumer la responsabilité. C'est un risque que nous ne pouvons pas prendre. De plus, nous devons assurer 35% de garantie, donc 35 millions. Nous avons exploré d'autres solutions qui ont cours dans l'économie. Mais elles n'ont pas été acceptées."

Denis Vaucher: "Ces crédits pourraient mettre au sol le football et le hockey sur glace. Ils tiennent trop peu compte des dépendances économique du sport professionnel."

Monsieur Schäfer, vous avez dit la semaine passée que l'avenir de certains clubs pourrait être compromis s'il n'y a pas plus de spectateurs dans les stades.

Claudius Schäfer: "Pour certains clubs, les spectateurs représentent jusqu'à 45% des recettes. Les revenus liés aux droits TV ne représentent que 10%. Et puis, il est difficile de demander du soutien aux sponsors locaux. Une grosse partie des recettes est gelée depuis février. Le fait que les clubs aient pu survivre malgré la crise jusqu'à maintenant démontre aussi que le football et le hockey sur glace ne sont pas aussi malades que ce qu'on entend souvent. La plupart des clubs se portent bien. Bien sûr, le chômage partiel les a aidés. Mais c'est également clair que ça ne peut pas continuer ainsi."

Denis Vaucher: "En hockey sur glace, ce n'est pas différent. Le chômage partiel et les aides liées aux Covid nous ont été profitables à court terme, mais c'est une goutte d'eau dans l'océan. En hockey, nous avons une capacité totale de 100'000 places dans les patinoires. Jusqu'à aujourd'hui, nous avons déjà vendu 50'000 abonnements à la saison. L'argent est dans les caisses des clubs. Ils ont besoin de ces liquidités aujourd'hui, pour garantir leur fonctionnement. Si les clubs devaient rembourser les spectateurs, alors l'argent va très vite manquer."

Le concept de protection pour la prochaine saison parle de 50% de la capacité des stades.

Denis Vaucher: "Nous ne voulons pas donner des chiffres ou des pourcentages absolus. Cela dépend des enceintes sportives. Dans une patinoire avec dix entrées, on peut facilement faire entrer et sortir les spectateurs. Mais d'autres stades ont des conditions différentes. Mais nous évoquons un minimum: en dessous de 50%, on oublie."

Mais dans le grand public, l'opinion qu'il faut à nouveau accueillir beaucoup de fans n'est pas très populaire.

Denis Vaucher: "Nous devons faire un travail pédagogique. C'est clair que nous aurons aussi des cas de coronavirus. Nous devons pouvoir y faire face. Le terrain est une chose, le public une autre. Nous voulons aussi qu'il puisse rester en bonne santé. Mais nous avons besoin des spectateurs, pour l'émotion dans les stades et pour que le terrain puisse vivre financièrement."

Claudius Schäfer: "Les clubs doivent participer à l'effort. L'accent est bien sûr mis sur la sécurité des gens. Nous allons durcir le concept de protection, parce que nous avons bien vu qu'il était parfois pris à la légère sur la fin de saison, également sur le terrain. Par exemple, nous avons vu des échanges de maillots ou des célébrations de but exubérantes, deux choses interdites. Nous devons faire mieux: nous y accordons une grande importance dans le concept de protection adapté."

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Berne commande un médicament anti-Covid-19

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La Confédération a passé précommande au laboratoire zurichois Molecular Partners pour son traitement expérimental contre le nouveau coronavirus. (©KEYSTONE/AP/Ramon Espinosa)
La Confédération a passé précommande au laboratoire zurichois Molecular Partners pour son traitement expérimental contre le nouveau coronavirus (Sars-Cov-2).

En cas d'homologation, Berne jouira ainsi d'un accès prioritaire sur les 200'000 premières doses du médicament et du droit d'en obtenir jusqu'à 3 millions supplémentaires.

Après la signature d'un contat similaire sur le vaccin en développement de Moderna la semaine dernière, la Suisse diversifie sa stratégie de lutte contre le Covid-19, précise mardi un communiqué de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP).

Molecular Partners a lancé fin avril en collaboration avec l'Office fédéral de la protection de la population (OFPP) un programme thérapeutique contre le Covid-19, reposant sur la plateforme Darpins.

Le laboratoire a combiné plusieurs de ces petites protéines avec pour objectif de bloquer de manière efficace la pénétration du virus dans les cellules et de l'empêcher de développer des résistance.

Les premiers tests sur l'homme sont agendés à l'automne.

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Bandanas moins efficaces que les masques

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Les masques chirurgicaux arrêtent plus de 90% des gouttelettes émises par la parole (Image d'archive - ©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)
Les masques chirurgicaux arrêtent plus de 90% des gouttelettes émises par la parole, selon une étude comparative de quatorze types de masques. Les bandanas et les cache-cols en polaire sont les moins efficaces.

Pour cette expérience publiée par la revue Science Advances le 7 août, les chercheurs de l'université américaine de Duke ont fait parler plusieurs participants masqués dans une pièce noire vers un rayon laser. La scène était filmée. Le nombre de postillons et de gouttelettes traversant le rayon a été analysé par ordinateur.

Sans surprise, les masques réservés au personnel hospitalier N95 (la norme américaine, équivalente aux FFP2 en Europe) sont les plus efficaces, réduisant la transmission de gouttelettes de plus de 99,9%, par rapport à une personne parlant sans masque.

Le cache-col le pire

Suivent les masques médicaux à trois couches, qui la réduisent de plus de 90%, et juste derrière les masques en polypropylène et coton/polypropylène. Pour les masques faits maison en coton, la réduction oscillait entre 70 et 90%, selon le nombre de couches et le plissage. Les bandanas réduisaient les gouttelettes de 50%.

Le pire des 14 masques testés était un cache-col en laine polaire, du type de ceux qu'utilisent les coureurs: ce tissu a en fait augmenté le nombre de gouttelettes expulsées, probablement parce que le matériau divisait les grosses gouttelettes en plus petites.

Les masques médicaux professionnels N95 équipés d'une valve ronde étaient enfin bien plus mauvais que les N95 sans valve et comparables aux masques en coton, car la valve aide précisément à évacuer l'air expiré.

Ces masques sont vendus comme "respirables", mais les autorités et experts les déconseillent, car, s'ils protègent le porteur, ils propagent plus facilement l'air contaminé expiré par une personne.

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