Culture
A Morges, Martin Suter au rendez-vous du "Livre sur les quais"
- Share
- Tweet /home/clients/a0d505b655321b17f8ff9c921bca9d03/lfm/wp-content/plugins/mvp-social-buttons/mvp-social-buttons.php on line 72
https://www.lfm.ch/wp-content/uploads/2025/09/lecrivain-martin-suter-pris-en-photo-le-27-aout-dans-la-maison-dedition-diogenes-a-zurich-peu-de-temps-avant-sa-venue-au-livre-sur-les-quais-a-morges-1000x600.jpg&description=A Morges, Martin Suter au rendez-vous du "Livre sur les quais"', 'pinterestShare', 'width=750,height=350'); return false;" title="Partager sur Pinterest">
L'auteur zurichois Martin Suter participe à la prochaine édition du "Livre sur les quais" à Morges, du 5 au 7 septembre. Il y présentera la version française de son dernier polar, "Allmen et le dernier des Weynfeldt", où il réunit deux de ses personnages fétiches.
Ce 7e volet de la série "Allmen", publié en allemand en 2024 et récemment traduit en français, marque la première rencontre entre Johann Friedrich von Allmen, un détective esthète et fauché, et Adrian Weynfeldt, un richissime expert en art réservé et solitaire: les deux protagonistes évoluaient jusque-là dans des récits séparés. "Cette alliance littéraire ne sera pas la dernière", a d'ores et déjà annoncé Martin Suter à Keystone-ATS, rencontré dans les locaux de sa maison d'édition Diogenes à Zurich.
"Une littérature sans leçon à donner"
A l'époque où la fantasy cartonne, Martin Suter, 77 ans, reste fidèle à sa manière: créer un monde parfaitement normal, rendant l'inattendu encore plus déstabilisant. "Je crois au réalisme. Je n'ai pas de message", affirme-t-il, revendiquant une littérature sans leçon à donner.
Une posture qu'il n'a pas toujours affichée: Martin Suter a collaboré avec le cinéaste suisse Daniel Schmid, en signant le scénario du film "Berezina ou Les derniers jours de la Suisse" (1999). Le film, une satire politique, avait été salué pour sa critique acerbe de la société suisse.
On l'a aussi lu dans la presse. Après avoir quitté son poste de publicitaire au début des années 1990 - il est un des rares auteurs en Suisse à vivre de sa plume -, Martin Suter a écrit des chroniques pour le magazine Die Weltwoche, intitulées "Business Class".
Ces chroniques satiriques, qui décrivaient les travers du monde des affaires, lui ont rapporté jusqu'à "2000 francs par texte", a-t-il relevé. Au début des années 2000, - et après le virage à droite UDC de la Weltwoche -, il a transféré quelque temps cette chronique dans le supplément hebdomadaire Das Magazin du quotidien Tages-Anzeiger.
Emporté ailleurs
Côté roman et polar, Martin Suter conçoit la lecture comme une parenthèse, un pas de côté. "J'aime bien faire du lecteur, pendant quelques heures ou quelques jours, un citoyen inutilisable", dit-il en souriant. Comprendre: un lecteur absorbé, distrait de la réalité, pris dans les filets d'un récit qui l'emporte ailleurs.
Sur la mécanique du suspense, il cite volontiers parmi ses références, le romancier E.T.A. Hoffmann, dont il soupçonne qu'Hitchcock s'est inspiré: "Ce jeu de tension et de relâchement, cela m'a marqué."
L'homme au costume trois pièces et au regard rieur avoue pourtant lire peu de fiction aujourd'hui: "j'ai ma vie réelle, et celle fictionnelle de mes livres. Cela fait déjà beaucoup." Il confie toutefois avoir été fortement influencé par l'écrivain britannique W. Somerset Maugham, découvert à Fribourg grâce à une voisine anglaise: "quand je relis ses textes, j'y retrouve des phrases que j'aurais pu écrire."
Martin Suter écrit ses romans sur un an, de la première idée jusqu'aux épreuves. "Je ne peux pas commencer sans savoir où je vais, confie-t-il. Si je ne connais pas le but, je n'y arrive pas."
Au chapitre 8 de son prochain roman
Aujourd'hui, il en est au chapitre 8 de son prochain roman - tandis que "Wut und Liebe" (2025), qui cartonne actuellement en Suisse alémanique, va sortir l'an prochain en français. Il voulait faire une pause, dit-il, mais l'histoire l'a rattrapé. L'écriture reste une nécessité. "Finir un livre ne me rend pas triste. Je suis content, je fais autre chose, je voyage. Mais ne plus pouvoir écrire, ce serait une punition."
Même les nouveaux outils numériques ne le détournent pas de cette discipline. Il utilise ChatGPT "comme un moteur de recherche". Il s'amuse, reconnaît ses qualités, mais trace une ligne: "il m'a proposé d'écrire un chapitre. J'ai dit non." Des connaissances lui ont envoyé des textes écrits par l'IA générative "à la manière de Martin Suter". "Ce n'était pas ça. Ce n'est pas suffisant d'écrire des phrases courtes pour m'imiter."
Pour ceux qui ont aimé "Melody" - son dernier roman traduit en 2024 - pour sa profondeur humaine, la lecture du dernier "Allmen" - le 5e de cette série à avoir été traduit en français - pourrait sembler plus superficielle, moins intense. En revanche, les amateurs de polars mondains seront ravis.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Cannes: la Palme d'or décernée au réalisateur Cristian Mungiu
Le jury du 79e festival de Cannes a décerné samedi la Palme d'or à "Fjord" du cinéaste roumain Cristian Mungiu. Il décroche ainsi sa deuxième Palme d'or après celle attribuée pour "4 mois, 3 semaines, 2 jours" en 2007.
Dans "Fjord", inspiré de faits réels, le réalisateur enracine son récit en Norvège pour mettre face à ses contradictions une société qui prône la tolérance et l'ouverture aux autres mais peut exclure brutalement ceux qui dévient du chemin tracé pour eux.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Culture
Inauguration du grand-orgue restauré de la Cathédrale Saint-Pierre
Les curieux pourront assister à l'inauguration du grand-orgue Metzler restauré à la Cathédrale Saint-Pierre pour les 490 ans de la Réforme à Genève. Deux concerts sont prévus le vendredi 29 et le dimanche 31 mai, explique l'Eglise protestante de Genève. Un autre suivra une semaine plus tard.
Dans le cadre de l'Assemblée de l'Eglise, un spectacle "Black Church" aura lieu le samedi 30 mai. Une discussion accompagnera des chants.
Le lendemain, une adaptation théâtrale du livre "L'homme qui marche" explorera le rapport au mouvement et à l'immobilité. De quoi parler de responsabilité.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
L'écrivain Alain Claude Sulzer ausculte les silences de l'amitié
L'écrivain bâlois Alain Claude Sulzer sera l'invité exceptionnel du Festival du LÀC le 6 juin à Collonge-Bellerive (GE). Il y évoquera "F. comme Frères", son nouveau livre centré sur l'amitié, l'art et la fugacité de l'existence.
Publié à mi-mai en version française aux éditions Phébus, le roman se déroule initialement dans les années 1970 au coeur de la région de la Ruhr, en Allemagne. Un narrateur anonyme et son meilleur ami, Frank, grandissent ensemble, soudés au point d'être "presque comme des frères", titre allemand du roman ("Fast wie ein Bruder", 2024).
Leurs chemins se séparent brutalement lorsque Frank assume son homosexualité et s'exile à New York pour percer comme peintre. Tandis que le narrateur mène une vie provinciale et rangée, Frank peint de manière obsessionnelle aux Etats-Unis, sans toutefois rencontrer le succès de son vivant.
Atteint du sida et condamné, Frank revient mourir en Allemagne à l'âge de 32 ans. Les deux hommes se revoient une dernière fois sur son lit de mort.
Reconnaissance tardive
Après le décès de son ami, le personnage principal reçoit les oeuvres de Frank soigneusement emballées. Ne comprenant ni la sexualité de son ami ni son art, il choisit de reléguer les toiles au fond d'une remise sans les regarder. Des décennies plus tard, il découvre par hasard les tableaux de Frank exposés dans une prestigieuse galerie d'art.
Le monde artistique célèbre désormais le défunt comme un génie. En contemplant le portrait grand format d'un homme nu, le narrateur est frappé par une vérité bouleversante: il y reconnaît ses propres traits.
Moeurs des années 80
A travers son narrateur, Alain Claude Sulzer déploie un portrait de la société des années 80, encore frileuse et conformiste, où les homosexuels, tout comme d'autres minorités telles que les "Tziganes", restent marginalisés. D'ailleurs, les stéréotypes employés par le personnage principal pour décrire les gens du voyage avaient créé une petite polémique à l'époque: le jury bâlois chargé d'attribuer des subventions les avaient jugés politiquement incorrects.
Le roman rappelle aussi l'irruption du sida, qui a mis brutalement fin à une époque de libération sexuelle. Mais "F. comme frères" interroge avant tout les liens fondamentaux de l'amitié.
"Ce roman raconte une relation symbiotique entre deux amis très proches qui finit par se désagréger", explique à Keystone-ATS Alain Claude Sulzer. "Comme c'est le cas dans de nombreuses familles, on ne s'intéresse pas vraiment à ce que font frères, soeurs ou parents. Une distance et une indifférence s'installent, fruits du temps qui passe, mais aussi des manquements, des petites lâchetés de chacun".
Art et subjectivité
Le livre met aussi en lumière le caractère fragile et parfois arbitraire de la reconnaissance artistique. Alain Claude Sulzer y évoque notamment la spéculation autour des oeuvres découvertes après la mort des artistes, une expérience qui fait écho à celle de son propre père, peintre demeuré anonyme toute sa vie.
"Nous avons réussi à organiser une exposition après sa mort, un peu par hasard. Et d'observer que "les oeuvres n'existent vraiment qu'à partir du moment où elles sont exposées". Dans le roman, la reconnaissance tardive de Frank apparaît ainsi comme une forme de réparation symbolique pour un "artiste mort si jeune".
F comme fin
Débutant comme un roman d'apprentissage, le récit prend des allures de roman policier sur ses dernières pages. Sauf qu'une part de mystère demeure.
"Parmi les lecteurs de la version allemande, 30 à 40% ont été frustrés de ne pas connaître le fin mot de l'histoire. Mais contrairement à un polar qu'on oublie aussitôt refermé, ils se souviendront précisément de cette absence de réponse", sourit l'écrivain.
Nombreux prix
Alain Claude Sulzer est né le 17 février 1953 à Riehen (BS). Vivant entre Bâle, Berlin et l'Alsace, il a publié plus d'une dizaine de romans. En 2008, "Un garçon parfait" s'est vu décerner le Prix Médicis étranger. L'année suivante, l'écrivain a reçu le Prix Hermann Hesse. En 2025, l'ensemble de son oeuvre a été couronné par le Prix littéraire de Soleure.
Son prochain roman "Szenenwechseln" paraîtra à l'automne en allemand. Il aura pour thème le milieu du théâtre.
La cinquième édition du Festival du Livre à Collonges (LÀC), auquel l'écrivain participera pour la première fois, se déroulera les 6 et 7 juin à Collonge-Bellerive. Plus d'une centaine d'auteurs y sont attendus. Les organisateurs mettent à chaque édition en lumière un invité d'honneur, Douglas Kennedy cette année, et un invité exceptionnel.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
L'économie culturelle perd près de 14'000 travailleurs en un an
Le nombre de travailleurs culturels en Suisse a reculé de 4,8% en 2025 pour s'établir à 282'000 personnes, une baisse comparable à celle observée durant la pandémie de Covid-19 entre 2019 et 2020. Les hommes, les Suisses et les régions latines ont été plus touchés.
Fin 2025, la Suisse comptait 282'000 travailleurs culturels, contre 296'000 une année auparavant. Leur part dans l'ensemble des actifs est passée de 5,8% à 5,5%. L'ampleur du recul est comparable à celle observée durant la crise sanitaire, lorsque le nombre de travailleurs culturels avait diminué de 4,7% entre 2019 et 2020, indique vendredi l'Office fédéral de la statistique (OFS).
La baisse a particulièrement affecté les personnes exerçant une profession culturelle dans le secteur culturel, comme les musiciens ou artistes employés dans des institutions culturelles (-7,8%). Les professionnels culturels actifs hors du secteur, par exemple des graphistes dans des entreprises, ont également reculé (-4,7%), tandis que les personnes occupant des fonctions non culturelles dans ce secteur, par exemple comptable dans un musée, ont été moins touchées (-1,6%).
Les travailleurs culturels masculins (-5,4%) et les Suisses (-5,4%) ont davantage été affectés que les femmes (-4,2%) et les étrangers (-2,9%). Des écarts régionaux apparaissent aussi: le recul a été limité en Suisse alémanique, plus marqué en Suisse romande et particulièrement prononcé en Suisse italienne.
Les travailleurs culturels se disent par ailleurs moins satisfaits de leur situation financière que l'ensemble des actifs. En 2024, 26,6% d'entre eux se déclaraient peu ou pas satisfaits de leur situation financière, contre 20,1% pour l'ensemble des travailleurs.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
-
ConcoursIl y a 2 jours
Le meilleur marché du canton de Vaud
-
VaudIl y a 1 jour
Grosse opération de police dans les trains du Nord vaudois
-
SantéIl y a 1 jour
Vous d'abord: L’éco anxiété, un moteur d’action?
-
VaudIl y a 2 jours
Meilleur soutien financier aux étudiants et apprentis
-
Suisse RomandeIl y a 3 jours
Un avocat réclame 8,2 millions d'euros pour une victime
-
ÉconomieIl y a 2 jours
Résultats positifs en 2025 pour l'AVS, et négatifs pour l'AI
-
Suisse RomandeIl y a 2 jours
Les époux Moretti ont-ils commis une escroquerie aux assurances?
-
VaudIl y a 2 jours
Nyon: une famille forcée d'ouvrir son coffre-fort à domicile


