Rejoignez-nous

Suisse

La lutte anti-corruption au centre de la Déclaration de Lugano

Publié

,

le

La réunion de Lugano coprésidée par le président de la Confédération Ignazio Cassis (à gauche, au côté du premier ministre ukrainien Denys Chmygal) a établi les principes pour les prochaines années de la reconstruction de l'Ukraine. (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

La lutte contre la corruption sera au centre de la reconstruction en Ukraine. Sept principes ont été approuvés mardi dans la Déclaration de Lugano par des dizaines d'Etats et organisations internationales. Kiev veut des règles pour le déblocage de fonds gelés.

Face à la presse, le président de la Confédération Ignazio Cassis a estimé avoir atteint l'objectif. "Je suis très content", a-t-il dit, ajoutant que les dernières divergences ont pu être clarifiées tôt mardi. Dans la déclaration, les participants "condamnent dans les termes les plus forts l'agression militaire de la Russie contre l'Ukraine". Ils reconnaissent l'avenir européen de Kiev après l'approbation de son statut de candidat à l'UE.

"Nous, et vous, avons pris une première étape clé vers la longue voie qui mène à la reconstruction de l'Ukraine", a affirmé M. Cassis après une minute de silence pour les victimes dans ce pays. "Notre travail prépare la période d'après la guerre", a-t-il insisté devant les représentants d'environ 40 Etats et d'une quinzaine d'organisations internationales.

La Suisse voulait faire de Lugano le lancement international de la reconstruction en Ukraine. L'annonce d'une autre conférence par le G7 dans les prochains mois ne semble pas avoir diminué sa portée.

De l'UE à l'Ukraine en passant par l'ONU, de nombreux acteurs ont mentionné une rencontre "historique" ou une ligne directrice pour les efforts qui vont durer des décennies. Même si les grandes puissances ont montré récemment qu'elles donnaient le ton.

Intégrer les minorités

Londres et, a priori, Berlin organiseront les deux prochaines réunions sur la reconstruction de l'Ukraine en 2023 et 2024. Washington et Bruxelles abriteront des bureaux de supervision des efforts internationaux. M. Cassis s'est réjoui que les grandes puissances garantissent ce soutien important.

La lutte contre la corruption avait été largement mentionnée dans les discours lundi. Des experts doutent de la possibilité d'éviter des problèmes et un détournement des financements par des oligarques. Mais le premier ministre ukrainien Denys Chmygal, qui a salué en M. Cassis un "grand ami de l'Ukraine", a promis que la corruption serait "éliminée", notamment en numérisant l'économie et les dispositifs de l'administration.

Parmi les autres principes de la Déclaration, le fonctionnement de la justice devra être garanti. La reconstruction sera liée à la poursuite des réformes. L'Ukraine doit piloter le dispositif avec le soutien international. Les communautés de tout le pays, dont les minorités, doivent participer.

Une facture à 750 milliards

Le secteur privé et la société civile seront associés. Malgré la guerre, "il y a des possibilités d'investissements", a dit M. Cassis à des représentants économiques. La reconstruction ne doit pas porter que sur les infrastructures et les institutions, mais sur toutes les composantes économiques, sociales et environnementales.

Les participants soutiennent également le dispositif présenté lundi par M. Chmygal. Le coût du rétablissement est estimé désormais à 750 milliards de dollars par Kiev.

Et pour le financer, l'Ukraine répète qu'elle souhaite surtout que les fonds d'oligarques et du gouvernement russes gelés par les différents Etats soient utilisés. Ceux-ci pourraient alimenter au moins environ la moitié du montant requis.

M. Chmygal a souhaite des négociations internationales pour des règles afin de débloquer des avoirs rapidement en cas d'agression. Une approche à laquelle le président de la Confédération oppose la prudence, rappelant que le droit à la propriété est "un droit fondamental" et disant à la presse que le gel de fonds "n'est pas un spectacle".

"Nous reconstruirons tout"

Aux participants, M. Chmygal a promis qu'"après la guerre, nous reconstruirons tout". "Mieux qu'avant", a dit aussi le chef du gouvernement.

Il avait estimé lundi que des milliers d'experts, de parlementaires ou d'acteurs économiques ont contribué au plan ukrainien de reconstruction. La délégation ukrainienne, dotée de plus de 60 personnes, a présenté des approches très détaillées et a encore promis de mettre la population au centre de ses efforts.

Trois étapes sont attendues. A court terme, il faudra aider directement la population pendant un an après la guerre, selon M. Chmygal. Il faudra ensuite financer des milliers de projets de reconstruction de centres de santé et d'autres bâtiments importants. A long terme, il faut préparer une Ukraine européenne, plus verte, même si les ONG ont déploré le manque d'annonces concrètes sur cette question, et plus numérique, de même que des infrastructures de santé et militaires.

Mardi, la Suisse a dit qu'elle va doubler son soutien à l'Ukraine pour atteindre 100 millions de francs d'ici fin 2023. Elle versera aussi 15 millions pour l'économie numérique. Les Etats-Unis vont eux débloquer dans les prochains mois 6,2 milliards de dollars.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Vaud

Les Eglises chrétiennes perdent des fidèles dans le canton de Vaud

Publié

le

Les communautés chrétiennes du canton de Vaud sont en recul entre 2014 et 2024, tandis que les personnes sans religion sont plus nombreuses. (Image d'illustration) (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Entre 2014 et 2024, la proportion de protestants et de catholiques s'est respectivement réduite de 8 et 6 points de pourcentage au sein de la population vaudoise. La communauté musulmane progresse légèrement (+1,2), mais la hausse la plus marquée s'observe chez les personnes sans religion, avec un bond de 14 points de pourcentage d'identification en 10 ans.

"Les personnes qui déclarent ne pas faire partie d'une Eglise ou d'une communauté religieuse forment le groupe le plus important depuis 2016", précise mardi Statistique Vaud, reprenant des données de l'Office fédéral de la statistique. Quelque 40% de la population vaudoise (de plus de 15 ans) s'identifie désormais à ce groupe.

Le canton compte aussi un quart de catholiques, un cinquième de protestants et 6% de musulmans, pour les confessions les plus représentées.

Une société moins religieuse

Le communiqué explique que ce sont les Eglises protestante et catholique qui paient le recul de l'identification religieuse. La tendance dépasse le canton de Vaud et s'observe à l'échelle nationale. "Un niveau de formation élevé est fréquemment associé au fait de ne pas déclarer de religion", précise Statistique Vaud.

Le déclin du sentiment d'appartenance religieuse commence par une réduction des pratiques collectives. Ensuite, "les pratiques individuelles ainsi que l'importance accordée à la religion dans la vie quotidienne décroissent." Finalement, les fidèles abandonnent leur affiliation à leur communauté religieuse, explique le communiqué.

Ce phénomène révèle aussi des différences générationnelles: les jeunes déclarent moins de religiosité que leurs aînés. Plus de la moitié (52%) des Vaudois de moins de 40 ans sont sans religion, contre 42% sur l'ensemble de la population cantonale.

Les religions changent avec les migrations

Le canton de Vaud, protestant depuis le XVIe siècle, a vu son paysage religieux évoluer par l'effet des migrations. L'arrivée de travailleurs du Sud de l'Europe (Italie, Espagne, Portugal) pendant la période des Trente Glorieuses a renforcé la communauté catholique. A la fin des années 1990, les personnes arrivées des Balkans ont fait progresser la proportion de musulmans dans le canton. Leurs enfants aussi, nés en Suisse, sont désormais assez âgés pour être pris en compte dans les études statistiques.

Si la participation aux services religieux recule de manière générale, la pratique de la prière en privé reste stable pour toutes les confessions. Près d'un quart (24%) des personnes croyantes prient quotidiennement et un dixième (12%) chaque semaine. En revanche, plus d'un tiers ne prie jamais.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Genève

Trafic perturbé à l'aéroport de Genève après une panne de Skyguide

Publié

le

Une panne technique a empêché tout décollage et atterrissage pendant une partie de la matinée à l'aéroport de Genève (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Une panne chez Skyguide a empêché tout décollage et atterrissage mardi pendant une partie de la matinée à l'aéroport de Genève. La moitié des vols a pu reprendre un peu après 10h00, une cinquantaine de minutes après le début de la perturbation, et 80% vers 11h30.

Mais des retards sont à prévoir pendant toute la journée, a précisé à Keystone-ATS le porte-parole de Genève Aéroport, Ignace Jeannerat, confirmant une information du média en ligne lematin.ch. Mardi matin, 11 vols ont dû être détournés vers Bâle, Lyon ou leur ville de départ.

Les passagers doivent contacter leur compagnie pour savoir quel est le statut de leur vol. De son côté, le contrôleur aérien Skyguide a affirmé avoir temporairement fermé l'espace aérien genevois par mesure de précaution, après un incident technique. Il précise que le dispositif à 80% restera en vigueur pendant 24 heures.

L'entreprise a mené une mise à jour logicielle dans la nuit de lundi à mardi. Mais certains composants du système n'ont pas été chargés correctement. Il a fallu revenir à l'instrument précédent et recourir à un redémarrage contrôlé. L'espace aérien zurichois n'a pas été affecté. La sécurité de tous les vols et des passagers a été garantie, ajoute encore l'entreprise.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Genève

La FAGI a déjà validé neuf projets pour la Genève internationale

Publié

le

La Fondation pour l'adaptation de la Genève internationale (FAGI) a déjà validé un soutien pour 13,5 millions de francs pour des initiatives qui cherchent à réformer l'écosystème après les coupes américaines et d'autres pays (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La Fondation pour l'adaptation de la Genève internationale (FAGI) a déjà validé le soutien à neuf projets en environ sept mois pour réformer cet écosystème après les coupes américaines et d'autres pays. La contribution prévue atteint près de 13,5 millions de francs.

Les montants maximaux acceptés vont de plus de 267'000 à 4,8 millions de francs par projet, a affirmé lundi soir à Keystone-ATS le secrétaire général de la FAGI, Olivier Coutau. La liste complète ne sera dévoilée qu'au moment du rapport annuel de la fondation.

Parmi les responsables des projets, cinq sont des organisations internationales, trois des ONG et deux des entités académiques. Deux initiatives portent sur une réorganisation, cinq sur de nouveaux modèles de collaboration et deux pour augmenter encore la présence mondiale à Genève, trois volets qui font partie des critères établis par la FAGI.

Elles cherchent notamment à oeuvrer sur l'utilisation de l'intelligence artificielle (IA), à établir de nouvelles synergies entre acteurs de la paix ou à améliorer le recours à la science dans les processus de décision multilatéraux. Des ressources supplémentaires pour les missions de petits pays, des analyses dans la prévention des désastres pour davantage d'organisations et le renforcement de l'efficience des unités juridiques de certaines entités sont également soutenus.

Le Grand Conseil genevois avait lui voté fin juin une subvention de démarrage de 25 millions de francs pour la FAGI qui sera active pour cinq ans. Un montant similaire a été promis par la Fondation Wilsdorf. Fin décembre, plus de 50 projets avaient été formellement déposés auprès de la FAGI.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Suisse

Tamedia poursuit sa réorganisation et biffe 25 à 30 postes

Publié

le

Tamedia annonce un nouveau plan social pour 25 à 30 de ses collaborateurs (photo symbolique). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Le groupe Tamedia poursuit sa transformation: le "print" et le numérique seront séparés sur le plan organisationnel et gérés au sein de deux pôles d’activité distincts. La réorganisation entraînera une réduction de 25 à 30 postes équivalents plein temps.

Un plan social s’appliquera aux collaboratrices et collaborateurs concernés, annonce mardi Tamedia. L’organisation des rédactions reste inchangée et les marques clés ne sont pas concernées par la réduction des effectifs, est-il précisé.

À compter du 1er mars 2026, les activités de marché de Tamedia seront encore plus orientées vers le lectorat et la clientèle. Le "print" et le numérique seront séparés et gérés au sein de deux pôles d’activité distincts: Premium Digital et Premium Print & E-Paper, avec pour objectif d’accélérer fortement le développement du numérique.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Poissons

Ce matin, sensibilité spécialement vive, comme si les ambiances, les paroles ou les attitudes, vous touchaient plus que d’ordinaire.

Les Sujets à la Une