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Virus COVID-19

Les marchés chutent face au COVID-19, les frontières se ferment

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KEYSTONE/Ti-Press/Alessandro Crinari

Les marchés boursiers européens ont ouvert en chute libre lundi face au choc de la pandémie de Covid-19. Le bilan de l'épidémie, principalement en Europe, s'aggrave de façon exponentielle, poussant les Etats à confiner leurs populations et à fermer leurs frontières.

La Réserve fédérale américaine (Fed) a brutalement baissé ses taux d'intérêt à zéro dimanche, tout en participant à une action mondiale concertée des banques centrales pour approvisionner le monde en liquidités. La Fed a ainsi annoncé l'achat de 500 milliards de dollars de bons du Trésor et de 200 milliards de dollars de titres hypothécaires pour soutenir les marchés.

Mais ces annonces n'ont pas suffi à rassurer et les Bourses ont plongé à l'ouverture en Europe, après avoir piqué du nez en Asie-Pacifique (-9,7% à Sydney, une chute historique). Les marchés sont tétanisés par les craintes d'une récession face à une épidémie qui semble ralentir dans son berceau asiatique mais se propage sur les autres continents.

Et ce alors que les conséquences économiques du coronavirus s'annoncent de plus en plus catastrophiques. L'Union européenne anticipe une récession en 2020 "de 2 à 2,5%", a annoncé lundi le commissaire européen chargé du Marché intérieur Thierry Breton.

Plus de 6500 morts

Le nombre de cas de Covid-19 recensés dans le monde s'établissait lundi à 10h00 à 168'250 cas recensés dans le monde, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles. La maladie a tué 6501 personnes dans le monde, dont plus de 2335 en Europe,

La Chine (sans les territoires de Hong Kong et Macao), où l'épidémie s'est déclarée fin décembre, a dénombré au total 80'860 cas, dont 3213 décès et 67490 guérisons. 16 nouveaux cas et 14 nouveaux décès ont été annoncés entre dimanche et lundi. Ailleurs dans le monde, on recensait lundi à 10h00 un total de 3288 décès (67 nouveaux) pour 87396 cas (4301 nouveaux).

Les pays les plus touchés après la Chine sont l'Italie avec 1809 morts pour 24'747 cas, l'Iran avec 724 morts (13'983 cas), l'Espagne avec 288 morts (7753 cas), et la France avec 127 morts (5423 cas). Depuis dimanche, Bahreïn, la Hongrie, le Guatemala, le Liberia et le Luxembourg ont annoncé les premiers décès liés au virus sur leur sol. Trinité-et-Tobago a annoncé le diagnostic de premiers cas.

Les pays s'isolent

De nombreux pays cherchent à se protéger en s'isolant toujours plus, jusqu'à l'intérieur de l'Union européenne, mettant à mal le principe européen de libre circulation. L'Allemagne a mis en oeuvre lundi à 08h00 ses contrôles aux frontières avec cinq pays annoncés dimanche -France, Autriche, Suisse, Danemark, Luxembourg. Des policiers allemands ne laissaient passer que les transports de marchandises et les travailleurs transfrontaliers.

La Russie, la République tchèque, l'Argentine, la Colombie ou encore le Guatemala ont eux aussi annoncé dimanche la fermeture totale ou partielle de leurs frontières.

Pays le plus touché en Europe par la pandémie, l'Italie a enregistré dimanche un nombre record de 368 nouveaux décès en 24 heures, qui porte le nombre des morts à 1809. Le Premier ministre italien Giuseppe Conte a appelé à "une coordination européenne" dans les domaines de la santé et de l'économie pour affronter le coronavirus.

Il a averti que son pays n'avait pas "encore atteint le pic" de contagions. "Le moment est arrivé de faire des choix courageux et l'Italie peut offrir une contribution significative, en tant que pays qui a connu en premier une diffusion aussi large du virus", dit-il dans un entretien lundi au quotidien Il Corriere della.

Sommet du G7 par visioconférence

M. Conte doit participer lundi à un sommet extraordinaire du G7 par visioconférence pour coordonner la lutte contre le coronavirus dans les domaines sanitaire, économique, financier et de la recherche. C'est aussi par visioconférence qu'aura lieu mardi une réunion extraordinaire des 27 dirigeants de l'Union européenne.

Deuxième pays le plus touché d'Europe, l'Espagne a confiné sa population et décrété l'état d'alerte pour 15 jours.

Aux Etats-Unis, où les nouveaux contrôles pour les Américains rentrant d'Europe ont provoqué le chaos dans les aéroports, les villes de New York et Los Angeles ont ordonné à leur tour la fermeture des bars, restaurants et boîtes de nuit. A Las Vegas, MGM a fermé ses 13 hôtels et casinos.

Le Chili, imité par le Pérou, a fermé ses ports aux navires de croisière, après la mise en quarantaine de deux d'entre eux avec environ 1300 personnes à bord. Un autre navire, avec 3700 personnes, est en quarantaine en Nouvelle-Zélande qui a également interdit toute escale aux bateaux de croisière jusqu'au 30 juin.

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Suisse

Swiss mis à mal au 1er semestre

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La filiale de l'allemand Lufthansa a vu son chiffre d'affaires dégringoler de 55% à 1,17 milliard de francs entre janvier et fin juin. (Image d'archive - ©KEYSTONE/CHRISTIAN MERZ)
La compagnie aérienne Swiss, lourdement affectée par les répercussions économiques du coronavirus, a subi une perte d'exploitation de 266,4 millions de francs au premier semestre.

La filiale de l'allemand Lufthansa a vu son chiffre d'affaires dégringoler de 55% à 1,17 milliard de francs entre janvier et fin juin, a annoncé jeudi le transporteur national dans un communiqué. Le nombre de passagers a parallèlement chuté de 64% à 3,2 millions.

Au premier trimestre déjà, Swiss avait été touché de plein fouet par la propagation du Covid-19 et des restrictions de voyages. La compagnie aérienne avait enregistré une perte d'exploitation de 84,1 millions de francs, après un bénéfice opérationnel de 48,3 millions un an plus tôt.

La situation n'est pas prête de s'améliorer de sitôt. Mercredi, le directeur général Thomas Klühr avait averti que la société perdait encore massivement de l'argent et un retour à des vols rentables risquait de prendre du temps.

Le transporteur a nettement réduit ses pertes depuis la fin du confinement, mais actuellement la société perd encore moins de 1 million de francs par jour, contre 3 millions par jour au plus fort de la crise, avait précisé le patron de Swiss dans une interview diffusée sur le site internet de 20 Minuten.

Dans ce contexte, la reprise du plan de vol va prendre plus de temps que prévu, mais le patron de Swiss s'est dit "optimiste" que la situation se rétablisse d'ici l'été 2021.

Jeudi, la maison-mère Lufthansa a fait état d'une perte nette de 3,6 milliards d'euros sur les six premiers mois de l'année. Et au deuxième semestre, le groupe allemand s'attend à un résultat opérationnel "clairement" négatif malgré l'augmentation de l'offre.

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International

La tenue d'événements sportifs serait "irréaliste", selon l'OMS

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Pour l'Organisation mondiale de la santé, le coronavirus est incompatible avec le public d'évènements sportifs. (©KEYSTONE/PATRICK B. KRAEMER)
Pour l'Organisation mondiale de la santé, le coronavirus est incompatible avec le public d'évènements sportifs. L'OMS a en effet jugé mercredi "irréaliste" leur tenue devant de grandes foules dans des pays souffrant de transmission locale du nouveau coronavirus.

Le directeur des urgences sanitaires de l'OMS, Michael Ryan, a déclaré qu'il pourrait être "désastreux" dans de telles circonstances de permettre le retour de matches attirant des dizaines de milliers de personnes. Interrogé lors d'une discussion en direct sur les réseaux sociaux de l'OMS sur la date possible de reprise des grands événements sportifs, M. Ryan a déclaré qu'il était impossible de le prédire. "Nous ne savons pas", a dit l'épidémiologiste irlandais.

"De grandes foules de 40 000, 50 000, 60 000 personnes... Ce n'est pas seulement le risque d'être dans le stade, c'est le risque d'aller au stade, en transports en commun, dans les bars et clubs", a-t-il expliqué. "Imaginez tous les problèmes que nous avons maintenant avec les boîtes de nuit et les bars, et vous condensez tout cela dans une expérience de quatre ou cinq heures, où des milliers de personnes empruntent les mêmes transports en commun vers un lieu, s'impliquent dans le match puis tous les aspects sociaux qui suivent. (...) cela pourrait être désastreux", a-t-il pointé.

Devant un public réduit?

"Il est très irréaliste dans les pays à transmission locale" de penser que "nous assisterons à de grands rassemblements comme ça cette année", a-t-il estimé.

Les Jeux olympiques de Tokyo 2020 et l'Euro de football 2020 ont été reportés à l'année prochaine, tandis que les grandes compétitions de football comme la Ligue des champions et la Premier League anglaise ont été forcées de jouer à huis clos. "Il faut peut-être s'attendre à ce qu'au fur et à mesure que les choses s'ouvrent, nous passions de zéro personne aux matchs à peut-être 1000 ou 2000", a tempéré Michael Ryan. "Nous voulons tous que notre sport revienne. Nous allons juste devoir faire attention encore un peu".

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Suisse

Le salaire assuré en cas de "quarantaine non fautive"

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Personne ne devrait être tenté d'éluder la quarantaine pour des raisons financières", a déclaré Michael Schöll, vice-directeur de l'Office fédéral de la justice. (©KEYSTONE/ANTHONY ANEX)
"Personne ne devrait être tenté d'éluder la quarantaine pour des raisons financières", a déclaré Michael Schöll, vice-directeur de l'Office fédéral de la justice, mercredi devant la presse. "Restez à la maison et avertissez votre employeur", a-t-il ajouté à l'intention notamment des personnes qui rentreront d'Espagne à partir de samedi.

En cas de quarantaine non fautive, et même si la question n'a pas encore été réglée par les tribunaux, le versement du salaire est assuré. C'est le cas pour les personnes qui se trouvaient déjà en Espagne lorsque le pays a été placé sur la liste, notamment.

Pour les personnes qui ne peuvent pas travailler à domicile, le Conseil fédéral a décidé que le versement des prestations pour perte de gain est assuré pendant dix jours. Et les employeurs se sont montrés "accommodants", selon M. Schöll.

"La situation est différente pour des personnes qui se rendraient dans un pays un risque, l'Espagne par exemple à partir de samedi: un tribunal pourrait retenir une faute", a-t-il conclu.

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Suisse

Les femmes enceintes sur la liste des personnes à risque

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Les femmes enceintes figurent désormais sur la liste des personnes à risque. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)
Les femmes enceintes figurent désormais sur la liste des personnes à risque, a indiqué mercredi Patrick Mathys, de l'OFSP. Selon les indications de la Société suisse de gynécologie, elles ont en effet plus de risques de connaître une évolution grave de la maladie.

"Il existe encore beaucoup d'inconnues", a reconnu Virginie Masserey, cheffe de la section contrôle de l'infection de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). "Il semble que le risque soit entre 1,5 et 5 fois plus élevé pour les femmes enceintes que pour celles du même âge de devoir être hospitalisées aux soins intensifs".

Les risques pour le nouveau-né sont aussi encore peu clairs. "L'accouchement pourrait devoir être provoqué, ce qui représente un risque pour lui. Le placenta peut aussi avoir été infecté, ce qui peut signifier moins de nourriture pour le foetus et un trouble de croissance."

Initiative du CHUV

L'initiative de placer les femmes enceintes dans le groupe de personnes à risque est venue du CHUV. Le professeur David Baud, de cet établissement hospitalier, qui avait co-écrit les précédentes recommandations de la Société suisse de gynécologie et d'obstétrique, avait fait part à la mi-juillet à l'association de son inquiétude concernant les femmes enceintes.

Le CHUV a créé un registre mondial des bébés Covid-19, auquel participent plus de 200 hôpitaux.

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Suisse

Les touristes de retour d'Espagne devront se mettre en quarantaine

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L'Espagne a été ajoutée par l'Office fédéral de la santé publique à la liste des pays avec un risque élevé d'infection au Covid-19. (©EPA/ENRIC FONTCUBERTA)
Les voyageurs de retour d'Espagne devront se mettre en quarantaine en Suisse. L'Espagne a été ajoutée par l'Office fédéral de la santé publique à la liste des pays avec un risque élevé d'infection au Covid-19. Les Baléares et les Canaries ne sont pas concernés.

La mesure entre en vigueur dès samedi, soit depuis vendredi à minuit, a annoncé le Département fédéral de l'intérieur. Le taux de contamination pour les Baléares se situe à environ 43 pour 100'000 habitants et environ 6 pour 100'000 pour les Canaries. Désormais, 46 pays et régions se trouvent sur la liste à risque.

Les Bahamas, la Guinée équatoriale, la Roumanie, Sao Tomé-et-Principe, Singapour et Sint Maarten figurent nouvellement sur la liste des pays à risque. La Suisse a retiré l'Azerbaïdjan, les Emirats arabes unis et la Russie.

Depuis le 6 juillet, toute personne franchissant la frontière depuis un Etat ou un territoire avec un risque élevé d'infection doit se mettre en quarantaine durant dix jours. Ces personnes doivent s'annoncer dans les deux jours auprès des autorités cantonales. Celles-ci contrôlent sporadiquement le respect de la quarantaine. Actuellement, 16'269 personnes sont concernées.

Femmes enceintes

Les femmes enceintes figurent par ailleurs dès maintenant sur la liste des personnes à risque, a indiqué Patrick Mathys, responsable de la section Gestion de crise et collaboration internationale à l'OFS. Selon les indications de la Société suisse de gynécologie, elles ont en effet plus de risques de connaître une évolution grave de la maladie.

"Il existe encore beaucoup d'inconnues", a reconnu Virginie Masserey, cheffe de la section contrôle de l'infection de l'OFSP. "Il semble que le risque soit entre 1,5 et 5 fois plus élevé pour les femmes enceintes que pour celles du même âge de devoir être hospitalisées aux soins intensifs".

Les risques pour le nouveau-né sont aussi encore peu clairs. "L'accouchement pourrait devoir être provoqué, ce qui représente un risque pour lui. Le placenta peut aussi avoir été infecté, ce qui peut signifier moins de nourriture pour le foetus et un trouble de croissance."

Situation toujours tendue

De façon générale, la situation reste tendue, avec encore près de 200 nouveaux cas aujourd'hui (181), a affirmé M. Mathys. Il y a toutefois une certaine stabilisation, avec un taux de positivité actuellement à 2,2%, contre 3,5% ces dernières semaines.

Concernant une éventuelle harmonisation des mesures au niveau fédéral, M. Mathys s'est dit confiant que les cantons agiraient en conséquence si la situation devait s'aggraver. Les cantons sont encore en mesure de tracer les contacts des personnes infectées, mais pourraient être dépassés si le nombre de cas augmente beaucoup, a pointé le responsable.

Dans les transports publics, la mobilité est revenue à ce qu'elle était avant le confinement, à l'exception de certaines gares. Entre 80 et 100% des voyageurs portent le masque.

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