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Virus COVID-19

La décision de réautoriser les grands rassemblements inquiète

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Philippe Eggimann est le président de la Société médicale de la Suisse romande. (Image d'archive - ©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)
La décision du Conseil fédéral d'autoriser à nouveau les manifestations de plus de 1000 personnes dès le 1er octobre inquiète les milieux sanitaires, au vu de la résurgence des cas de coronavirus en Suisse. Ils appellent à prendre d'autres mesures de restrictions.

"Nous observons une augmentation, certes lente mais inexorable, des infections et des foyers en Suisse. Les mesures prises, ces dernières semaines, permettent de les limiter, mais pas de les bloquer", constate Philippe Eggimann, président de la Société médicale de la Suisse romande dans un entretien diffusé vendredi par La Liberté et ses journaux partenaires. "Ce n’est pas raisonnable d’ouvrir la voie à plus d’opportunités de transmissions", ajoute-t-il.

Selon lui, la levée de la restriction de rassemblement à 1000 personnes "met potentiellement en danger" le traçage des contacts en cas d'infection avérée d'une personne testée positive au virus. "Si l'on perd cette capacité, on se précipite dans une vraie deuxième vague".

La barre des 200 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures a été à nouveau franchie jeudi en Suisse. La veille, l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) avait annoncé 274 nouveaux malades.

M. Eggimann remarque que la reprise des cours scolaires et le retour des vacances des travailleurs vont augmenter les interactions sociales, avec le risque d'exposition au SARS-CoV-2. "Dans ce contexte-là, rajouter des réunions à plus de 1000 personnes, c'est un risque important. Il aurait été plus prudent d'observer comment les choses se passent d'abord et d'aviser ensuite", explique-t-il.

"Mesures pas suffisantes"

Le canton de Genève, le plus touché par la pandémie, envisage de nouvelles mesures de restrictions. "Actuellement, les gens peuvent organiser des événements jusqu’à 1000 personnes. C'est trop. Nous réfléchissons à abaisser cette limite", indique la médecin cantonale genevoise Aglaé Tardin, interrogée par la Tribune de Genève.

"Je ne sais pas s'il faut parler de deuxième vague ou de vaguelette [...] mais au niveau épidémiologique, nous observons qu'il se passe quelque chose et nous sommes préoccupés", ajoute-t-elle.

L'interdiction d'ouverture des boîtes de nuit, discothèques, dancings et cabarets prononcée à la fin juillet par les autorités genevoises a permis une légère baisse des cas, mais "les mesures actuelles ne sont pas suffisantes", ajoute-t-elle.

La médecin cantonale préconise de cibler les principaux lieux de contamination, c'est-à-dire la famille, les bars, les restaurants et les fêtes privées. "Le Conseil d'État communiquera à ce sujet la semaine prochaine", annonce-t-elle.

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International

L'UE durcit les restrictions, contestations en France

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Une dizaine de métropoles françaises, dont Paris, ont été placées en "zone d'alerte renforcée". (©AP/POOL/CHRISTIAN HARTMANN)

L'Union européenne a appelé jeudi ses Etats membres à durcir leurs mesures de contrôle "immédiatement" face aux nouveaux foyers d'épidémie de Covid-19. Le nombre de contaminations bat des records en France, qui a annoncé la veille de nouvelles restrictions.

Des tests et traçages accrus en passant par une surveillance sanitaire renforcée et des capacités hospitalières suffisantes, "tous les Etats doivent déployer immédiatement et à temps des mesures aux premiers signes de nouveaux foyers potentiels", a averti la commissaire européenne à la Santé Stella Kyriakides.

"Dans certains Etats, la situation est désormais pire qu'au pic (de l'épidémie) en mars. C'est une cause de préoccupation", a-t-elle dit.

Sept pays

Vendredi, la Belgique doit annoncer la fin de l'interdiction de voyage avec les zones européennes classées rouge, qui restent néanmoins "strictement déconseillées".

Plus de cinq millions de personnes ont été contaminées en Europe, et l'agence européenne chargée de surveiller les épidémies a fait état jeudi de sa "grande inquiétude" pour sept pays de l'UE, dont l'Espagne, qui doit annoncer vendredi l'extension des restrictions de mouvements à d'autres zones de la région de Madrid.

Ces Etats (Espagne, Roumanie, Bulgarie, Croatie, Hongrie, République tchèque et Malte) affichent "une proportion plus élevée de cas graves ou d'hospitalisation", avec une hausse de la mortalité "déjà observée" ou "qui pourrait l'être bientôt", s'est inquiété le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC).

"Décision inique"

En France, face à une remontée du taux d'incidence du virus, la métropole d'Aix-Marseille (sud-est) et la Guadeloupe (Antilles) ont été placées en "zone d'alerte maximale".

Bars et restaurants y seront fermés à partir de samedi. Les autres "établissements recevant du public" vont aussi être fermés, sauf ceux qui ont un "protocole sanitaire strict", comme les théâtres, les musées et les cinémas.

Onze autres métropoles, dont Paris, ont été placées en "zone d'alerte renforcée", ce qui implique par exemple la fermeture des bars à partir de 22 heures et la limitation des ventes d'alcool. Les professionnels de la restauration ont dénoncé une "décision inique".

La France a enregistré 16'096 nouveaux cas de Covid-19 en 24 heures, un record depuis le début des tests à grande échelle. "Si nous n'agissons pas, on pourrait se trouver dans une situation proche de celle du printemps. Ca pourrait pouvoir dire reconfinement", a mis en garde le Premier ministre Jean Castex.

L'Allemagne sur le qui-vive

L'Allemagne est elle aussi sur le qui-vive face à une résurgence des contaminations. La Bavière est particulièrement touchée et a décidé de durcir ses restrictions à Munich, où le port du masque dans une partie du centre-ville est obligatoire depuis jeudi. Mesure similaire en Italie, dans la région de Naples.

Au Royaume-Uni, le pays le plus endeuillé du continent européen avec 42'000 morts, de nouvelles restrictions sont entrées en vigueur jeudi: les pubs et les restaurants, dans lesquels seul le service à table sera autorisé, doivent fermer dès 22 heures en Angleterre et le télétravail sera à nouveau encouragé.

Les mesures prises par plusieurs pays européens reflètent l'inquiétude des autorités devant l'augmentation du nombre des malades. Au total, 5'060'966 cas ont été recensés en Europe, dont 227'862 ont été mortels. Dans le monde, la pandémie a fait au moins 978'448 morts depuis fin décembre, selon un bilan établi jeudi par l'AFP.

En Israël, à partir de vendredi à 14h00, les synagogues seront fermées, sauf pour Yom Kippour, le jour du pardon, célébré dimanche soir et lundi. Seuls les secteurs de travail jugés "essentiels" pourront continuer à exercer et les manifestations et les prières en extérieur seront limitées à 20 personnes et à moins d'un kilomètre du domicile.

Méfiance de New York

Du côté des vaccins, la société américaine de biotechnologie Novavax a annoncé jeudi qu'elle avait commencé au Royaume-Uni un essai clinique de dernière phase de son vaccin expérimental contre le Covid-19 qui vise à inclure 10'000 participants de 18 à 84 ans.

L'Etat de New York ne fait "pas confiance" au gouvernement Trump et revérifiera la fiabilité des vaccins validés par Washington avant de les distribuer à ses 20 millions d'habitants, a affirmé jeudi le gouverneur Andrew Cuomo.

Pour sa part, la royauté britannique anticipe des difficultés financières à cause du coronavirus avec un manque à gagner lié à la chute de la fréquentation des demeures royales de 15 millions de livres sur les trois prochaines années.

Et comme personne n'est épargné par le coronavirus, la star de l'AC Milan Zlatan Ibrahimovic a été placé chez lui en quarantaine après un test positif. "Le Covid a eu le courage de me défier. Mauvaise idée", a tweeté le fier Suédois de bientôt 39 ans.

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Lausanne

Reprise mouvementée à l'Opéra de Lausanne

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L'Opéra de Lausanne doit annuler un récital. (Image d'archive - ©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Après six mois de fermeture, l'Opéra de Lausanne a rouvert ses portes mercredi avec un récital de la mezzo soprano suisse Marina Viotti. Un concert de la pianiste Maria João Pires, avec l'OSR, est prévu jeudi. Mais le récital de dimanche doit être annulé, en raison de la quarantaine imposée à un chanteur lituanien.

Le chanteur Kostas Smoriginas, qui devait se produire aux côtés du ténor biélorusse Pavel Petrov, n'a pas pu se rendre en Suisse. Il a côtoyé une personne qui était positive au Covid-19 et a été placé en quarantaine, a indiqué jeudi l'Opéra à Keystone-ATS.

Le récital est par conséquent annulé. Tous les détenteurs de billets sont en train d'être contactés. Ces billets seront remboursés.

La mésaventure illustre les difficultés que peuvent rencontrer les organisateurs de spectacles en période de pandémie. Après six mois de fermeture, l'Opéra a décidé de redémarrer en douceur, avec une jauge limitée à environ 60% de sa capacité.

Mercredi, une "belle salle" a réservé "une standing ovation" à Marina Viotti, a expliqué le service de presse. Après Maria João Pires et l'OSR jeudi soir, l'institution lausannoise accueillera en octobre le Béjart Ballet Lausanne. La troupe donnera huit représentations du 2 au 11 octobre, avec une création de Gil Roman en première partie suivie des Sept danses grecques de Maurice Béjart.

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Suisse

Covid-19: l'OFSP appelle la population à redoubler d'efforts

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Virginie Masserey, responsable de la section contrôle de l’infection de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) s'est exprimée jeudi devant la presse à Berne sur la nouvelle phase de la campagne lancée contre la pandémie de coronavirus. (©KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

La campagne pour endiguer le nouveau coronavirus entre dans une nouvelle phase. Traçage, tests, isolement, quarantaine: en plus de ces mesures, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) appelle la population à ne pas relâcher ses efforts.

L’été touche à sa fin, le temps se refroidit et les infections au nouveau coronavirus augmentent, a relevé Virginie Masserey, responsable de la Section contrôle de l’infection de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) jeudi devant la presse à Berne. Dans ce contexte, l’OFSP remet à jour sa campagne "Voici comment nous protéger".

Le message est clair: "À vous d’agir!" Ainsi, l’office rappelle instamment à la population les règles d’hygiène et de conduite qui permettent de se prémunir d’une infection et d’en protéger les autres. La stratégie "TTIQ" se trouve au cœur du message: traçage, tests, isolement, quarantaine.

Accompagnés du slogan "À vous d’agir !", les visuels appellent à respecter strictement l’isolement et la quarantaine en cas de test positif, après avoir séjourné dans une zone à risque ou en attendant les résultats d’un test. En outre, il faut toujours laisser ses coordonnées lorsqu'on les demande.

Comme auparavant, la campagne s’adresse à l’ensemble de la population. Cette fois, elle contient cependant des messages visant spécifiquement les jeunes, pour les motiver à laisser des coordonnées complètes.

Les supports publicitaires prennent la forme d’affiches numériques, d’annonces radio et de bannières en ligne classiques. Ils apparaissent aussi sur YouTube, les médias sociaux, Tinder et la plateforme vidéoludique twitch.tv.

Le matériel de la campagne est disponible. Les affiches officielles de l’OFSP peuvent être téléchargées au format PDF et imprimées : https://ofsp-coronavirus.ch/telechargements/.

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International

COVID 19 : alerte rouge sur la France

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Selon Olivier Véran, la principale crainte est que l'afflux massif de malades submerge les hôpitaux et les services de réanimation. (©AP/POOL/ELIOT BLONDET)

La France hisse le drapeau rouge pour éviter une "situation critique": la plupart de ses grandes villes, dont Paris, sont désormais en "zone d'alerte" renforcée ou maximale à cause de l'épidémie de Covid-19.

Les bars et restaurants vont même être fermés à Marseille et en Guadeloupe. La métropole d'Aix-Marseille et l'île antillaise ont été classées mercredi en "zone d'alerte maximale", dernier niveau avant l'état d'urgence sanitaire, selon le nouveau classement des autorités.

Outre les bars et restaurants, à partir de samedi, tous les "établissements recevant du public" vont y être fermés, sauf ceux qui ont un "protocole sanitaire strict", comme les théâtres, les musées ou les cinémas, a annoncé le ministre de la Santé, Olivier Véran. Ces mesures sont les plus spectaculaires depuis la fin du confinement le 11 mai et ont suscité le mécontentement à Marseille.

Juste en-dessous de cet ultime niveau, onze autres métropoles sont en "zone d'alerte renforcée": Paris, Lille, Toulouse, Saint-Etienne, Rennes, Rouen, Grenoble, Montpellier, plus Bordeaux, Lyon et Nice, qui s'y trouvaient déjà.

Dans ces villes, la jauge des rassemblements est abaissée à 1000 personnes (contre 5000 auparavant). Cette mesure devrait concerner le tournoi de tennis de Roland Garros, qui débute dimanche. Par ailleurs, les rassemblements de plus de 10 personnes dans l'espace public sont interdits.

Si la situation ne s'améliore pas, d'autres métropoles pourraient passer à ce niveau, a prévenu M. Véran, en citant "Tours, Strasbourg, Dijon et Clermont-Ferrand". Et "si la situation se dégrade encore", de nouvelles villes pourraient être mises en alerte maximale.

69 départements

Dans la nouvelle définition du gouvernement, qui prône une gestion locale et des mesures adaptées à chaque endroit, les départements classés en rouge le sont selon trois niveaux: la zone d'alerte, où "le virus circule nettement", la zone d'alerte renforcée, où il "circule très fortement", et la zone d'alerte maximale, où "les conséquences sont déjà lourdes sur le système sanitaire".

Soixante-neuf départements sur 101 sont en zone d'alerte. Trois critères ont été pris en compte: le taux d'incidence (nouveaux cas) de la maladie dans la population, celui chez les personnes âgées (population la plus vulnérable) et la proportion des malades du Covid dans les services de réanimation.

A Marseille et en Guadeloupe, le taux d'incidence dépasse les 250 cas pour 100'000 habitants, soit 5 fois le seuil d'alerte, et est de 100 pour 100'000 chez les personnes âgées. Dans les villes en zones d'alerte renforcée, ces chiffres dépassent 150 pour 100'000 et 50 pour 100'000.

Sans mesures rapides, "nous risquons d'atteindre une situation critique dans quelques semaines", a mis en garde M. Véran, le ton grave.

Car depuis cet été, tous les indicateurs se dégradent de façon régulière, même si on est encore loin des niveaux atteints au pic de l'épidémie, en mars-avril.

"Bulle sociale"

Selon le dernier bilan, 13'072 nouveaux cas de Covid-19 ont été enregistrés en 24 heures. 783 malades du virus ont été nouvellement admis à l'hôpital entre mardi et mercredi, dont 130 en réanimation. 4244 malades du Covid ont été hospitalisés sur les sept derniers jours, dont 675 en réanimation.

La principale crainte est que l'afflux massif de malades submerge les hôpitaux et les services de réanimation.

"La part des patients Covid dans les réanimations a commencé à réaugmenter et atteint 19% au niveau national", selon le ministre. Pour l'Île-de-France, "au rythme actuel (...), on peut s'attendre à ce que 40% des capacités régionales de réanimation soient utilisées pour des patients Covid au 10 octobre, 60% le 25 octobre et 85% aux alentours du 11 novembre".

"Il est encore temps d'agir", a martelé M. Véran, en insistant sur "le respect des gestes barrières, le lavage des mains, le respect des distances, le port du masque et la réduction des interactions sociales", autant dans la sphère publique que privée.

"On ne peut pas être extrêmement vigilant dans le métro, le bus, au bureau, dans les commerces, et relâcher toute forme de vigilance" en privé, a-t-il poursuivi.

"Il ne faut pas multiplier les dîners, éviter de sortir plusieurs fois par semaine avec des personnes différentes", a-t-il préconisé, en employant l'expression de "bulle sociale".

De manière générale, dans les 69 départements en zone d'alerte, "les fêtes, mariages, tombolas, événements associatifs, anniversaires, communions devront se tenir en petit comité, à moins de 30 personnes".

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International

La Belgique place le canton de Genève en zone rouge

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Les autorités belges ont placé le canton de Genève en zone rouge à partir de vendredi 16h00. (©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Après Fribourg et Vaud, les autorités belges ont placé le canton de Genève en zone rouge à partir de vendredi 16h00, selon le site du ministère des Affaires étrangères. La liste des cantons classés en orange s'est étoffé de quatre noms et en compte désormais quatorze.

Les cantons nouvellement ajoutés sont les deux Appenzell, Saint-Gall et la Thurgovie, comme le rapporte le Blick Online. Valais, Jura, Berne, Neuchâtel, Argovie, Soleure, Bâle-Ville, Zurich, Schwyz et Zoug y figuraient déjà. Les voyageurs y sont appelés à une vigilance accrue. A leur retour, il leur est conseillé d'observer une quarantaine ou d'effectuer un test au coronavirus.

Les cantons de Fribourg et Vaud restent en zone rouge. A partir de vendredi, le gouvernement belge a cependant pris la décision de "remplacer l’interdiction de voyager vers une zone rouge par un avis strictement déconseillé de voyager vers un tel territoire", est-il écrit sur son site internet.

Il précise que cela ne modifie pas la procédure et que les mesures applicables en cas de retour des zones rouge ou orange restent en vigueur.

La Belgique avait déjà mis début août Genève ainsi que Vaud et Valais sur sa liste rouge et interdit les séjours non urgents dans ces cantons. Le conseiller fédéral Ignazio Cassis était alors intervenu et Bruxelles avait retiré Vaud et le Valais de sa liste, puis Genève.

A l'inverse, la Belgique a été retirée le 7 septembre de la liste des pays en provenance desquels une quarantaine était nécessaire en Suisse. Depuis le 20 août, toute personne arrivant de ce pays devaient y passer 10 jours et se signaler dans les 48 heures après son arrivée aux autorités du canton.

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