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Suisse

Après un solide exercice, ABB compte poursuivre sur sa lancée

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Les résultats d'ABB pour 2023 sont, dans l'ensemble, ressortis supérieurs aux prévisions du consensus AWP (archives). (© KEYSTONE/MELANIE DUCHENE)

Le conglomérat industriel ABB a signé une performance solide en 2023 et ne compte pas s'arrêter là. L'entreprise zurichoise a brossé des perspectives positives pour l'exercice en cours. Au menu, croissance des ventes et petite hausse de la marge opérationnelle.

Les actionnaires se verront proposer un dividende en légère augmentation, selon le rapport financier publié jeudi. L'exercice s'est terminé sur un dernier partiel en légère perte de vitesse du point de vue des ventes mais tout de même solide.

Les recettes se sont inscrites à 8,25 milliards de dollars sur les trois derniers mois de l'année, en hausse de 5,4% sur un an. A l'exception de la division Robotics & Automation, dont la faiblesse risque de se poursuivre au cours du semestre en cours sans pour autant s'aggraver, tous les segments ont contribué à la croissance.

ABB est également parvenu à maintenir ses entrées de commandes au niveau de l'année précédente, en hausse de 0,4% à 7,65 milliards. Si trois divisions sur les quatre au total ont profité d'une hausse de la demande, cela n'a pas été le cas pour la division Robotics & Automation, où elles ont chuté d'un tiers.

"Le marché de la robotique devrait rester difficile au premier semestre, mais nous pensons néanmoins que le creux de la vague a été atteint au quatrième trimestre 2023", a estimé le directeur général (CEO) Björn Rosengren à la conférence.

Le résultat d'exploitation (Ebita) a enflé de 16,3% à 1,33 milliard, pour une marge afférente de 16,3%, en hausse de 150 points de base (pb). Les augmentations de prix, qui ont porté leurs fruits, et les effets de levier obtenus grâce à la hausse des volumes ont soutenu la progression, explique la firme helvético-suédoise. Ces éléments ont plus que compensé la hausse des coûts du personnel, précise ABB.

Le bénéfice net est ressorti à 921 millions, en baisse de 18,6% sur un an, mais celle-ci est à mettre sur le compte d'effets exceptionnels.

Les résultats sont supérieurs aux prévisions du consensus AWP, à l'exception de la marge opérationnelle Ebita, qui est légèrement inférieure aux 16,6% escomptés pour le dernier partiel. Cela s'explique par des difficultés dans la division Motion et, selon certains analystes, un mix produits moins favorable.

Sur l'ensemble de l'année, les entrées de commandes ont atteint 33,8 milliards de dollars, en baisse de 1% sur un an, mais en hausse de 3% à périmètre comparable. Le chiffre d'affaires a augmenté de 9%, et même de 14% à base comparable, à 32,2 milliards. L'Ebita est ressorti à 5,43 milliards, pour une marge de 16,9%. Le bénéfice net a bondi de 51% à 3,75 milliards. Les flux de trésorerie sont ressortis à 3,7 milliards de dollars, plus élevés que prévu par ABB.

Dividende relevé

Le dividende sera proposé à 0,87 franc par titre, à comparer aux 84 centimes versés au titre de l'exercice précédent. Un nouveau programme de rachat d'actions pourrait être annoncé au printemps.

Pour le premier trimestre de l'année en cours, ABB table sur une progression entre 1 et 5% des recettes à base comparable. La marge Ebita devrait rester stable, voire s'inscrire en légère hausse. Pour l'ensemble de l'année, le chiffre d'affaires devrait croître de 5% à base comparable et la marge Ebita s'inscrire légèrement au-dessus de la valeur atteinte en 2023, soit 16,9%. Le ratio book-to-bill, soit le rapport entre les commandes passées et les facturations, devrait être positif.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Sport

Le conseiller fédéral Martin Pfister à Crans-Montana (VS) dimanche

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Le mémorial se situe désormais à proximité de la chapelle St-Christophe, elle-même à quelques centaines de mètres du lieu du drame. (archive) (© KEYSTONE/EPA/CYRIL ZINGARO)

Martin Pfister s'est rendu à Crans-Montana (VS) dimanche, un mois après le drame du 1er janvier. Le conseiller fédéral et sa délégation se sont recueillis sur le site du mémorial, peu avant la descente de la Coupe du monde de ski.

Le ministre des sports s'est rendu sur le Haut-Plateau aux alentours 9h30. Il était accompagné de sa fille, et notamment du conseiller d'État valaisan Christophe Darbellay et du président du conseil national Pierre-André Page.

La délégation a d'abord rencontré de jeunes skieurs de la région, avant de se diriger vers le mémorial. Les élus y ont déposé une gerbe de fleurs et signé le livre de condoléances. Le lieu de recueillement, situé désormais vers la chapelle St-Christophe, compte plusieurs centaines d'hommages, recueillis depuis les événements du 1er janvier.

Le président de la Confédération Guy Parmelin et le conseiller fédéral Beat Jans s'étaient eux aussi rendus dans la station valaisanne dans les jours qui ont suivi le drame.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Le Grand Théâtre vend certains de ses costumes de scène

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Le Grand Théâtre de Genève veut faire vivre durablement une partie de ses costumes auprès du public (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le Grand Théâtre ouvre les portes de son patrimoine costumé. Samedi et dimanche prochain, une partie de son stock sera vendue pour continuer à faire vivre ces pièces de manière "durable et responsable", indique l'établissement.

Au total, 250 portants rassemblant près de 15'000 costumes, accessoires et chaussures pourront être acquis. Objets d'époque côtoieront des pièces intemporelles.

Après une première vente pour les professionnels samedi matin, le public pourra participer samedi après-midi et dimanche, précise l'institution.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Les ordonnances muséales décollent en Suisse romande

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La muséothérapie se développe dans les musées romands, comme ici au MCBA à Lausanne (archives). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Déambuler entre les oeuvres d'un musée... sur prescription de son médecin. En Suisse romande, la pratique se développe dans les musées genevois, lausannois et neuchâtelois, en collaboration avec des médecins et plusieurs hôpitaux.

A Neuchâtel, les ordonnances offrent une entrée gratuite pour se rendre dans l'un des quatre musées de la ville, tandis qu'au Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne (MCBA), elles sont systématiquement accompagnées d'une visite guidée.

En vigueur depuis l'an dernier dans ces deux villes, la mesure semble convaincre: 850 des 1000 ordonnances disponibles pour deux ans ont déjà été distribuées aux médecins généralistes de la ville de Neuchâtel, qui a étendu cette offre aux psychiatres depuis le mois de septembre.

A Lausanne, le projet pilote mené avec le service de cardiologie du CHUV vient d'être pérennisé, tandis qu'en ville de Genève, tous les musées municipaux acceptent ces ordonnances depuis l'an dernier.

Une thérapie du Beau

"Lorsque je lis les effets secondaires inscrits sur l'ordonnance - l'émerveillement ou l'euphorie - cela fait sourire les patients", raconte Stéphanie Mauler, psychiatre à Neuchâtel, interrogée par Keystone-ATS. Dans le traitement de la dépression, "il faut se forcer à faire des activités plaisir" et aller au musée permet d'y contribuer, comme le sport ou une balade en forêt, ajoute-t-elle.

"Pour des personnes qui voient tout en noir, cela permet de voir le Beau", illustre la spécialiste, même si elle reconnaît qu'après la première réaction positive, elle doit souvent remotiver ses patients pour qu'ils franchissent le pas.

Se rendre au musée permet de "se reconnecter, d'être plus contemplatif, retrouver sa curiosité et son envie de vivre", complète Marianne de Reynier Nevsky, responsable de la médiation culturelle pour la Ville de Neuchâtel. C'est une manière de s'extaire d'un quotidien rythmé par la maladie: "Lorsque l'on est malade, on est parfois reconnu que par cette identité et cela peut provoquer du découragement", rappelle-t-elle.

Pour le Dr Frédéric Sittarame, initiateur des visites muséales aux HUG, "on ne traite pas que le corps. Cela offre un espace pour autre chose que la maladie".

Lien social recréé

A Lausanne, les visites ont lieu en groupe et permettent de recréer du lien social. La parole circule, chacun peut exprimer son interprétation des oeuvres, à l'opposé d'une visite guidée conventionnelle. "Réunir des personnes touchées par la même pathologie leur permet de se sentir plus confortables, elles peuvent se comprendre et partager leurs expériences", décrit Sandrine Moeschler, responsable du secteur médiation au MCBA.

Si ces visites sont d'abord une manière de procurer des émotions positives, les médecins contactés par Keystone-ATS rapportent que les expositions peuvent aussi faire réfléchir. Elles permettent de prendre du recul sur sa situation personnelle en questionnant des thématiques parfois difficiles, comme la mort ou la séparation.

Moins d'anxiété, plus d'engagement

Aux HUG, le Dr Frédéric Sittarame initie des visites muséales depuis 2019. Pour le médecin associé au service de cardiologie, ces activités s'apparentent à un soin qui fait partie intégrante de la prise en charge. "En l'état actuel des publications scientifiques, nous savons que l'exposition aux oeuvres modifie la pression artérielle, réduit la sensation de stress et offre du bien-être tant physique que psychologique", relève-t-il.

Il ajoute que les visites au musée aident les patients à prendre du recul sur eux-mêmes et participent au sentiment de remise à zéro. "Cela diminue l'anxiété et la dépression, renforce l'estime de soi. Les patients y mobilisent leur capacité cognitive à réfléchir, se projeter dans l'avenir et à prendre des décisions", note le Dr Sittarame. Ces visites redonnent aussi aux patients l'envie de s'engager dans leurs soins.

Mais pour maximiser leur efficacité, il est préférable de répéter les visites. "Toutes les études indiquent qu'une exposition 'one-shot' est bonne mais pas suffisante. Il faut y retourner et partager en groupe", complète le Dr Sittarame, qui plaide pour ouvrir cette offre à tous les types de pathologies.

"Lors d'une dépression, les médicaments et la psychothérapie ne vont pas l'un sans l'autre. Donc une visite au musée peut améliorer l'efficacité du traitement", ajoute Stéphanie Mauler, psychiatre à Neuchâtel.

Prescrire une visite au musée, c'est un changement de paradigme pour les médecins, reconnaît Frédéric Sittarame. Mais pas encore pour les assurances maladie, qui ne prennent pas en charge ces coûts. Les ordonnances muséales reposent donc sur l'engagement des galeries et des hôpitaux partenaires. "Les musées comme le MCBA remplissent ainsi une mission de service public", résume Sandrine Moeschler.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Sport

Abplanalb: "Malorie Blanc a réalisé une superbe course"

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Stefan Abplanalp savoure pleinement la victoire de Malorie Blanc (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Stefan Abplanalp n'a pas tari d'éloges sur le succès de sa protégée Malorie Blanc, le premier depuis son retour en tant qu'entraîneur de l'équipe de Suisse féminine de vitesse en avril 2025.

Celle-ci était sevrée de victoire depuis celle de Lara Gut-Behrami lors du super-G des finales de Sun Valley en mars dernier.

"C'est une super histoire pour Malorie que de remporter sa première course de Coupe du monde à la maison, ici à Crans-Montana! Elle a montré qu'elle pouvait gagner, même s'il ne faut pas attendre cela de sa part à chaque course", s'est exclamé d'entrée le Bernois après la victoire de la skieuse d'Ayent au super-G de Crans-Montana.

"Malo" lancée vers Cortina

"C'est bien sûr une belle récompense aussi pour tout le travail du staff, des entraîneurs, du serviceman... En fait, pour toutes celles et ceux qui ont participé à obtenir ce fantastique résultat", a-t-il poursuivi, tout en calmant les ardeurs: "Cela fait du bien à toute l'équipe, mais il est très important que nous gardions les pieds sur terre malgré la joie que nous avons ressentie."

Car même si Malorie Blanc peut désormais nourrir des ambitions légitimes pour les Mondiaux de l'an prochain qui se dérouleront sur cette même piste, l'objectif actuel est olympique. "Dès demain (dimanche), nous devons nous remettre à travailler durement. +Malo+ doit maintenant continuer sur sa lancée vers les courses olympiques de Cortina", a confirmé Abplanalp.

"Travailler sans tomber dans l'euphorie"

"Du côté des coaches, nous devons réussir à nouveau à faire en sorte de reproduire à Cortina ce qui nous a permis de l'emporter aujourd'hui (samedi). Continuer à travailler sereinement sans tomber dans l'euphorie, c'est le plus important", a martelé le Bernois.

Sur la performance du jour de la Valaisanne, Stefan Abplanalp n'a pas été avare en compliments: "Malorie a su garder du rythme tout au long de la course, ce qui lui a permis de faire la différence dans une partie basse moins technique. Pour l'emporter aujourd'hui, il fallait combiner les longues courbes, les parties de glisse et garder une certaine finesse, ce qu'elle a parfaitement exécuté".

Au vu de la performance collective des Suissesses depuis le début de la saison, l'entraîneur a admis que cette victoire pouvait "surprendre". "Pourtant, vous (ndlr: les journalistes) et toute l'équipe d'entraîneurs ont cru en elle, n'est-ce pas ? C'est évident, et aujourd'hui (samedi), elle en était encore plus consciente: si elle réussissait une course où tout se passait bien, elle pouvait gagner", s'est-il félicité.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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