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Virus COVID-19

Les premiers effets de la vaccination perceptibles, selon l'OFSP

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Mercredi, le taux de positivité des tests Covid s'est établi à 4,45%. (©KEYSTONE/ENNIO LEANZA - Image d'archives).

Les effets de la vaccination des plus de 80 ans commencent à être visibles, s'est félicité mercredi l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). La Suisse peut espérer éviter une troisième vague, selon le chef de la Task Force scientifique Martin Ackermann.

Pour les plus de 80 ans, première catégorie de la population à avoir eu accès à la vaccination, le nombre d'hospitalisations "a beaucoup diminué et continue de diminuer", s'est réjoui Virginie Masserey, cheffe de la section contrôle des infections de l'OFSP devant la presse. Idem pour le nombre de cas dans les EMS.

Cette tendance à la baisse cohabite avec une stabilité du nombre d'hospitalisations - en moyenne environ 50 par jour, 83 mercredi - et de décès - une dizaine par jour en moyenne, 20 mercredi.

Ces faits sont "encourageants", mais la situation reste "fragile", a toutefois averti Virginie Masserey. "Beaucoup de personnes vulnérables ne sont pas encore vaccinées et le risque d'hospitalisation augmente déjà dès l'âge de 50 ans".

5,4% de la population vaccinée

Au total, 465'782 personnes ont déjà reçu deux doses de vaccin, soit 5,4% de la population. Jusqu'au 21 mars, 1'424'675 doses ont été livrées aux cantons, dont 1'252'441 ont été administrées.

De manière générale, le nombre de cas est toujours à la hausse. Il double toutes les trois à cinq semaines, a rappelé Virginie Masserey. La Suisse est passée d'environ 1000 cas par jour en moyenne il y a un mois à 1800 par jour en moyenne, selon l'OFSP. Mercredi, la Suisse comptait même 2022 cas de plus que la veille. Aujourd'hui, ce sont surtout les jeunes qui s'infectent.

Durant les dernières 24 heures, les résultats de 45'471 tests ont été transmis. Le taux de positivité s'élève à 4,45%. Le taux de reproduction, qui a un délai d'une dizaine de jours, est lui de 1,18. Les variants, plus contagieux, représentent plus de 80% des nouvelles infections.

Pas de troisième vague?

A ses côtés, Martin Ackermann a estimé que le maintien des restrictions permet à la Suisse d'espérer éviter une troisième vague. Des réouvertures rapides en mars auraient pu conduire à un pic de près de 15'000 nouveaux cas par jour au début de l'été, selon des modélisations de l'OFSP.

Si le nombre d'infections a bien diminué dans les EMS en raison de la vaccination, 70% des patients en soins intensifs ont moins de 70 ans, a-t-il rappelé. Le nombre de lits occupés en soins intensifs va donc continuer à être un indicateur déterminant.

Certificat de vaccination en préparation

L'OFSP a par ailleurs commencé à travailler sur un certificat de vaccination qui pourrait être disponible en été. Le document devra être uniforme, reconnu à l'international et ne pas être falsifiable, a indiqué la directrice de l'OFSP Anne Lévy.

Un groupe de travail a été mis en place. Le certificat devrait être disponible sous forme papier et numérique. Certaines restrictions, notamment pour les voyages, pourraient être allégées pour les personnes ayant ce document. Les données ne pourront toutefois pas être enregistrées de manière centralisée, faute de base légale.

L'introduction du certificat de vaccination n'a rien à voir avec la plateforme en ligne mesvaccins.ch, a précisé Anne Lévy. Ce portail a été mis hors ligne lundi en raison d'une fuite de données et l'OFSP a demandé à la fondation de sécuriser les données avant de remettre des informations en ligne.

Des conseils pour Pâques

Les fêtes de Pâques approchant, l'OFSP a donné ses recommandations. Parmi lesquelles: se faire tester avant de participer aux réunions pascales et choisir plutôt un lieu à l'extérieur où les distances peuvent être respectées. Les réunions privées à l'intérieur restent limitées à 10 personnes.

Par ailleurs, les personnes souhaitant se rendre en Grèce, en Bosnie-Herzégovine et en Ukraine devront désormais se soumettre à une quarantaine à leur retour. L'OFSP a actualisé mercredi sa liste des pays à risque, à laquelle les Etats-Unis et la Grande-Bretagne n'appartiennent plus.

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Suisse

L'immunité pour reprendre une vie normale

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Selon le Professeur Calandra, la vaccination est l'armée principale pour lutter contre la pandémie. (©KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

Le Conseil Fédéral est attendu mercredi après-midi pour annoncer de potentielles allégements des mesures Covid. Parmi les possibilités : la réouverture des terrasses, des salles de sport ou de certains lieux culturels. Les masques, eux, ne vont pas nous quitter de si tôt.

Si les indicateurs sur lesquels se base le Gouvernement pour prendre ses décisions sont tous, ou presque, dépassés, les experts de l’OFSP se sont toutefois montrés « un peu» optimistes mardi. Selon eux, « la situation reste fragile, mais avec de bonnes perspectives ». La vaccination, elle, se poursuit gentiment.

Aujourd’hui, cela fait plus de 13 mois que le Covid a débarqué en Suisse. Le pays a déjà affronté deux vagues. Avec une question qui se pose : jusqu’à quand allons-nous devoir cohabiter avec le virus ?

Ecoutez la réponse du Professeur Thierry Calandra, il est le Chef du Service des maladies infectieuses du CHUV à Lausanne :

Prof. Thierry Calandra
Chef du Service des maladies infectieuses du CHUV
Prof. Thierry CalandraChef du Service des maladies infectieuses du CHUV

Le masque, les gestes barrières et la désinfection des mains vont également nous accompagner encore quelques temps. L’immunité de la population aura un rôle central pour potentiellement lever ces mesures de protection.

Le Professeur Thierry Calandra, Chef du Service des maladies infectieuses du CHUV :

Prof. Thierry Calandra
Chef du Service des maladies infectieuses du CHUV
Prof. Thierry CalandraChef du Service des maladies infectieuses du CHUV

Notez que 8% de la population suisse a, à ce jour, été entièrement vaccinée. Et au moins 13% a reçu une dose. Cela représente environ la moitié des personnes vulnérables.

Selon un sondage publié mardi, ce sont les Romands qui sont les plus sceptiques vis-à-vis du vaccin. Près de 20% d'entre eux sont contre, alors que ce taux s'élève à 11% chez les germanophones et à 8% chez les Tessinois.

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Virus COVID-19

Etats-Unis: "Pause" pour le vaccin de Johnson & Johnson

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Plus de 6,8 millions de doses du vaccin anti-Covid de Johnson & Johnson ont déjà été administrées sur le territoire américain (Archives © KEYSTONE/AP/Matt Rourke)

Les autorités américaines ont recommandé "une pause" dans l'utilisation du vaccin de Johnson & Johnson, après des cas graves de caillots chez plusieurs personnes, dont une est décédée et une dans un état critique. En Europe, le déploiement du vaccin va être retardé.

L'Agence américaine des médicaments (FDA) "est en train d'enquêter sur six cas rapportés aux Etats-Unis de personnes ayant développé des cas rares et graves de caillots sanguins après avoir reçu le vaccin", a-t-elle indiqué mardi dans un communiqué.

Au total, six personnes âgées de 18 à 48 ans ont présenté, 6 à 13 jours après l'injection, des symptômes de thrombose cérébrale, conjugués avec une chute de leur niveau de plaquettes sanguines. "Un cas s'est révélé mortel et un patient se trouve dans un état critique", a déclaré Peter Marks, de la FDA

Les Centres américains de lutte et de prévention des maladies (CDC), principale agence fédérale de santé publique du pays, se réuniront mercredi afin d'évaluer ces différents cas. L'agence américaine des médicaments passera ensuite en revue leurs conclusions.

"Tant que cette procédure est en cours, nous recommandons une pause", a affirmé la FDA, précisant agir "par souci de précaution".

"Pas d'impact important" sur la campagne

Cette pause "n'aura pas d'impact important" sur la campagne de vaccination aux États-Unis, a affirmé la Maison Blanche. "Le vaccin de Johnson & Johnson représente moins de 5% des doses administrées aux États-Unis jusqu'à présent", a assuré Jeff Zients, coordinateur de la lutte contre le Covid-19 pour la Maison Blanche.

L'agence américaine des médicaments avait affirmé vendredi dernier ne pas avoir établi de lien de causalité à ce stade entre la formation de caillots sanguins et l'injection du vaccin contre le Covid-19 de Johnson & Johnson.

Les six personnes concernées par les événements thrombo-emboliques graves sont des femmes dont l'âge de 18 à 48 ans, et leurs symptômes sont apparus 6 à 13 jours après l'injection. Les traitements habituellement utilisés pour soigner les caillots sanguins, comme l'héparine, peuvent se révéler dangereux quand il s'agit des types de caillots détectés par la FDA qui requièrent donc un traitement alternatif, préviennent les autorités sanitaires américaines.

"Extrêmement rare"

Plus de 6,8 millions de doses du vaccin anti-Covid de Johnson & Johnson ont déjà été administrées sur le territoire américain et ce type d'effets secondaires graves apparaît pour le moment "extrêmement rare", a fait savoir la FDA.

De nombreuses personnes aux Etats-Unis qui devaient recevoir une injection du sérum de Johnson & Johnson commençaient à recevoir dès mardi matin des messages annulant leur rendez-vous vaccinal.

Déploiement retardé en Europe

Cette annonce survient alors que l'Agence européenne des médicaments (EMA) a indiqué la semaine dernière elle aussi enquêter sur des liens entre le vaccin de "J&J" et des cas de caillots sanguins.

Johnson & Johnson a indiqué mardi qu'il avait "pris la décision de retarder le déploiement" de son vaccin en Europe après l'annonce des autorités sanitaires américaines, sans donner plus de détails sur l'ampleur du report.

Efficace à 66%

Le vaccin unidose de Johnson & Johnson avait été autorisé en urgence aux Etats-Unis fin février, après ceux à deux doses de Pfizer/BioNTech et de Moderna.

Il s'est révélé efficace à 66% pour prévenir les formes modérées à sévères du Covid-19, selon des essais cliniques réalisés sur environ 40'000 personnes âgées de 18 ans ou plus dans plusieurs pays à travers le monde.

A "vecteur viral", le sérum de "J&J" utilise comme support un autre virus peu virulent, transformé pour y ajouter des instructions génétiques d'une partie du virus responsable du Covid-19. Une fois dans les cellules, une protéine typique du SARS-CoV-2 est produite, éduquant le système immunitaire à le reconnaître.

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Virus COVID-19

Les Romands plus sceptiques face à la vaccination

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Le taux de vaccino-sceptiques est plus élevé chez les Romands, les femmes et les plus jeunes. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Pourtant généralement plus ouverts dans le domaine, les Romands sont les plus sceptiques vis-à-vis de la vaccination contre le Covid-19. Le taux de vaccino-sceptiques est deux fois plus élevé chez eux qu'ailleurs en Suisse, indique un sondage Sotomo.

Près de 20% des Romands se sont dits opposés à la vaccination, contre plus ou moins 10% dans le reste du pays, selon le rapport publié mardi. Les Romands sont particulièrement sceptiques quant aux effets secondaires et à l'efficacité du vaccin.

Dans l'ensemble du pays, le taux de personnes voulant se faire vacciner a lui légèrement augmenté par rapport à la dernière enquête cet hiver. En janvier, 41% des personnes interrogées avaient indiqué vouloir se faire vacciner. Ce taux est désormais passé à 44% et 9% des sondés ont déjà reçu au moins une dose. Le nombre de vaccino-sceptiques reste lui stable à 23%.

Les femmes, plus sujettes aux effets secondaires, sont davantage réticentes à se faire vacciner. 27% d'entre elles sont plutôt contre, alors que ce taux s'élève à 18% chez les hommes.

Des différences sont aussi visibles selon l'âge des participants. Les plus de 64 ans sont ceux qui veulent le plus se faire vacciner, tandis que les moins de 35 ans rechignent davantage à se faire piquer.

Choisir son vaccin

Du côté des types de vaccin utilisés, la population a une nette préférence pour la technologie ARN-messager, qu'on retrouve dans les vaccins Pfizer/BioNTech et Moderna actuellement sur le marché. Et la plupart des sondés aimeraient pouvoir choisir eux-mêmes la sorte de vaccin à employer.

Dans le même temps, une majorité estime que le type de vaccin n'est pas décisif, du moment qu'il a été autorisé par les autorités. Cette double majorité, contradictoire en apparence, est probablement due au fait que les autorités ont jusqu'à maintenant été réticentes à valider des vaccins et que seuls des vaccins ARN-messager ont été approuvés, selon Sotomo.

Environ la moitié des personnes interrogées ont reçu au moins occasionnellement des informations liées au vaccin qui les ont irritées, effrayées ou déconcertées, indique encore le sondage. Et près de deux tiers d'entre elles ont vu au moins une fois par semaine des publicités avec le slogan "Je vais me faire vacciner", par ailleurs jugé clair et compréhensible.

L'enquête en ligne, consacrée uniquement à la vaccination, a été réalisée entre le 11 et le 17 mars. Le questionnaire à été développé par l'OFSP et les réponses de 1692 personnes ont été pondérées et analysées.

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Suisse

La Suisse compte 2241 nouveaux cas de coronavirus en 24 heures

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Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d'infections est de 25'673, soit 296,98 nouvelles infections pour 100'000 habitants (Image d'illustration © KEYSTONE/GAETAN BALLY)

La Suisse compte mardi 2241 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, selon les chiffres de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). On déplore dix décès supplémentaires et 82 malades ont été hospitalisés.

Durant les dernières 24 heures, les résultats de 25'447 tests ont été transmis, indique l'OFSP. Le taux de positivité s'élève à 8,81%.

Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d'infections est de 25'673, soit 296,98 nouvelles infections pour 100'000 habitants. Le taux de reproduction, qui a un délai d'une dizaine de jours, est lui de 1,14. Les patients Covid-19 occupent 22,70% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d'occupation est de 68,40%.

Au total 689'178 personnes ont déjà reçu deux doses de vaccins et 1'815'117 une dose. La Suisse a reçu jusqu'à présent 2'390'325 doses de vaccins

Quant aux variants du coronavirus, 41'910 cas ont été détectés en Suisse jusqu'à ce jour, dont 16'468 cas ont été attribués au variant britannique (B.1.1.7), 245 au variant sud-africain (B.1.351) et 13 au variant brésilien (P.1). Dans 25'184 cas, une mutation était présente, mais la lignée n'était pas claire.

Depuis le début de la pandémie, 625'367 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire sur un total de 6'437'818 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein. Le total des décès s'élève à 9830 et le nombre de personnes hospitalisées atteint 26'085.

Le pays dénombre par ailleurs 14'785 personnes en isolement et 23'953 individus faisant partie de leurs contacts ont été mis en quarantaine. S'y ajoutent 3358 autres personnes revenant de voyage d'un pays à risque et qui ont dû aussi passer par la case de la quarantaine.

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Suisse

Une commission demande au gouvernement des perspectives

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Pour la Commission de l'économie du National, les restaurants et autres entreprises doivent avoir des "perspectives". (Image d'illustration - ©KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

La Commission de l'économie du National demande au Conseil fédéral de présenter dès sa prochaine séance mercredi des scénarios détaillés de réouverture pour les entreprises et établissements fermés en raison du Covid-19. Il est urgent de leur donner des perspectives.

Les acteurs concernés doivent pouvoir savoir quand et à quelles conditions ils pourront reprendre leurs activités, a expliqué lundi devant la presse le président de la commission Christian Lüscher (PLR/GE). Une recommandation en ce sens a été adoptée par 18 voix sans opposition.

La situation actuelle devient "invivable" et crée "beaucoup de ressentiment" pour les acteurs de l'économie, de la culture et du sport, alors qu'ils ont investi beaucoup d'énergie et d'argent dans la mise en place de plans de protection, a souligné le Genevois. Le développement de la vaccination devrait permettre d'envisager avec beaucoup plus de clarté la reprise des activités encore interdites.

La commission a adopté par 12 voix contre 11 et 2 abstentions une seconde recommandation demandant au gouvernement d'adopter la feuille de route des acteurs du secteur de l'événementiel. Ce plan prévoit une réouverture en six étapes à partir du 22 avril si les conditions sanitaires le permettent.

Pas de date fixe

Un certain nombre de propositions ont en revanche été rejetées par la majorité de la commission. Pas question notamment de fixer une date pour la réouverture des restaurants et des établissements culturels et sportifs. "Ce n'est pas notre rôle en tant que commission", a expliqué Christian Lüscher.

La commission a aussi refusé de supprimer le maximum de 50 personnes pour les célébrations religieuses et de fixer une limite en fonction de l'espace à disposition. Elle ne veut pas non plus supprimer l'obligation de porter un masque, notamment au travail, pour les personnes vaccinées. A ce stade, une telle mesure apporterait "plus de confusion que de sécurité", a relevé le PLR genevois.

Les membres de la commission ont par ailleurs noté avec satisfaction que l'argent pour les cas de rigueur commence à être versé de manière tout à fait significative. Actuellement, 1,6 milliard de francs ont été versés à fonds perdus et 100'000 francs pour des prêts, selon M. Lüscher.

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