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Virus COVID-19

La France déconfine prudemment, l'Allemagne "préoccupée"

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En France, le Premier ministre Jean Castex a annoncé jeudi soir un déconfinement prudent pour le 15 décembre.©Charles Platiau/Pool Photo via AP)

La France a annoncé jeudi un prudent déconfinement pour le 15 décembre, remplacé par un couvre-feu qui s'appliquera même le 31 décembre. La situation sanitaire de l'épidémie de Covid-19 se dégrade en Europe et devient particulièrement "préoccupante" en Allemagne.

Pendant ce temps, aux Etats-Unis, un comité d'experts indépendants examinait en public les données du vaccin du duo américano-allemand Pfizer/BioNTech afin de recommander ou non son autorisation - un exercice de transparence inédit dans le monde.

L'Agence américaine du médicament (FDA) prendra sa décision finale dans les prochains jours. L'issue ne laisse guère de doute, a fortiori après la validation jeudi des résultats d'efficacité et de sécurité du remède dans la revue médicale américaine la plus cotée, le New England Journal of Medicine.

"C'est un triomphe", écrit à propos du vaccin le rédacteur en chef de la revue, Eric Rubin, par ailleurs membre du comité d'experts américain.

Une fois le vaccin approuvé aux Etats-Unis, pays le plus touché au monde (au moins 289'450 morts et plus de 15,3 millions de personnes contaminées), restera à le distribuer - une tâche coordonnée par le gouvernement fédéral et confiée au secteur privé.

Couvre-feu au Réveillon

En France, le Premier ministre Jean Castex a annoncé jeudi soir un déconfinement prudent pour le 15 décembre.

Les attestations de déplacement sont supprimées, mais la réouverture des musées, cinémas et théâtres est repoussée de trois semaines, "le télétravail restera la règle" et un couvre-feu sera appliqué à partir de 20H00 tous les jours, à l'exception de la soirée de Noël.

Le 31 décembre, qui "concentre tous les ingrédients d'un rebond épidémique", sera également soumis au couvre-feu, a indiqué M. Castex. La France vit un deuxième confinement depuis le 30 octobre, après celui du printemps qui avait duré presque deux mois.

Le président Emmanuel Macron avait défini un seuil de 5.000 nouveaux cas par jour pour pouvoir déconfiner. Or l'objectif semble s'éloigner: 13.750 cas positifs ont encore été enregistrés en France jeudi.

Inquiétude en Allemagne

L'inquiétude est également forte dans plusieurs pays voisins.

En Allemagne, la hausse du nombre d'infections au Covid-19 est "préoccupante" et "a même empiré depuis la semaine dernière", a estimé jeudi l'Institut de veille sanitaire Robert-Koch (RKI), pour lequel de nouvelles restrictions doivent "être considérées" - comme l'avait déjà déclaré la chancelière Angela Merkel la veille.

Le pays a enregistré jeudi 23'679 nouveaux cas de coronavirus - un record - et 440 décès. La veille, le nombre de morts en une seule journée avait atteint un record, à 590.

L'Allemagne, présentée comme le "bon élève" de l'Europe durant la première vague au printemps, a enregistré depuis l'apparition du virus 1,2 million d'infections et plus de 20'000 morts, selon les données du RKI.

Dépistage des jeunes

Au Royaume-Uni, pays le plus endeuillé d'Europe (plus de 63'000 morts), le ministre de la Santé Matt Hancock, "particulièrement préoccupé" par une flambée de cas à Londres et dans le Sud-Est, a annoncé une campagne de dépistage chez les jeunes des zones les plus touchées.

Le gouvernement tchèque a prorogé jeudi jusqu'au 23 décembre l'état d'urgence devant le rebond du nombre de contaminations, demandant depuis mercredi aux restaurants de fermer à 20h00.

Dans le domaine économique, la Banque centrale européenne a renforcé jeudi son imposant dispositif de soutien à l'économie de la zone euro, toujours minée par la pandémie en attendant le déploiement des vaccins.

Rebond des décès en Russie

En Russie, critiquée pour sa méthodologie de calcul des morts du coronavirus, l'agence des statistiques Rosstat a enregistré en octobre près de 50'000 décès supplémentaires par rapport à octobre 2019 - un total beaucoup plus élevé que le nombre de morts déclarés du coronavirus.

205'500 personnes sont décédées en octobre, faisant du mois d'octobre 2020 le plus meurtrier en Russie depuis plus de 10 ans. Entre avril et fin octobre 2020, la surmortalité en Russie s'élève désormais à quasiment 165'000 morts par rapport à l'an passé, alors que depuis le début de la pandémie, seulement 45'280 morts du Covid-19 ont été officiellement enregistrés.

A l'échelle mondiale, la pandémie a fait au moins 1'570'398 morts et contaminé plus de 68,8 millions de personnes depuis fin décembre 2019.

L'Agence européenne des médicaments (AEM), cible d'une cybertattaque pendant deux semaines, a assuré jeudi que le calendrier de livraison des vaccins ne serait pas "impacté". "Nous sommes entièrement opérationnels", a déclaré la directrice générale de l'agence, Emer Cooke.

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International

France: vingt départements en "surveillance renforcée"

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Selon le premier ministre français Jean Castex, le variant britannique du coronavirus, "concerne désormais à peu près la moitié des personnes" contaminées par le Covid en France (Archives © KEYSTONE/EPA/BENOIT TESSIER / POOL)

Vingt départements français ont été placés sous "surveillance renforcée" en raison d'une circulation accrue de l'épidémie de coronavirus, a annoncé jeudi Jean Castex. Ils pourront faire l'objet de mesures de confinement locaux à partir du week-end du 6 mars.

Les départements concernés recouvrent toute l'Ile-de-France, le Rhône, les Bouches-du-Rhône, le Nord, l'Oise, le Pas-de-Calais, la Somme, la Drôme, la Moselle, la Meurthe-et-Moselle ou encore l'Eure-et-Loir, a précisé le Premier ministre français lors d'une conférence de presse.

En effet ils "cumulent des indicateurs défavorables" à savoir un niveau d'incidence autour de 250 cas pour 100'000 habitants, une part de variant "supérieur à 50%", une pression hospitalière "proche du seuil critique" et "une circulation virale qui commence à s'accélérer sérieusement".

Le chef du gouvernement a donc demandé aux préfets des départements concernés d'"engager des concertations avec les élus" pour "envisager, dans tout ou partie de ces territoires, des mesures de freinage proches de celles mises en place à Nice et Dunkerque". Ces deux agglomérations sont désormais reconfinées le week-end pour contrer la flambée de Covid-19.

Situation sanitaire "dégradée"

Un point sera fait "la semaine prochaine", et "si la situation continue de se dégrader, nous prendrons des mesures renforcées qui entreront en vigueur à compter du week-end du 6 mars", a-t-il ajouté.

"La situation sanitaire de notre pays s'est dégradée au cours des derniers jours", a martelé le Premier ministre, en rappelant que "nous avons compté hier plus de 30'000 cas positifs".

Malgré cette dégradation de la situation sanitaire, "il faut tout faire pour retarder" un possible confinement afin de "laisser à la vaccination le temps de produire des effets", a-t-il ajouté. "Le confinement est un levier auquel nous devons recourir quand on ne peut pas faire autrement. Il faut le faire à bon escient, au bon moment et dans la bonne mesure."

Hausse du variant britannique

M. Castex a par ailleurs précisé que le variant britannique du coronavirus, plus contagieux, "concerne désormais à peu près la moitié des personnes atteintes de la Covid en France". Ce variant, qui représentait moins de 40% selon des chiffres diffusés il y a une semaine, fait craindre une explosion épidémique en raison de sa plus grande contagiosité.

Depuis le début de l'épidémie, 85'347 personnes atteintes du Covid-19 sont mortes, à l'hôpital ou en Ehpad, en très grande majorité des personnes âgées.

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Suisse

Pro Juventute s'inquiète des effets de la pandémie sur les jeunes

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Les interventions de crise lors d'un appel téléphonique d'un jeune à Pro Juventute ont nettement augmenté l'an dernier: les services de secours ont été mobilisés une centaine de fois en 2020, contre 57 interventions une année auparavant. (Photo symbolique - ©KEYSTONE/GAETAN BALLY).

Les jeunes souffrent beaucoup de la pandémie du Covid-19, constate Pro Juventute. Les situations de crise se multiplient et les craintes pour l'avenir augmentent. Malgré cela, il y a de l'espoir, note l'organisation de soutien à la jeunesse jeudi dans un communiqué.

Les interventions de crise lors d'un appel téléphonique d'un jeune à Pro Juventute ont nettement augmenté l'an dernier: l'organisation a mobilisé les services de secours une centaine de fois en 2020, contre 57 interventions une année auparavant. Le nombre de consultations concernant la santé psychique a fortement augmenté au service 147.ch, destiné aux enfants et aux jeunes.

Au cours de la deuxième vague, dʼoctobre à décembre, 40% de jeunes en plus ont contacté lʼéquipe de conseillères et de conseillers pour des problèmes de santé psychique par rapport à la même période de l'année précédente. Près de 700 jeunes s'adressent chaque jour au 147.ch (contre 600 précédemment), précise Pro Juventute à Keystone-ATS.

Par ailleurs, les services de psychiatrie pour enfants et adolescents ont signalé une augmentation des prises en charge et du risque suicidaire.

Climat familial tendu

Moins de sorties, restrictions de contacts, infrastructures de loisirs fermées: depuis un an, les jeunes sont davantage à la maison. Or le climat familial n'y est pas toujours au beau fixe. Entre mars et mai 2020, les conseillers du 147 ont effectué près de 70% de consultations en plus portant sur la violence domestique.

Beaucoup de ceux qui contactent Pro Juventute craignent de perdre leurs amis. Les consultations sur ce sujet ont augmenté de 93% en 2020 par rapport à lʼannée précédente. La peur de ne pas nouer de nouveaux liens amicaux est également omniprésente, avec 28% de consultations en plus sur ce thème.

Concernant l'enseignement à distance, il réussit moins bien aux jeunes enfants, constate Pro Juventute. Le risque de ne pas suivre le rythme menace lorsque les enfants et adolescents ne disposent pas à la maison de lʼinfrastructure technique nécessaire ou de possibilités de soutien des parents. Les inégalités qui existaient déjà en matière dʼéducation et de perspectives professionnelles sont exacerbées par la crise.

Même si la situation semble encore bonne pour le moment sur le marché des places d’apprentissage, la question du choix dʼune profession est une préoccupation majeure pour les jeunes. Au 147, 23% de consultations en plus ont été effectuées sur le choix de carrière.

Les stages dʼessai ne sont souvent pas possibles ou ne peuvent être effectués que virtuellement, et la prolongation de lʼemploi après lʼapprentissage est incertaine. En janvier 2021, 17'000 jeunes étaient au chômage. Un an plus tôt, il y en avait 5000 de moins.

Résilience

Malgré toutes ces expériences négatives, les jeunes évoquent également des aspects positifs, note Pro Juventute. Ils acquièrent notamment de nouvelles compétences, consolident leur capacité à faire face aux difficultés et montrent qu’en tant que membres de la société, ils sont solidaires des personnes particulièrement vulnérables. La majorité des jeunes approuvent d’ailleurs les mesures visant à endiguer la pandémie.

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Suisse

La Suisse annonçait son premier cas de coronavirus il y a un an

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A ce jour, environ 675'500 doses de vaccins ont été administrées à la population suisse (Archives © KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

La Suisse annonçait il y a un an son premier cas de Covid-19. Le 25 février 2020, l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) communiquait qu'un septuagénaire tessinois avait été testé positif au virus, apparu initialement en Chine.

Depuis, plus de 23'300 personnes ont dû être hospitalisées en Suisse et 9256 décès sont à déplorer. Plus de 552'000 cas ont été confirmés en laboratoire, soit 6393 cas pour 100'000 habitants. Après une première vague au printemps dernier, le nombre de cas est reparti à la hausse à l'automne, forçant le Conseil fédéral à remettre le pays en semi-confinement.

Les mutations du virus, plus contagieuses, inquiètent particulièrement les autorités. Le 24 décembre, la nouvelle variante du coronavirus provenant de Grande-Bretagne est découverte en Suisse dans deux échantillons. Quelques jours plus tard, l'OFSP indique avoir détecté deux cas de la variante sud-africaine. Enfin, le 9 février, un cas de variant brésilien est identifié pour la première fois dans le pays.

Le plus grand nombre de cas quotidiens au cours de la première vague a été enregistré le 23 mars avec 1464 cas. Lors de la deuxième vague, un chiffre record de 10'559 cas a été établi le 2 novembre.

Le taux de positivité le plus élevé de la première vague a été enregistré le 30 mars, avec 19,9%. Son pendant de la deuxième vague s'est produit le 4 novembre, avec 27,4% de tests positifs.

Près de 33 millions de doses

A ce jour, plus de 866'400 doses de vaccin ont été livrées aux cantons, dont environ 675'500 ont été administrées. Quelque 173'400 personnes ont déjà reçu deux doses. La Suisse a signé des contrats avec cinq fabricants pour un total de près de 33 millions de doses.

La Confédération a jusqu'ici engagé un total d'environ 50 milliards de francs pour soutenir l'économie. Les fonds sont versés ou ont été versés pour l'indemnisation en cas de chômage partiel (20 milliards), pour les allocations pour perte de gain en cas de mesures destinées à lutter contre la pandémie (7,5 milliards), au programme de crédits covid du printemps dernier (17 milliards de francs) et aux programmes d'aide pour les personnes en difficulté (2,5 milliards).

En outre, il existe d'autres aides pour les secteurs de l'aviation (1,9 milliard), des transports publics (700 millions), de la culture (400 millions), ou du sport (350 millions).

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Virus COVID-19

Le vaccin Moderna contre un variant prêt à être testé

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Le vaccin modifié de Moderna a été envoyé aux NIH, les instituts nationaux de santé américains, pour une étude clinique (Archives © KEYSTONE/AP/Michael Sohn)

La société américaine de biotechnologie Moderna a développé une version modifiée de son vaccin pour l'utiliser spécifiquement contre le variant sud-africain. Elle est prête à être testée sur des humains dans le cadre d'essais cliniques, a annoncé le groupe mercredi.

"Moderna a envoyé des doses de son vaccin candidat spécifique contre le variant [...] d'abord identifié en Afrique du Sud aux NIH [instituts nationaux de santé américains, ndlr], pour une étude clinique", a déclaré l'entreprise dans un communiqué.

"Dans notre combat contre le Covid-19, nous devons être vigilants et proactifs au sujet des nouveaux variants du SARS-CoV-2 qui émergent", a ajouté Stéphane Bancel, le patron de l'entreprise. "Moderna s'engage à faire autant de modifications à notre vaccin que nécessaire, jusqu'à ce que la pandémie soit sous contrôle", a-t-il poursuivi.

L'agence américaine des médicaments a indiqué lundi que les fabricants n'auront pas à passer à nouveau le long processus d'autorisation pour les vaccins déjà approuvés, en cas de modification de ces derniers pour lutter contre l'apparition de nouveaux variants du coronavirus, ce qui devrait grandement raccourcir le processus.

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Vaud

Vaud regrette l'absence de perspectives plus précises

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Vaud regrette l'absence de perspectives plus précises pour les milieux culturels et la restauration. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Conseil d'Etat vaudois prend acte des premiers assouplissements prévus par le Conseil fédéral dès le 1er mars. Concernant la restauration et la culture, il regrette l'absence de perspectives plus précises et plus immédiates.

Le gouvernement salue mercredi le fait que les demandes de certains cantons aient été partiellement prises en compte, notamment l'élargissement des activités de sport et de culture pour les jeunes jusqu'à 20 ans. Il se réjouit aussi que l'évaluation de la situation se fasse de manière plus rapprochée, à la mi-mars, comme demandé.

Dans sa réponse à la consultation, Vaud avait plaidé pour que les restaurants puissent ouvrir à midi dès le 15 mars et que les théâtres et les cinémas puissent accueillir 50 personnes dans leurs salles. Le Conseil fédéral ne l'a pas entendu de cette oreille.

Vaud regrette l'absence de perspectives plus précises et immédiates pour les restaurants et la culture. Mais il constate que le Conseil fédéral envisage des mesures de réouverture dès le 22 mars si la situation épidémiologique évolue favorablement. Et que cette réouverture pourrait être complète: restauration, autres activités intérieures et enseignement en présentiel dans les Hautes Ecoles.

Le Conseil d'Etat continuera de suivre "avec la plus grande attention" l'évolution de la situation, écrit-il dans un communiqué. Concernant les aides financières, il souligne l'importance que le système soit modulé selon la stratégie, avec des aides progressives ou dégressives selon le degré d'activité autorisé.

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