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Suisse

La Suisse fête son deuxième 1er août sous la menace du coronavirus

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Les conseillères fédérales Simonetta Sommaruga et Viola Amherd se rendront sur le Grütli (UR), renommé le "Grütli des femmes" à l'occasion des 50 ans du droit de vote des femmes. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Malgré la menace du coronavirus qui plane toujours, plusieurs communes osent célébrer la fête nationale, dans un format plus réduit ou alternatif, ce week-end. Guy Parmelin a salué samedi les valeurs de la Suisse qui font leurs preuves depuis 730 ans.

Les marathons auxquels se livrent la plupart des conseillers fédéraux restent immuables. Le président de la Confédération Guy Parmelin s'est déjà exprimé samedi à Villars-sur-Ollon (VD) et Herzogenbuchsee (BE). Il enchaînera dimanche soir, en tant qu'invité d'honneur à Lausanne. Plus tôt dans la journée, il participera également au brunch à la ferme à Bouloz (FR).

Dans ses discours, Guy Parmelin a notamment souligné que la Suisse est devenue ce qu'elle est grâce au dur travail, au courage, à l'assurance et à l'aide mutuelle. Cette recette fait ses preuves depuis 730 ans et doit l'accompagner dans le futur, a-t-il déclaré.

La pandémie de coronavirus a déstabilisé de nombreuses personnes, auxquelles le président a exprimé sa sympathie. Il a également remercié les personnes qui se sont occupées de leurs prochains. Ses pensées se sont également tournées vers les intempéries. Il a été admiratif de la solidarité et de l'engagement de la population.

Grütli des femmes

Dans une vidéo en allemand et en romanche diffusée samedi, la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga a pour sa part souligné l'importance d'un service public fiable pour la Suisse. Celui-ci contribue à la cohésion du pays.

Simonetta Sommaruga, mais aussi Viola Amherd se rendront dimanche sur le Grütli (UR), renommé le "Grütli des femmes" à l'occasion des 50 ans du droit de vote des femmes. L'événement sera par ailleurs marqué dans plusieurs communes, comme à Bienne (BE).

A Yverdon-les-Bains (VD), la partie officielle sera animée par des personnalités féminines du canton de Vaud. Divers événements et activités gratuites seront en outre organisés dans toute la cité.

Brunch pour KKS

La manifestation de l'Union suisse des paysans - le brunch à la ferme - pourra compter dimanche sur la présence d'un autre membre du Conseil fédéral dans une des 200 exploitations agricoles ouvertes au public ce jour-là. Karin Keller-Sutter dégustera un "Buurezmorge" dans une ferme lucernoise.

Le ministre de l'intérieur Alain Berset s'exprimera lui à Gruyères (FR), tandis que son collègue des affaires étrangères Ignazio Cassis prononcera un discours à l'ambassade de Suisse à Bangkok, en Thaïlande. Le ministre des finances Ueli Maurer n'a quant à lui rien au programme pour la fête nationale.

En raison du mauvais temps, le plus grand drapeau suisse du monde n'a pas pu être déployé samedi sur le Säntis, pour la première fois depuis sept ans. Le brouillard et le temps instable ont rendu les travaux sur la paroi rocheuse trop dangereux.

Célébrations en musique à Lausanne

Les stratégies divergent quant aux célébrations dimanche. Dans le canton de Vaud, plusieurs communes ont préféré maintenir les festivités à un minimum, voire les annuler compte tenu de la situation sanitaire toujours instable. C'est le cas notamment de Vevey ou de Renens.

La municipalité de Morges a prévu des animations ainsi que son traditionnel discours officiel. A Lausanne, le grand feu d'artifice au bord du lac est annulé. Des festivités seront tout de même organisées à Montbenon, au centre-ville, dans le cadre du festival gratuit Riposte!, avec la présence de Guy Parmelin.

Le Quai de Montreux accueillera un marché artisanal durant la journée. Après la cérémonie officielle, des feux d'artifice seront tirés depuis le lac.

Pas de feux à Genève

Pour les célébrations genevoises, cette année, l'eau est à l'honneur. Eau du lac, du Rhône ou des fontaines: divers concerts, visites guidées et autres activités sur ce thème rythmeront la journée du 1er Août en cinq lieux différents. La traditionnelle cérémonie officielle se tiendra à la Rotonde du Mont-Blanc. Le grand retour des feux d'artifice n'est toutefois pas au programme.

Pour éviter que des foules ne se forment au bord du lac de Neuchâtel, la ville n'a organisé aucune animation ou discours officiel. En revanche, un double feu d'artifice synchronisé décorera le ciel. Il sera visible loin à la ronde pour permettre aux habitants d'en profiter depuis leur commune.

Même chose à Sion, où un feu d'artifice sera tiré depuis le coteau mais où la fête populaire sur la place de la Planta a été annulée. De son côté, la Ville de Porrentruy (JU) propose un 1er Août alternatif avec une soirée grillade et un spectacle pyrotechnique sur les champs.

Le canton de Bâle-Campagne est d'humeur festive avec des événements organisés dans plusieurs communes, dont Liestal. La Ville de Zurich mise quant à elle sur une fête plus modeste, sans défilé ni musique.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Le bilan carbone de l’arboriculture valaisanne désormais mesurable

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Le Valais produit un tiers de la production fruitière suisse (image d'illustration). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Le Valais a réalisé le premier bilan carbone de la production arboricole valaisanne en 2025. La démarche a permis de développer un nouvel outil de mesure et de pilotage visant à accompagner la filière dans sa transition climatique.

Principal résultat des analyses réalisées: l'arboriculture valaisanne présente "une intensité carbone particulièrement faible pour une production significative", relève le canton dans un communiqué mercredi. Les émissions de gaz à effet de serre totales annuelles ont été estimées à 6070 tonnes de CO2 équivalent, ce qui correspond aux émissions de douze avions effectuant un aller-retour Genève-New York.

"L'utilisation de carburant représente de loin le principal poste d'émission, faisant de la sortie progressive des énergies fossiles le principal levier d'action pour réduire l'empreinte carbone du secteur", constate le canton. A noter que les émissions de l'ensemble des activités nécessaires à la production ont été prises en compte, du verger à la sortie d'exploitation.

Un instrument simple et opérationnel

Grâce à l'outil développé en parallèle, les arboriculteurs pourront calculer "rapidement et de manière fiable" leurs émissions. Il devra être déployé prochainement dans le but de faciliter la mise en oeuvre de pratiques plus durables.

La démarche s'inscrit dans les objectifs de la stratégie "Arboriculture et cultures maraîchères à l'horizon 2030", visant à promouvoir un système agroalimentaire durable et résilient. Avec ses quelque 200 producteurs professionnels et sa vingtaine de PME actives dans le secteur, le Valais est responsable de près d'un tiers de la production fruitière suisse, avec principalement des pommes, des poires et des abricots.

Un fruit valaisan vendu en Suisse génère entre trois et cent fois moins d'émissions qu'un fruit importé, rappelle encore le canton.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Infomaniak passe son contrôle à une fondation d'utilité publique

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Boris Siegenthaler est le fondateur d'Infomaniak, l'entreprise a transféré son contrôle à une fondation d'utilité publique (archive). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le fondateur d'Infomaniak a transféré le contrôle de son entreprise à une fondation d'utilité publique. Celle-ci permettra de préserver l'indépendance du fournisseur genevois de services informatiques nuagiques (cloud). L'équipe de direction reste en place.

Cette démarche met Infomaniak à l'abri de toute acquisition, explique mardi Boris Siegenthaler, le fondateur de la société d'informatique basée à Genève, dans un communiqué.

Aucun rachat, cession ou prise de contrôle ne pourra désormais avoir lieu sans l'accord de la fondation Infomaniak, qui agit comme garante de l'indépendance et de la mission d'Infomaniak, qui s'est engagée "en faveur d'un numérique souverain, responsable et durable".

Le marché de l'informatique nuagique traverse une phase d'accélération sans précédent, marquée par une dépendance croissante envers les géants américains. Plusieurs fournisseurs cloud européens ont récemment été rachetés par des groupes étrangers, exposant ainsi leurs clients à des juridictions extra-européennes.

En tant qu'actionnaire de référence d'Infomaniak, la fondation Infomaniak exerce la majorité des droits de vote grâce à des actions spéciales qui ne pourront jamais être cédées. Tous les actionnaires de l'entreprise, soit Boris Siegenthaler et 36 employés, ont approuvé unanimement cette opération et accepté de réduire leurs droits de vote.

Jusqu'à présent, Infomaniak ne compte aucun investisseur externe. L'entreprise continuera d'être dirigée par son équipe de direction: Marc Oehler (CEO), Céline Morey (CFO) et Boris Siegenthaler (CSO).

Fondée en 1994, Infomaniak emploie plus de 340 personnes en Suisse. En 2025, le groupe a réalisé un chiffre d'affaires de 56 millions de francs, en hausse de 50% sur trois ans.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Suisse Romande

Les comptes 2025 de l'Etat de Fribourg sous la loupe des députés

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Les députés fribourgeois se sont saisis des comptes 2025 de l'Etat, avec un oeil critique, dans le contexte de l'absence pour l'heure de budget 2026 (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les députés fribourgeois ont entamé l'examen des comptes 2025 de l'Etat, qui ont bouclé avec un bénéfice de l'ordre d'un demi-million de francs. La majorité de centre-droit s'inquiète de perspectives dégradées, alors que la gauche déplore un alarmisme excessif.

L'excédent résulte notamment d'une hausse des recettes fiscales et de deux revenus exceptionnels liés à la Banque nationale suisse (BNS) et à la Banque cantonale de Fribourg (BCF). "Les comptes sont bons", a répété mercredi le conseiller d'Etat Jean-Pierre Siggen. Tous les groupes sont entrés en matière.

La présentation du grand argentier est intervenue dans un contexte marqué par le rejet par le peuple le 26 avril de la loi sur l'assainissement des finances de l'Etat (LAFE), à la suite du référendum sollicité par la gauche et les syndicats. Ce dernier a induit l'automne dernier une absence de budget 2026.

Forts de leur victoire, PS et Vert-e-s ont insisté sur la nécessité de garantir les prestations de l'Etat. Centre, PLR-PVL et UDC ont pour leur part averti contre la hausse des charges.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Enclassement à l'école primaire: mieux harmoniser, plus transparent

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La Cour des comptes vaudoise a questionné la performance du processus sous-tendant les décisions d'enclassement des élèves, au degré primaire uniquement (photo symbolique). (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

La Cour des comptes vaudoise s'est penchée sur la question de l'enclassement des élèves à l'école primaire. Si dans l'ensemble, elle constate que les règles sont bien appliquées dans les six établissements audités, elle observe toutefois que des gains d'efficience sont possibles, notamment en termes d'harmonisation, de prévisibilité et de transparence. Elle formule six recommandations.

A chaque rentrée scolaire, la question de l'enclassement peut se poser: dans quelle classe son enfant va atterrir et pourquoi? La réponse est parfois plus compliquée qu'elle ne paraît, et tout particulièrement lorsqu'un établissement scolaire couvre le territoire de plusieurs communes et dispose de plusieurs bâtiments.

Ce choix est effectué par les directions d'établissement scolaire, qui relèvent du canton, et entraîne des conséquences importantes pour les communes. En effet, outre l'obligation de mettre à disposition et d'entretenir les installations nécessaires (bâtiment, mobilier et matériel), elles doivent aussi organiser différents services tels que les transports scolaires, les devoirs surveillés et l'accueil parascolaire.

La Cour des comptes a questionné la performance du processus sous-tendant les décisions d'enclassement, au degré primaire uniquement (4-12 ans). Elle a analysé ce que la Direction générale de l'enseignement obligatoire et de la pédagogie spécialisée (DGEO) a mis en place pour guider les établissements scolaires. Puis elle a examiné les pratiques de six établissements scolaires du canton. Ses conclusions ont été présentées mercredi à Lausanne.

Canton: accompagnement distant

En premier lieu, la Cour relève que le domicile de l'élève est bel et bien le premier critère considéré. Des dérogations sont octroyées selon les conditions prévues et que les limites règlementaires sur les effectifs par classe sont bien respectées, constate-t-elle.

Pour le reste toutefois, une grande diversité a été observée dans les six établissements scolaires: de la prise en compte de différents critères secondaires dans le processus d'enclassement, à la communication avec les parents d'élèves et les communes.

"Cela s'explique notamment par le peu de directives émises par la DGEO, ce qu'elle justifie par l'autonomie organisationnelle que la loi octroie aux établissements scolaires", note la Cour. "A ce jour, le suivi effectué par la DGEO porte principalement sur les aspects financiers et peu sur les aspects organisationnels. En conséquence, le risque existe que deux situations similaires soient traitées de manière différente dans deux établissements scolaires du canton".

"Malgré un accompagnement par la DGEO plutôt distant car concentré sur les aspects financiers, les principes légaux et réglementaires sont bien respectés", souligne la Cour. Face au manque de directives émises par la DGEO dans le domaine de l'enclassement, la Cour estime toutefois qu'une "harmonisation est possible et souhaitable".

Cadre commun

En plus du domicile, d'autres critères sont considérés pour déterminer dans quel bâtiment un enfant sera scolarisé "avec des priorités qui ne sont pas toujours les mêmes". Il s'agit par exemple de l'équilibre entre garçons et filles ou des fratries, mais aussi des contraintes liées aux transports et aux besoins de garde.

Le traitement réservé aux souhaits exprimés par les parents diffère aussi selon les établissements, car il est laissé à leur entière liberté, observé aussi la Cour. Ces différences rendent l'enclassement de l'élève peu prévisible, remarque-t-elle.

Parmi d'autres constats, la Cour des comptes relève que la transparence vis-à-vis des parents d'élèves doit aussi être améliorée. "Des bonnes pratiques ont d'ailleurs été constatées qui mériteraient d'être généralisées", écrit-elle.

Elle cite en exemple l'organisation chaque année d'une séance de présentation aux parents des futurs 1P, l'explication des critères pris en compte dans le processus d'enclassement et la complexité de trouver un équilibre entre les besoins individuels et collectifs, la prévention en avance si un enfant devait être scolarisé dans un village autre que celui de son domicile.

Recommandations acceptées

Les parents ne sont pas non plus toujours informés de la possibilité d'émettre des voeux ni de la manière dont les besoins en place d'accueil parascolaire sont pris en compte. Pour cela, des exigences minimales doivent être fixées au niveau cantonal, y compris en ce qui concerne l'échéance pour la communication de la décision d'enclassement.

Au final, la Cour formule six recommandations pour améliorer la situation. Elles ont toutes été acceptées par la DGEO.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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