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Odermatt, Rast et Cie en quête d'exploits

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Marco Odermatt est le chef de file de la délégation suisse aux Jeux olympiques. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Après avoir obtenu 15 médailles en 2018 et en 2022, Swiss Olympic n'affiche pas d'objectif chiffré avant les Jeux olympiques de Milan-Cortina. Mais les candidats sont nombreux et aguerris.

Pas moins de 116 titres seront décernés lors des Jeux de Milan-Cortina (6-22 février). La Suisse sera représentée dans 14 des 16 disciplines sportives au programme. Ce large éventail permet d'espérer un nombre de médailles similaire à celui des derniers Jeux d'hiver, voire supérieur si les étoiles s'alignent.

Avec 175 athlètes, la délégation suisse est non seulement la plus grande de tous les temps pour des Jeux d'hiver, mais elle comprend aussi de solides têtes d'affiche. Huit des onze médaillés de Pékin 2022 sont ainsi toujours de la partie et sauront faire parler leur expérience, comme la Vaudoise Fanny Smith en skicross.

Et les surprises ne sont pas à exclure dans le contexte si particulier des Jeux olympiques. Des noms comme Marie-Theres Nadig, Sonny Schönbächler, Gian Simmen, Simon Ammann ou Tanja Frieden en sont de parfaits exemples dans le camp suisse.

Stars, favoris et espoirs

Marco Odermatt a sans aucun doute le plus grand potentiel pour devenir l'un des visages marquants de ces Jeux. Le champion olympique 2022 de géant peut raisonnablement envisager trois titres. Le Nidwaldien pointe d'ailleurs en tête de la Coupe du monde dans les trois disciplines (descente, géant et super-G).

Mais Odi n'est pas seul. L'équipe de Suisse de ski alpin s'appuie sur trois autres champions du monde individuels avec Franjo von Allmen (descente), Loïc Meillard (slalom) et Camille Rast (slalom). Alexis Monney en descente, Loïc Meillard en géant ou pourquoi pas Tanguy Nef en slalom ont aussi des ambitions légitimes.

Et la Suisse ne comptera pas que sur ses skieuses et skieurs alpins. En curling, tant la Team Genève de Benoît Schwarz-Van Berkel que le CC Aarau ont des arguments à faire valoir. Finaliste malheureuse des deux derniers Mondiaux, l'équipe de Suisse messieurs de hockey sur glace rêve de briller enfin sur la scène olympique avec le concours de toutes ses stars de NHL.

Douze ans après leur sensationnelle médaille de bronze, le chef de mission Ralph Stöckli croit par ailleurs à nouveau en un exploit des hockeyeuses. Il estime en outre que l'attente d'une première médaille suisse en bobsleigh depuis 2014 et l'or de Beat Hefti en bob à deux pourrait prendre fin.

Avec quatre champions olympiques de 2022

Sur les sept champions olympiques suisses de Pékin, quatre sont toujours sur le devant de la scène. Outre Odermatt, la freestyleuse Mathilde Gremaud fait également partie des prétendantes au podium. La skieuse fribourgeoise, qui possède déjà un set complet de breloques olympiques, vise un métal en Big Air et en slopestyle.

Un nouveau triomphe du champion olympique de skicross Ryan Regez et de la championne olympique de descente Corinne Suter, laquelle est toujours en quête de ses meilleures sensations après une chute à l'entraînement en décembre, serait en revanche une surprise. Tous deux ont connu des difficultés cette saison.

Mais Corinne Suter n'aura au moins pas perdu sa course contre la montre. Ses coéquipières Lara Gut-Behrami et Michelle Gisin ont dû abandonner leur rêve olympique après avoir chuté très tôt dans la saison. Avec le retraité Beat Feuz, ce sont donc trois champions olympiques de 2022 qui manquent à l'appel.

La tradition de la nouveauté

Le CIO a apporté plusieurs modifications au programme des 25e Jeux d'hiver, notamment en ski alpin. Le Team Event a été supprimé, et le combiné individuel remplacé par un combiné par équipe pour les dames et les messieurs. Une épreuve qui a rapporté quatre médailles aux Mondiaux 2025, avec un triplé chez les messieurs.

Nouvelle discipline ajoutée par rapport à Pékin 2022, le ski alpinisme pourrait par ailleurs aussi apporter son lot de bonnes surprises dans le camp suisse. Marianne Fatton était ainsi devenue championne du monde de sprint en 2025 à Morgins, Jon Kistler s'étant paré de bronze dans la même épreuve. Et la Suisse a l'habitude de briller dans les nouvelles disciplines...

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Birmanie: le chef de la junte reste au pouvoir comme président

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Le général Min Aung Hlaing a renversé par un coup d'Etat en 2021 le gouvernement élu de la prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi. (archives) (© KEYSTONE/EPA/MYANMAR MILITARY INFORMATION TEAM HANDOUT)

Le chef de la junte birmane, Min Aung Hlaing, a été désigné sans surprise président vendredi à l'issue d'un processus électoral contesté à l'international, qui lui permet de prolonger sa mainmise sur le pays, dans un costume civil.

Le résultat du vote du Parlement, largement acquis à sa cause, ne faisait aucun doute: Min Aung Hlaing a obtenu 429 voix, sur 584 exprimées, et pourra continuer à diriger la Birmanie.

Le général de 69 ans a renversé par un coup d'Etat en 2021 le gouvernement élu de la prix Nobel de la paix? Aung San Suu Kyi, emprisonnée depuis, plongeant le pays dans une guerre civile.

Après cinq années de régime autoritaire, la junte a organisé des élections législatives en décembre et janvier, présentées comme un retour à la démocratie.

Le scrutin n'a cependant pas pu se tenir dans de vastes zones contrôlées par des rebelles et a abouti à une victoire écrasante, sans opposition, des partis pro-militaires.

Il a été dénoncé par de nombreux pays et observateurs internationaux comme une manoeuvre destinée à un transfert de pouvoir de l'armée à elle-même, sous un déguisement civil.

Min Aung Hlaing "manque fondamentalement de légitimité, mais cherche désespérément à apparaître comme en étant doté", estimait lundi l'analyste Naing Min Khant, lorsque les derniers doutes ont été levés sur les ambitions présidentielles du général.

En vertu de la Constitution birmane, "MAH" était tenu d'abandonner ses fonctions militaires pour devenir président.

Il a été remplacé en début de semaine à la tête des forces armées par l'un de ses fidèles, Ye Win Oo, ancien chef du renseignement militaire, ce qui lui permettra de continuer à en tirer les ficelles en coulisses.

"Façade de légitimité"

L'armée a dirigé la Birmanie pendant la majeure partie de son histoire depuis son indépendance en 1948, se présentant comme la seule force capable de lui garantir stabilité et prospérité.

Les généraux ont desserré leur emprise durant une décennie d'interlude démocratique, entre 2011 et 2021, qui avait suscité une vague de réformes et d'optimisme dans le sillage de la très populaire Aung San Suu Kyi.

Mais les militaires ont repris le pouvoir au prétexte de fraudes électorales qui n'ont jamais été vérifiées.

Les analystes estiment que le tour de passe-passe conclu vendredi par l'élection de Min Aung Hlaing à la présidence est en partie destiné à améliorer les relations diplomatiques de la Birmanie et attirer davantage d'investissements étrangers dans le pays.

L'expert de l'ONU Tom Andrews voyait en janvier dans les élections législatives un moyen de "fabriquer une façade de légitimité, alors que la violence et la répression se poursuivent sans relâche".

Le pays est déchiré par une guerre civile depuis le coup d'Etat de 2021, des militants pro-démocratie ayant pris les armes contre la junte, aux côtés de mouvements armés issus de minorités ethniques longtemps hostiles au pouvoir central.

Il n'existe pas de bilan officiel et les estimations varient largement. D'après le groupe de surveillance ACLED, plus de 90'000 personnes ont été tuées tous camps confondus.

L'ONU estime que plus de 3,7 millions de personnes ont été déplacées en raison du conflit et que près de la moitié des 50 millions de Birmans vivent sous le seuil de pauvreté.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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La Suisse face aux Etats-Unis en quart de finale

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Marco Hösli et le CC Glaris affronteront les Etats-Unis en quart de finale (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

L'équipe de Suisse a conclu le Round Robin du championnat du monde messieurs sur un succès face aux Etats-Unis (9-5) jeudi. Le CC Glaris retrouvera la Team USA en quart de finale vendredi à Ogden.

Le skip Marco Hösli et ses coéquipiers Justin Hausheer, Simon Gloor et Philipp Hösli ont forcé la décision dans le neuvième end jeudi soir face aux Américains. Une dernière pierre parfaite de Philipp Hösli a permis de chasser une pierre étasunienne, offrant un coup de quatre à la Suisse. La Team USA de John Schuster a alors abandonné.

Les deux équipes, qui étaient assurées de disputer les play-off mercredi soir déjà, se retrouveront donc vendredi dès 17h (heure suisse) au stade des quarts de finale. Le vainqueur de ce match affrontera en demi-finale la Suède de Niklas Edin, 1re du Round Robin, que les Helvètes avaient battue 8-5 mardi.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le chef d'état-major de l'armée de terre sur le départ

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Le ministre américain de la Défense Pete Hegseth a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George. (© KEYSTONE/AP/Manuel Balce Ceneta)

Le ministre américain de la Défense Pete Hegseth a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite." Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump. Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

OpenAI achète un talk show influent de la Silicon Valley

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OpenAI a acheté TBPN, une émission quotidienne influente de la Silicon Valley. (© KEYSTONE/EPA/RAJAT GUPTA)

OpenAI s'est lancé jeudi dans le monde des médias en achetant TBPN, une émission quotidienne influente de la Silicon Valley, promettant de garantir son indépendance tout en confiant aux deux présentateurs un rôle majeur dans la communication de la société.

"Ce n'est pas un poisson d'avril", a lancé le co-présentateur John Coogan, au début des trois heures de direct quotidien de l'émission qu'il anime avec Jordi Hays depuis Los Angeles.

TBPN (Technology Business Programming Network), diffusé sur X, YouTube et Spotify, est devenu un passage quasi obligé pour les startupeurs, les capital-risqueurs et les grandes figures de la tech.

L'émission, qui revendique 70'000 spectateurs par épisode en moyenne et 5 millions de dollars de revenus publicitaires en 2025, est notamment connue pour son rituel de frapper le gong à chaque annonce de levée de fonds.

"Le manuel de communication classique ne s'applique pas à nous", a justifié la numéro 2 d'OpenAI, Fidji Simo, dans un mémo interne rendu public par l'entreprise.

"Nous sommes en train d'opérer un bouleversement technologique considérable, et la mission d'apporter au monde l'AGI", c'est-à-dire un niveau de l'IA qui surpasserait l'intelligence humaine, "s'accompagne d'une responsabilité: contribuer à créer un espace pour une conversation réelle et constructive sur les changements que l'IA engendre", a écrit la Française à ses équipes.

"TBPN continuera à définir sa programmation, choisir ses invités et prendre ses propres décisions éditoriales. C'est fondamental pour leur crédibilité, et c'est quelque chose que nous protégeons explicitement dans le cadre de cet accord", écrit Fidji Simo, sans dévoiler les termes financiers du rachat.

"On peut dire ce qu'on veut parce qu'on est en direct", a assuré jeudi John Coogan en réponse aux commentaires sceptiques ou moqueurs qui ont immédiatement surgi sur les réseaux sociaux de la bulle tech, au milieu d'une vague d'enthousiasme des fans de l'émission.

Dans son mémo, Fidji Simo annonce explicitement vouloir "mobiliser" les "talents" des deux animateurs "en dehors de l'émission" pour la communication d'OpenAI.

"Ils ont aidé de nombreuses marques à se développer en ligne et, parce qu'ils ont le pouls de l'industrie, leurs idées en matière de communication et de marketing m'ont vraiment impressionnée", écrit-elle.

Le patron d'OpenAI, Sam Altman, a salué sur X l'acquisition de son "talk show de la tech préféré". "Je n'attends pas d'eux qu'ils nous ménagent, et je suis sûr que je contribuerai à ça par quelques décisions douteuses à l'occasion", a ironisé le quadragénaire, dont la société, désormais valorisée plus de 850 milliards de dollars, doit encore démontrer sa capacité à devenir rentable.

TBPN sera rattaché à la division "Strategy" d'OpenAI, sous l'autorité de Chris Lehane, le directeur des affaires publiques et de la communication, a précisé l'entreprise.

De son côté, le Wall Street Journal a comparé l'annonce au précédent rachat du site d'informations CoinDesk. En 2024, la plateforme de cryptomonnaies Bullish, qui avait racheté ce site spécialisé, avait ordonné le retrait d'un article, provoquant une crise éditoriale.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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