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Virus COVID-19

Premier rapport sur Wuhan attendu bientôt

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Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus a affirmé que toutes les hypothèses restent ouvertes après l'investigation internationale en Chine sur la pandémie (Archives © KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Toutes les hypothèses restent ouvertes" sur l'origine du coronavirus après l'investigation à Wuhan. Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé vendredi à Genève qu'un rapport intermédiaire serait a priori publié la semaine prochaine.

Cette mission conjointe entre des experts internationaux et chinois a constitué une étape scientifique "très importante" dans des circonstances "très difficiles", a dit à la presse Tedros Adhanom Ghebreyesus. Comme le rapport intermédiaire, les indications finales sur l'investigation, attendue "dans les prochaines semaines", seront rendues publiques.

Cette semaine, après avoir visité l'institut de virologie de Wuhan, ces spécialistes avaient affirmé qu'un incident en laboratoire à l'origine du virus, mentionné par certains pays et certains observateurs, était "hautement improbable". Ils estiment toujours plus crédible le scénario d'un hôte intermédiaire, sans avoir pu identifier l'animal.

"Toutes les hypothèses restent ouvertes" et doivent être encore examinées davantage, a insisté M. Tedros. Il est toujours possible que ce coronavirus ait été présent dans des échantillons pas encore analysés ou clarifiés en laboratoire. Mais personne ne l'avait vu dans aucun site qui oeuvre sur les coronavirus avec lequel les spécialistes ont discuté dans différents pays, affirme de son côté le chef des experts internationaux mandatés par l'OMS, Peter Ben Embarek.

Plus d'un an après le début de la pandémie, il estime également qu'il aurait été "difficile" de se rendre plus tôt dans la ville chinoise. En raison notamment des restrictions et de la préparation du dispositif.

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Le certificat Covid sera réalisé par l'administration fédérale

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Le certificat Covid sera réalisé par l'administration fédérale (Archives © KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

L’OFSP a retenu la solution de l’Office fédéral de l’informatique et de la télécommunication (OFIT) pour le certificat Covid. Le sésame sera disponible d'ici à fin juin. Il est garanti infalsifiable et compatible avec celui de l'Union européenne.

La solution de l’OFIT est sécurisée, limitée au minimum technique nécessaire et son code source est rendu public, a indiqué vendredi l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Ce critère était déterminant pour la sélection, précise-t-il.

Outre la solution de l'OFIT figurait une autre proposition des entreprises lausannoises SICPA et ELCA. Entre-temps, la Fédération des médecins suisses (FMH) et PharmaSuisse ont aussi annoncé le lancement de leur propre certificat Covid-19. Les médecins et les pharmaciens sont impliqués dans le projet.

Avec cette décision, le Département fédéral des finances (DFF) reprend la responsabilité du projet du Département fédéral de l’intérieur (DFI) pour la réalisation technique du certificat. L’OFSP reste compétent pour les dispositions relatives au contenu, alors que l’OFIT assume la mise en œuvre technique.

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Swissmedic autorise un nouvel autotest rapide antigénique

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Le test de Bectron Dickinson and Company fournit des résultats en 15 minutes. (© Becton Dickinson and Company)

Swissmedic a accordé une dérogation pour un kit de détection rapide du coronavirus produit par la société américaine Becton Dickinson and Company (BD), a annoncé vendredi l'entreprise. Ce kit peut être utilisé comme autotest dès la semaine prochaine.

BD prévoit de distribuer ce kit au grand public par le réseau des pharmacies suisses. Le test est emballé en kits de cinq tests "pour répondre aux exigences du programme de dépistage de masse" de la Confédération, ajoute la société. Cette taille de paquet réduit l'effort logistique dans les pharmacies en particulier.

Le test fournit des résultats en 15 minutes. Il est "essentiel pour améliorer l'accès au diagnostic du Covid-19 car il permet d'obtenir des résultats en temps réel pour les personnes symptomatiques et asymptomatiques", souligne BD. Il contribue ainsi à briser les chaînes de transmission du virus.

Les autotests sont disponibles depuis le 7 avril. Cinq tests gratuits par personne peuvent être obtenus chaque mois dans une pharmacie sur présentation d'une carte d'assurance maladie. Ils ont pour but de contribuer à briser les chaînes de contamination. Roche avait annoncé à la mi-avril pouvoir fournir plus de cinq millions de tests par semaine.

BD se présente comme une entreprise mondiale de premier plan dans le domaine de la technologie médicale. Elle emploie environ 70'000 personnes à travers le monde. Son siège se trouve à Franklin Lakes, dans le New Jersey. La société dispose d'un centre régional d'innovation à Eysins (VD).

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Coronavirus: Pression sur Berne à l'OMC sur les vaccins

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Plusieurs ONG et acteurs en appellent à la Suisse de l'ambassadeur à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) Didier Chambovey après la décision américaine de soutenir des exceptions aux brevets pour les vaccins contre la pandémie. (©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI - Image d'archives).

La Suisse est désormais sous pression à l'OMC après le soutien des Etats-Unis à des suspensions provisoires de la propriété intellectuelle pour les vaccins et technologies contre le coronavirus. Mais elle reste convaincue que ce scénario n'est pas le bon.

Dès l'annonce de la représentante américaine au commerce Katherine Tai, de nombreuses réactions, notamment la directrice générale de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) Ngozi Okonjo-Iweala, ont salué une étape importante pour la discussion sur des exceptions aux brevets. "Historique" même selon le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus qui milite depuis plusieurs mois pour ce dispositif.

Au centre des efforts, la volonté d'étendre rapidement la distribution de vaccins dans les pays en développement. Le dispositif Covax, soutenu par la Suisse, n'a acheminé que quelques dizaines de millions des deux milliards de doses souhaitées cette année. Autre donnée, environ quatre vaccins sur cinq ont été administrés dans les pays riches ou à revenus intermédiaires supérieurs, contre seulement 0,3% dans les pays pauvres.

Mais les discussions à l'OMC promettent d'être encore intenses. Plusieurs réunions du comité de l'accord sur la propriété intellectuelle (ADPIC) sont attendues fin mai puis les 8 et 9 juin.

L'Inde et l'Afrique du Sud, qui ont porté la proposition de suspension des brevets, se heurtent toujours au refus d'acteurs importants comme l'UE, le Brésil ou le Japon, mais aussi de la Suisse, alignés sur la position des entreprises pharmaceutiques. Berne est restée jusqu'ici inflexible, à l'OMS comme à l'OMC, sur toutes les discussions de partage de savoir-faire ou de propriété intellectuelle.

Suisse "prête" à discuter avec Washington

Jeudi encore, le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO) a affirmé en soirée à Keystone-ATS que la Suisse maintenait son approche. Malgré une "annonce significative des Etats-Unis", elle estime que ces exceptions ne permettraient pas un accès équitable aux vaccins, tant les composantes à considérer sont multiples.

Pour autant, elle est "prête" à discuter de toute nouvelle proposition américaine, une position relayée plus tôt également par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. L'ambassadeur suisse à l'OMC Didier Chambovey a expliqué à plusieurs reprises que Berne préférait des licences volontaires attribuées par les entreprises elles-mêmes. Il ne faut pas dissuader l'innovation, selon lui.

Mais l'annonce américaine a augmenté la pression de plusieurs ONG et d'autres acteurs sur la Suisse. Avec l'UE, le Brésil, le Japon, la Grande-Bretagne, le Canada, l'Australie ou la Norvège, elle "doit oeuvrer maintenant", a notamment affirmé la directrice de Médecins Sans Frontières (MSF) aux Etats-Unis. Elle "doit décider de mettre la santé des populations avant les bénéfices pharmaceutiques". En Suisse, plus de 8000 personnes ont signé en quelques jours une pétition en ligne pour une demande similaire.

Pour contrer l'offensive sur les exceptions aux brevets, le groupe d'Ottawa, qui regroupe la plupart des opposants dont la Suisse, et plusieurs autres acteurs souhaitent faire adopter une déclaration politique. Ils veulent que les 164 pays de l'organisation s'engagent à ne pas rendre le commerce mondial plus difficile pendant toute la période de la pandémie, notamment par des restrictions aux exportations. Mais cette déclaration, discutée depuis des mois et à nouveau jeudi, n'obtient elle toujours pas de consensus.

Capacités pas utilisées

Autre indication sur le débat sur les brevets, le ton au Conseil général avait été mercredi "très constructif", a précisé à la presse le porte-parole de l'OMC Keith Rockwell. Moins tendu que lors des précédentes réunions.

"Toutes les parties veulent augmenter la production et améliorer la distribution équitable de vaccins", dit M. Rockwell. Mais elles divergent encore sur les moyens d'atteindre cette situation. L'Inde et l'Afrique du Sud ont annoncé de leur côté qu'elles réviseraient dans les prochains jours leur proposition pour tenter d'avancer vers un consensus.

Plusieurs pays en développement ont relevé que leurs capacités de production n'étaient pas entièrement exploitées. Une situation qui permettrait de renforcer les licences volontaires pour fabriquer les vaccins dans ces Etats.

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Vaud

Réutiliser son masque de protection, mode d'emploi

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Parmi les différents masques analysés, le chirurgical à usage unique est de loin le plus préjudiciable pour l'environnement. (ARCHIVES - ©KEYSTONE/LEANDRE DUGGAN)

Réutiliser son masque, c’est possible! Une même personne pourrait utiliser son masque jusqu'à dix fois, selon une étude d'Unisanté à Lausanne et de la société de conseil Environmental Action. Mais il faut suivre une procédure bien précise. Mode d'emploi.

Une réutilisation est donc possible, oui, mais seulement si le masque chirurgical est mis à “sécher” durant quelques jours. Ce qui permet de diminuer considérablement la viabilité du virus.

L'avantage de cette pratique est d’abord économique. Cette approche est aussi efficace du point de vue sanitaire et, surtout, elle permet de limiter l'impact sur l'environnement. Un gros problème.

Le Professeur David Vernez, Chef du Département santé au travail et environnement à Unisanté Lausanne. Il a participé à cette étude sur la réutilisation des masques :

Prof David Vernez
Chef du Département santé au travail et environnement à Unisanté Lausanne
Prof David VernezChef du Département santé au travail et environnement à Unisanté Lausanne

Alors qu’au printemps dernier les consignes de l’OFSP appelaient à n’utiliser son masque que durant 4 heures, puis de le jeter, cette étude apporte un autre éclairage.

Mais pour réutiliser son masque de protection, notamment le chirurgical, il faut le laisser “respirer” durant 7 jours.

Explications du Professeur David Vernez :

Prof David Vernez
Chef du Département santé au travail et environnement à Unisanté Lausanne
Prof David VernezChef du Département santé au travail et environnement à Unisanté Lausanne

Notez par ailleurs que les masques en coton faits maison ont un impact environnemental moindre selon cette étude d’Unisanté, avec un bilan carbone divisé par 35. Les masques en coton du commerce ne présentent en revanche pas de réel avantage environnemental, car ils nécessitent la production et le transport de coton vierge.

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Covid: recherche sous haute sécurité à Berne

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Les chercheurs Chiara Stüdle et Melle Holwerda, de l'Université de Berne, tentent d'en savoir plus sur les conséquences à long terme du Covid-19. Dans des conditions de sécurité très strictes. (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Dans le respect de strictes règles de sécurité, des chercheurs d'un laboratoire bernois infectent des cellules humaines avec le Covid-19. But: décrypter les conséquences des réactions inflammatoires provoquées par le Sars-CoV-2 dans le système cardiovasculaire.

Vêtus de combinaisons de protection intégrale, de cagoules filtrant l'air et de visières, les scientifiques pénètrent par un sas à deux portes dans le laboratoire de biosécurité de niveau 3, situé au Centre de médecine translationnelle et d'entrepreneuriat de Berne (sitem-insel).

Des recherches y sont menées selon des règles de sécurité strictes sur des micro-organismes pathogènes hautement contagieux pour l'être humain - par exemple, le Sars-CoV-2.

Étude des réactions spécifiques

Dans le cadre du Programme national de recherche "Covid-19" (PNR78), les chercheurs de l'Université et de l'Hôpital de Berne, sous la direction d'Yvonne Döring, spécialiste des sciences biomédicales et responsable de l'étude, tentent de déchiffrer les réponses cellulaires spécifiques à une infection par le coronavirus.

"Les formes sévères de Covid-19 peuvent causer des dommages aux poumons", a expliqué Mme Döring à l'agence Keystone-ATS lors d'une visite du laboratoire. "Mais nous savons que la maladie affecte également d'autres organes."

On ne sait toutefois pas encore suffisamment quelles cellules peuvent être infectées par le Sars-CoV-2 et comment cela affecte les conséquences à long terme d'une contamination, a-t-elle ajouté. Raison pour laquelle les chercheurs s'intéressent de plus près aux cellules de la paroi des vaisseaux sanguins, de la barrière hémato-encéphalique et des muscles cardiaques.

Aucune chance de s'échapper

L'équipement de protection empêche les chercheurs travaillant dans le laboratoire de contracter la maladie. Mais comment s'assurer que le virus ne s'échappe pas du laboratoire? "Le laboratoire de biosécurité est comme un oignon enveloppé de plusieurs pelures", explique Kathrin Summermatter, responsable du Centre de biosécurité de l'Institut des maladies infectieuses de l'Université de Berne.

La scientifique connaît bien les laboratoires de sécurité. Mandatée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), elle a déjà inspecté de telles installations aux États-Unis et en Russie, où l'on travaille avec des virus de la variole hautement contagieux.

Le laboratoire de Berne est équipé de caméras et d'un système d'alarme. L'air évacué du laboratoire, où règne une pression négative, est filtré. Lorsque les chercheurs quittent le lieu, ils désinfectent leurs combinaisons de protection avant d'enfiler leurs vêtements habituels.

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