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Euro 2020

L'affiche Espagne-Suède face au spectre de la contagion

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Avant même son coup d'envoi vendredi, le tournoi européen connaît sa première alerte sanitaire avec au moins quatre cas positifs au covid parmi les Espagnols et les Suédois, adversaires lundi prochain. (Archives © AP Photo/Efrem Lukatsky)

Espagne-Suède, un "Covidico" à l'Euro? Avant même son coup d'envoi vendredi, le tournoi européen connaît sa première alerte sanitaire avec au moins quatre cas positifs au covid parmi les Espagnols et les Suédois, adversaires lundi prochain, laissant craindre l'irruption de foyers épidémiques.

Quel visage auront la "Roja" et les "Blågult" lundi soir à Séville, pour leur entrée en lice dans le groupe E de ce Championnat d'Europe des nations?

Difficile à dire tant la pandémie, qui a déjà provoqué le report d'un an du tournoi, a chamboulé la préparation des deux sélections, semant le doute sur l'efficacité des "bulles" sanitaires censées protéger les équipes nationales.

Face à cette épée de Damoclès, le ministère espagnol de la Santé a annoncé mercredi que tous les joueurs de la sélection nationale seraient vaccinés, "conformément à ce qui se fait avec les sportifs internationaux comme ceux participant aux Jeux olympiques". Les détails devaient être fournis mercredi soir lors d'une conférence de presse de la ministre de la Santé, Carolina Darias.

Depuis l'annonce du test positif du capitaine espagnol Sergio Busquets dimanche, puis ceux de son compatriote Diego Llorente et des Suédois Dejan Kulusevski et Mattias Svanberg mardi, les deux sélections ont adopté des mesures d'urgence, attendant fébrilement les résultats de tests PCR réguliers destinés à cerner l'ampleur de la contagion. "D'autres cas positifs peuvent survenir et il est probable que cela arrive", a d'ailleurs prévenu mardi le président de la Fédération espagnole (RFEF), Luis Rubiales, juste avant l'officialisation du test positif de Llorente.

Pour l'heure, la tenue de la rencontre ne semble pas menacée: les règlements prévoient que le match peut se tenir si les sélectionneurs, qui ont pu convoquer jusqu'à 26 joueurs pour le tournoi, disposent "d'au moins treize joueurs (valides), y compris un gardien".

Groupe de réservistes

En attendant, l'Espagne a adopté des mesures d'isolement drastiques, contraignant ses joueurs à s'entraîner en solitaire jusqu'au terme de la durée d'incubation supposée.

Le sélectionneur Luis Enrique a dû s'adapter: l'Espagne a envoyé son équipe Espoirs disputer son dernier match de préparation, mardi soir contre la Lituanie (4-0), et l'entraîneur asturien a retenu en urgence six réservistes et onze membres de l'équipe Espoirs afin de parer à toute éventualité. Un groupe "parallèle" de 17 réservistes, donc, qui s'entraînent à part et se tiennent prêts pour pallier d'éventuels forfaits jusqu'au début du tournoi.

Selon les règlements de l'UEFA, Luis Enrique a encore quelques jours pour effectuer des changements dans son groupe. Jusqu'au premier match du tournoi, un sélectionneur peut librement remplacer un joueur en cas de "blessure ou de maladie sérieuses", attestées médicalement, et les cas de covid ou les cas contacts en font partie.

L'accolade Busquets-Ronaldo

Côté suédois, l'irruption du covid a poussé la fédération à adopter de nouvelles mesures: des tests rapides quotidiens et un nombre renforcé de tests PCR, des réunions en intérieur en plus petits groupes et dans des espaces plus grands, des soins plus limités et possiblement en extérieur...

Le sélectionneur suédois Janne Andersson a néanmoins annoncé qu'il ne comptait pas modifier son groupe en vue du tournoi: Kulusevski, le prometteur ailier de la Juventus, est déjà officiellement forfait au moins pour le premier match contre l'Espagne, mais son sélectionneur a dit espérer son retour pour la deuxième rencontre, le 18 juin contre la Slovaquie. Déjà privée de sa star Zlatan Ibrahimovic, la Suède se retrouve en tout cas affaiblie avant même son entrée dans le tournoi.

Et le covid, qui a aussi frappé les Pays-Bas (le gardien titulaire Jasper Cillessen a été testé positif et écarté de l'équipe), alimente les inquiétudes, notamment du côté de la Pologne et de la Slovaquie, les deux autres équipes amenées à croiser l'Espagne et la Suède dans le groupe E.

Et quid du Portugal, tenant du titre, qui venait d'affronter la "Roja" vendredi en match de préparation (0-0)? L'image de Busquets donnant l'accolade à la star portugaise Cristiano Ronaldo avant le match a alimenté les craintes de contagion.

Les Portugais ont au moins l'avantage d'avoir été vaccinés dans leur majorité, à l'exception des joueurs ayant été testés positifs il y a moins de six mois. Et les tests menés lundi ont tous été négatifs.

"Ce que je sais, c'est que ceux qui sont vaccinés comme moi, qui ai déjà pris les deux doses il y a un certain temps, courent moins de risques", a souligné le sélectionneur Fernando Santos.

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Un succès capital pour la Suède

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Emil Forsberg a encore marqué à Saint-Pétersbourg. (© KEYSTONE/EPA/Anatoly Maltsev / POOL)

Après avoir tenu l'Espagne en échec à Séville (0-0), la Suède a fait un pas décisif vers la qualification pour les huitièmes de finale. Elle a battu la Slovaquie 1-0 à Saint-Pétersbourg.

Après avoir tenu l'Espagne en échec à Séville (0-0), la Suède a fait un pas décisif vers la qualification pour les huitièmes de finale. Elle a battu la Slovaquie 1-0 à Saint-Pétersbourg."Bourreau" de la Suisse il y a trois ans sur cette même pelouse de l'ancienne capitale impériale, Emil Forsberg a inscrit le seul but de la rencontre à la 77e minute. Le demi de Leipzig a transformé un penalty qui avait été accordé pour une faute du gardien Martin Dubravska sur Aleander Isak.

Dans un match plutôt fermé en raison du choix de la Slovaquie de "tenir" le 0-0 après leur succès 2-1 devant la Pologne, les Suédois ont obtenu un juste salaire. Après l'heure de jeu, les Scandinaves ont su trouver, en effet, un second souffle pour exercer un ascendant très net. Avant de provoquer le penalty, Alexander Isax s'était, ainsi, procuré deux chances en or. Le jeune attaquant de la Real Sociedad (21 ans) fut le meilleur homme d'un match pour s'inscrire comme le digne héritier de Zlatan Ibrahimovic.

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Yann Sommer papa pour la deuxième fois

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Yann Sommer peut se réjouir, il est papa pour la deuxième fois. (© KEYSTONE/EPA/CHRISTIAN BRUNA)

Yann Sommer est devenu papa pour la deuxième fois.

Le gardien de l'équipe de Suisse a publié une photo sur Instagram qui montre les mains de ses deux filles: Mila, 2 ans, et la dernière-née Nayla, venue au monde mercredi.

Sommer avait quitté l'équipe de Suisse mercredi après le match contre l'Italie (0-3) à Rome en direction de l'Allemagne où se trouvait sa femme.

Sommer a rejoint la sélection helvétique ce vendredi et a pris part à l'entraînement matinal à Rome. L'équipe s'envolera ensuite pour Bakou en vue de disputer son dernier match de poule contre la Turquie.

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Angleterre-Ecosse, entre enjeux immédiats et rivalité séculaire

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Wembley, théâtre des retrouvailles entre Anglais et Ecossais vendredi (© KEYSTONE/AP/Frank Augstein)

La qualification pour les 8es de l'Euro sera au coeur des retrouvailles entre Anglais et Ecossais à Wembley vendredi pour la 2e journée du groupe D.

Mais ce match s'inscrit dans 150 années de rivalité sportive et des siècles d'antagonisme historique.

Vainqueurs tout en maîtrise de leur premier match contre les vice-champions du monde croates (1-0), les "Three Lions" anglais seront assez largement favoris face à des Ecossais qui ont cédé face aux Tchèques (2-0) devant leur public à Hampden Park.

Un deuxième succès mettrait les Anglais dans une position très intéressante en vue de la première place du groupe et un huitième de finale à Wembley. Pour les Ecossais, qui doivent encore recevoir les Croates à l'Hampden Park pour la dernière journée, mardi, c'est déjà presque du quitte ou double.

Avec 22'500 spectateurs seulement dans Wembley, dont 2500 tickets pour les visiteurs, l'ambiance sera un ton en dessous de ce qu'on a pu connaître. Mais après 23 ans à soutenir "n'importe qui sauf les Anglais" dans les tournois majeurs regardés à la télé, les supporters écossais auront de la ferveur à revendre pour compenser leur faible nombre, dans ce grand classique du football.

Depuis le 30 novembre 1872 et un 0-0 à Glasgow, les deux sélections se sont croisées à 114 reprises, un record mondial. Autrefois annuelles, jusqu'en 1989, les rencontres se sont un peu espacées, la dernière remontant à quatre ans.

"Pas toujours les meilleurs amis"

Elles ont progressivement tourné à l'avantage des "Three Lions" qui ont remporté treize des vingt derniers rendez-vous, contre trois seulement pour leurs turbulents voisins du nord. Ils mènent 48 victoires à 41 avant le choc de vendredi.

Les souvenirs de la victoire de 1977, où la "Tartan Army" avait envahi la pelouse de Wembley et fait céder la barre transversale des cages sous le poids de ses "soldats", s'estompent alors que ceux de la volée victorieuse de Paul Gascoigne à l'Euro 1996 (2-0) ont été exhumés pour l'occasion.

Sans même remonter à la première guerre d'indépendance écossaise et aux troupes de William Wallace défaites par celles du roi d'Angleterre Edouard Ier au tournant des XIIIe et XIVe siècles ou au mur d'Hadrien, les relations entre les deux pays n'ont jamais été simples.

Les tentations indépendantistes en Écosse ont même été ravivées par le Brexit et si un référendum en 2014 avait abouti à un maintien au sein du Royaume-Uni, les dernières élections parlementaires en mai ont donné une majorité aux partis nationalistes.

"Historiquement, nous n'avons pas toujours été les meilleurs amis. Mais c'était de super matches à jouer, s'est souvenu l'ancien capitaine Graeme Souness. On ne pouvait jamais se lasser de jouer à Wembley et jouer à Hampden était aussi une occasion spéciale parce qu'il y avait à chaque fois 100'000 personnes en folie."

"Faire mieux que se défendre"

Des "magiciens de Wembley", qui avaient atomisé l'Angleterre 5-1 chez elle en 1928 aux scènes de liesse de 1977, l'Écosse a eu son lot de moments magiques dans le temple du football. Mais à partir des années 1970, les déplacements massifs de supporters dans les deux sens se sont faits de moins en moins pacifiques, amenant à l'abandon du match annuel en 1989. Il a fallu attendre le match de l'Euro 1996 pour que les deux équipes s'affrontent à nouveau.

"Je n'ai jamais ressenti une telle excitation, parce que c'était Angleterre-Écosse. Ce dont je me souviendrai toujours, c'est de l'atmosphère", a raconté l'Anglais Jamie Redknapp, entré au début de la seconde période. C'est une affiche sans pareille. Rien qu'à cause de la rivalité féroce."

Tel un volcan endormi, elle ne demande qu'à se réveiller et l'Ecosse ne se présentera pas en victime expiatoire. "C'est une excellente équipe avec plein de joueurs de classe mondiale (mais) on rivalise avec la plupart de ces gars semaine après semaine, et on tient la route", avait déclaré mercredi John McGinn, milieu de terrain qui évolue comme beaucoup d'Ecossais en Premier League, à Aston Villa.

"On peut faire mieux que se défendre", a-t-il clamé, espérant qu'une nouvelle page de cette riche histoire soit écrite vendredi.

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Carton plein pour les Pays-Bas

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Le magnifique sourire de Memphis Depay après l'ouverture du score. (©KEYSTONE/EPA/Olaf Kraak / POOL)

Après l'Italie et la Belgique, une troisième équipe a fait le plein après deux matches. Les Pays-Bas ont battu l'Autriche 2-0 à Amsterdam pour se hisser en huitième de finale.

Victorieux 3-2 de l'Ukraine lors de leur premier match, les Pays-Bas ont affiché une belle maîtrise devant l'Autriche. Ils ont forcé la décision sur un penalty de Memphis Depay à la 11e minute accordé pour une faute du capitaine David Alaba et sur une rupture conclue par Denzel Dumfries, le latéral du PSV qui avait inscrit le but de la victoire contre les Ukrainiens.

Trop timorée et sans doute "plombée" par ce penalty concédé si tôt dans la rencontre, l'Autriche a dévoilé trop de lacunes pour espérer un meilleur sort. Elle jouera sa qualification lundi à Bucarest contre l'Ukraine. Cette rencontre risque de déboucher sur un scénario bien étrange dans la mesure où un nul permettra aux deux formations de disputer les huitièmes de finale...

Les Pays-Bas, pour leur part, devraient signer une troisième victoire en trois rencontres avec la réception de la Macédoine du Nord. La formation de Frank de Boer vogue sur des eaux paisibles en ce début de tournoi. Avec le tranchant de Dumfries, l'abattage du capitaine Wijnaldum et les éclairs de Depay, les Pays-Bas sont armés pour brouiller les cartes dans ce tournoi. Leur idée est de frapper un grand coup afin de célébrer leur retour sur la scène internationale après un long tunnel de sept ans.

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Fantastique Kevin De Bruyne face au Danemark

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Kevin De Bruyne: une entrée décisive. (©KEYSTONE/EPA/Wolfgang Rattay / POOL)

Fantastique Kevin De Bruyne ! Introduit à la pause, le maître à jouer de la Belgique a mené les siens à la victoire à Copenhague face au Danemark (2-1).

Menée 1-0 à la pause dans cette rencontre chargée d'émotions cinq jours après l'accident cardiaque survenu à Christian Eriksen, la Belgique a renversé la table grâce à deux actions de classe du joueur de Manchester City. A la 55e minute, il offrait un véritable caviar à Thorgen Hazard pour le 1-1. A la 77e, il était à la conclusion d'une très belle action pour surprendre Kasper Schmeicher sur son premier poteau pour le 2-1.

A la faveur de ce succès, les Belges ont assuré, bien sûr, leur qualification pour les huitièmes de finale. Victorieux 3-0 de la Russie lors de leur premier match, les "Diables Rouges" ont balbutié leur football avant la pause avant de retrouver la lumière avec l'entrée en jeu de "KDB", qui avait été victime d'une commotion cérébrale lors de la finale de Ligue des Champions perdue face à Chelsea. Avec Kevin De Bruyne à la manoeuvre, la Belgique peut gommer une certaine fragilité défensive qu'elle accuse parfois, à l'image de cette relance catastrophique de Jason Denayer sur l'ouverture du score de Yussuf Poulsen à la 2e minute déjà.

Orphelin de Christian Eriksen, dont le nom a été scandé à la 10e minute par le public du Parken, le Danemark aurait sans doute mérité un meilleur salaire. Mais cette deuxième défaite ne l'élimine pas de la course à la qualification. Les Danois peuvent encore prétendre à la deuxième place du groupe s'ils battent les Russes lundi à Copenhague. Cette mission semble dans leurs cordes.

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