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Tennis : Djokovic à nouveau le patron du circuit

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Novak Djokovic: le guerrier est revenu. (©KEYSTONE/FR110666 AP/ADAM HUNGER)

Six mois après avoir touché le fond à Miami après sa défaite contre Benoît Paire, Novak Djokovic est revenu sur le toit du monde. Sa victoire à l'US Open fait, en effet, du Serbe le joueur de l'année.

Victorieux en juillet à Wimbledon, Novak Djokovic a cueilli sa quatorzième couronne en Grand Chelem pour se situer désormais sur les mêmes cimes que Pete Sampras à la faveur de son succès 6-3 7-6 (7/4) 6-3 après 3h15' de match devant Juan Martin del Potro. Malgré toute sa bravoure, l'Argentin n'a pas pu percer la cuirasse du Serbe dont le jeu défensif touche parfois au sublime. Remarquable à la relance, Novak Djokovic est parvenu le plus souvent à tenir l'Argentin dans la diagonale des revers. Si le spectacle qu'il présente n'est peut-être pas le plus flamboyant, sa faculté de contraindre l'adversaire à jouer le coup de trop lui permet de faire la différence. Il est un monstre de réalisme.

Cette finale s'est jouée dans le deuxième set. Mené 6-3 3-1, Juan Martin del Potro a eu l'immense mérite de ne pas sombrer. L'Argentin exploitait l'unique moment faible de son adversaire pour égaliser à 3-3. A 4-3 dans un jeu long de... 20 minutes, il se procurait trois balles de break sans pouvoir toutefois conclure. Remis en scelle par le gain de ce jeu crucial, Novak Djokovic remportait 7/4 un jeu décisif au cours duquel Juan Martin Del Porto a eu la mauvaise idée de rater deux coups droits, dont l'un lui aurait permis de mener 4/1. Pour le joueur de Tandil, le train était passé. Il ne gagnera pas une deuxième finale de l'US Open neuf ans après son succès devant Roger Federer que personne n'avait vu venir.

No 3 mondial ce lundi derrière Rafael Nadal et Roger Federer après cette troisième victoire à New York, Novak Djokovic est à nouveau le patron du Circuit. Titré à Wimbledon et à l'US Open et "bourreau" de Roger Federer en finale du Masters 1000 de Cincinnati, le Serbe est bien le meilleur joueur du moment. Après sa défaite en Floride face à Paire, il a eu la lumineuse idée de se replacer sous la férule de Marian Vajda, le coach qui le connaît le mieux, qui sait parfaitement le cadrer et qui cultive une discrétion alors que ses deux anciens mentors Boris Becker et Andre Agassi recherchent sans cesse la lumière. Débarrassé de surcroît de ses soucis au coude depuis la légère intervention qu'il a subie en février dernier à Bâle, Novak Djokovic a maîtrisé son sujet à Flushing Meadows avec une réelle assurance malgré les quelques petits "trous d'air" qu'il a pu accuser. Dans des conditions de jeu rendues parfois extrêmes en raison de la chaleur et de l'humidité, le Serbe a retrouvé à 31 ans son armure de guerrier invincible. On croyait pourtant qu'il l'avait perdue à jamais.

 

(KEYSTONE-ATS / PHOTO : ADAM HUNGER)

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Stan Wawrinka: "Le tennis ne m'a pas manqué"

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Stan Wawrinka s'est entraîné ce vendredi 7 août 2020 au Tennis Club Nyon. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)
"Je reste un privilégié !" A la question de savoir comment il a vécu le confinement, Stan Wawrinka rappelle une vérité. Il n’a été confronté à aucun moment à des situations précaires rencontrées par bien des gens en ce temps de pandémie.

"J’ai été heureux de passer autant de temps à la maison auprès des mieux, avoue-t-il. Heureux aussi de pouvoir me reposer. Heureux enfin de pouvoir sortir du tennis." Non, le tennis ne lui a pas manqué. "Il était à l’arrêt. Il m’aurait manqué si je n’avais pas pu disputer des tournois, dit-il. Si je joue encore, c’est pour les émotions que l’on ressent sur le court, le stress que les matches peuvent susciter."

Nous voilà donc rassurés: Stan Wawrinka n’est pas prêt, malgré ses 35 ans passés, de ranger ses raquettes. "Je suis plutôt dans l’optique d’adopter une vision à long terme, glisse-t-il. Sur trois ans." Il y a, ainsi, de fortes chances que le Vaudois soit encore d’attaque en 2022. Mais dans l’immédiat, c’est dans le relatif anonymat du Circuit Challenger qu’il s’apprête à renouer avec la compétition. Il sera, en effet, en lice lors des deux tournois de Prague, du 17 au 30 août.

Cette quinzaine dans la capitale tchèque doit lui permettre d’affiner sa préparation avec les grands rendez-vous de Rome et de Roland-Garros. "Pour l’instant, cela revient gentiment. Il convient en premier lieu de se remettre dans le rythme", explique-t-il. Ainsi vendredi matin, il s’est entraîné durant près de trois heures en compagnie de l’Alsacien Pierre-Hughes Herbert au TC Nyon. "C’était l’une des premières fois que je jouais des points", précise-t-il.

"Encore bien des questions et des doutes quant à la tenue de l’US Open"

Les deux hommes ont choisi de faire l’impasse sur le Masters 1000 de Cincinnati et sur l’US Open, qui se dérouleront dans la bulle de Flushing Meadows. Pierre-Hughes Herbert n’a pas voulu prendre le risque de manquer la naissance de son premier enfant. Quant à San Wawinka, il "ne voulait pas se rendre aux Etats-Unis dans ces conditions". "Il y a la situation sanitaire qui est particulière à New York. Et l'enchaînement des tournois qui suit après l’US Open sera rude, explique-t-il. Si le tournoi de Washington avait été maintenu, on aurait eu droit à une véritable tournée. Cela aurait pu jouer sur mon choix. Et enfin, il y a toutes les incertitudes liées à la problématique de la quarantaine. Doit-on la respecter en arrivant, devra-t-on la respecter en rentrant ? Il y a encore bien des questions et des doutes quant à la tenue de l’US Open."

Stan Wawrinka affirme que le "tennis sera le dernier sport à reprendre normalement". Les malheurs de l'Adria Tour de Novak Djokovic ont rappelé toute la fragilité de l’édifice. "Novak n’a fait que suivre les directives sanitaires des pays concernés. Mais en tant que no 1 mondial, il assume davantage de responsabilités qu’un autre joueur, lâche-t-il. Il aurait dû faire attention. Mais ce n’est pas à moi de donner des leçons."

"Un mal pour un bien"

Dans dix jours à Prague même si l’opposition ne sera pas celle qui l’attend à Rome et à Paris, Stan Wawrinka saura. Il saura si l’arrêt du Circuit lui aura été préjudiciable. "Je me sens bien, affirme-t-il. Je me dis que se retrouver plus proche de la fin de ma carrière que du début est peut-être un mal pour un bien. J’ai gagné trois titres du Grand Chelem et je ne suis pas, comme un jeune, dans l’urgence de claquer un résultat. C’est peut-être mieux pour nous..."Et le Vaudois de rappeler que tout le monde, après ces six mois de pause forcée, aborder le restart sur la même ligne. "C’est peut-être bénéfique pour nous les anciens, glisse-t-il. En tout cas, je ne suis pas stressé par l’idée de reprendre la compétition." Pas stressé peut-être, affamé certainement.

Par Laurent Ducret

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Football: les clubs rejettent les accords de prêts fédéraux

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Heinrich Schifferle, Président de la SFL (à gauche) et Claudius Schaefer, CEO de la SFL. (KEYSTONE/Alessandro della Valle) (©KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)
Les 20 clubs de la Swiss Football League (SFL) ont refusé de signer l'accord de prêt avec l'Office fédéral du sport (OFSPO). La base juridique ne les satisfait en effet pas.

Pour justifier leur refus de ce prêt qui a pour but de garantir le fonctionnement de la Ligue, les clubs de la SFL ont estimé que plusieurs éléments ne correspondaient pas à leurs attentes. D'abord, la responsabilité de la SFL pour la totalité du prêt n'est pas négociable. De plus, ils sont en désaccord sur le montant de la garantie requise ainsi que l'obligation pour la SFL de constituer chaque année un fond de garantie.

Ainsi, réunis en Assemblée générale extraordinaire, les vingt clubs de Super League et de Challenge League se sont opposés à cet accord proposé par l'OFSP, sur la base d'une ordonnance du Conseil fédéral. Ainsi, les clubs demandent au gouvernement de modifier l'ordonnance en question, qui doit permettre l'encouragement du sport. "Les clubs sont dans une situation financière très tendue en raison de la perte importante de revenus et ont donc besoin d'urgence d'un soutien financier lié des conditions équitables", a communiqué la SFL vendredi.

L'obligation du masque dans les stades?

En lien direct avec la situation économique des clubs, la Ligue explique être en phase de finalisation d'un concept de protection qui doit permettre d'augmenter le nombre de spectateurs dans les stades pour la saison prochaine. La SFL a demandé au Conseil fédéral de ne pas prolonger l'interdiction de manifestations de plus de 1000 spectateurs au-delà du 31 août. Le gouvernement doit communiquer ses décisions ce mercredi 12 août.

Dans son concept, la SFL préconise notamment l'obligation de porter un masque dans le stade et dans les zones d'entrée, l'absence de supporters visiteurs et d'avoir uniquement des places assises dans les stades de Super League. "La SFL est clairement d'avis qu'au moins 50% de la capacité respective des stades peut être utilisée pour chacune de ces mesures de haut niveau", souligne-t-elle.

Par ailleurs, dans le cadre de cette séance extraordinaire, les clubs ont également validé l'autorisation de cinq remplacements par équipe pour la saison 2020-21. Ils ont également décidé qu'en cas d'arrêt du championnat, il faut au moins avoir disputé 18 journées pour que la saison soit validée. Le classement au terme de la dernière journée complète fait office de classement final.

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Football: Bâle poursuit son parcours européen

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Silvan Widmer s'est brisé plusieurs fois sur Kevin Trapp. (©KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)
Le FC Bâle a, comme on pouvait le pressentir, prolongé son parcours en se qualifiant pour les quarts de finale de l'Europa League. Les Rhénans ont battu Eintracht Francfort 1-0.

L'essentiel du travail avait évidemment été accompli lors du succès 3-0 en Allemagne au match aller, déjà aussi à huis clos, juste avant l'interruption de la saison en raison du coronavirus. Avec ce confortable matelas de sécurité, les Bâlois ne risquaient a priori pas grand-chose. Il fallait néanmoins encore jouer ce match avec sérieux, et ne pas laisser l'Eintracht prendre confiance.

Ce que les hommes de Marcel Koller ont su bien faire. Solides défensivement, concentrés, présents dans les duels, ils n'ont pas laissé les visiteurs manoeuvrer à leur guise.

Widmer contre Trapp

Le FCB s'est même longtemps procuré les meilleures occasions, notamment sur deux essais de Widmer (25e/26e) annihilés par Trapp. Les mêmes protagonistes se retrouvaient à la reprise, et le portier allemand sauvait encore devant le latéral (49e).

A l'approche de l'heure de jeu, Francfort se réveillait quand même un petit peu. Nikolic devait intervenir une première fois face à Kohr (56e). La poussée germanique ouvrait des espaces aux Bâlois pour lancer des contres, mais ceux-ci étaient trop souvent mal négociés.

Il fallait néanmoins le sauvetage sur la ligne d'un défenseur pour empêcher Stocker d'ouvrir le score (62e). Trapp, très à son affaire, s'interposait devant Campo (85e). Les Rhénans finissaient quand même par arracher une victoire méritée au vu de la physionomie du match grâce à Fabian Frei (88e).

Le FC Bâle aura sans doute en face de lui un adversaire plus redoutable en quart de finale mardi à Gelsenkirchen (21h00). Shakhtar Donetsk s'annonce en effet d'un calibre supérieur au petit Eintracht aperçu jeudi dans un Parc St-Jacques désert. L'équipe d'Adi Hütter n'a en fait jamais donné l'impression d'y croire.

Pas de miracle

Il n'y a pas eu de miracle pour Steven Gerrard et ses hommes. Les Glasgow Rangers, battus en Ecosse 3-1 à l'aller, ont aussi perdu au retour face au Bayer Leverkusen (1-0). Le nouveau club de Cédric Itten peut donc se concentrer totalement sur le début de son championnat.

L'aventure européenne a pris fin pour l'AS Rome. A Duisbourg, sur un seul match, les Italiens ont été battus 2-0 par le FC Séville. Les Andalous, vainqueurs de la compétition à cinq reprises lors des quinze dernières années, affronteront au prochain tour les Anglais de Wolverhampton, victorieux 1-0 contre Olympiakos (1-1 en Grèce à l'aller).

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Football : Nuzzolo joue les prolongations avec Xamax

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Nuzzolo veut aider son club formateur à poursuivre sa reconstruction, après la récente relégation de l'équipe en Challenge League. (©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)
Raphaël Nuzzolo (37 ans) joue les prolongations. L'attaquant a signé un nouveau bail de deux ans avec Neuchâtel Xamax FCS, dont au moins une saison comme joueur.

Nuzzolo veut aider son club formateur à poursuivre sa reconstruction, après la récente relégation de l'équipe en Challenge League. Revenu à la Maladière en 2016 après une parenthèse de cinq ans aux Young Boys, Raphaël Nuzzolo a marqué plus de 100 buts avec Xamax lors de ses deux passages dans le club, pour plus de 350 matches joués.

Nuzzolo constituera, avec son expérience et ses qualités de buteur et de leader, un atout important pour Stéphane Henchoz et son équipe lors de la prochaine saison de Challenge League.

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Football: Bavois tombe à Winterthour

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Même si le portier de Bavois Enrico Robin s'est parfois interposé, comme devant Nuno Da Silva, Bavois a dû s'avouer vaincu à Winterthour. (©KEYSTONE/ENNIO LEANZA)
Bavois avait bluffé. L'équipe vaudoise s'est finalement présenté avec une équipe réglementaire contre Winterthour, mais elle a été battue 4-0 en quart de finale de Coupe de Suisse mercredi.

Mardi, et malgré les avertissements de l'ASF, Jean-Michel Viquerat, président de Bavois, avait expliqué que le pensionnaire de Promotion League alignerait ses nouveaux joueurs, ce que le règlement de la FIFA lui interdisait. Finalement, l'entraîneur Bekim Uka a présenté une équipe totalement dans les règles.

Mais cela n'a pas suffi: l'aventure de Bavois s'arrête là. A l'Utogrund de Zurich, Winterthour a assumé son statut de club de Challenge League en ouvrant le score par Roman Büess (20e) et en dominant globalement un match que le "petit" a parfois rendu hâché. Gezim Pepsi a ainsi pu doubler la mise juste avant la pause suite à un coup franc. David Callà à la 75e, puis Anas Mahamid (87e) ont fermé la marque.

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