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International

Mujinga Kambundji enfin sur le toit de l'Europe

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Mujinga Kambundji (à droite): six ans pour gagner. (© KEYSTONE/AP/Martin Meissner)

Mujinga Kambundji est sur le toit de l’Europe. Six ans après avoir fait naître les rêves les plus fous en se parant de bronze sur 100 m, elle a coiffé ses premiers lauriers sur la scène continentale.

Un poids immense s’est envolé des épaules de Mujinga Kambundji vendredi soir à Münich, comme elle l’a confié quelques minutes après son sacre sur 200 m. Et pour cause. Si l’on excepte cette 3e place sur la rectiligne à Amsterdam, son histoire avec les Européens était jusqu’ici avant tout marquée par des crève-coeur.

L'héroïne malheureuse de tout un peuple

Double finaliste en individuel lors des tant attendus Championnats d’Europe de Zurich en 2014, la Bernoise était ainsi devenue l’héroïne malheureuse de tout un peuple en lâchant le bâton avant même le départ d’un 4x100 m où le quatuor suisse affichait déjà ses ambitions. Un échec dur à avaler, et un poids lourd à assumer lorsque l’on n’a que 22 ans et que l’on est LA star mise en avant par sa Fédération.Le bronze obtenu à Amsterdam sur 100 m en 2016 avait bien pansé la plaie, mais la blessure s’était largement rouverte en 2018 à Berlin. Quelques semaines après être devenue la première Suissesse à casser la barrière des 11 secondes, elle avait vécu un véritable cauchemar dans la capitale allemande: 4e tant sur 100 que sur 200 m, elle avait bu le calice jusqu’à la lie en échouant à nouveau au pied du podium au sein d’un relais qui avait tout pour bien faire. Après le déclic, la claque.

Mais Mujinga Kambundji n’a jamais cessé de croire en son étoile. Après avoir longtemps cherché l'encadrement idéal, elle a enfin trouvé l’équilibre nécessaire à son épanouissement chez elle, à Berne, avec Adrien Rothenbühler à la baguette, au plus près d’une famille si chère à son c½ur. Privée de finale pour 5 millièmes de seconde sur 100 m aux Mondiaux 2019 à Doha, elle frappait un premier grand coup en plein air en se parant de bronze au Qatar sur 200 m.

Sept finales de suite

La Bernoise avait enfin su saisir sa chance, dans une course « boudée » par plusieurs cadors. Une course qui a marqué le début d’une série en cours de sept finales individuelles dans des championnats intercontinentaux en plein air: 6e (sur 100 m) et 7e (sur 200 m) aux JO de Tokyo 2021, elle a décroché il y a à peine un mois aux Mondiaux de Eugene la 5e place sur la rectiligne et la 8e sur le demi-tour de piste.Seule Européenne avec Dina Asher-Smith à avoir disputé ces deux finales dans l’Oregon, la sportive suisse de l’année 2019 a du coup abordé ces Européens de Munich avec une pression encore accrue. Sacrée championne du monde du 60 m en salle en mars à Belgrade avec à la clé le 4e chrono de l’histoire (6’’96), elle se devait de transformer enfin l’essai là où on l’attendait le plus, sur la scène continentale.Le nouveau crève-c½ur vécu mardi sur 100 m, où elle a laissé filer l’or pour... 5 millièmes alors que la favorite Dina Asher-Smith avait stoppé son effort et que le titre lui semblait promis après 80 mètres de course, aurait pu la faire douter. Mais il n’en fut rien. Concentrée comme jamais vendredi soir, elle a su contenir les assauts d’une Dina Asher-Smith retrouvée pour s’offrir enfin une consécration dont elle n’aurait pas osé rêver il y a dix ans.

Se projeter très vite vers l'avenir

Mujinga Kambundji saura savourer ce titre européen, le deuxième de l’histoire seulement pour une Suissesse après celui de Lea Sprunger sur 400 m haies en 2018. Mais elle voudra aussi très vite se projeter vers l’avenir. A 30 ans, elle prend plus de plaisir que jamais sur la piste et en dehors, été comme hiver, et court aussi plus vite que jamais.La Bernoise a en effet signé les meilleurs chronos de sa carrière en 2022, récupérant le record de Suisse du 100 m à l’occasion des championnats de Suisse 10’’89) avant de porter celui du 200 m à 22’’05 lors des Mondiaux de Eugene. L’esprit serein et le corps sain, elle voudra tout faire pour grignoter les centièmes qui la séparent du graal, à savoir un podium mondial ou olympique. La quintuple championne du monde du 100 m Shelly-Ann Fraser-Pryce le prouve à chaque sortie, on peut être plus rapide que jamais à 35 ans passés.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Football

L'équipe iranienne s'est envolée pour le Mexique

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La délégation iranienne s'est envolée samedi pour le Mexique (© KEYSTONE/AP/Khalil Hamra)

L'équipe iranienne s'est envolée pour le Mexique après un stage d'entraînement de 15 jours à Antalya en Turquie, à quelques jours du coup d'envoi du Mondial organisé en Amérique du Nord.

La télévision d'Etat iranienne l'a annoncé samedi. Les joueurs doivent arriver à Tijuana, leur camp de base pendant toute la durée de la compétition. Ils ont obtenu leurs visas pour les Etats-Unis, où ils doivent jouer leur premier match le 15 juin face à la Nouvelle-Zélande à Los Angeles, vendredi seulement.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Un premier Grand Chelem pour Andreeva

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Mirra Andreeva s'adjuge à 19 ans son premier titre du Grand Chelem (© KEYSTONE/AP/Emma Da Silva)

Mirra Andreeva tient son premier titre du Grand Chelem. La Russe de 19 ans a triomphé samedi sur la terre battue de Roland-Garros en battant la qualifiée polonaise Maja Chwalinska 6-3 6-2 en finale.

Elle ne faisait pas partie des principales favorites à l'entame de cette quinzaine un peu folle. Mais son sacre n'a rien de surprenant: révélée aux yeux du grand public avec son accession aux 16es de finale à Paris en 2023, Mirra Andreeva avait atteint le dernier carré un an plus tard Porte d'Auteuil, à tout juste 17 ans.

La Russe n'avait pas pleinement confirmé jusqu'ici dans les Majeurs, se hissant tout de même en quarts à Roland-Garros et à Wimbledon en 2025 pour grimper dans la foulée au 5e rang mondial. Mais elle a maîtrisé son sujet dans cette quinzaine parisienne complètement folle, battant notamment la Seelandaise Jil Teichmann au 4e tour.

Les éliminations prématurées des quatre meilleures joueuses du monde (Aryna Sabalenka, Elena Rybakina, Iga Swiatek et la tenante du titre Coco Gauff) ont fait grimper peu à peu sa cote. Et Mirra Andreeva n'a pas failli, ne concédant qu'un seul set - le premier de son 2e tour - en sept matches joués dans ce tournoi.

Entraînée par l'ancienne championne de Wimbledon Conchita Martinez, Mirra Andreeva n'a pas non plus trop tremblé - sauf au moment de conclure - pour ce qui était sa première finale de Grand Chelem. Elle a cueilli son sixième titre sur le circuit WTA, le troisième de l'année après Adelaide (sur dur) et Linz (sur terre battue indoor).

Neuf jeux d'affilée

La surprenante Maja Chwalinska a posé quelques problèmes à son adversaire en début de partie grâce à la variété de ses coups, menant même 3-2. Mais Mirra Andreeva a imposé peu à peu sa force de frappe supérieure. De plus en plus sereine, la Sibérienne a remporté neuf jeux de suite pour mener 6-3 5-0 et s'envoler vers la victoire.

Maja Chwalinska (24 ans) n'a néanmoins pas grand-chose à regretter. La Polonaise de 24 ans, 114e du classement WTA à l'heure d'entamer les qualifications trois semaines plus tôt, figurera en 21e position dans la hiérarchie lundi. Le chèque de quelque 1,4 million d'euros qu'elle empochera constitue un joli lot de consolation.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Allemagne: le loup qui avait mordu une femme est probablement mort

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Quelques jours après sa capture, le loup avait été relâché dans la nature équipé d'un émetteur. Le signal de ce dernier s'est brusquement interrompu (Photo prétexte). (© KEYSTONE/DPA/BERND WEISSBROD)

Un loup qui avait mordu une femme fin mars dans une galerie commerciale de Hambourg (nord), une première depuis le retour de l'espèce en Allemagne il y a près de 30 ans, est probablement mort, ont indiqué les autorités locales.

"Au vu des éléments disponibles, la mort de l'animal est probable", a indiqué samedi à l'AFP l'autorité environnementale de la ville hanséatique (Bukea), confirmant plusieurs articles de presse.

Quelques jours après sa capture dans la foulée de l'incident, l'animal avait été relâché dans la nature, mais équipé d'un émetteur pour le localiser.

Depuis, il avait quitté Hambourg pour une zone rurale à plus de 150 km de là, détaillent les autorités hambourgeoises.

Introuvable

Mais depuis fin mai, le signal du collier émetteur "s'est interrompu brusquement", poursuit la Bukea, qui juge "peu probable une défaillance ou une simple perte du collier".

Sur place, des spécialistes ont "fouillé un large périmètre" à plusieurs reprises, mais "sans résultat", dit encore la même source.

NDR, le groupe audiovisuel public régional, a mis en avant l'hypothèse que le prédateur puisse avoir été abattu.

Fin mars, le loup avait mordu la bouche et la joue, mais sans gravité, une femme âgée de 65 ans, alors qu'elle tentait de libérer l'animal qui s'était heurté à une vitrine, selon le quotidien Bild.

Selon les experts, il s'agissait probablement d'un jeune animal en train de quitter sa meute, et qui était en grand état de stress.

Après l'attaque, il s'était enfui à travers la deuxième ville du pays, plongeant dans la rivière Alster avant d'être capturé.

Plus de 200 meutes

Les loups avaient quasiment disparu d'Allemagne au milieu du XIXe siècle, en raison principalement des primes offertes pour leur capture et de la destruction de leur habitat.

Certains venus de Pologne ont cependant commencé à venir vivre dans l'est de l'Allemagne après la réunification (1990), en raison du renforcement des mesures de protection de la faune sauvage.

Une étude officielle menée l'an dernier a recensé 219 meutes de loups en Allemagne.

En décembre, le gouvernement a approuvé un projet de loi autorisant leur chasse régulière afin de gérer les populations dans les zones les plus peuplées.

Un assouplissement rendu possible par le récent reclassement décidé par l'Union européenne, faisant passer le loup d'"espèce strictement protégée" à "protégée".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Le pape entame sa visite en Espagne, qui va durer une semaine

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Le pape Léon XIV a appelé à mettre fin aux "discours qui divisent et polarisent" la société, lors d'un discours à Madrid samedi matin. C'est la première étape d'une visite de sept jours en Espagne. (© KEYSTONE/EPA/CHEMA MOYA)

Le pape Léon XIV a appelé samedi à mettre fin aux "discours qui divisent et polarisent" la société, lors de sa première étape d'une visite d'Etat de sept jours en Espagne. L'accent sera mis sur les questions migratoires et sur les victimes d'agressions sexuelles.

Lors de son discours au palais royal de Madrid, Léon XIV a également remercié l'Espagne pour son "fidèle attachement au droit international et au multilatéralisme", saluant l'"engagement constant" de Madrid "en faveur de la paix".

Le Premier ministre Pedro Sánchez s'est dernièrement fait le champion en Europe de l'opposition à la guerre en Iran, générant des tensions avec le président américain Donald Trump, ou aux opérations menées par Israël à Gaza. Le pontife, né aux États-Unis, a lui-même été violemment critiqué par Donald Trump pour ses positions antiguerre.

Léon XIV a regretté que "le message de paix (...) résonne malheureusement pour certains comme naïf et pour d'autres comme provocateur", alors qu'il devrait au contraire trouver "un écho chez ceux qui ne s'enferment pas dans des idéologies toutes faites", dans un discours notamment prononcé devant le leader du parti d'extrême droite Santiago Abascal, qui s'est levé et a applaudi à la fin de l'intervention du pape.

La visite d'État pontificale de sept jours doit également mettre l'accent sur la justice sociale et comprendra, lundi, un discours inédit devant le Parlement espagnol, ainsi qu'une visite aux Îles Canaries, où il rencontrera des migrants et les organisations qui leur viennent en aide.

S'adressant aux journalistes dans l'avion avant d'atterrir dans la capitale espagnole, Léon a reconnu que les abus sexuels au sein de l'Église catholique restaient "une blessure ouverte", avant une rencontre prévue lors de son séjour en Espagne avec des victimes.

Concurrencé par Bad Bunny

Le roi Felipe VI, venu l'accueillir à l'aéroport de Madrid-Barajas avec la reine Letizia et le Premier ministre socialiste, Pedro Sanchez, a salué la "clarté" et la "fermeté" du pape face aux agressions sexuelles dans l'Eglise, les jugeant "essentielles" pour "les victimes, pour l'Église et pour la société en général" lors de son discours d'accueil au palais royal.

Plus de 200'000 mineurs pourraient avoir subi des agressions sexuelles de la part de religieux catholiques en Espagne depuis 1940, selon un rapport du Défenseur du peuple de 2023.

Le gouvernement de Pedro Sánchez et l'Eglise espagnole ont signé fin mars un accord pour indemniser les victimes d'agressions sexuelles commises par des religieux, après des années de réticences et d'opacité de la hiérarchie ecclésiastique.

Après une visite dans un centre social de la capitale, la première journée de Léon XIV en Espagne s'achèvera par une veillée de prière près du stade Santiago Bernabéu du Real Madrid, où 400'000 jeunes sont attendus.

"Ils se rendent compte qu'il y a un vide, et un manque de sens, et peut-être que ma visite a contribué à réveiller encore davantage quelque chose, qu'ils ne savent même pas très bien comment définir", a estimé Léon XIV dans son avion, interrogé par des journalistes sur un éventuel intérêt accru des jeunes pour l'Eglise catholique.

"Si on leur demande s'ils veulent voir Bad Bunny ou le pape, je pense que beaucoup choisiront Bad Bunny. Mais je pense qu'il y en aura aussi quelques-uns ici pour voir le pape. Et cela veut dire quelque chose, vous savez", a-t-il dit en souriant, en référence à la superstar portoricaine, actuellement en plein milieu d'une série de 10 concerts dans la capitale espagnole.

Hommage aux migrants

Dimanche, Léon XIV célébrera une messe très attendue en plein coeur de Madrid, sur la place de Cibeles, à laquelle un million de fidèles devraient assister.

Le pape célèbrera aussi à Barcelone une messe dans la Sagrada Familia, un siècle jour pour jour après la mort de son architecte, Antoni Gaudí, fait l'an dernier "vénérable" par le Vatican, une étape préalable à sa béatification. Léon XIV achèvera sa visite dans l'archipel des Canaries, au large des côtes africaines, principale porte d'entrée des migrants en Espagne, où ils arrivent souvent au terme d'un voyage périlleux.

Le pape de 70 ans, très sensible à ce sujet comme son prédécesseur François, y rencontrera jeudi et vendredi des migrants, ainsi que les organisations qui leur viennent en aide, alors que des milliers d'entre eux sont morts en tentant de rejoindre l'Europe (1'172 en 2025 selon l'Organisation internationale pour les migrations).

Faisant figure d'exception en Europe, Pedro Sánchez a récemment lancé un vaste plan de régularisation de sans-papiers, qui devrait aboutir à la régularisation d'un demi-million de personnes et lui vaut les virulentes critiques du Parti populaire (droite) et de Vox, le parti d'extrême droite devenu la troisième force politique du pays.

Cela fait 14 ans qu'un pape ne s'était pas rendu en Espagne, l'un des bastions traditionnels du catholicisme en Europe où la pratique religieuse connaît un recul rapide.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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