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Mondial 2018

La Croatie rejoint la France en finale

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La Croatie peut devenir, dimanche contre la France, le champion du monde le plus inattendu de l’histoire.

Les Croates, menés au score, sont venus à bout 2-1 de l’Angleterre dans une demi-finale à très haute intensité conclue par des prolongations qui ont accouché d’un héros: Mario Mandzukic.

L’attaquant de la Juventus a joué au renard des surfaces à la 109e après un duel aérien remporté par l’omniprésent Ivan Perisic, lequel avait égalisé à la 68e en reprenant un centre de Sime Vrsajlko. Un premier but limite, tant l’attaquant de l’Inter Milan a monté haut son pied vers la tête de Kyle Walker.

La Croatie de Luka Modric et Ivan Rakitic (qui deviendra le deuxième Suisse en finale de Mondial après Oliver Neuville avec l’Allemagne en 2002) aura donc fait mieux que celle de Davor Suker et Zvonimir Boban, tombée face à la… France en demi-finale de l’édition de 1998. Un sacre croate serait une sensation en cela qu’il installerait sur le toit du monde, pour la première fois de l’histoire, une nation qui ne fait pas partie des traditionnels grands pays du football.

Anglais monomaniaques

Cette qualification vient récompenser une équipe qui n’a une fois de plus pas ménagé ses efforts, pour son troisième match consécutif allant au-delà des 90 minutes réglementaires (victoires aux tirs au but contre le Danemark et la Russie aux tours précédents). Elle est aussi, quelque part, une sanction contre des Anglais qui avaient visiblement décidé de délaisser ce jeu plutôt séduisant qu’ils proposaient depuis le début de la compétition.

Le plan de jeu britannique était on ne peut plus simple et, a-t-on cru, très efficace: chercher loin devant, dès la récupération du ballon, la vitesse de Raheem Sterling. Pendant de longues minutes, le projet de Southgate a semblé porter ses fruits. Notamment à la 5e minute et ce coup franc obtenu en contre par Dele Alli et transformé par Kieran Trippier. Mais ce qui paraissait être une bonne idée s’est transformé, au fil de la rencontre, en attitude monomaniaque.

Le raté de Kane

Pas au mieux physiquement en première période, les Croates ont retrouvé des sensations après la pause, se montrant à leur tour les plus dangereux, jusqu’à égaliser par Perisic. Un but qui met encore plus en lumière l’immense raté de Harry Kane à la 30e.

Le meilleur buteur du tournoi (6), pas en réussite tout au long de la soirée, a galvaudé une double occasion en or en perdant son duel face à Danijel Subasic puis en tergiversant à quelques centimètres de la ligne de but avant d’être contrarié par le poteau. Compte tenu des difficultés croates à ce moment-ci, c’eût probablement été le but du k.o. Déjà muet contre la Suède en quart de finale, Kane s’est éteint au plus mauvais moment: là où se forgent les légendes…

Même à bout de forces, les deux équipes ont cherché à faire la différence avant d’en arriver aux tirs au but. A l’adrénaline. A l’envie. L’Angleterre a cru y parvenir à la 99e sur une tête de John Stones détournée sur sa ligne par Vrsajlko. La Croatie aussi, à la 107e, sur une reprise de Mandzukic, déjà, qui a contraint Jordan Pickford à une parade dans l’urgence dans une sortie qui a fait craindre le pire pour le genou du futur buteur.

Les Croates ne sont pas les seuls gagnants de la soirée. Car on imagine volontiers les Français, tranquillement installés dans leur hôtel devant leur poste, se réjouir de voir leur adversaire pour le titre avoir dû cavaler une troisième pendant plus de 120 minutes alors qu’il aura, en outre, un jour de récupération en moins…

(ATS / KEYSTONE – AP – FRANK AUGSTEIN)

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Mondial 2018

La France tient sa deuxième étoile

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L’équipe de France est devenue championne du monde pour la deuxième fois de son histoire.

Vingt ans après avoir soulevé le trophée comme capitaine, Didier Deschamps a conduit les Bleus au sacre suprême dimanche à Moscou, en finale contre la Croatie (4-2).

Les Français ont ouvert le score à la 18e minute grâce à un but contre son camp de Mario Mandzukic, qui a dévié de la tête un coup franc tiré et obtenu par un Antoine Griezmann tombé très (trop) facilement.

Mais les Bleus ont été rejoints à la 28e sur une frappe d’Ivan Perisic, lequel a conclu avec sang-froid et talent une action symbolisant bien la finale ainsi que l’ensemble du tournoi de la Croatie: engagement (quatre duels gagnés après le coup franc tiré par Luka Modric) et talent (contrôle et frappe pure du buteur).

Les Vatreni vont sans doute longtemps se demander ce qu’ils ont bien pu faire de faux dans ce match d’une vie. Ivan Rakitic – deuxième Suisse battu en finale du Mondial après Oliver Neuville en 2002 avec l’Allemagne – et ses partenaires ont dominé, ont fait le jeu, ont poussé, ont exercé un pressing de tous les instants mais… ont perdu. Ne sachant jamais vraiment quoi faire pour fissurer une muraille française solidement cimentée.

La France a du reste repris l’avantage à la 38e, toujours contre le cours du jeu et par Griezmann, sur un penalty accordé après consultation de la vidéo. La VAR s’est en effet invitée dans cette finale et elle l’a fait avec fracas, poussant l’arbitre Nestor Pitana à sanctionner extrêmement sévèrement une faute de main de Perisic.

Puis les Croates, menés au score en huitième, en quart et en demi-finale, poussés dans chacun de ces trois matches au minimum aux prolongations, ont craqué. Physiquement, mentalement. Les Bleus ont alors enfoncé le clou à la 59e par Paul Pogba, d’une subtile frappe enroulée de son « mauvais » pied (le gauche). Ils ont « tué » le suspense et l’adversaire à la 65e, grâce à un Kylian Mbappé pas en réussite jusque-là dans cette finale mais impressionnant de décontraction pour armer sa frappe au sol.

Le black-out du gardien Hugo Lloris, si exceptionnel depuis le début du Mondial mais coupable d’un dribble raté face à Mandzukic à la 69e pour le 4-2, restera de l’ordre de l’anecdote. Le portier de Tottenham est bien devenu, une petite heure plus tard, le deuxième capitaine français à soulever le plus convoité des trophées, vingt ans après son sélectionneur à Saint-Denis, là où, deux ans plus tôt, il avait été crucifié par ce tir d’Eder qui avait offert l’Euro au Portugal.

(ATS / KEYSTONE – AP – THANASSIS STAVRAKIS)

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Mondial 2018

La France en finale

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Les Bleus sont en finale du Mondial ! 20 ans après la saga France-98 dont il était le capitaine, Didier Deschamps a hissé son équipe en finale après un succès 1-0 face à la Belgique à St-Pétersbourg.

La taille patron. Difficile de dire autre chose de cette équipe de France qui, tellement sûre d’elle-même bien qu’elle n’ait fini de s’inventer qu’en cours de tournoi, a osé l’impensable en demi-finale: laisser l’initiative à ces Diables rouges enragés et surdoués capable de faire naître le danger dans les moindres recoins du terrain.

Oui, la France a été dominée au regard de la possession de balle (61%-39%). Oui, elle a souffert face à un Eden Hazard toujours aussi remuant et talentueux. Mais – et là encore, génie et folie se confondent -, peut-être faut-il soupçonner Didier Deschamps d’avoir condamné à dessein Benjamin Pavard à affronter le capitaine belge en un-contre-un tout le match pour mieux verrouiller l’axe. Jusqu’à effacer Romelu Lukaku et Kevin De Bruyne.

A l’horizontale

Comme si tout était prévu d’avance dans ce choc de punchers, les Bleus ont accepté de souffrir pour mieux contrer. Les équilibres étaient bien fragiles mardi soir, surtout dans une première période au cours de laquelle les deux équipes auraient pu céder. Les Français ont même cédé, une fois, sur un tir de Toby Alderweireld à la 22e. Le défenseur de Tottenham pourra toutefois désormais lui aussi dire, à l’instar de Pelé quand il parlait de Gordon Banks, qu’il a marqué un but mais que son coéquipier en club Hugo Lloris l’a arrêté.

Comme contre l’Uruguay en quart de finale, le capitaine des Bleus, à l’horizontale, a mis son veto. Tout aurait été bien différent. Jamais la Belgique ne s’en relèvera.

Au contraire, cette parade de classe mondiale a eu l’effet d’exciter un peu plus une équipe de France un peu en deçà jusque-là. Une tête non cadrée d’Olivier Giroud (31e), une reprise manquée par l’attaquant de Chelsea sur une parfaite remise de Kylian Mbappé (34e), un sauvetage de Thibaut Courtois devant Pavard (39e): les Français ont subitement fait très mal aux joueurs de Roberto Martinez (ils auront au final tiré deux fois plus au but).

Et le Plat Pays s’est retrouvé à terre, à la 51e, après un corner concédé par un Vincent Kompany dont le tacle a in extremis privé Giroud d’ouvrir le score. Ce fut chose faite dans la continuité, avec un centre d’Antoine Griezmann sur lequel a surgi Samuel Umtiti qui, brûlant la politesse à la tour Marouane Fellaini de la tête, a propulsé les siens aux portes du paradis et envoyé les Diables en enfer.

Après la maturité…

Un arrière central qui marque, juste récompense pour tout le système défensif français, articulé autour d’un N’Golo Kanté magnifique d’intelligence et s’appuyant sur un Raphaël Varane s’installant dans la caste des très grands. Sans oublier, évidemment, Hugo Lloris qui, le soir où il a égalé Deschamps avec 103 sélections, a ressorti le grand jeu sur un missile d’Axel Witsel à la 81e.

Comme en 2006 contre l’Italie, la France cherchera donc, dimanche, à broder une deuxième étoile à son maillot, face à l’Angleterre ou la Croatie. La Belgique, elle, va pleurer longtemps cette nouvelle occasion manquée par la « génération Hazard » qui semblait vraiment à maturité cette année. Or après la maturité vient le déclin et le prochain Mondial, dans quatre, paraît être déjà beaucoup trop éloigné pour plusieurs cadres de cette sublime équipe.

(ATS / KEYSTONE – AP – MARTIN MEISSNER)

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Mondial 2018

Un rêve brisé pour l’équipe de Suisse

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La Suisse attend toujours de marquer un but en huitième de finale de la Coupe du monde !

Battue 1-0 par la Suède à Saint-Pétersbourg, elle a encore failli le jour où elle avait rendez-vous avec la gloire.

Face à un adversaire valeureux mais aussi bien limité, la Suisse a cédé à la 66e minute. Emil Forsberg, sans doute le plus latin des Scandinaves, a trouvé l’ouverture après avoir provoqué un décalage pour armer une frappe que le malheureux Manuel Akanji a déviée dans ses propres filets.

Après le 3-0 contre l’Espagne de 1994, le 0-0 sanctionné d’une élimination aux tirs au but devant l’Ukraine en 2006 et le 1-0 en prolongations de 2014 face à l’Argentine, la Suisse n’a pas passé ce cap des huitièmes de finale qui demande apparemment ce supplément d’âme qu’elle ne possède pas.

La Suisse ne méritait peut-être pas de perdre face à la Suède. Mais elle n’a pas fait assez pour mériter de disputer samedi à Samara les quarts de finale de la Coupe du monde. La sélection de Vladimir Petkovic, mardi, ne fut tout simplement pas à la hauteur des immenses attentes qu’elle a pu susciter depuis deux ans dans le pays.

Dans cette rencontre cadenassée par les deux équipes et marquée par un déchet technique trop élevé, la Suisse a bénéficié de la plus belle chance. A la 38e minute, Zuber signait une véritable offrande pour Dzemaili. A 12 mètres de la cage, le Zurichois ne cadrait pas. Lui, le héros malheureux de São Paulo (reprise sur le poteau qui aurait pu arracher les tirs au but à l’Argentine), pouvait croire à une malédiction personnelle.

La Suède a, quant à elle, porté à deux reprises le danger devant la cage adverse. A la 28e minute, Sommer signait une parade remarquable sur une frappe d’Ekdal. A la 41e, ce même Ekdal ratait sa reprise seul devant le gardien suisse sur un centre magnifique de Lustig.

A la reprise, la Suisse prenait résolument l’ascendant. Seulement, malgré un Shaqiri que l’on sentait en jambes, elle ne parvenait pas réellement à se procurer des situations intéressantes. A l’heure de jeu, tout devait s’enchaîner dans le… mauvais sens.

Valon Behrami écopait d’un carton jaune pour avoir stoppé une contre-attaque suédoise après une frappe ratée de Xhaka. Synonyme de suspension pour un éventuel quart de finale. Pendant quelques instants, le capitaine de l’équipe de Suisse ne pouvait pas cacher son dépit. Il perdait un peu le fil de son match et la question est savoir si cette fébrilité que l’on a pu percevoir depuis les tribunes explique pourquoi il a lâché trop vite le marquage sur Forsberg lors de cette fatidique 66e minute.

L’aventure s’est donc arrêtée à Saint-Pétersbourg pour une équipe qui quittera la Russie avec une montagne de regrets derrière elle.

 

(ATS / KEYSTONE – LAURENT GILLIERON)

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Mondial 2018

La Suisse a rendez-vous avec la Suède !

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Pour la quatrième fois en 24 ans, la Suisse disputera les huitièmes de finale d’une Coupe du monde ! A Nijni Novgorod, elle a validé son billet avec un partage des points face au Costa Rica (2-2).

Malgré cette victoire que la Suisse a laissé filer dans le temps additionnel avec une faute de Denis Zakaria sanctionnée d’un penalty alors que Josip Drmic venait de redonner l’avantage à ses couleurs, il ne faut pas bouder son plaisir. La sélection de Vladimir Petkovic a eu l’immense mérite de sortir avec le Brésil d’un groupe relevé qui laisse sur le quai le Costa Rica, quart de finaliste de la dernière édition, et la Serbie, sans doute l’équipe la plus dangereuse du quatrième chapeau lors du tirage au sort de Moscou.

La Suisse affrontera la Suède mardi prochain à Saint-Pétersbourg. Avec l’ambition de franchir enfin ce palier des huitièmes de finale et de rendre aussi aux Scandinaves la monnaie de leur pièce, 44 jours après la finale du Championnat du monde de hockey sur glace qu’ils avaient remportée face à la bande à Roman Josi. Oui, l’aventure continue et elle peut devenir sacrément belle.

Une défense à reconstruire

La Suisse livrera toutefois ce huitième de finale sans Stephan Lichtsteiner et Fabian Schär. Face à un adversaire qui n’avait peut-être plus rien à gagner mais qui jouait pour son honneur, Vladimir Petkovic avait fait le choix de titulariser les quatre joueurs sous la menace d’une suspension en cas de carton jaune. On ne peut pas affirmer que ce choix fut le plus judicieux du sélectionneur lors de cette Coupe du monde. La titularisation d’un Lichtsteiner extrêmement nerveux ne s’imposait vraiment pas pour ce troisième match. Quant à Schär, n’aurait-il pas été plus profitable de le remplacer en cours de match comme cela a été fait pour Valon Behrami et Xherdan Shaqiri, les deux autres joueurs menacés ?

On ne peut pas réussir une grande Coupe du monde sans grand gardien. Avec un Yann Sommer aussi étincelant, la Suisse peut vraiment croire en son étoile. Le natif de Morges a, en effet, réussi trois parades déterminantes dans un début du match qui a failli tourner au cauchemar pour les siens. Sauvé à deux reprises par ses montants sur une tête de Celso Borges qu’il a déviée sur son poteau droit (6e) et sur une frappe de Daniel Colindres (10e), il a permis à son équipe de garder la tête sur l’eau grâce à sa faculté d’aller très vite au sol.

Il aura fallu alors laisser le temps à Stephan Lichtsteiner, à Fabian Schär et à Granit Xhaka, les trois joueurs les plus… méconnaissables lors de cette entame, de reprendre leur esprit pour retrouver la « vraie » équipe de Suisse. Sous la régie d’un Xherdan Shaqiri qui avait débuté sa soirée avec un petit pont merveilleux à la 4e minute, les Suisses ont commencé à tisser tranquillement leur toile pour ouvrir le score à la 31e minute sur une action splendide: ouverture de Shaqiri pour Lichtsteiner dont le centre était rabattu de la tête par Breel Embolo pour une reprise imparable de Blerim Dzemaili. Pour la première fois en quatre matches lors de ce mois de juin merveilleux, la Suisse avait le bonheur d’ouvrir le score. Ce but, fruit d’une action magnifique, replaçait l’équipe sur la bonne orbite.

Behrami excédé et remplacé

L’écho de l’ouverture du score du Brésil à Moscou face à la Serbie a peut-être incité les Suisses à lâcher les gaz. Leur entame fut, une fois de plus, bien laborieuse, et ils furent punis par l’égalisation de Kendall Waston (56e). Le défenseur de Vancouver prenait le meilleur sur Manuel Akanji pour ne laisser aucune chance de la tête à Yann Sommer et inscrire le premier but de ses couleurs dans cette Coupe du monde.

Excédé par le laxisme des siens au point peut-être de commettre l’irréparable, Valon Behrami était remplacé quelques instants plus tard par Denis Zakaria. Le laisser davantage sur le terrain avec cette menace de rater le huitième de finale comme Lichtsteiner en cas de carton jaune aurait été absurde. Malheureusement, il aura manqué la possibilité à Vladimir Petkovic d’opérer un changement de plus pour préserver Fabian Schär, averti à la 83e. La fin de match était marquée par un premier penalty refusé au Costa Rica par le VAR en raison d’un hors jeu, avant que Clément Turbin ne dicte la sanction suprême pour une faute de Zakaria qui ne s’imposait pas à cet instant et sur une action qui n’amenait pas vraiment le péril dans la demeure.

 

(ATS / KEYSTONE – LAURENT GILLIERON)

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Mondial 2018

Suisse – Costa Rica : les dilemmes de Petkovic

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Bien sûr, il n’y a que le prochain match qui compte, cette rencontre contre le Costa Rica à Nizhni Novgorod. Mais comment croire que la Suisse ne pense pas déjà à la suite de cette Coupe du monde ?

Ce mercredi, Vladimir Petkovic devra opérer deux choix marquants. Au coup d’envoi, la Suisse sera fixée sur le nom de ses deux éventuels adversaires pour les huitièmes de finale. Encore une fois, la perspective d’affronter l’Allemagne a quelque chose d’effrayant après la formidable deuxième mi-temps de la « Mannschaft » contre la Suède. Le Mexique, en revanche, apparaît bien plus à la portée de la Suisse.

« Nous ne calculerons pas », assure toutefois Vladimir Petkovic. On n’est peut-être pas obligé de le croire. On peut penser que la Suisse ne fera pas tout pour ravir la première place du groupe au Brésil si la deuxième place est synonyme de huitième de finale contre le Mexique mardi prochain à Saint-Pétersbourg.

Lichtsteiner et Behrami ménagés ?

Le second choix à arrêter concerne les quatre joueurs qui sont sous la menace d’une suspension en cas d’un second carton jaune: Stephan Lichtsteiner, Fabian Schär, Valon Behrami et Xherdan Shaqiri. Ce dernier semble à l’abri d’une telle mésaventure s’il a la sagesse de ne pas enlever son maillot pour célébrer un nouveau but. La question demeure toutefois ouverte pour les trois autres joueurs. « Je veux jouer tous les matches », clame Valon Behrami. Là aussi, il ne faut peut-être pas prendre pour argent comptant ce discours.

Si Fabian Schär devrait toujours être de la partie, il ne serait pas surprenant, en effet, que Vladimir Petkovic se prive de son capitaine et de son vice-capitaine mercredi. Avec Michael Lang et Denis Zakaria, le « Mister » possède deux remplaçants de valeur pour occuper le flanc droit de la défense et pour épauler Granit Xhaka en ligne médiale. Et il sait parfaitement que Lichtsteiner et Behrami n’ont pas enchaîné quatre matches en moins de trois semaines depuis des lustres.

« Le Costa Rica ne veut pas rentrer au pays avec zéro point »

Vladimir Petkovic sait également que la qualification pour les huitièmes de finale n’est pas acquise. La Suisse peut tout perdre dans l’ancienne Gorki si elle s’incline devant le Costa Rica et que dans le même temps le Brésil ne bat pas la Serbie. « Le Costa Rica ne veut pas rentrer au pays avec zéro point, affirme Vladimir Petkovic. Cette équipe a de la fierté, des qualités aussi. Je m’attends à un match difficile. »

Par ailleurs, le sélectionneur espère vivement que la Suisse ne courra pas derrière le score une quatrième fois de suite comme devant l’Espagne, le Brésil et la Serbie. « Je pense que mon équipe peut développer un plus beau football avec un score favorable. J’aimerais bien la voir marquer la première, glisse-t-il. Ne pas toujours être dans la réaction. »

Valon Behrami assure, pour sa part, que la Suisse doit encore monter en puissance dans cette Coupe du monde. « Nous avons revu le match contre la Serbie. Nous avons commis beaucoup trop d’erreurs. Nous n’étions pas là lors des vingt premières minutes, fulmine le Tessinois. On accuse trop de failles pour une équipe qui veut atteindre les sommets. Cela ne passera pas ainsi contre les grandes équipes ! » On peut compter sur Valon Behrami, le grand frère, pour que tout le monde retombe sur terre après l’ivresse de la victoire de Kaliningrad.

 

(ATS / KEYSTONE – LAURENT GILLIERON)

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